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Lausanne se perd à nouveau à domicile: "C'est la loi du sport"

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Julien Sprunger (gauche), héros de la soirée pour les Fribourgeois. ©KEYSTONE/Laurent Gillieron

Lausanne s’est à nouveau fait piéger à la Vaudoise Aréna. Les Lions se sont inclinés 2-3 (ap) face à Fribourg dans l’Acte III des demi-finales de playoffs.

Le LHC retrouvait son public ce jeudi. En ayant égalisé mardi à Fribourg, les hommes de Geoff Ward pouvaient revenir l’esprit un peu plus tranquille puisque l’avantage de la glace était à nouveau en leur possession.

Mais l’information du jour, c'était surtout l’annonce de Lucas Wallmark. Le Top Scorer de Gottéron s'est blessé lors de l’Acte II et a dû mettre fin à sa saison. Un coup dur pour les Dragons qui perdent un deuxième étranger après Jacob De la Rose. Les Lausannois allaient-ils capitaliser là-dessus?

Jäger, encore l’homme de la situation

C'est Gottéron qui est le mieux entré dans le match. Les Fribourgeois ont dominé les premières minutes, ne laissant que peu d'occasions aux Lausannois d'avancer vers la cage de Reto Berra. À l’image de la fin de match de mardi, Kevin Pasche a néanmoins fait le job. Même si le portier des Lions s'est fait une belle frayeur à la 16e minute. Le puck a volé pile au-dessus du but. Lorsque la gravité l’a ramené sur la glace, il allait atterrir à quelques cheveux de la ligne. Mais Pasche a bougé son pied et la rondelle a finalement heurté son patin avant d'être déviée sur le côté.

L’ascendant a petit à petit été repris par les Lausannois. Berra a eu de plus en plus de travail, mais les Lions n’ont trouvé que sa mitaine, le poteau ou le plexi. Et à la 17e, c'est (une fois encore) Ken Jäger qui a débloqué la situation. En powerplay, le n°17, qui se trouvait dans le slot, a renvoyé derrière à Gavin Bayreuther. Celui-ci, de la ligne bleue, a envoyé une fusée que Jäger a légèrement déviée avant qu'elle ne finisse sa course dans le but (17e, assists: Bayreuther et Suomela). Une longueur d’avance que les Lausannois ont maintenue jusqu'au bout du tiers, notamment en réalisant deux minutes en infériorité numérique de qualité. Ils auraient cependant pu creuser l'écart en toute fin de période si Ahti Oksanen, tout seul face à Berra après l'échappée de Jäger, n’avait pas manqué la cage.

Tout s’écroule

Le deuxième tiers a vu les deux équipes s’offrir quelques options devant les buts. Mais comme lors de l’Acte II, les derniers remparts ont été solides. Résultat: 20 minutes équilibrées mais sans grande folie.

Le jeu s'est enfin animé lors de la troisième période. Lausanne a rapidement trouvé le 2-0 grâce à Andrea Glauser. Après un premier shoot d’Aurélien Marti à la ligne bleue, le défenseur est allé récupérer le puck dans l'arrondi. Il s'est ensuite avancé pour aller marquer (41e, assist: Oksanen).

Un avantage dont les Lions n’ont pas profité longtemps. Quelques minutes plus tard, ils se retrouvaient à 4 contre 5, puis à 3 contre 5. Il y avait 46 secondes à tenir dans ce second scénario. Aidés par les sifflets assourdissants du public, Glauser, Marti et Jäger ont fait le job mais à la dernière seconde, Ryan Gunderson a trouvé le bon angle de tir et Samuel Walser a dévié dans les filets (45e, assists: Gunderson et Rathgeb). Pasche avait pourtant eu le bon réflexe mais il était légèrement trop à droite pour arrêter le puck correctement.

Avec seulement un but d'écart à un peu plus de 5 minutes de la sirène, la fin de match s'annonçait aussi tendue que mardi. Le tir de Daniel Ljunggren a même failli remettre les compteurs à zéro mais l’attaquant fribourgeois a touché le poteau.

