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Économie

Jeudi noir à la Bourse suisse, sonnée par les droits de douane

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Le SMI, indice vedette de la Bourse suisse, a terminé la séance de jeudi en baisse de 2,45% à 12'279,48 points (archives). (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

La Bourse suisse a passé toute la journée de jeudi dans le rouge, ne parvenant pas à s'extraire de la zone négative à la clôture, dans le sillage du chaos provoqué par l'annonce des nouveaux droits de douane américains.

Les importations en provenance de Suisse à destination des Etats-Unis seront taxées à hauteur de 31%, a prévenu le locataire de la Maison blanche.

Bourses, dollars et pétrole en chute libre, ruée vers les valeurs refuges, emprunts d'Etat plébiscités..., les marchés financiers ont réagi avec fracas aux hausses massives de droits de douane annoncées la veille par Donald Trump aux Etats-Unis.

A New York, le réveil a été difficile pour Wall Street qui continuait d'évoluer dans le rouge en matinée. Le Dow Jones, le S&P 500 et le Nasdaq reculaient respectivement de 3,40%, 4,09% et 5,28%. Les valeurs technologiques, l'habillement et les entreprises liées au tourisme en particulier accusaient le coup.

Le gestionnaire de fortune zougois VZ considère que ce sont les Etats-Unis qui subiront les conséquences économiques les plus importantes. "L'inflation va à nouveau s'envoler, elle dépassera probablement les 4%. Non seulement les biens importés, mais aussi les biens nationaux deviendront plus chers", indique Christoph Sax, directeur des investissements.

A la Banque Lombard Odier, on estime que les nouvelles taxes à l'importation pourraient être revues à la baisse. "Bien que les annonces du président américain n'aient pas mentionné de marge de négociation, nous anticipons des efforts en vue de modérer les taux effectifs", écrivent dans un commentaire Michael Strobaek, directeur des investissements, et Samy Chaar, chef économiste.

Les économistes d'UBS sont également convaincus que les nouveaux droits de douane pourront être réduits à la suite de négociations. "Il n'est toutefois pas encore possible d'estimer l'ampleur d'une telle réduction des droits de douane et les concessions que la Suisse devrait offrir aux États-Unis en échange", indique-t-il. À court terme, l'économie suisse devrait être affectée par le nouveau régime tarifaire américain, principalement en raison du ralentissement de l'économie mondiale qui en découlera.

A Zurich, le SMI a terminé la séance en baisse de 2,45% à 12'279,48 points, avec un plus haut à 12'442,98 et un plus bas à 12'252,70. Le SLI a perdu 3,11% à 1966,07 points et le SPI a cédé 2,59% à 16'356,03 points. Sur les 30 valeurs vedettes, six ont progressé et vingt-quatre ont reculé.

Le podium du jour se compose de Swisscom (+3,7%), Nestlé (+0,9%) et Lonza (+0,9%). Givaudan (+0,9%) a également terminé dans le vert, de même que Schindler (+0,4%).

Novartis (+0,5%) a remonté la pente, après avoir passé la séance dans le rouge. Le géant pharmaceutique rhénan, peu concerné par les nouveaux droits de douane, a obtenu auprès de l'Autorité américaine du médicament (FDA) un processus d'homologation accéléré pour le Vanrafia (atrasentan), pour le traitement de la néphropathie à IgA, une maladie rénale auto-immune.

Sika (-4,5%) s'est en revanche retrouvé du côté des perdants. Le chimiste de la construction a inauguré un nouveau site de production à Quito, capitale de l'Equateur, dédié au mortier pour murs intérieurs et collage de tuiles.

Holcim (-5,1%) ne s'en est pas mieux sorti. Le géant des matériaux de construction s'est emparé d'un petit concurrent péruvien, Compañía Minera Luren.

Partners Group (-6,6%) a fini également en zone rouge. Le gestionnaire d'actifs zougois va investir plus de 120 millions d'euros (114 millions de francs) dans le fonds de continuation de Gestcompost, gestionnaire de traitement des déchets organiques basée dans la région de Saragosse, en Espagne.

UBS (-8,3%) est tombé dans le fond du classement. Le numéro un bancaire suisse a achevé l'intégration au sein d'UBS Business Solutions de l'ensemble des sociétés de services de Credit Suisse en Inde.

Kühne+Nagel (-8,5%) s'est enfoncé dans le rouge, alors que les échanges internationaux risquent de se contracter sur certaines routes maritimes.

La lanterne rouge est revenue à Logitech (-16,5%). Le fabricant de périphériques informatiques vaudois sera touché de plein fouet par les nouvelles taxes du fait de la structure de ses activités, avec une production en grande partie en Chine et une importante part des ventes aux Etats-Unis.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

Partners Group injecte 220 millions dans une tour Breitling à Miami

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La tour devrait voir le jour dans un quartier huppé du centre économique de la Floride (archives). (© KEYSTONE/AP/DANIEL KOZIN)

Partners Group va bâtir une tour à Miami, en Floride, au nom de la marque horlogère Breitling. Le groupe zougois investira pour le compte de ses clients une somme de 220 millions de dollars dans ce projet immobilier, soit 178 millions de francs au cours du jour.

Cette tour de 70 étages baptisée "B Residences" proposera près de 300 logements de luxe à acquérir. Elle sera construite dans le quartier huppé de Brickwell, qui abrite de nombreuses familles fortunées et des hôtels cinq étoiles, indique vendredi le spécialiste du capital-investissement, actionnaire principal de la marque soleuroise Breitling depuis trois et demi.

