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Pour l'Opep, le pétrole a encore des décennies de croissance

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L'Opep apporte enfin son soutien aux technologies de captage du carbone, qui "doivent faire partie de la solution". Des solutions prônées par les pétroliers mais qui sont encore loin de la maturité. (Jeff McIntosh/The Canadian Press via AP) (© KEYSTONE/AP/Jeff McIntosh)

L'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) s'attend à une hausse continue de la demande mondiale de pétrole d'ici à 2045, selon de nouvelles projections à rebours des efforts requis pour limiter le réchauffement planétaire.

Dans son rapport 2023 sur les perspectives de la demande pétrolière mondiale publié lundi, l'Opep s'attend à voir la demande de pétrole atteindre 116 millions de barils par jour (mb/j) d'ici 2045, selon son scénario de référence, soit 16,5% de plus qu'en 2022. C'est environ 6 mb/j de plus que dans sa précédente estimation communiquée en 2022 (109.8 mb/j).

Le secrétaire général du cartel, le Koweïtien Haitham Al Ghais, a d'emblée prévenu que cette demande avait "le potentiel d'être encore plus élevée".

"Ce qui est clair, c'est que le monde continuera à avoir besoin de davantage d'énergie dans les décennies à venir", a-t-il souligné dans ce rapport de 298 pages publié à moins de huit semaines du début de la conférence de l'ONU sur le climat, la COP28, à Dubaï, où des dizaines de pays tenteront d'imposer un objectif de sortie des énergies fossiles (pétrole, gaz, charbon).

Selon l'Opep (13 pays membres dont l'Arabie saoudite, des pays du Golfe, le Venezuela...), la demande mondiale de pétrole sera tirée par les pays non membres de l'OCDE avec l'Inde comme principal moteur, alors qu'elle déclinera à partir de 2025 dans la zone OCDE (principalement des pays riches).

Pour l'Opep, cette demande ne pourra être comblée qu'au prix d'investissements pétroliers d'ici 2045 estimés à 14.000 milliards de dollars - environ 610 milliards de dollars en moyenne par an. "Il est vital que ceux-si soient réalisés, c'est bénéfique à la fois pour les producteurs et les consommateurs", a assuré Haitham Al Ghais.

"Les appels à arrêter les investissements dans de nouveaux projets sont malavisés et pourraient conduire au chaos énergétique et économique", a d'ailleurs mis en garde Haitham Al Ghais, dans une critique directe du scénario envisagé par l'Agence internationale de l'énergie (AIE) pour permettre au monde d'atteindre la neutralité carbone d'ici 2050.

Investissements verts à la traîne

En 2021, l'AIE, une agence de l'OCDE, avait surpris le monde, et ulcéré les pays pétroliers, en appelant à abandonner tout nouveau projet d'exploration d'hydrocarbures. "Aucun nouveau projet pétrolier et gazier en amont à long terme n'est nécessaire", a encore dit récemment l'AIE dont le scénario de neutralité carbone passe par un effondrement de la demande de pétrole, à 24 mb/j en 2050, grâce à l'essor des énergies propres.

Quoiqu'il en soit, l'AIE prévoit que la demande de pétrole commencera à baisser au cours de la décennie en cours...

A l'inverse, le scénario de référence (ou central) de l'Opep défend "une approche réaliste de la demande énergétique", soutenant qu'"il n'existe pas de solution unique pour répondre à la croissance mondiale des besoins en énergie".

Un discours qui fait écho à celui des Emirats arabes unis, membres de l'Opep et organisateurs de la COP28, dont le président Sultan Al Jaber rappelle qu'on ne peut pas débrancher le système énergétique actuel, et qu'il faut commencer par tripler la capacité des énergies renouvelables.

A ce sujet, l'Opep assure que les "objectifs ambitieux" des économies développées sur les énergies bas carbone "sont de plus en plus en contradiction avec les réalités du terrain", avec des investissements "considérablement à la traîne".

L'Opep a néanmoins étudié deux autres scénarios, dont l'un avec plus de renouvelables, aboutissant à une baisse de la demande de pétrole de 18 mb/j par rapport à sa référence de 2045. Tandis qu'un autre scénario, basé sur une croissance économique plus élevée et une moindre coordination des politiques climatiques, aboutit à une hausse de 6,3 mb/j en 2045.

