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Malgré un pétrole à 60 dollars, l'Opep+ veut encore lâcher du lest

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Poids lourd du cartel, l'Arabie saoudite entend mettre la pression sur les membres de l'Opep+ ne respectant pas les quotas édictés par l'organisation. (archive) (© KEYSTONE/AP/HASAN JAMALI)

Un baril de pétrole à 60 dollars et l'Opep+ qui pourrait malgré tout continuer à ouvrir les vannes cette semaine: ce scénario, encore impensable il y a quelques mois, a été précipité par l'arrivée au pouvoir de Donald Trump.

Mais il s'explique aussi par la volonté de l'Arabie saoudite, pilier du cartel, de faire pression sur les membres tricheurs ne respectant pas les quotas.

Deux rendez-vous attendent le groupe: les 22 pays se réunissent mercredi virtuellement pour discuter de leur stratégie commune, puis dimanche se retrouvent ceux qui, parmi eux, ont procédé aux coupes les plus importantes ces dernières années pour tenter de doper les cours.

"Le plus intéressant" concerne justement l'annonce attendue le 1er juin concernant la production de ces huit pays pour le mois de juillet, plutôt que la rencontre des ministres de mercredi qui n'est "pas un événement majeur", commente pour l'AFP Giovanni Staunovo, analyste d'UBS.

Avec à la clé, une possible nouvelle augmentation à hauteur de 411'000 barils par jour, contre 137'000 initialement prévus, pronostiquent les analystes.

De quoi plomber davantage encore des prix au plus bas depuis la sortie de la pandémie de Covid-19.

Désaccords internes

Début avril, Ryad, Moscou et les six autres membres ayant réduit leur production de 2,2 millions de barils par jour ont décidé d'accélérer le rythme de réintroduction sur le marché de ces volumes. Bien loin de la stratégie prudente annoncée en début d'année.

Un revirement étonnant car il va à l'encontre de la politique de raréfaction de l'offre que menait l'Organisation des pays exportateurs de pétrole et ses alliés (Opep+) depuis fin 2022, afin de lutter contre l'érosion des prix, en gardant une importante capacité inexploitée de production.

Officiellement, le groupe justifie son changement de cap par des "fondamentaux de marché sains comme en témoignent les faibles réserves de pétrole" à travers le monde, mais cette explication est accueillie avec scepticisme par les observateurs au vu des inquiétudes sur la demande dans un contexte de guerre commerciale lancée par le président américain.

En ouvrant les vannes, l'Arabie saoudite, qui est le pays dont la voix compte le plus au sein du cartel, mettrait en fait la pression sur les membres dépassant leurs objectifs de production, en faisant fondre les profits.

Car derrière la transgression des quotas, il y a "des personnes qui ont fait des investissements et veulent les monétiser", rappelle à l'AFP Lawrence Haar, professeur à l'université de Brighton.

Pour le Kazakhstan, principal contrevenant du groupe, "l'augmentation de la production récente est liée au projet Tengiz", dont le premier opérateur est le groupe américain Chevron, précise Francis Perrin, directeur de recherche à l'Institut de relations internationales et stratégiques (Iris).

Regard vers les Etats-Unis

D'autres, comme l'Irak ou les Emirats arabes unis, ont aussi augmenté leurs capacités, mais Astana est particulièrement visé par Ryad, car malgré de nombreux rappels à l'ordre et l'injonction de compenser sa surproduction, le pays continue d'enfreindre les limites imposées.

Dans ces conditions, "l'Arabie saoudite ne peut pas revenir sur ses menaces de punir les tricheurs sans perdre sa crédibilité, ce qui ne lui laisse pas le choix" que de continuer sur la lancée actuelle, jugent les analystes de DNB Carnegie.

Au-delà de ces dissensions internes, "il est absolument impossible d'interpréter le changement de position de ces huit membres de l'Opep+ sans se référer aux pressions de Donald Trump" fin janvier, selon M. Perrin.

Le milliardaire, qui compte faire chuter les prix pour lutter contre l'inflation, avait alors déclaré qu'il allait "demander à l'Arabie saoudite et à l'Opep de baisser le coût du pétrole".

Durant sa récente tournée diplomatique dans les pays du Golfe, "rien de tout cela n'a été mentionné", souligne Carole Nakhle, économiste au Surrey Energy Economics Centre, suggérant qu'il est "satisfait des actions prises par l'Opep+".

Pour ces raisons, et aussi pour gagner des parts de marché dans un contexte pétrolier tributaire des évolutions géopolitiques, comme l'issue des discussions sur le nucléaire iranien entre Téhéran et Washington, l'Opep+ pourrait de nouveau accélérer sa production.