Le chantier de construction sera lancé en 2028, pour une fin attendue en 2031. Le projet sera développé par la société d'investissement allemande Empira, précise le communiqué du gestionnaire d'actifs publié vendredi.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

La start-up H55 se réoriente et se restructure: 54 licenciements

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De gauche à droite: Gregory Blatt, cofondateur de H55, André Borschberg, cofondateur et président exécutif de H55, ainsi que Christophe Darbellay, président du Conseil d'Etat valaisan, lors de la conférence de presse jeudi sur l'avenir de la start-up sédunoise. (© Keystone/MARTIAL TREZZINI)

L'entreprise sédunoise H55, leader mondial des systèmes certifiés de propulsion électrique et de gestion des batteries pour l'aviation durable, change de stratégie. La start-up va désormais miser sur la défense et se restructure. Cinquante-quatre emplois sur 110 passent à la trappe, a indiqué jeudi le groupe dans un communiqué.

L'entreprise, âgée d'à peine huit ans et issue du projet Solar Impulse (tour du monde réussi à l'énergie solaire), explique en substance étendre l'application de ses technologies aux marchés de l'aviation hybride, des drones ainsi que celui de la défense. "Ces marchés requièrent de nouvelles compétences et expertises, conduisant l'entreprise à faire évoluer son organisation en conséquence", explique-t-elle.

S'agissant des licenciements, le processus de consultation "a donné lieu à plusieurs propositions constructives formulées par les collaborateurs, dont un certain nombre ont été intégrées dans le plan organisationnel final". "Cela a permis de limiter la réduction à 54 postes, au lieu des 80 initialement estimés", souligne-t-on.

"Les décisions annoncées aujourd'hui sont difficiles, car elles concernent des collègues qui ont largement contribué à faire de H55 un acteur reconnu de l'aviation électrique (...) Le défi de notre industrie n'est plus de démontrer que la propulsion électrique fonctionne, mais d'accompagner nos clients dans leur transition du développement vers le déploiement commercial", relève André Borschberg, cofondateur et président exécutif de H55.

Sur deux sites à Sion

"La Suisse continuera d'occuper une place centrale dans le développement de H55", est-il assuré. "Les activités de recherche et développement, l'architecture des systèmes, la direction stratégique des programmes ainsi que les opérations industrielles européennes resteront basées dans le pays", ajoute le communiqué.

Afin d'accompagner cette nouvelle phase de développement, H55 regroupera désormais ses activités suisses sur deux sites à Sion. A l'aéroport pour le centre de direction, de certification, de relations clients, de gestion des programmes et de partenariats stratégiques. Et sur le site industriel de Chandoline pour le centre de recherche et développement, d'essais, d'industrialisation et de fabrication, détaille la start-up.

H55 renforcera parallèlement progressivement sa présence au Canada, est-il aussi annoncé. "La Suisse demeurera le centre d'innovation et de leadership stratégique, tandis que le Canada soutiendra la croissance industrielle et la proximité avec les clients nord-américains", résume la société.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

La Poste se retire du dossier électronique du patient

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La Poste abandonne le dossier électronique du patient actuel pour se concentrer sur le futur dossier électronique de santé. (Archives) (© Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

La Poste abandonne le dossier électronique du patient (DEP) actuel pour se concentrer sur le futur dossier électronique de santé (DES). Sa plateforme sera exploitée jusqu'à fin 2026. Cette décision concerne principalement les cantons alémaniques.

Le changement de cap annoncé par le Conseil fédéral dans la numérisation des données de santé a profondément modifié le marché, indique jeudi la Poste. Depuis l'annonce du futur dossier électronique de santé (DES), appelé à remplacer le dossier électronique du patient (DEP), hôpitaux, cabinets médicaux et particuliers hésitent de plus en plus à adopter la solution actuelle.

Les actionnaires de Post Sanela Health AG ont donc décidé de dissoudre la communauté de référence Sanela fin 2026. La Poste entend désormais mettre son expérience au service du futur DES, dont le projet de loi est en discussion au Parlement.

Cette réorientation entraînerait la suppression d'environ 37 équivalents plein temps à la Poste et chez Sanela. Les utilisateurs pourront migrer leurs données d'ici à fin 2026.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Le nombre de ressortissants de l'UE a baissé en Suisse en 2025

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En 2025, la moitié des employés dans la pharma étaient des ressortissants de l'UE ou de l'AELE, frontaliers inclus, selon le rapport (Image d'illustration) (© KEYSTONE/DPA/FELIX KÄSTLE)

La Suisse comptait moins de ressortissants européens en 2025. Le solde migratoire UE/AELE s'est élevé à 50'900 personnes, indique le Seco, un résultat en baisse par rapport aux trois dernières années. Le nombre de frontaliers a lui augmenté.

Ce résultat en baisse demeure toutefois supérieur à la moyenne historique, indique le Secrétariat d'Etat à l'économie jeudi. Le Seco présentait le 22e rapport de l'Observatoire sur la libre circulation des personnes entre la Suisse et l'UE.

Le maintien d'une immigration aussi proche que possible du marché du travail est primordial au vu du recul démographique en Suisse, lit-on dans le rapport. La main-d’½uvre étrangère a généré une progression annuelle moyenne du volume de travail d’environ 0,8 % ces 15 dernières années.

Le rapport sort une dizaine de jours après le refus dans les urnes de l'initiative "Pas de Suisse à 10 millions", qui avait fortement thématisé l'immigration. Elle exigeait la dénonciation de l'accord de libre circulation si la population devenait trop grande en Suisse.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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