L'Opep apporte enfin son soutien aux technologies de captage du carbone, qui "doivent faire partie de la solution". Des solutions prônées par les pétroliers mais qui sont encore loin de la maturité.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Plus de 1,2 million de personnes à Madrid pour la messe de Léon XIV

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La messe de Léon XIV a rassemblé 1,2 million de personnes à Madrid dimanche matin, lors du deuxième jour de sa visite en Espagne. (© KEYSTONE/AP/Manu Fernandez)

Plus de 1,2 million de personnes se sont rassemblées dimanche matin dans les rues du centre de Madrid pour suivre une messe célébrée par le pape Léon XIV. Il participera à d'autres rassemblements au cours de ses sept jours dans le pays.

Le roi Felipe VI et la reine Letizia, qui ont accueilli le pape samedi à son arrivée dans la capitale espagnole, assistent à l'office sur la place de Cibeles, où se rassemblent habituellement les fans du Real Madrid pour célébrer les titres du club de football.

Les autorités ont mis en place un vaste dispositif logistique pour la messe, après laquelle Léon XIV conduira la procession du Corpus Christi sur quelques centaines de mètres.

La capitale espagnole a vu les choses en grand et plus de 30'000 ½illets, majoritairement jaunes et blancs, aux couleurs du drapeau du Vatican, orneront le parcours.

Le pape doit participer à d'autres grands rassemblements au cours de sa visite de sept jours en Espagne, un bastion historique du catholicisme en Europe où la pratique religieuse est en perte de vitesse ces dernières décennies. Le souverain pontife célèbrera notamment une messe à la basilique Sagrada Familia de Barcelone mercredi pour inaugurer la plus haute tour de l'½uvre d'Antoni Gaudí, à l'occasion du centenaire de la mort de l'architecte.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / blg / afp / belga

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International

Ukraine: rencontre prévue entre dirigeants de plusieurs pays

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Les troupes russes sont entrées sur le territoire ukrainien le 24 février 2022, déclenchant un conflit qui a provoqué d'innombrables morts et destructions. (© KEYSTONE/EPA/93RD MECHANIZED BRIGADE / HANDOUT)

Des attaques russes dans le sud-est et le centre de l'Ukraine ont fait deux morts, ont annoncé secours et autorités dimanche, jour d'une rencontre prévue entre les dirigeants ukrainien, français, allemand et britannique.

Dans la ville de Zaporijjia (sud-est), "un homme de 56 ans - un chauffeur de minibus qui était à l'arrêt à un terminus - a été tué" dans une frappe de drone russe, ont écrit les secours ukrainiens sur Telegram, joignant une photo du véhicule fortement endommagé.

Un homme de 59 ans a aussi été tué dans la région de Dnipropetrovsk (centre), visée par des attaques de drones et des bombardements aériens, selon l'administration militaire locale, qui a fait état d'un blessé.

Une frappe a également "partiellement détruit" un bâtiment de réception de conteneurs du site de stockage centralisé de combustible nucléaire usé dans la zone d'exclusion de Tchernobyl, a indiqué l'opérateur nucléaire public ukrainien Energoatom sur Telegram, précisant que le bâtiment était à ce moment vide et que les niveaux de radiation restaient normaux.

"Menaces envers la sûreté nucléaire"

"Ce n'est pas la première fois que les forces russes mettent les installations nucléaires ukrainiennes en danger", a réagi sur la plateforme X le ministre des Affaires étrangères, Andriï Sybiga, accusant Moscou de "menaces envers la sûreté nucléaire".

Selon l'armée de l'Air ukrainienne, la Russie a visé le pays avec 236 drones dans la nuit de samedi à dimanche, dont 215 ont été interceptés.

Ces nouvelles attaques interviennent alors que le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, doit rencontrer dimanche à Londres son homologue français, Emmanuel Macron, le chancelier allemand, Friedrich Merz, et le Premier ministre britannique, Keir Starmer.

Réunion au sommet

MM. Macron, Merz et Starmer s'entretiendront d'abord tous les trois avant de recevoir M. Zelensky, pour une réunion visant notamment à "faire le point sur les travaux engagés en faveur d'une paix juste et durable en Ukraine", a précisé la présidence française.

