International
L'Iran dit qu'il va construire un nouveau site d'enrichissement
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Donald Trump a appelé jeudi Israël à ne pas attaquer l'Iran, affirmant qu'un accord sur son programme nucléaire restait proche, alors que Téhéran a juré d'augmenter sa production d'uranium enrichi avant de nouveaux pourparlers dimanche.
Le président américain a reconnu qu'une frappe israélienne contre l'Iran "pourrait très bien se produire", même s'il s'est refusé à dire qu'elle était imminente, et indiqué que le risque d'un "conflit massif" au Moyen-Orient avait conduit les Etats-Unis à réduire leur personnel diplomatique dans la région, en Irak notamment.
Malgré cela, "nous sommes assez proches d'un bon accord" sur le nucléaire iranien, a déclaré M. Trump à la Maison Blanche.
Interrogé sur ses discussions avec le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, il a répondu: "Je ne veux pas qu'ils interviennent, parce que je pense que cela ferait tout capoter".
Selon des médias américains, dont le New York Times et NBC News, Israël semble préparer une attaque imminente contre l'Iran.
"J'aimerais éviter le conflit. L'Iran va devoir négocier un peu plus durement, c'est-à-dire qu'il va devoir nous donner certaines choses qu'il n'est pas prêt à nous donner pour l'instant", a encore affirmé Donald Trump.
Un sixième cycle de négociations entre l'Iran et les Etats-Unis est prévu dimanche à Mascate sous médiation omanaise.
Escalade
L'Iran a annoncé jeudi la prochaine construction d'un nouveau site d'enrichissement et une augmentation "significative" de sa production d'uranium enrichi, en réponse à l'adoption par l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) d'une résolution le condamnant pour "non-respect" de ses obligations en matière nucléaire.
Les Occidentaux et Israël accusent l'Iran de chercher à se doter de l'arme atomique, ce que Téhéran dément.
Téhéran avait menacé mercredi de frapper les bases militaires américaines au Moyen-Orient si un conflit éclatait après un éventuel échec des négociations.
"Si les pourparlers échouent, le risque d'une escalade militaire devient beaucoup plus immédiat", estime Hamidreza Azizi, chercheur invité à l'Institut allemand des affaires internationales et de sécurité.
L'enrichissement de l'uranium est la principale pierre d'achoppement dans ces discussions visant à encadrer le programme nucléaire iranien en échange d'une levée des lourdes sanctions imposées à l'Iran.
Washington exige que l'Iran renonce totalement à l'enrichissement, ce que Téhéran refuse en y voyant un droit "non négociable".
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a affirmé jeudi que la résolution de l'AIEA "ajoutait à la complexité des discussions" avec Washington.
"Nous serons à Mascate pour défendre les droits du peuple iranien", a-t-il dit.
L'Iran est le seul Etat non doté d'armes nucléaires à enrichir de l'uranium au niveau de 60%, selon l'AIEA, proche du seuil de 90% nécessaire à la fabrication d'une bombe atomique.
Jeudi, les Affaires étrangères iraniennes et l'Organisation iranienne de l'énergie atomique (OIEA) ont annoncé que "les ordres nécessaires" avaient été donnés "pour lancer un nouveau centre d'enrichissement dans un endroit sécurisé".
Le chef de l'OIEA, Mohammad Eslami, a jugé "illégale" la résolution de l'AIEA, et souligné que son pays avait respecté ses engagements. Il a certes reconnu s'être affranchi de certaines obligations fixées par l'accord de 2015, après le retrait unilatéral américain en 2018, sous le premier mandat de Donald Trump.
Israël a aussitôt appelé la communauté internationale à "une réponse décisive" contre l'Iran, dont les actes constituent selon lui "une menace imminente pour la sécurité et la stabilité" internationales.
Israël a maintes fois menacé d'attaquer les sites nucléaires iraniens.
L'Iran a averti qu'il répondrait à toute frappe israélienne en ciblant les "installations nucléaires secrètes" d'Israël.
En octobre, l'Iran a lancé des centaines de missiles contre Israël, qui avait riposté.
