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International

Colorado: l'auteur de l'attaque poursuivi pour crime antisémite

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Le suspect a attaqué le 1er juin, à Boulder dans le Colorado, un rassemblement pour la libération des otages israéliens à Gaza. (© KEYSTONE/AP)

L'auteur présumé de l'attaque contre un rassemblement pour la libération des otages israéliens à Gaza dimanche dans le Colorado, dans l'ouest des Etats-Unis, a été inculpé lundi par la justice de "crime motivé par la haine". L'attaque a fait une douzaine de blessés.

"Le ministère de la Justice a engagé des poursuites contre l'auteur de cette attaque horrible pour crime motivé par la haine", a annoncé lundi la ministre américaine Pam Bondi dans un communiqué, en précisant qu'il s'agissait d'un "étranger en situation irrégulière".

"Nous avons agi rapidement pour faire passer le message qu'aucun acte d'antisémitisme ne sera toléré et qu'il y aura de lourdes conséquences", a souligné le procureur général du Colorado Jay Bishop Grewel au cours d'une conférence de presse à Boulder.

La veille, Pam Bondi évoquait sur le réseau social X "ce qui semble être une horrible attaque antisémite".

Mohammed Sabry Soliman, âgé de 45 ans, est accusé d'avoir lancé des engins incendiaires sur les participants à une marche hebdomadaire organisée en soutien aux otages israéliens retenus par le mouvement islamiste Hamas dans la bande de Gaza depuis le 7 octobre 2023, au cri de "Palestine libre!".

L'assaillant présumé "préparait cette attaque depuis un an" parce qu'"il hait ce qu'il appelle le groupe sioniste", en référence aux manifestants, a rapporté M.Grewel à l'issue des premiers interrogatoires. "Il a déclaré qu'il voulait qu'ils meurent tous. Il n'a pas de regrets et recommencerait", a-t-il poursuivi.

Après Washington

Aux Etats-Unis, le "crime motivé par la haine" désigne un acte visant une personne en raison de certaines caractéristiques de son identité, comme les origines ethniques, la religion, la nationalité ou encore l'orientation sexuelle. Ce type de crime lié à une discrimination constitue une infraction fédérale avec circonstances aggravantes impliquant des peines plus sévères.

Mohammed Sabry Soliman risque la prison à vie s'il est reconnu coupable, a précisé M.Grewel. Il est également poursuivi par l'Etat du Colorado pour plusieurs autres chefs d'accusation, dont tentatives d'assassinats.

Cette attaque est survenue une dizaine de jours après que deux employés de l'ambassade d'Israël aux Etats-Unis ont été tués par balle près du musée juif de Washington. Le tireur, qui avait également hurlé "Palestine libre", a été arrêté et inculpé pour assassinats.

Au moins douze personnes ont été blessées à Boulder, dont deux restaient hospitalisées lundi après-midi, selon un décompte actualisé par les autorités locales. Un bilan provisoire faisait état dimanche de huit blessés, quatre femmes et quatre hommes, âgés de 52 à 88 ans.

"Des témoins ont décrit le suspect utilisant un lance-flammes artisanal et lançant un engin incendiaire sur la foule", a indiqué la police de Boulder.

Le quadragénaire, originaire d'Egypte selon des médias américains, "avait essayé d'acheter une arme à feu" mais "n'avait pas pu parce qu'il n'est pas en situation régulière", a ajouté le procureur général du Colorado.

"Pas tolérable"

Mohammed Sabry Soliman "est entré dans le pays en août 2022 avec un visa qui a expiré en février 2023", a détaillé la porte-parole de la Maison Blanche Karoline Leavitt, en précisant qu'il avait entre-temps déposé une demande d'asile en septembre 2022.

Au lendemain de l'attaque, Donald Trump a écrit sur son réseau Truth Social qu'un tel événement n'était "pas tolérable aux Etats-Unis".

Le président américain a critiqué Joe Biden en assurant que l'assaillant présumé était entré sur le territoire américain à cause de la "politique ridicule de frontières ouvertes" de son prédécesseur.