Volodymyr Zelensky avait proposé cette semaine un tête-à-tête au président russe, Vladimir Poutine, lequel rejette l'idée tant qu'un accord final pour mettre fin à la guerre n'aura pas été négocié en amont.

L'Ukraine a récemment intensifié ses frappes de drones sur les territoires occupés et la Russie, en représailles aux bombardements russes quotidiens contre son territoire.

Le ministère russe de la Défense a annoncé dimanche matin avoir intercepté 95 drones ukrainiens depuis la veille au soir.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Football

Volpato: Il est "temps de rentrer à la maison"

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Cristian Volpato a fait ses débuts avec l'Australie quelques jours après avoir changé de nationalité (© KEYSTONE/EPA/MANUEL ORBEGOZO)

Cristian Volpato a expliqué avoir senti qu'il était "temps de rentrer à la maison" après avoir effectué samedi ses débuts avec l'Australie.

Le milieu offensif a été aligné face à la Suisse quelques jours seulement après un changement de nationalité sportive qui a surpris à l'approche de la Coupe du monde.

Né et élevé à Sydney au sein d'une famille d'origine italienne, le joueur de 22 ans avait jusque-là porté les couleurs des sélections de jeunes de l'Italie. N'ayant jamais été convoqué en équipe A, il restait toutefois éligible pour représenter l'Australie, alors que la Nazionale n'a plus disputé de Mondial depuis 2014.

Sa première sélection est intervenue samedi à San Diego contre la Suisse lors d'un amical (1-1). Volpato a officiellement choisi les Socceroos fin mai, une décision qui a suscité des réactions contrastées alors qu'il avait refusé de rejoindre avant la Coupe du monde 2022 la sélection australienne, alors sous les ordres de Graham Arnold.

"Dans ma zone de confort"

"Quand j'avais 18 ans, j'étais peut-être trop jeune et peut-être trop effrayé pour faire ce changement immédiatement", a déclaré le joueur de Sassuolo. "J'étais peut-être dans ma zone de confort en jouant pour l'Italie. Quelque chose, je ne sais pas, dans mon coeur m'a dit: +Je pense qu'il est temps de rentrer à la maison+".

Cristian Volpato a également révélé avoir longuement échangé avec le défenseur de Parme Alessandro Circati, né en Italie mais lui aussi international australien, avant de prendre sa décision. "Je suis Italien et je suis Australien, donc cela a été une décision importante à laquelle j'ai pensé en permanence pendant longtemps", a-t-il expliqué.

"Évidemment, je me sens australien. Cela m'a fait beaucoup de bien d'être accueilli par les gars, de parler anglais, de parler australien", a-t-il encore déclaré.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Scrutin test pour l'Arménie, tournée vers l'Occident

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Des partisans du parti au pouvoir arménien Civil Contract, dirigé par le Premier ministre Nikol Pashinyan, se sont rassemblés à Erevan vendredi pour le dernier meeting de campagne avant les législatives dimanche. (© KEYSTONE/AP/Anthony Pizzoferrato)

Les électeurs arméniens votent dimanche aux législatives, scrutin test du soutien à la réorientation géopolitique du Premier ministre Nikol Pachinian vers l’Occident. Le vote intervient sur fond de tensions avec la Russie, alliée historique de l’Arménie.

L'Arménie et la Russie, liées par des siècles d'histoire commune, sont officiellement toujours alliées. Mais depuis la reprise par la force par l'Azerbaïdjan de l'enclave du Karabakh, que n'a pas empêchée la Russie, Erevan multiplie les reproches envers Moscou et se tourne vers l'Union européenne et les Etats-Unis.

Fin mai, le président américain, Donald Trump, a apporté son soutien "total" à Nikol Pachinian. La Russie a, elle, ouvertement mis en garde l'Arménie, rappelant que le rapprochement de l'Ukraine avec l'Union européenne avait été à l'origine des problèmes de ce pays, confronté à l'armée russe depuis février 2022.

A la sortie de son bureau de vote à Erevan, le Premier ministre a affirmé que l'Arménie poursuivrait une politique étrangère d'équilibre entre la Russie et l'Occident.

