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Économie

La Finma demande plus de compétences

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Marlene Amstad, présidente du conseil d'administration de la Finma, explique les limites d'intervention de son institution par rapport à d'autres places financières, notamment en matière d'amendes. (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

L'Autorité de surveillance des marchés financiers souhaite davantage de compétences, notamment en matière de sanctions. C'est un des premiers enseignements tirés par la Finma de la reprise de CS par UBS, qu'elle juge comme la meilleure solution.

La Finma attend aussi des responsabilités mieux définies aux étages de direction des banques. Elle souhaite pouvoir attribuer d'emblée les responsabilités au sein d'une banque aux différents décideurs, a déclaré la présidente du conseil d'administration de la Finma, Marlene Amstad, mercredi devant les médias à Berne.

Un tel système de "senior manager" permet de surmonter l'obstacle majeur que représente le processus d'établissement des responsabilités dans la prise des décisions. Les aspects de confiance, et donc de responsabilité des dirigeants, doivent être mieux intégrés dans les futures réglementations "too big to fail". L'autorité de surveillance ne peut rien face aux erreurs stratégiques et à l'échec du management et du conseil d'administration.

Et surtout, celle qu'on appelle le gendarme de la finance doit disposer de moyens de sanctions. Que la Finma ne puisse pas infliger d'amendes est une exception parmi les places financières, a souligné Marlene Amstad.

Autre enseignement tiré, la Finma souhaite informer plus ouvertement sur ses "procédures d'Enforcement, ou d'exécution". Actuellement, le public n'est mis au courant que de certaines procédures, car la Finma est tenue par le secret professionnel. Il appartient au législateur de décider des nouvelles compétences et possibilités d'information de la Finma.

En tant qu'autorité de surveillance, la Finma s'occupe depuis un certain temps déjà de Credit Suisse, a ajouté Mme Amstad. L'autorité de surveillance a publié six procédures d'exécution contre la banque, ce qui en soi est déjà exceptionnel. En moyenne chaque année, la Finma mène une quarantaine de procédures d'Enforcement (mise en application) et 600 enquêtes préliminaires par an. Celles-ci ont donc un effet dans 90% des cas.

Options prêtes

Au quatrième trimestre 2022, la situation de l'établissement en proie aux scandales s'est aggravée avec une sortie de fonds de 138 milliards de francs. Les règles "too big to fail" ont justement été appliquées aux réserves de liquidités, sinon CS aurait déjà coulé en octobre. L'effondrement de deux banques régionales américaines a fait dégénérer la situation en mars.

Des mécanismes de crise étaient prêts pendant tout ce temps, a dit Mme Amstad. Le 19 mars, il n'y avait plus rien d'autre à envisager que la reprise par UBS. C'était la meilleure option pour assurer une certaine continuité et la stabilité de la place financière suisse.

L'option de la faillite avait aussi été envisagée, mais, vu ses conséquences, elle a vite été mise au second plan, a déclaré le directeur de la Finma Urban Angehrn. Dans un contexte fragile, il fallait éviter l'effet domino d'une crise financière sur l'économie en général, a précisé la présidente du conseil d'administration Marlene Amstad.

La partie suisse de CS, d'importance systémique, aurait certes été sauvée, mais en raison de la situation délicate sur le marché financier, la faillite des activités internationales de CS aurait menacé de provoquer un incendie généralisé et une crise financière mondiale, a-t-elle ajouté.

Concurrence

Deux autres options ont été abandonnées le 19 mars: une étatisation provisoire, à laquelle le Conseil fédéral a renoncé pour des raisons notamment politiques et juridiques, et un assainissement par la Finma selon les règles "too big to fail", ce qui eût représenté un travail de titan, avec trop de perdants.

La surveillance du nouveau géant bancaire UBS constituera bien sûr la "priorité absolue de la Finma pour ces prochaines années", a indiqué Mme Amstad. Dans un premier temps, l'autorité de surveillance doit se prononcer sur les aspects délicats que lui a soumis la Commission de la concurrence (Comco).

La réglementation des marchés financiers confère en effet au régulateur le droit d'outrepasser les aspects concurrentiels. C'est une compétence que la Finma peut s'arroger si la protection des créanciers et la stabilité financière sont en jeu.

"Une méga banque solide"

Avec la reprise par UBS, les fonctions d'importance systémique du CS sont garanties. UBS est une banque solide et peut à nouveau inspirer confiance, a déclaré M. Angehrn, reconnaissant qu'il s'agit d'un très grand établissement.

Mais comme la banque d'investissement ne représente qu'un quart des activités d'UBS et que les activités critiques de CS seront rapidement liquidées, le risque devrait être gérable, selon lui. En outre, les exigences en matière de liquidités augmenteront à partir du 1er janvier 2024 pour UBS et les autres banques d'importance systémique en Suisse. La nouvelle ordonnance correspondante autorise des solutions sur-mesure.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Économie

"Les relations Suisse-USA en très bonne voie", dit M. Bessent

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Le secrétaire américain au Trésor Scott Bessent s'est dit heureux d'être de retour en Suisse. (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

"Les relations avec la Suisse sont de nouveau en très bonne voie", a déclaré le secrétaire américain au Trésor Scott Bessent lundi. Il s'exprimait à son arrivée à Davos pour le Forum économique mondial (WEF).

