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International

La CPI promet de rendre justice malgré les sanctions de Trump

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Face aux attaques de Donald Trump, la Cour s'engage "à continuer de rendre justice et de redonner espoir à des millions de victimes innocentes d'atrocités à travers le monde". (archives) (© KEYSTONE/AP/Peter Dejong)

La Cour pénale internationale, soutenue par la majorité de ses Etat parties, par l'UE et l'ONU, a promis vendredi de continuer à rendre justice pour les "millions de victimes d'atrocités" dans le monde en dépit des sanctions prises à son encontre par Donald Trump.

Dans un communiqué, la Cour pénale internationale (CPI), basée à La Haye, dénonce le décret pris jeudi par M. Trump, qui vise "à imposer des sanctions à ses fonctionnaires et à nuire à son travail judiciaire indépendant et impartial".

"La Cour soutient fermement son personnel et s'engage à continuer de rendre justice et de redonner espoir à des millions de victimes innocentes d'atrocités à travers le monde", ajoute la CPI.

Le président américain, qui reproche à la CPI d'avoir mené des "actions illégales", a signé jeudi un décret interdisant notamment l'entrée aux Etats-Unis à ses dirigeants, employés et agents et qui prévoit de geler tous leurs avoirs détenus dans ce pays.

Selon le texte diffusé par la Maison Blanche, la Cour a "engagé des actions illégales et sans fondement contre l'Amérique et notre proche allié Israël", des références aux enquêtes de la CPI sur des crimes de guerre présumés de soldats américains en Afghanistan et de militaires israéliens dans la bande de Gaza.

Israël, qui comme les Etats-Unis, la Russie, la Chine et la Birmanie n'est pas Etat partie au Statut de Rome, le traité fondateur de la CPI, s'est félicité de la décision prise contre la Cour, institution qui n'a "aucune légitimité", selon son chef de la diplomatie.

La Russie, dont le président Vladimir Poutine est lui-même visé depuis mars 2023 par un mandat d'arrêt international de la CPI pour le crime de guerre présumé de déportation d'enfants ukrainiens vers la Russie, a réagi de manière laconique.

"Nous ne reconnaissons pas la CPI. Les Américains ont leurs propres relations avec la CPI", a commenté le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.

L'Ukraine, qui est devenue cette année le 125e Etat partie au Statut de Rome, a de son côté dit espérer que les sanctions décidées par Donald Trump "n'affecteront pas la capacité de la cour à rendre justice aux victimes de l'agression russe".

Il faut "davantage de mandats d'arrêt" de la CPI à l'encontre des "criminels russes" impliqués dans "l'exécution de prisonniers de guerre ukrainiens, la déportation d'enfants, les crimes de guerre et les bombardements de civils", a souligné dans un communiqué le porte-parole de la diplomatie ukrainienne, Guéorgui Tykhy.

"Risque d'impunité"

Soixante dix-neuf des 125 Etats parties ont de leur côté réaffirmé dans une déclaration commune leur soutien "continu et inébranlable à l'indépendance, l'impartialité et l'intégrité" de la Cour, "pilier vital" de la justice internationale.

Les sanctions annoncées "augmentent le risque d'impunité pour les crimes les plus graves", tout comme elles "pourraient menacer la confidentialité d'informations sensibles et la sécurité des personnes concernées, y compris les victimes, les témoins, et les agents de la Cour", ont ajouté les pays signataires, dont le Royaume-Uni, l'Afrique du Sud, la France, l'Allemagne et le Canada.

"Nous sommes engagés à assurer la continuité du travail de la CPI pour qu'elle puisse continuer à assurer ses fonctions avec efficacité et indépendance", ont-ils encore écrit.

L'ONU et l'Union européenne ont eux aussi dénoncé la décision américaine.

"Nous regrettons profondément les sanctions individuelles annoncées hier contre le personnel de la Cour et nous demandons" aux Etats-Unis "de revenir sur cette mesure", a déclaré à l'AFP une porte-parole du Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme, Ravina Shamdasani.

"Nous soutenons pleinement le travail indépendant de la Cour", un "élément essentiel de l'infrastructure des droits de l'homme", a-t-elle ajouté.

