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Suisse

Une start-up vaudoise dans la course au nettoyage de l'espace

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Un remorqueur spatial équipé de bras préhenseurs doit collecter les débris de missions passées en orbite terrestre. (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

La start-up vaudoise Clearspace veut tester un procédé d'élimination des déchets spatiaux. Pour ce faire, elle développe à Renens un engin équipé de bras préhenseurs, qui devrait permettre de collecter les débris restés en orbite autour de la Terre.

Le lancement de Clearspace-1 est prévu pour 2027/28. Le remorqueur spatial sera mis en orbite par une fusée, puis man½uvrera en direction de l'objet cible. Celui-ci est une coiffe de charge utile larguée d'un ancien lanceur Vega.

Le déplacement en orbite, tout comme la capture de l'objet cible, est effectué par Clearspace-1 de manière autonome, sans qu'un être humain ne le pilote, a expliqué Sébastien von Rohr, responsable des mécanismes chez Clearspace, à l'agence de presse Keystone-ATS.

La rentrée contrôlée des débris spatiaux se fera au-dessus de Point Nemo dans le Pacifique Sud, l'endroit le plus isolé de la planète. Ce lieu est un cimetière courant pour les satellites.

La mission Clearspace-1 doit durer environ un an et est conçue de telle sorte que le satellite remorqueur pénètre dans l'atmosphère terrestre en même temps que le débris saisi. Le véhicule spatial ne peut donc être utilisé que pour se débarrasser d'un seul débris.

Retard du lancement

Le lancement de la mission était initialement prévu pour 2025, mais des complications techniques et organisationnelles ont entraîné des retards.

"Il y a plusieurs raisons pour lesquelles les missions spatiales prennent souvent plus de temps. Comme les ingénieurs le disent souvent, la physique est tenace, donc ces problèmes sont particulièrement difficiles à résoudre", relève le CEO et cofondateur de Clearspace Luc Piguet.

A Renens, Clearspace teste pour l'heure ses appareillages dans une "Clean Room", notamment Clearspace-1, qui dispose de quatre bras de préhension. Dans une autre pièce spéciale, la "Dark Room", des caméras et des capteurs, les yeux du remorqueur spatial, sont testés. Cette pièce simule les conditions de luminosité dans l'espace.

"Le nombre d'objets en orbite autour de la Terre augmente de manière exponentielle", souligne M. Piguet, "il est donc essentiel de prendre des mesures pour empêcher ces objets de rester en orbite, car les risques continuent d'augmenter". Ces débris peuvent mettre en danger les astronautes ou l'infrastructure spatiale.

Sur Terre, ils ne représentent pas un danger immédiat. La plupart des petits satellites se consument entièrement dans les hautes couches de l'atmosphère. Mais à partir d'une certaine taille, il existe un risque que des éléments tombent sur une zone habitée ou une région où le trafic aérien est important.

Clearspace-2 déjà en cours

Clearspace travaille déjà sur une mission de suivi avec la UK Space Agency britannique, afin de nettoyer et de ravitailler deux objets spatiaux. "Il s'agira d'un appareil réutilisable qui ne sera pas perdu après la mission. Il sera ainsi possible d'offrir davantage de services en orbite", indique M. Piguet.

Par ailleurs, un programme visant à prolonger l'espérance de vie des satellites a également été lancé. Selon le concept, le remorqueur spatial pourrait s'accrocher à un satellite pour le maintenir en place pendant cinq ans. Celui-ci pourrait alors opérer même sans carburant.

Les projets sont financés par les Etats membres de l'Agence spatiale européenne (ESA). En 2019, l'ESA a sélectionné ClearSpace, jeune pousse issue de l'EPF de Lausanne parmi une douzaine de candidats en lice pour mener la première mission d'enlèvement d'un débris.