Fribourg est finalement revenu au score alors qu'il ne restait qu’une minute et 18 secondes à jouer. Un but de Yannick Rathgeb qui a fait enrager la patinoire (59e, assist: Linden Vey). Car juste avant, Kevin Pasche avait été quelque peu percuté par un fribourgeois. Le camp lausannois a considéré ce geste comme une obstruction, non signalée par les arbitres. Mais impossible de demander un coach’s challenge vu que le puck était ressorti de la zone entre cette action et le but. Le gardien vaudois (et une poignée de supporters en tribunes) a perdu les nerfs.

Au bout de la nuit

On est donc reparti pour 20 minutes de jeu. À la mort subite. Et à force de voir les tirs contrés ou arrêtés d'un côté comme de l'autre, la tension est bien entendu montée sur la glace. Plusieurs joueurs se sont retrouvés sur le banc de pénalité après avoir échangé quelques droites (qui auraient fait belle figure sur un ring pour certaines). C'est là un jeu mental qui se jouait alors. Celui d'arriver à garder son sang froid pour ne pas répondre aux provocations de l’adversaire et tenter plutôt d'obtenir un powerplay. Raté pour cette fois.

Nathan Marchon a été le premier à déraper au mauvais moment. L’attaquant fribourgeois a envoyé son poing dans la figure de Théo Rochette alors que les deux joueurs attendaient qu'un duel à la bande voie le puck être dégagé vers eux. Deux minutes à 5 contre 4 donc pour les Lausannois qui seront finalement infructueuses. Et ce n'est pas faute d'avoir essayé. Rebelote en seconde prolongation. Le LHC n’a pas su faire fonctionner son powerplay.

Les Lions le regretteront à la 94e quand Julien Sprunger, après un premier essai, a récupéré son propre rebond à côté de la cage de Pasche pour aller offrir la victoire à Gottéron (94e, assists: Gunderson et Sörensen).

Sur la glace ou autour, on sera passé par toutes les émotions ce jeudi. Mais qu’est-ce qui prédominait dans le vestiaire? De la frustration peut-être? De la rage?

Jason FuchsAttaquant du LHC

Sur la scène litigieuse avant le 2-2, l’attaquant lausannois estime n’avoir rien à dire. Mais comment s’est passée la pause juste après, alors que les nerfs semblaient à vif chez certains joueurs?

Jason FuchsAttaquant du LHC

La saison dernière, en demi-finale face à Fribourg, Lausanne remportait, à domicile, un match après trois prolongations. Ça avait été le tournant de la série. Mais pour Jason Fuchs, il ne faut pas repenser au passé.

Jason FuchsAttaquant du LHC

L’acte IV aura lieu samedi à la BCF Aréna.

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La Suisse affrontera l'Italie en huitièmes de finale

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La Suisse affrontera l'Italie mardi à Milan en huitièmes de finale (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Victorieuse de la Tchéquie 4-3 ap dimanche, l'équipe de Suisse masculine affrontera l'Italie mardi en huitièmes de finale. En cas de succès, elle défiera la Finlande mercredi en quarts.

La Suisse connaît la suite de son programme olympique. La sélection de Patrick Fischer termine cette phase préliminaire au 5e rang et gagne le droit de se frotter à l'équipe la moins bien classée de cette première partie de tournoi, l'Italie. Comme la France, les Transalpins ont fini avec trois défaites en autant de rencontres et un goal average de -15. La différence entre les deux nations s'est faite au nombre de buts inscrits, cinq pour les Tricolores, quatre seulement pour les Azzurri.

Battus 5-1 par les Etats-Unis, les Allemands ont obtenu un joli prix de consolation. Sixièmes, ils joueront contre la France en huitièmes de finale et face à la Slovaquie en cas de victoire. Un chemin somme toute plus simple que celui qui attend les Helvètes avec une éventuelle bataille face aux Finlandais en quarts de finale. Des Nordiques reposés puisqu'ils se sont qualifiés en tant que meilleurs deuxièmes.

Les deux autres huitièmes de finale verront la Suède affronter la Lettonie et la Tchéquie défier le Danemark. Si les deux pays favoris l'emportent, cela donnerait des quarts Etats-Unis - Suède et Canada - Tchéquie.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Selon Patrick Fischer, la Suisse a trouvé son jeu

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Patrick Fischer a aimé la réaction de son équipe face à la Tchéquie (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

La victoire 4-3 ap face à la Tchéquie a fait du bien à une équipe de Suisse ébranlée par les blessures contre le Canada. Et surtout, la Suisse a trouvé son jeu, selon le sélectionneur Patrick Fischer.