"Retarder une confrontation"
L'Union européenne a appelé l'Iran à "éviter toute mesure qui contribuerait à une escalade".
La France a dénoncé "la poursuite assumée de l'escalade nucléaire de l'Iran" et l'Allemagne a appelé Téhéran à renoncer "de manière crédible" à tout projet d'armement nucléaire.
"Bien qu'il soit possible que la démonstration de force des Etats-Unis et d'Israël soit destinée à créer une pression menant à une percée diplomatique, les enjeux sont très élevés et les deux parties semblent camper sur leurs positions", a souligné Hamidreza Azizi, pour qui "sans progrès sur les demandes essentielles, la diplomatie pourrait seulement retarder, et non prévenir, une confrontation".
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
International
Centres pour migrants à l'étranger: l'UE reporte sa décision
L'Union européenne n'est pas parvenue jeudi à approuver une vaste réforme de sa politique migratoire, qui autoriserait la création de centres pour migrants en dehors de son territoire.
Les Etats membres et le Parlement européen ont décidé de repousser au 1er juin les discussions sur un dernier point de blocage, à savoir la date d'entrée en application de cette loi. Ils ont toutefois un accord de principe sur ce texte.
Ces "hubs de retour" sont vivement plébiscités par plusieurs pays européens comme le Danemark, l'Autriche et l'Allemagne, qui ont déjà commencé à imaginer où les installer et quand les ouvrir - avant même d'attendre ce feu vert européen.
Parmi les pistes envisagées: le Rwanda, l'Ouganda ou encore l'Ouzbékistan. Le concept a été proposé par la Commission européenne il y a un peu plus d'un an, en plus d'autres mesures, toutes destinées à augmenter significativement le nombre des expulsions du territoire européen.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
International
Easyjet creuse sa perte semestrielle, affecté par la guerre
La compagnie aérienne britannique EasyJet a annoncé jeudi avoir aggravé sa perte au premier semestre de son exercice décalé, pénalisée par la guerre au Moyen-Orient qui a notamment entraîné une hausse des prix du carburant.
La perte nette s'élève à 377 millions de livres (398,7 millions de francs) sur les six mois achevés fin mars, soit une aggravation de 27% par rapport à l'an passé, souligne le groupe dans son communiqué.
Le chiffre d'affaires du groupe est pour sa part en progression de 12%, à 3,954 milliards de livres.
En dépit "de réservations tardives solides", les résultats "ont été pénalisés par le conflit au Moyen-Orient (débuté le 28 février), via une hausse des coûts du carburant et une moindre visibilité sur les réservations futures", explique l'entreprise.
La hausse des coûts en kérosène s'est traduite par des dépenses supplémentaires à hauteur de 25 millions de livres en mars, détaille-t-elle, ajoutant ne pas constater de perturbation de son approvisionnement en carburant.
La compagnie prévient que le second semestre sera lui aussi affecté par le conflit et que "les réservations globales pour la période estivale accusent un retard par rapport à leur niveau à la même époque l'année dernière".
En dépit de ces résultats et de l'incertitude des mois à venir, le directeur général d'Easyjet, Kenton Jarvis, estime que son entreprise est capable de rebondir après le conflit, puis de "progresser encore vers (ses) objectifs financiers de moyen terme".
"Nous avons réalisé une solide performance opérationnelle au premier semestre, avec une demande soutenue se traduisant par un coefficient de remplissage de 90%, en hausse de 2 points par rapport à l'an dernier", insiste-t-il.
Il entend aussi s'appuyer sur l'expansion d'easyJet holidays, l'offre de séjours du groupe, en fort développement ces derniers mois.
Cette activité "a continué d'enregistrer une forte demande, avec un nombre de clients en hausse de 22% sur un an", relève l'entreprise.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp
International
NBA: Le Thunder égalise à 1-1 face aux Spurs de Wembanyama
Oklahoma City, champion en titre, a répondu aux San Antonio Spurs de Victor Wembanyama avec un succès 122-113 mercredi à domicile. Le Thunder revient à 1-1 en finale de Conférence Ouest en NBA.