Clearspace emploie environ 25 personnes à Renens et possède d'autres sites en Grande-Bretagne, au Luxembourg et en Allemagne. Au total, environ 60 personnes travaillent pour Clearspace.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

Sport associatif: nouvelles formations pour soutenir le bénévolat

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Les députés vaudois ont accepté en juin 2025 le contre-projet du Conseil d'Etat à l'initiative "Pour une politique sportive vaudoise ambitieuse" qui avait cartonné auprès de la population en 2022 (archives). (© Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le Canton de Vaud met en oeuvre plusieurs mesures concrètes issues du contre-projet à l'initiative populaire en faveur du sport. Plusieurs modules de formation adaptées et accessibles sont introduits pour soutenir et renouveler le bénévolat dans le milieu du sport associatif.

"Le Canton souhaite encourager la jeunesse à prendre toute sa place dans la vie associative. En valorisant son engagement et en lui donnant les moyens de s'investir dans les clubs, nous contribuons à former la relève du sport vaudois et à renforcer la cohésion de notre canton", explique la présidente du gouvernement Christelle Luisier, citée dans un communiqué publié mardi.

L'implication de dizaines de milliers de bénévoles est cruciale au bon fonctionnement des plus de 1200 clubs sportifs vaudois qui comptent plus de 180'000 membres, rappelle le Canton. "Le modèle du bénévolat, bien que robuste, fait face à de nombreux défis tels que le renouvellement des effectifs et la complexification de la gestion de clubs sportifs", est-il souligné.

Un palier avant Jeunesse+Sport

Une des mesures, nommée "1417Coach" vise à assurer le renouvellement des bénévoles engagés dans l'encadrement sportif et à susciter des vocations chez les jeunes. Ce programme basé sur des formations courtes et dynamiques constitue un premier palier vers les formations fédérales Jeunesse+Sport, "assurant ainsi un vivier de moniteurs et monitrices qualifiés pour les décennies à venir".

Vaud veut aussi renforcer l'ensemble de la structure associative. Le nouveau catalogue de formations du Service de l'éducation physique et du sport (SEPS) inclut des modules sur l'éthique, l'entraînement des filles et des femmes, la prévention des violences, ainsi que des outils de gestion administrative et financière pour les comités.

D'autres mesures du contre-projet concernant le soutien au sport associatif seront appliquées prochainement, comme la mise en place du centre d'appui administratif aux associations cantonales et aux clubs.

Un paquet de 36 mesures

Pour mémoire, les députés ont accepté en juin 2025 le contre-projet du Conseil d'Etat à l'initiative "Pour une politique sportive vaudoise ambitieuse", laquelle avait cartonné auprès de la population (24'000 signatures en 2022, deux fois plus que le minimum requis).

La réponse gouvernementale à ce texte regroupe un paquet de 36 mesures destinées à soutenir le sport à tous les niveaux (populaire, scolaire, élite, international). Cela représente environ 36 millions de francs supplémentaires par an dans le budget de l'Etat.

A cela s'ajoutent deux crédits-cadres d'un montant total de 150 millions de francs, visant à soutenir la construction et la rénovation d'infrastructures sportives "d'importance régionale" pour la période 2025-2030.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Katy Perry, Gorillaz et The Cure à Paléo

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Daniel Rossellat a présenté mardi la nouvelle édition de Paléo. (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Paléo s'offre Katy Perry. La superstar américaine sera l'une des têtes d'affiche du festival nyonnais (21-26 juillet) au côté notamment de Gorillaz, The Cure, Orelsan, Vanessa Paradis, Gims ou encore Theodora.

L'affiche 2026 comprend plusieurs autres groupes et artistes de renom, de quoi combler tous les goûts, entre pop-rock (Lorde, Twenty One Pilots, Morcheeba, Feu! Chatterton), rap (Disiz, Jok'Air), électro (Amelie Lens, Bob Sinclar) ou chanson française (Julien Clerc, Helena, Zaz).

En tout, 103 artistes sont annoncés, dont une forte délégation venue des pays nordiques (hôtes du Village du monde) et 16 Suisses emmenés par les inusables Young Gods.

Si le casting est riche, c'est bien le nom de Katy Perry qui ressort du lot. L'icône de la pop n'a encore jamais chanté en Suisse hors du Hallenstadion à Zurich (2011, 2015 et 2018). Elle s'arrêtera sur la plaine de l'Asse samedi 25 juillet, unique date suisse de sa cinquième tournée mondiale "The Lifetimes Tour".