"Sanctionner la CPI menace l'indépendance de la Cour et mine l'ensemble du système de justice internationale", a de son côté déclaré Antonio Costa, le président du Conseil européen.

Un porte-parole a également déclaré que l'UE "regrettait la décision américaine, se réservant la possibilité de prendre des mesures de son côté".

Quant au Premier ministre néerlandais, Dick Schoof, dont le pays héberge le siège de la CPI, il a assuré qu'il continuerait de "garantir le fonctionnement sans entrave de la cour pénale à tout moment".

La CPI est une juridiction permanente chargée de poursuivre et juger des individus accusés de génocide, de crime contre l'humanité et de crime de guerre.

Fondée en 2002, la Cour compte aujourd'hui 125 Etats membres et n'a prononcé qu'une poignée de condamnations.

Selon des experts consultés par l'AFP, les sanctions américaines pourraient avoir un impact opérationnel paralysant.

L'interdiction de voyager aux États-Unis pour le personnel de la CPI peut compliquer son travail et des institutions financières peuvent refuser de travailler avec la cour, craignant des représailles américaines.

Les sanctions pourraient également affecter les opérations techniques et informatiques de la juridiction, y compris la collecte de preuves. Certains craignent même que des victimes d'atrocités présumées hésitent à se manifester.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Culture

Les Rolling Stones sortiront le 10 juillet "Foreign Tongues"

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Le nouvel album des Rolling Stones, baptisé "Foreign Tongues", sortira le 10 juillet (archives). (© KEYSTONE/AP/Rob Grabowski)

Le nouvel album des Rolling Stones, baptisé "Foreign Tongues", sortira le 10 juillet, a annoncé mardi le légendaire groupe de rock anglais, un peu moins d'un mois après la sortie d'un single en édition limitée.

"Foreign Tongues" ("Langues étrangères") sera le 25e album studio des Stones au Royaume-Uni. Leur dernier, "Hackney Diamonds" était sorti en 2023.

Le groupe a annoncé sa sortie sur son site internet, en publiant une vidéo où on voit les octogénaires Mick Jagger et Keith Richards, ainsi que le septuagénaire Ronnie Wood travailler dans un studio d'enregistrement.

Cet album sera fidèle au "son des Rolling Stones", avec des influences blues, country, rock, laisse seulement filtrer le groupe sur son site internet.

Un peu plus tôt mardi, il avait publié un message prévenant d'une "annonce à venir", sur le site du mystérieux groupe "The Cockroaches" ("Les Cafards, NDLR), qui n'est autre qu'un pseudo des Rolling Stones.

C'est sous cette identité, déjà utilisée par le groupe pour des concerts secrets dans les années 1970 et 1980, que les rockeurs anglais avaient publié à la mi-avril un single, "Rough and Twisted", sur vinyle et en édition limitée.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Le prix Liberté 2026 à Matiullah Wesa, militant afghan

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Matiullah Wesa, l'avocat de l'éducation pour les filles en Afghanistan, a remporté le prix Liberté 2026 (archives). (© KEYSTONE/AP/SIDDIQULLAH KHAN)

Matiullah Wesa, un militant afghan qui se bat pour l'accès à l'éducation notamment des jeunes filles dans son pays, a remporté le prix Liberté 2026. Cette récompense est décernée par près de 19'000 jeunes issus de 75 pays.

Matiullah Wesa a grandi dans une province rurale en Afghanistan où l'accès à l'éducation est particulièrement restreint pour les filles. À 17 ans, il fonde PenPath, un collectif de 3000 bénévoles sensibilisant à l'importance de l'éducation pour tous et toutes, expliquent dans leur communiqué les organisateurs du prix Liberté, en Normandie.

Il crée aussi des écoles dans les villages les plus reculés. Selon l'Unesco, l'Afghanistan est aujourd'hui le seul pays au monde où l'enseignement secondaire et supérieur est strictement interdit aux filles et aux femmes.

"Depuis la reprise du pouvoir par les talibans en 2021, il assiste à une détérioration de la situation des droits de l'Homme dans son pays. Arrêté arbitrairement en mars 2023, il est détenu pendant sept mois par les talibans à cause de son engagement", poursuivent-ils.