"Les relations entre la Suisse et les Etats-Unis, après une période mouvementée ces derniers mois, sont de nouveau sur une très bonne voie", a déclaré M. Bessent devant la presse à son arrivée à Davos. Il a pris la parole devant la maison américaine établie cette année dans l'église anglaise de la commune.

Berne et Washington s'étaient mis d'accord en novembre pour faire passer les taxes américaines sur les produits suisses importés de 39 à 15% à l'issue d'âpres discussions. Les deux pays doivent encore signer un accord d'ici au 31 mars pour sécuriser le deal.

Le mandat de négociation est prêt côté suisse. Le président de la Confédération Guy Parmelin s'est montré prêt à aller de l'avant sur cet accord durant le WEF.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Zurich Insurance soumet une offre pour le britannique Beazley

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Zurich Insurance, dirigé par Mario Greco, veut mettre la main à la poche pour une acquisition outre-Manche (archives). (© KEYSTONE/WALTER BIERI)

Zurich Insurance révèle lundi avoir soumis une proposition de reprise à son homologue londonien Beazley, moyennant 1280 pence en numéraire par action.

Rapportée aux près de 600 millions de titres en circulation après un programme de rachat d'actions l'an dernier, l'offre valorise la compagnie londonienne à un peu moins de 7,7 milliards de livres sterling (8,3 milliards de francs).

Le prix offert comprend ainsi une prime de plus de 50% tant sur le cours de clôture vendredi dernier, que sur le cours moyen pondéré des 30 derniers jours de négoce.

Il dépasse aussi de plus d'un quart l'objectif de cours moyen et de près d'un tiers le plus haut atteint en le 6 juin 2025 à 973 pence, égraine l'assureur zurichois, qui ne cache pas son intention de procéder avec célérité.

Le résident du Mythenquai révèle aussi avoir formulé en date du 4 janvier une offre à 1230 pence par titre, qui n'avait pas eu l'heur de satisfaire le conseil d'administration de Beazley.

Le cas échéant, la manoeuvre créerait un mastodonte dans le domaine des assurances spécialisées, avec un volume de primes brutes de l'ordre de 15 milliards de dollars, contre 9 milliards pour Zurich seule en 2024.

Le cas échéant, la multinationale prévoit de financer la transaction sur fonds propres et lignes de crédit existantes, en plus d'un placement d'actions.

L'action Zurich Insurance décrochait dans le sillage de cette annonce et cédait 1,5%, vers 14h40, à 568,40 francs. A l'inverse, le titre Beazley s'envolait de plus de 40% sur le Footsie londonien.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

Budget 2026: Lecornu va recourir au 49.3

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Le Premier ministre français Sébastien Lecornu recourra à l'article 49 alinéa 3 de la Constitution pour faire passer sans vote le projet de budget de l'Etat pour 2026 (archives). (© KEYSTONE/EPA/CHRISTOPHE PETIT TESSON)

Le Premier ministre français Sébastien Lecornu a confirmé qu'il engagerait mardi la responsabilité de son gouvernement devant les députés, pour l'adoption de la partie recettes du budget 2026. Le déficit sera à "5%" du PIB.

M. Lecornu engagera cette responsabilité par un recours à l'article 49.3 de la Constitution, "avec une certaine forme de regret et d'un peu d'amertume". Il a pomis que le déficit public serait à 5% du PIB, comme il s'y était engagé.

L'engagement de responsabilité devant les députés de l'Assemblée nationale permet d'adopter un texte à condition qu'une majorité d'élus ne sanctionne pas le gouvernement par une motion de censure.

La France s'est engagée dans l'année 2026 sans budget, faute d'accord entre les partis sur le projet du gouvernement, qui s'est engagé à une réduction du déficit budgétaire.

En tout, le gouvernement devrait engager sa responsabilité à trois reprises, avec l'article 49.3, pour aboutir à une adoption définitive du budget de l'Etat pour 2026, probablement suivis pour chacun d'entre eux de motions de censure.

"Compromis"

Le président Emmanuel Macron a estimé lundi en Conseil des ministres que la copie budgétaire de "compromis" proposée par le Premier ministre garantissait la "stabilité" et permettait "au pays d'avancer", a rapporté la porte-parole du gouvernement.

Ce travail a "nécessité des compromis et des concessions de la part de chacun", a expliqué Maud Bregeon devant la presse. Pour sa part M. Lecornu a défendu le compromis budgétaire qu'il est en train de finaliser, probablement synonyme d'accord de non-censure avec le Parti socialiste.

Il a évoqué un "texte qui me semble solide, sérieux, qui ne donne pas du tout la part belle à la folie fiscale comme certains veulent bien le dire, qui en même temps structure des recettes pour l'Etat", tentant de répondre aux réserves venant de la droite et des troupes du bloc central sur les efforts demandés notamment aux entreprises.