Néanmoins, "l'économie saoudienne dépend entièrement de la rente pétrolière", rappelle Mme Nakhle, et des prix trop bas seraient notamment un problème pour le financement de son programme de réformes Vision 2030.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Reims: huit blessés, dont deux graves, lors d'un rassemblement de tuning

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Selon une source policière, une voiture a percuté plusieurs personnes lors de ce rassemblement auquel participaient une centaine de voitures et entre 200 et 300 personnes (image d'illustration). (© KEYSTONE/AP/REMY DE LA MAUVINIERE)

Huit personnes ont été blessées, dont deux grièvement, lors d'un rassemblement de tuning illégal dans la nuit de vendredi à samedi à Reims. Le conducteur mis en cause a été interpellé, ont indiqué la préfecture et une source policière.

Selon la source policière, une voiture a percuté plusieurs personnes aux alentours de 23h40 lors de ce rassemblement auquel participaient une centaine de voitures et entre 200 et 300 personnes. Le préfet de la Marne, Romain Royet, a condamné dans un communiqué samedi "les comportements irresponsables" qui ont conduit à cet accident.

Les manifestations de tuning regroupent des amateurs de voitures au look et à la motorisation personnalisés qui se retrouvent pour comparer leurs bolides. Ils sont régulièrement interdits par les autorités qui craignent les infractions au code de la route et les rodéos urbains.

Durcissement en cours

Ces événements, "organisés au mépris des règles élémentaires de sécurité et de la réglementation, mettent gravement en danger la vie des participants et des spectateurs", a souligné le préfet de la Marne, sans donner plus de détails sur les circonstances de l'accident.

"Ces rassemblements illégaux font l'objet d'une vigilance constante des services de l'Etat", a-t-il dit. "Des opérations de contrôle et de sécurisation sont régulièrement conduites afin de prévenir les troubles à l'ordre public et garantir la sécurité de tous."

Un projet de loi en cours d'examen au Sénat prévoit d'accroître la répression des rodéos motorisés: la création d'une amende forfaitaire délictuelle de 800 euros est proposée pour permettre une sanction plus rapide sans attendre la décision judiciaire.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Frappe sur un lycée en Ukraine: le bilan monte à 10 morts

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Vladimir Poutine a qualifié la frappe d'"acte terroriste". (© KEYSTONE/AP)

Au moins dix personnes ont été tuées et 38 blessées après la frappe de drones ukrainiens contre un lycée dans une région de l'est de l'Ukraine contrôlée par la Russie, selon un nouveau bilan des autorités installées par Moscou. Onze personnes sont portées disparues.

"Les secouristes ont passé la nuit à déblayer les décombres à Starobilsk (Starobelsk en russe)", ville où la frappe a eu lieu dans la nuit de jeudi à vendredi, a indiqué samedi le gouverneur régional Léonid Passetchnik sur les réseaux sociaux. "Malheureusement, les espoirs ne se sont pas concrétisés et le nombre de victimes est passé à dix", a-t-il dit.

Le président russe Vladimir Poutine a qualifié d'"acte terroriste" la salve de drones qui a frappé la résidence universitaire de Starobilsk, une ville d'environ 16'000 habitants située dans la région ukrainienne de Lougansk (est) dont Moscou revendique l'annexion. Il a ordonné à l'armée de préparer une riposte.

Selon les responsables russes, 86 jeunes âgés de 14 à 18 ans se trouvaient dans un dortoir de plusieurs étages, qui s'est effondré à la suite de l'attaque.

L'Ukraine a nié avoir pris pour cible des civils et a déclaré avoir frappé une unité de drones russes stationnée dans la région, qui se trouve à environ 65 kilomètres de la ligne de front dans l'est du pays.

"L'Ukraine mène des frappes contre les infrastructures et les installations militaires utilisées à des fins militaires, respectant scrupuleusement les normes du droit international humanitaire", avait écrit vendredi l'état-major de l'armée ukrainienne dans un message sur les réseaux sociaux.

Depuis le début de l'offensive russe en février 2022, des milliers de civils ont été tués des deux côtés du front et les bombardements se poursuivent quotidiennement, dans un contexte de quasi-impasse militaire.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Chine: au moins 90 morts dans un coup de grisou

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Un accident dans une mine en Chine a fait pas loin de 100 morts vendredi soir. (© KEYSTONE/AP Color China Photo)

Un coup de grisou a tué au moins 90 mineurs dans le nord-est de la Chine, selon le dernier bilan publié samedi, le président Xi Jinping promettant de "tirer les leçons" de l'accident minier le plus meurtrier en 17 ans dans le pays.

Au total, 247 mineurs se trouvaient sous terre dans la mine de charbon de Liushenyu lorsque l'explosion s'est produite à 19h29 heure locale vendredi, selon l'agence de presse officielle Chine nouvelle.

La plupart avaient pu être secourus samedi matin mais au moins 90 personnes sont mortes, a indiqué la même source, sans préciser s'il restait des disparus.