"C'est un exemple de plus de la raison pour laquelle nous devons contrôler nos frontières et expulser (les migrants) en situation irrégulière", a-t-il martelé.

Au moment de son interpellation, "seize cocktails Molotov non utilisés" ont été retrouvés "à portée de main" de l'auteur présumé des faits, qui "semble avoir agi seul", a expliqué un responsable du FBI.

Son directeur Kash Patel avait évoqué dimanche sur X "une attaque terroriste ciblée". "C'est de l'antisémitisme à l'état pur", a dénoncé le ministre des Affaires étrangères israélien Gideon Saar sur son compte X.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Prêt à l'Ukraine: le sommet européen échoue à rallier Orban

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Le sommet européen n'a pas réussi à rallier le premier ministre hongrois Vikor Orban (à gauche en discussion avec son homologue italienne Giorgia Meloni) sur le prêt à l'Ukraine , A droite le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres au côté de la présidente de la Commission Ursula von der Leyen. (© KEYSTONE/AP/Geert Vanden Wijngaert)

Dont acte. En dépit de leurs pressions, les dirigeants européens ne sont pas parvenus jeudi à faire fléchir le premier ministre hongrois Viktor Orban, imperturbable dans son refus de débloquer un prêt de 90 milliards d'euros à l'Ukraine.

Au terme d'une matinée où chacun y est allé de son discours de responsabilité, le dirigeant hongrois est resté inflexible, obligeant ses pairs, réunis à Bruxelles en sommet européen, à renvoyer le sujet à un prochain rendez-vous.

"La position de la Hongrie est très simple: nous aiderons l'Ukraine quand nous aurons notre pétrole", avait-il déclaré jeudi, avant même le début d'un sommet des 27.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky, devenu ennemi juré de M. Orban à quelques semaines des élections hongroises du 12 avril, n'est pas non plus parvenu à le faire changer d'avis, lors de son intervention, en visioconférence, devant les 27.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Économie

La BCE sonne l'alerte mais maintient ses taux

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La BCE, dirigée par Christine Lagarde, estime que la guerre au Moyen-Orient aura une "incidence significative" sur l'inflation à court terme via les prix de l'énergie (archives). (© KEYSTONE/AP/Michael Probst)

La Banque centrale européenne BCE a averti jeudi que la flambée des prix de l'énergie due à la guerre au Moyen-Orient risquent d'alimenter sur la durée l'inflation et de peser sur la croissance en zone euro, tout en maintenant ses taux inchangés.

"La guerre au Moyen-Orient a considérablement accentué l'incertitude entourant les perspectives, créant des risques à la hausse pour l'inflation et des risques à la baisse pour la croissance économique", selon le communiqué de décisions du jour de l'institut monétaire.

La BCE estime que cela aura une "incidence significative" sur l'inflation à court terme via les prix de l'énergie, avec des effets à moyen terme dépendant de l'intensité et de la "durée du conflit" ainsi que de leur impact sur l'économie, est-il expliqué.

Dans l'immédiat, les gardiens de l'euro ont choisi de ne pas changer le cap monétaire : le taux de dépôt, qui sert de référence, reste fixé à 2%, comme depuis juillet, tandis que l'inflation évolue ces derniers mois autour de l'objectif de 2%.

Le conflit a entraîné une quasi-paralysie du détroit d'Ormuz par l'Iran - passage clé par lequel transitent environ 20% du pétrole mondial - ainsi que des attaques contre des infrastructures énergétiques du Golfe faisant bondir les prix de l'or noir et du gaz.

L'impact se fait sentir en Europe, fortement dépendante des importations d'énergies fossiles, et ainsi vulnérable aux retombées du conflit opposant les alliés que sont les États-Unis et Israël à l'Iran.

Les prix des carburants à la pompe ont nettement monté et les entreprises, en particulier celles énergivores, vont payer le prix fort.

De quoi fragiliser davantage une croissance déjà poussive en zone euro et gonfler l'inflation, le pire des scénarios pour la BCE.

"Naviguer à vue"

Le Conseil des gouverneurs de la BCE se dit toutefois en "bonne position pour faire face à cette incertitude".