"Je suis très content de cette victoire, a expliqué le Zougois. Aujourd'hui, c'était important de trouver notre jeu. On a joué avec beaucoup de coeur et de vitesse tout en étant efficace sur le fore-checking. Je dois dire que c'était un bon match entre deux équipes qui ont travaillé dur."

En dépit de l'ouverture du score des joueurs de Radim Rulik, Fischer a aimé l'entame de rencontre de ses joueurs. "Contre eux, c'est toujours dur, estime le coach helvétique. On joue le même style, on travaille fort, on patine. Mais aujourd'hui on devait montrer notre jeu et c'est ce que nous avons fait."

Kukan le héros

Ce jeu prôné par Patrick Fischer et son staff a permis à la Suisse de faire deux finales mondiales de suite et de ne pas passer loin de l'or. Bien regroupé devant Leonardo Genoni et avec des piliers défensifs comme Roman Josi, Janis Moser ou encore Jonas Siegenthaler, l'effectif a fière allure, même sans Fiala, Malgin ni Glauser. Parce que tous les joueurs tirent à la même corde, même ceux qui se trouvent sur les lignes 3 et 4.

Et bien que les trois premiers buts aient été inscrits par des joueurs de NHL (Josi, Meier et Suter), c'est Dean Kukan qui n'a pas tremblé en prolongation, à 3 contre 3, pour trouver la lucarne de Lukas Dostal. Un peu moins en vue offensivement avec les Zurich Lions cette saison, Kukan reste l'un des meilleurs défenseurs de National League. Et en la circonstance, il a montré pourquoi.

Pour Kevin Fiala

Forcément, les Helvètes ont voulu jouer pour Kevin Fiala, gravement blessé vendredi soir contre le Canada. "Avant le match, nous avons dit que nous allions jouer pour Kevin aujourd'hui, a raconté le capitaine Roman Josi. Son absence a été un énorme choc pour tout le monde."

Héros de cette partie, Dean Kukan savait à quoi s'attendre face au pays dont est originaire son père. "Nous avons analysé leur jeu et essayé de jouer comme eux, a-t-il dit. De manière simple et intense." Et avant le match, Fiala a adressé un message vidéo à l'équipe pour lui donner du courage. "Il nous a dit de donner le maximum et de battre les Tchèques, a relevé le défenseur zurichois. Il allait bien, compte tenu des circonstances."

La Suisse 5e ou 6e

Cette victoire assure la 5e ou la 6e place à la Suisse. Le rang final au terme de cette phase de poule va dépendre du groupe C, celui des Etats-Unis, de l'Allemagne, de la Lettonie et du Danemark. S'ils terminent cinquièmes, les Suisses affronteront certainement l'Italie en huitième de finale mardi. S'ils finissent sixièmes, ce serait une probable rencontre face à la France. On sait également que le 5e se frotterait certainement à la Finlande en quarts de finale, alors que le 6e jouerait la Slovaquie en cas de succès au tour précédent.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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La Suisse bat la Tchéquie de haute lutte

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Roman Josi, buteur face aux Tchèques (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

La Suisse a terminé son tour préliminaire des JO par une victoire sur la Tchéquie. Un succès 4-3 après prolongation grâce à Dean Kukan à la 62e.

Ce succès permet aux Suisses de terminer 2es de leur groupe avec 5 points au compteur. Ils devront passer par les huitièmes de finale mardi contre un adversaire qui reste à déterminer.

Dimanche à Milan, il n'a pas manqué grand-chose pour réussir un nouveau coup. La Suisse aurait pu remporter les trois points, mais elle a fait face à des Tchèques qui n'ont rien lâché. Heureusement, le but de Kukan, laissé trop seul en prolongation, offre un moment de joie à Fsicher et ses joueurs dans une patinoire qui a vibré pour la Suisse.

Des lignes remaniées

Face à ces Tchèques qui les avaient battus en finale du Mondial 2024 à Prague, la Suisse savait qu'elle allait devoir répondre au défi physique présenté par les hommes de Radim Rulik. Et parce que la défaite 5-1 contre le Canada avait laissé des traces, Patrick Fischer a dû composer sans Kevin Fiala, out pour la saison, Andrea Glauser et Denis Malgin. Ce sont donc Simon Knak et Tim Berni qui ont pris la place des deux blessés.