Après sa performance historique en ouverture lundi, Wembanyama a retrouvé des statistiques plus "humaines" avec 21 points, 17 rebonds, 6 passes et 4 contres, avant le match 3 dans le Texas vendredi.
Les Spurs ont toutefois longtemps résisté au Thunder, malgré 21 pertes de balles, l'absence de De'Aaron Fox, toujours touché à une cheville, et la sortie sur blessure de son remplaçant Dylan Harper (jambe droite).
Muselé lundi, le double MVP canadien Shai Gilgeous-Alexander a été beaucoup plus efficace avec 30 points et 9 passes. Le Thunder a cependant perdu deux joueurs sur blessure, Jalen Williams, (ischio-jambiers), sorti rapidement, et le Belge Ajay Mitchell en toute fin de partie (jambe droite).
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
International
Samsung: actionnaires opposés à l'accord sur les profits de l'IA
Un groupe d'actionnaires du champion sud-coréen des puces mémoires Samsung Electronics s'est opposé jeudi à l'accord conclu avec ses syndicats pour partager les profits générés par l'essor de l'IA, jugeant ce compromis illégal et menaçant de le contester en justice.
Une grève de grande ampleur prévue à partir de jeudi en Corée du Sud chez Samsung a été suspendue in extremis tard mercredi, après la conclusion d'un accord salarial entre la direction et les organisations syndicales.
Selon les termes dévoilés jeudi par le groupe, les salaires augmenteront en moyenne de 6,2% au total, avec des avantages supplémentaires.
Surtout, une enveloppe spéciale de primes sera instaurée, équivalente à 10,5% du résultat de la division-phare des semi-conducteurs, et ce sans plafond de versement, mais conditionnées à d'ambitieux objectifs annuels de bénéfice d'exploitation.
Cet accord de principe doit encore être ratifié par les membres syndiqués, avec un vote débutant samedi et se prolongeant jusqu'au 28 mai.
Cependant, un influent groupe d'actionnaires appelé "Korea Shareholder Action Headquarters" a affirmé jeudi que certaines dispositions de l'accord préliminaire étaient illégales, lors d'un rassemblement près de la résidence du président de Samsung Electronics, Lee Jae-yong.
Ce groupe soutient que ces négociations concernant des "primes liées au bénéfice d'exploitation" n'ont "pas fait l'objet d'une résolution en assemblée générale des actionnaires" et sont dépourvues de "validité juridique" au regard du droit sud-coréen.
Si Samsung Electronics et son syndicat venaient à entériner l'accord en "contournant" les procédures requises, le groupe prévient qu'il "usera de tous les moyens légaux disponibles" pour "bloquer tout décaissement de fonds".
Ce conflit social est survenu sur fond de boom de l'intelligence artificielle qui profite aux fabricants de puces mémoires: au premier trimestre 2026, Samsung Electronics a ainsi multiplié par six son bénéfice net sur un an, pour une valeur équivalente à 24,7 milliards de francs environ.
Une partie des primes prévues désormais sera versée sous forme d'actions, une pratique courante dans la Silicon Valley.
Les syndicats dénonçaient un manque de transparence sur les primes, et déploraient le contraste avec SK Hynix, autre champion sud-coréen des puces mémoires.
Le principal syndicat (SELU) affirmait que les employés de SK Hynix ont perçu l'an dernier des primes plus de trois fois supérieures à celles versées chez Samsung, entraînant une fuite des talents vers le groupe concurrent.
L'impact économique d'une grève aurait pu être important: à lui seul, Samsung Electronics génère 12,5% du PIB de la Corée du Sud et les puces mémoires représentent 35% des exportations du pays.
Une grève aurait aussi pu affecter l'industrie tech, car Samsung est le plus grand fournisseur mondial de ces puces essentielles aux serveurs de centres de données, smartphones et véhicules électriques.
Signe du soulagement général de voir la grève évitée, l'action Samsung bondissait jeudi de 7,7% au cours d'échanges à la Bourse de Séoul.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp
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