En l'absence de signes d'une accélération de l'inflation sous-jacente, qui exclut les prix volatils de l'énergie et des matières premières, la BCE n'a "pas vraiment d'argument pour une hausse de taux", a indiqué à l'AFP Reinhard Pfingsten, directeur des investissements d'ApoBank. "Ils vont simplement naviguer à vue", a-t-il ajouté.

D'autres banques centrales ont déjà opté pour la prudence.

La Réserve fédérale américaine (Fed) a maintenu mercredi ses taux inchangés pour la deuxième réunion consécutive, expliquant que "les implications des événements au Moyen-Orient pour l'économie américaine sont incertaines".

La Banque d'Angleterre (BoE) a également laissé jeudi son taux directeur inchangé, à 3,75%, comme l'avaient fait plus tôt la Banque du Japon (BoJ) et la Banque nationale suisse (BNS).

Ces banques centrales ont jugé que l'inflation globale sera plus élevée dans les mois à venir en raison du choc causé par le conflit au Moyen-Orient.

Nouvelles projections

La BCE a publié jeudi de nouvelles projections économiques à l'horizon 2028 qui ont partiellement tenu compte des hausses du prix du Brent et du gaz observées depuis fin février.

La banque centrale a taillé dans ses prévisions de croissance revue à 0,9% pour 2026, contre 1,2% en décembre. Côté inflation, l'institution attend un taux de 2,6% pour cette année, contre 1,9% auparavant, puis 2% en 2027 et 2,1% en 2028.

La BCE dit avoir évalué l'impact du conflit sur la croissance et l'inflation via plusieurs "scénarios alternatifs" qui seront publiés dans l'après-midi. Elle avait déjà fait un tel exercice en juin 2025, après la guerre commerciale lancée par Donald Trump.

Les marchés, qui ont nettement avancé leurs anticipations de première hausse des taux de la BCE cette année en raison de la flambée du pétrole, scruteront tout signal susceptible de les confirmer.

Mme Lagarde pourrait aussi relativiser les comparaisons avec la forte inflation qui avait suivi l'invasion russe de l'Ukraine en 2022, période durant laquelle la BCE avait été critiquée pour sa réaction jugée trop lente.

Le contexte était alors "très différent", selon Jack Allen-Reynolds, économiste Europe chez Capital Economics: un mélange de politiques monétaire et budgétaire accommodantes, de choc énergétique et de chaînes d'approvisionnement perturbées crée un "cocktail explosif pour l'inflation". "Nous ne sommes plus dans ce monde-là aujourd'hui", conclut-il.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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International

L'OMC prévoit une croissance de 1,9% sans l'ombre du Moyen-Orient

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La directrice générale de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) Ngozi Okonjo-Iweala demande aux membres d'oeuvrer pour diminuer les effets de la guerre au Moyen-Orient pour le commerce mondial. (© Keystone/MARTIAL TREZZINI)

Le commerce mondial de marchandises devrait progresser de 1,9% cette année, selon l'OMC. Mais ces prévisions annoncées jeudi à Genève pourraient être revues vers le bas avec la guerre au Moyen-Orient.

Ce ralentissement s'explique par la normalisation du commerce après de nouveaux produits liés à l'intelligence artificielle (IA) et les importantes importations en 2025 au moment des menaces de tarifs douaniers. Mais si les prix du pétrole brut et du gaz naturel liquéfié, avec la guerre au Moyen-Orient, venaient à rester élevés, la prévision pourrait même être encore inférieure de 0,5 point cette année. Et 1 point dans les régions importatrices des énergies.

Les Etats peuvent diminuer l'impact "en maintenant des politiques commerciales prévisibles et en renforçant les filières d'approvisionnement mondiales", a estimé la cheffe de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) Ngozi Okonjo-Iweala avant la ministérielle de l'institution. Pour 2027, la croissance devrait être relancée à 2,6%.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

La BCE maintient son taux directeur

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Alerte Info (© )

La Banque centrale européenne (BCE) a maintenu jeudi pour la sixième fois d'affilée depuis juillet son principal taux directeur à 2%, malgré la flambée des prix liée à la guerre au Moyen-Orient.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : awp / ats / afp

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