"Nous accepterons le choix du peuple, quel qu'il soit" dans ce scrutin, a déclaré M. Pachinian à des journalistes.

Au-delà de la relation avec Moscou, le scrutin de dimanche intervient après des années de profonds bouleversements en Arménie depuis l'arrivée au pouvoir de M. Pachinian à l'issue de manifestations en 2018.

Ce petit pays à majorité chrétienne du Caucase est encore sous le choc de sa défaite militaire contre l'Azerbaïdjan en 2020 et de la perte du Karabakh en 2023, qui a provoqué l'exode de dizaines de milliers d'Arméniens de ce territoire montagneux disputé depuis des décennies.

Nikol Pachinian, ancien journaliste âgé de 51 ans, a présenté ce scrutin comme un choix entre une paix durable, quoique controversée, avec Bakou, et un retour à la guerre.

Rancoeur envers Moscou

M. Pachinian avait reproché à Moscou de ne pas avoir apporté son aide à l'Arménie lors de la guerre de 2020. La Russie avait déployé des forces de maintien de la paix au Karabakh, mais n'était pas intervenue directement, soucieuse de préserver ses relations avec l'Azerbaïdjan, autre ancienne république soviétique.

Prenant acte de cette situation, M. Pachinian a gelé la participation arménienne à une alliance régionale chapeautée par Moscou et a cherché à renforcer les liens avec Bruxelles et Washington, allant même jusqu'à évoquer une potentielle adhésion de son pays à l'UE. Une éventualité considérée par la Russie comme une ingérence occidentale dans son pré carré.

"Tout ce qui se passe actuellement en Ukraine (...) Comment tout cela a-t-il commencé? Par la tentative de l'Ukraine de rejoindre l'UE", a averti en mai le président russe, Vladimir Poutine, dans des propos qui sonnent comme une menace. L'Ukraine, en 2014, s'apprêtait en réalité à signer un simple accord d'association avec l'Union européenne.

La Russie a interdit l'importation d'une série de produits agricoles arméniens, et le Kremlin a aussi été accusé de chercher à influencer le scrutin.

De nombreux Arméniens vivent et travaillent en Russie, principal partenaire commercial de l'Arménie et marché clef pour ses exportations, alors que Erevan est dépendant de Moscou pour ses fournitures d'armements et d'énergie.

Soutien européen

Nikol Pachinian affirme cependant ne pas souhaiter rompre avec Moscou ni vouloir "nuire aux intérêts de la Russie".

Pour autant, la campagne électorale a pris des airs de combat pour l'avenir géopolitique de l'Arménie.

M. Pachinian est allé jusqu'à assurer qu'une "guerre catastrophique" avec l'Azerbaïdjan pourrait avoir lieu si son parti perdait la majorité.

Son principal concurrent, l'homme d'affaires russo-arménien Samvel Karapetyan, a mis en garde contre toute "ruée imprudente" vers l'Occident. "La Russie est et restera notre partenaire stratégique et notre principal partenaire économique", a-t-il déclaré.

Les Européens, de leur côté, ne cachent guère leur souhait de voir Nikol Pachinian l'emporter, et sont venus soutenir le partenariat UE-Arménie lors d'un sommet à Erevan début mai.

Le parti Contrat civil du Premier ministre est donné en tête dans les sondages, mais avec 19 partis et blocs en lice pour 101 siège, le scrutin risque d'aboutir à un Parlement fragmenté.

Huit ans après son arrivée au pouvoir sur la promesse de démanteler le système oligarchique post-soviétique arménien, le Premier ministre fait face à des critiques croissantes.

L'Arménie dérive "du populisme vers des méthodes de gouvernance autoritaires", affirme l'analyste indépendant Gevorg Poghosyan.

Pour autant, pour de nombreux Arméniens, l'opposition reste associée à l'influence russe et aux oligarques.

"J'ai voté pour la paix. Seul (Nikol) Pachinian peut apporter la paix", a déclaré à l'AFP Hakob Hakobyn, un artisan de 63 ans.

Katachtour Movsisyan, ingénieur mécanique de 59 ans, dit qu'il a voté pour un parti d'opposition, pour "le changement: en politique étrangère, intérieure, et dans les négociations avec l'Azerbaïdjan".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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