Les services d'urgence ont déployé 345 personnes sur le site, où se trouvent des secouristes casqués portant des brancards et de multiples ambulances, selon les images diffusées par la télévision d'Etat.

Cette mine est située à 500 kilomètres au sud-ouest de Pékin, dans la province du Shanxi, haut lieu de l'exploitation charbonnière en Chine.

Les accidents dans les mines de charbon, dont la Chine est le premier pays consommateur, y sont fréquents mais il s'agit du plus meurtrier depuis novembre 2009, quand un coup de grisou dans une mine du Heilongjiang (nord-est) avait fait 108 morts.

Le président Xi Jinping a exhorté à mobiliser "tous les moyens" pour soigner les blessés et appelé à des investigations approfondies.

M. Xi a souligné que "toutes les régions et départements doivent tirer les leçons de cet accident, rester constamment vigilants en matière de sécurité au travail (...) et prévenir et endiguer résolument la survenue d'accidents majeurs et de catastrophes".

Selon Chine nouvelle, une personne "responsable" de l'entreprise impliquée dans l'explosion a été "placée sous contrôle en vertu de la loi".

Sécurité améliorée

Les médias d'Etat avaient dans un premier temps samedi matin fait état de quatre morts et de dizaines de personnes bloquées dans la mine où les niveaux de monoxyde de carbone dépassaient le seuil limite.

Ce gaz toxique et inodore est généré lors d'un coup de grisou, qui se produit quand le méthane se dégageant du charbon s'accumule faute de ventilation et se retrouve en présence d'une flamme ou étincelle.

La sécurité dans les mines chinoises s'est améliorée au cours des dernières décennies, tout comme la couverture médiatique des incidents majeurs, dont beaucoup étaient autrefois passés sous silence. Mais les accidents restent fréquents dans un secteur où les protocoles de sécurité sont souvent laxistes.

En février 2023, l'effondrement d'une mine de charbon à ciel ouvert en Mongolie intérieure (nord) avait fait 53 morts. Des dizaines de personnes et de véhicules avaient été ensevelis.

La Chine, première émettrice mondiale de CO2, est la plus grosse consommatrice de charbon, ressource qu'elle considère comme une solution fiable face à l'approvisionnement intermittent des énergies renouvelables.

Les seules mines de charbon y emploient plus de 1,5 million de personnes.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Kerley assure qu'il va concourir sans dopage

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Fred Kerley ne va pas recourir au dopage pour les Enhanced Games (© KEYSTONE/AP/Matthias Schrader)

Fred Kerley, principale vedette des Enhanced Games, a assuré qu'il allait concourir "propre" dimanche à Las Vegas pour la première de cette compétition décriée où le dopage est autorisé et encadré.

L'Américain a même déclaré qu'il visait toujours les Jeux de Los Angeles en 2028.

Double médaillé olympique sur 100 m (argent en 2021, bronze en 2024), Fred Kerley a assuré vendredi lors d'un point presse qu'il participait aux Enhanced Games pour des raisons financières. Le champion du monde 2022 de la discipline reine est actuellement suspendu par l'unité antidopage.

"Je n'en ai pas besoin (du dopage, ndlr). Dieu m'a donné ma vitesse pour une raison. Je suis ici pour montrer mon talent", a indiqué Kerley. L'Américain de 31 ans assure qu'il affrontera "propre" des concurrents qui ont pu avoir accès à des stéroïdes anabolisants, de la testostérone ou encore des hormones de croissance.

Ces "Jeux du dopage", en plus de contrats juteux, promettent aux sportifs une prime d'un million de dollars en cas de performance supérieure à un record du monde dimanche lors d'épreuves d'athlétisme, de natation et d'haltérophilie.

En mars, Fred Kerley a été suspendu deux ans pour manquements à ses obligations de localisation par l'Unité d'intégrité de l'athlétisme (AIU), qui lui a reproché "négligence" et "irresponsabilité". Après avoir déjà été provisoirement suspendu en août 2025, il l'est désormais jusqu'au 11 août 2027.

"Ils ne peuvent pas m'en empêcher"

A l'inverse de la fédération internationale de natation, qui a interdit tout retour, World Athletics n'a pas précisé si des athlètes participant aux Enhanced Games pourraient de nouveau fouler la piste d'évènements traditionnels. "Je participerai aux JO en 2028. Ils ne peuvent pas m'en empêcher", a insisté Kerley.

"Je me fais toujours tester par l'AIU, l'Usada (agence américaine). C'est simple. La seule différence c'est que mes poches sont pleines. Quand on se fait virer de son boulot, ne cherche-t-on pas un autre moyen de gagner de l'argent?"

Que se passerait-il pour les Enhanced Games, qui commercialisent des produits à base de testostérone, si Kerley venait à battre des athlètes dopés ? "Ce serait génial. Notre business marche si on attire l'attention, ça ferait les gros titres", explique le milliardaire Christian Angermayer, cofondateur de la compétition.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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