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse Romande

Les jeunes au coeur de la Semaine valaisanne contre le racisme

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Aux yeux du conseiller d'Etat valaisan Stéphane Ganzer, le racisme est "un cancer social" (photo d'archives). (© KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

Du 21 au 28 mars, le canton du Valais met sur pied sa Semaine d'actions contre le racisme. Cette année, celle-ci se veut centrée sur la catégorie des 15-24 ans.

Portée par le Bureau cantonal de l'intégration (BCI) du Service de la population et des migrations (SPM) et les délégués à l'intégration oeuvrant dans le canton, l'action de cette année veut à la fois sensibiliser les adolescents et les jeunes adultes à cette problématique mais aussi leur rappeler qu'ils sont "les acteurs essentiels du changement", comme l'a rappelé le conseiller d'Etat Stéphane Ganzer, à l'occasion d'une conférence de presse, mardi à Vionnaz.

Pour le chef du département de la sécurité, des institutions et du sport, "le racisme est un problème d'adultes que les jeunes doivent régler à la place des adultes."

Autour de l'identité et de l'appartenance

Le but de cette édition 2026 est d'ouvrir le dialogue sur l'identité et l'appartenance et transformer l'expérience du racisme en levier d'action et de changement. Statistiquement, les 15-24 ans sont, proportionnellement, les plus exposées aux discriminations raciales, selon le Service de la population et des migrations.

Cinq capsules contre le racisme ont été réalisées par des jeunes domiciliés en Valais. Elles seront visibles, la semaine prochaine, sur les réseaux sociaux. Il s'agit de montrer leur rapport quotidien à "ce cancer social", comme l'appelle Stéphane Ganzer et ce, principalement, du point de vue de jeunes aux origines étrangères établis en Valais.

Bureau d'écoute réactivé

Des tables rondes pour les jeunes à Brigue, ou tout public à Ayent, en passant par une pièce de théâtre interactive à Sion, une cinquantaine d'activités se déploieront dans l'ensemble du canton, durant huit jours.

En parallèle à cette semaine, le canton du Valais va relancer le Bureau d'écoute contre le racisme. Jusqu'ici prérogative de Croix-Rouge Valais, le mandat a désormais été confié à Caritas Valais. Celui-ci débutera le 1er avril prochain.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

La Suisse doit serrer la vis contre les certificats de complaisance

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La ministre de la santé Elisabeth Baume-Schneider était contre le projet. (© KEYSTONE/ANDREAS BECKER)

Le gouvernement doit lutter plus efficacement contre les certificats médicaux de complaisance. Le National a validé mardi, par 123 voix contre 60, une motion de commission qui veut assouplir le secret médical pour mieux contrôler l'authenticité des certificats.

"Les certificats médicaux sont de plus en plus lacunaires, a déclaré Diana Gutjahr (UDC/TG) pour la commission. En résulte une perte d'environ 70 milliards de francs, soit 9% du PIB".

Le Conseil fédéral doit donc prendre les mesures nécessaires afin de lutter contre les certificats de complaisance, mais aussi ceux incorrects, lacunaires ou établis de manière négligente. Il doit également assouplir le secret médical de sorte à ce qu'il soit possible de demander des comptes aux médecins traitants.

La gauche était absolument opposée au texte. "Les patients et les médecins sont ici les boucs émissaires", a déclaré Léonore Porchet (Vert-e-s/VD). Il faut plutôt s'attaquer aux causes réelles, à savoir les conditions de travail de plus en plus difficiles.

Femmes enceintes péjorées

La Vaudoise estime également que le projet péjore principalement les femmes enceintes. La majorité d'entre elles doivent aujourd'hui prendre un congé maladie avant leur accouchement, faute de congé prénatal en Suisse.

Pierre-Alain Fridez (PS/JU) a aussi souligné le très petit nombre réel de certificats de complaisance. Il était soutenu par la ministre de la santé Elisabeth Baume-Schneider.

Elle craint une charge administrative supplémentaire malvenue au vu de la pénurie de médecins en Suisse. Ces arguments n'ont pas convaincu. Le dossier part au Conseil des Etats.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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