La cheffe de file de l'extrême-droite Marine Le Pen a dénoncé les "annonces irresponsables" de M. Lecornu et annoncé le dépôt d'une motion de censure. Tout comme le parti de gauche radicale La France Insoumise.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Économie

Trump dit qu'il ne pensera plus "uniquement à la paix"

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Le Groenland, terre de convoitises. (© KEYSTONE/AP/EVGENIY MALOLETKA)

Donald Trump dit qu'il ne se sent plus tenu de penser "uniquement à la paix" faute d'avoir obtenu le prix Nobel, dans un message publié lundi. Il juge que le monde ne sera pas sûr tant que le Groenland ne sera pas aux mains des Etats-Unis.

Les tensions entre Européens et Américains faisaient chuter les principales Bourses européennes, après la menace proférée par le président américain d'imposer à huit pays européens de nouvelles surtaxes douanières en raison de leur opposition sur le Groenland. L'Union européenne a promis une riposte.

"Étant donné que votre pays a décidé de ne pas m'attribuer le prix Nobel de la paix pour avoir mis fin à +PLUS+ de 8 guerres, je ne me sens plus obligé de penser uniquement à la paix", écrit M. Trump dans un message adressé au Premier ministre norvégien Jonas Gahr Store rendu public lundi.

Le cabinet de M. Store a confirmé l'authenticité de la lettre, dans un message à l'AFP.

Cette lettre a été reçue en réponse à un message de la part de M. Store et du président finlandais Alexander Stubb, dans lequel ils ont dit leur "opposition à ces augmentations tarifaires annoncées à l'encontre de la Norvège, de la Finlande et de certains autres pays", explique le cabinet du Premier ministre norvégien.

M. Store a aussi rappelé que le prix Nobel de la paix n'était pas décerné par le gouvernement norvégien.

Prise de contrôle

"J'ai clairement expliqué, y compris au président Trump, ce qui est bien connu, à savoir que le prix est décerné par un comité Nobel indépendant et non par le gouvernement norvégien", a-t-il dit.

Dans son message au Premier ministre, Donald Trump réitère son souhait de voir les États-Unis prendre le contrôle du Groenland, un territoire autonome danois.

"Le Danemark ne peut pas protéger ce territoire contre la Russie ou la Chine", écrit-il. "Le monde ne sera pas en sécurité tant que nous n'aurons pas le Contrôle Total et Absolu du Groenland", a-t-il répété.

Rencontre à l'Otan

Donald Trump a mené une campagne acharnée pour remporter le prix Nobel de la paix l'année dernière, pour ce qu'il qualifie d'efforts visant à mettre fin à huit guerres.

Le prix a été décerné à l'opposante vénézuélienne Maria Corina Machado, qui s'est rendue à Oslo le mois dernier au lendemain de la remise du prix, après avoir fui le Venezuela en bateau.

Sur Truth Social, Trump affirme que l'Otan dit au Danemark depuis 20 ans que le pays nordique doit "écarter la menace russe du Groenland".

"Malheureusement, le Danemark n'a rien pu faire à ce sujet. Le moment est venu d'agir, et cela sera fait !!!", a-t-il déclaré.

Le ministre danois de la Défense, Troels Lund Poulsen, a souligné que des mesures avaient déjà été prises.

"Les gouvernements danois et groenlandais, en collaboration avec plusieurs alliés de l'Otan, ont décidé d'accroître leur présence militaire et leurs activités d'entraînement dans l'Arctique et l'Atlantique Nord", a ajouté le ministre dans un communiqué publié lundi.

M. Lund Poulsen et la ministre groenlandaise des Affaires étrangères, Vivian Motzfeldt, doivent rencontrer le secrétaire général de l'Otan, Mark Rutte, dans la journée.

"Chantage"

Par ailleurs, face à la menace douanière américaine, un sommet extraordinaire des dirigeants des 27 pays de l'UE va être organisé, probablement jeudi, et la Commission a été chargée d'examiner les différentes ripostes envisageables.

Emmanuel Macron compte ainsi demander l'activation de l'instrument anticoercition de l'UE, qui permet de limiter les importations provenant d'un pays ou son accès à certains marchés publics et de bloquer certains investissements.

"Nous ne céderons pas au chantage. L'Europe donnera une réponse claire et unanime. Nous préparons actuellement des contre-mesures concertées", a déclaré le ministre allemand de l'Économie Lars Klingbeil.

Donald Trump menace d'ajouter 10% de droits de douane supplémentaires sur les importations de huit pays européens, dont le France, le Royaume-Uni et l'Allemagne.

Dans ce contexte, les Bourse de Paris, Francfort et Milan reculaient de plus de 1% en milieu de matinée.

"Utiliser les droits de douane contre des alliés est une erreur totale", a réagi le Premier ministre britannique Keir Starmer.

Au Groenland, la fédération groenlandaise de chiens de traîneau a annoncé que le nouvel envoyé spécial américain dans l'île arctique avait été désinvité à sa course annuelle.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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