Placé en première ligne avec Hischier et Meier, Philipp Kurashev fut le premier à tester les réflexes de Lukas Dostal à la 5e. mais ce sont bien les Tchèques qui ont marqué les premiers. A la 16e, Kampf et Necas se sont bien battus pour servir Chlapik sur un plateau. L'ancien attaquant d'Ambri n'a pas manqué cette opportunité en trompant Leonardo Genoni.

Les Helvètes ont eu une grosse opportunité de marquer juste avant la première pause en infériorité numérique, mais Janis Moser s'est heurté au portier des Anaheim Ducks. De retour des vestiaires, c'est Nico Hischier qui s'est offert deux possibilités d'égaliser, mais là encore le dernier rempart adverse a mis son veto.

Les deux équipes se sont rendu coup pour coup

Tout s'est ensuite accéléré dans les cinq dernières minutes du tiers médian avec Pastrnak qui a raté une cage vide en power-play et la Suisse qui a renversé la vapeur en 104 secondes. Tout d'abord à la 37e sur un rush de Roman Josi, la pièce maîtresse de cette sélection suisse. Le capitaine des Nashville Predators a voulu centrer et son envoi a touché le patin de Gudas avant de filer dans le but. Puis à la 39e, en supériorité numérique, Josi a frappé de la bleue et Timo Meier fut le plus prompt à réagir. Le bison d'Herisau a inscrit son troisième but du tournoi après son doublé face aux Français.

La troisième période fut elle aussi le théâtre de plusieurs coups d'éclat. A la 47e, les Tchèques ont pu égaliser par Simek. Mais les joueurs de Fischer ont répondu à la 49e via Suter, très habile pour reprendre un puck mal renvoyé par la défense adverse.

Bien décidés à ne pas se laisser faire, les Tchèques ont poussé. Ils ont cru revenir à la marque à la 56e, mais le but a été refusé par les arbitres pour un coup de canne sur Genoni. Malheureusement, les joueurs de Rulik ont pu égaliser à la 58e lorsque Hronek a trouvé Necas et alors que la Tchéquie jouait sans gardien. Puis en prolongation, le héros Kukan est arrivé!

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Ebranlée par les blessures, la Suisse ne doit pas se laisser aller

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La Suisse de Patrick Fischer doit réagir dimanche face aux Tchèques (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

L'équipe de Suisse masculine dispute son 3e match du tour préliminaire dimanche à Milan (12h10) face à la Tchéquie. Avec, pourquoi pas, la place de meilleur 2e dans le viseur.

La défaite 5-1 devant le Canada a rappelé que le très haut niveau ne pardonne pas. Mais au-delà de ce revers, ce sont surtout les trois blessures subies dans le camp helvétique qui peuvent se révéler problématiques pour la suite.

Car Patrick Fischer sait qu'il va devoir composer sans Kevin Fiala, touché à la jambe gauche vendredi soir et qui a vu son tournoi olympique prendre fin de manière abrupte. Andrea Glauser, commotionné à la suite d'une mise en échec de Connor McDavid, et Denis Malgin, touché à une épaule, vont être évalués au jour le jour.

Mais ces points d'interrogation auront forcément un impact sur les lignes helvétiques. Le défenseur de Genève, Tim Berni, et l'attaquant davosien Simon Knak pourraient faire leur entrée dans le tournoi face aux Tchèques.

Ecrasés par les Canadiens 5-0 d'emblée, les joueurs de Radim Rulik se sont fait un peu peur face aux Français vendredi pour finalement l'emporter 6-3. Les Tchèques savent donc qu'une victoire contre la Suisse pourrait leur permettre de bénéficier d'un meilleur classement en vue des huitièmes de finale ou de terminer meilleur 2e. Mais pour cela, ils devront battre assez nettement les Suisses.

Pour la sélection rouge à croix blanche, il s'agira de maintenir une place dans le top 8. Au pire. Cela signifierait un huitième de finale mardi face à l'une des quatre moins bonnes équipes qui seront très vraisemblablement l'Italie, la France, la Lettonie et le Danemark. Mais il faudra attendre les rencontres de dimanche pour avoir une idée claire et définitive du classement.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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