Gisèle Pélicot en 2025

La cérémonie de remise du prix Liberté aura lieu le 4 juin au Zénith de Caen (F), en présence de plus de 4000 jeunes et de trente vétérans du Débarquement et de la Seconde Guerre mondiale.

En 2025, c'est Gisèle Pélicot, figure emblématique de la lutte contre les violences sexuelles depuis le procès des viols dont elle a été victime, qui avait reçu ce prix Liberté, doté de 25'000 euros.

Créé en 2019 par la région Normandie avec l'Institut international des droits de l'Homme et de la paix, ce prix récompense une personne ou une organisation engagée dans la défense des libertés.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Bencic-Andreescu au 2e tour à Rome

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Bianca Andreescu défiera Belinda Bencic au 2e tour à Rome (© KEYSTONE/AP/THIBAULT CAMUS)

Belinda Bencic (WTA 12) affrontera Bianca Andreescu (WTA 137) pour son entrée en lice dans le WTA 1000 de Rome, au 2e tour.

Il s'agira de leur troisième face-à-face. Andreescu a battu Sofia Kenins (WTA 74) 6-4 7-5 mardi au 1er tour du tableau final.

Exemptée de 1er tour sur la terre battue du Foto Italico en sa qualité de tête de série no 12, Belinda Bencic reste sur un succès face à la Canadienne, au 2e tour de Roland-Garros 2022. Elle avait perdu leur premier duel, en demi-finale de l'US Open 2019 où Bianca Andreescu (ex-no 4 mondial) avait cueilli son seul titre majeur.

La St-Galloise n'est pas la seule Suissesse en lice dans le tableau principal de ce WTA 1000. Simona Waltert (WTA 91) a décroché son ticket mardi en battant la Chinoise Yuan Yue (WTA 115) au 2e tour des qualifications. Et la gagnante du derby entre Jil Teichmann (WTA 196) et Rebeka Masarova (WTA 160) les rejoindra. Admise directement, Viktorija Golubic (WTA 90) affrontera elle une qualifiée au 1er tour.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Sabalenka prête à boycotter les Majeurs

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Aryna Sabalenka est prête à boycotter les tournois majeurs pour obtenir une meilleure répartition des revenus (© KEYSTONE/AP/Manu Fernandez)

No 1 mondial, Aryna Sabalenka s'est dite prête mardi à boycotter les tournois du Grand Chelem pour obtenir une meilleure répartition des revenus.

Un collectif de joueurs a fait part lundi de sa "profonde déception" à propos de la hausse de la dotation prévue à Roland-Garros (24 mai-7 juin).

"Nous faisons le show. Sans nous, il n'y aurait pas de tournois, sans nous, il n'y aurait pas de divertissement, je pense que nous méritons d'être mieux payés", a déclaré Aryna Sabalenka en conférence de presse en marge du tournoi WTA 1000 de Rome.

"A un moment donné, il faudra boycotter si c'est la seule solution pour défendre nos droits", a poursuivi la Bélarusse. "S'il faut en arriver au boycott, je pense que nous, les joueuses, nous pouvons nous unir, car certaines choses en Grand Chelem sont vraiment injustes pour nous."

En avril 2025, les principaux joueurs des circuits ATP et WTA ont cosigné une lettre adressée aux organisateurs des quatre tournois du Grand Chelem (Open d'Australie, Roland-Garros, Wimbledon et US Open) dans laquelle ils demandaient une meilleure répartition des revenus, réclamant que la part destinée aux joueurs passe à 22%.

Lundi, des joueurs, dont Sabalenka et le no 1 du circuit masculin Jannik Sinner, ont déploré que si les organisateurs de Roland-Garros avaient augmenté la dotation globale pour l'édition 2026 (+9,5% à 61,7 millions d'euros), "la part des gains versés aux joueuses et joueurs restera probablement inférieure à 15%, bien loin des 22% demandés".

Swiatek temporise

Interrogée sur ce sujet avant son entrée en lice à Rome, la Polonaise Iga Swiatek a estimé elle que "le boycott des tournois serait quand même une solution un peu extrême". "Le plus important est de communiquer et de discuter avec les organisateurs, de négocier. Espérons qu'avant Roland-Garros il y aura la possibilité d'avoir une réunion de ce type", a indiqué la 3e joueuse mondiale.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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