International
Le Portugal et l'Espagne mobilisés face aux feux de forêt
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Des étendues de forêts calcinées, encore parcourues par des flammes: les pompiers portugais et espagnols restent mercredi en alerte maximale pour tenter de contenir les feux de forêt qui ravagent la péninsule ibérique depuis plusieurs jours.
Au Portugal, sept feux majeurs sont encore actifs dans le nord et le centre du pays après une accalmie observée mercredi matin, mobilisant plus de 2000 pompiers appuyés par une vingtaine d'aéronefs, selon un dernier bilan de la protection civile.
L'Espagne, également touchée par cette vague d'incendies, lutte contre deux foyers majeurs dans les provinces d'Avila et de Caceres (centre-ouest).
Au Portugal, les incendies du nord du pays suscitent les plus vives inquiétudes en raison des températures élevées et du vent attendu dans l'après-midi. A Ponte da Barca, où un incendie sévit depuis samedi soir, le maire Augusto Marinho a demandé des renforts pour protéger le village de Germil, menacé d'encerclement par les flammes.
"Nous essayons de maîtriser la situation mais cet après-midi la météo pourrait nous réserver quelques mauvaises surprises", a déclaré le commandant de la protection civile Marco Domingues.
Appel à la vigilance
L'incendie d'Arouca (nord), déclenché lundi après-midi, mobilise le plus gros dispositif: quelque 780 pompiers, aidés de 267 véhicules et huit aéronefs. Face à l'avancée des flammes, les habitants d'un village près de Melres (nord) ont connu mardi des moments éprouvants.
"C'est terrible! L'année dernière cela avait déjà brûlé de l'autre côté, c'était de la folie ... et maintenant ici", a confié à l'AFP Maria Da Conceiçao, 64 ans.
Sous un ciel obscurci par une épaisse fumée noire, et face à la progression des flammes, certains habitants ont tenté de défendre leurs biens avec des tuyaux d'arrosage en attendant l'arrivée des secours.
De l'autre côté de la frontière, en Espagne, à Caminomorisco, dans la province de Caceres (ouest) un incendie a déjà détruit 2500 hectares. Six hameaux ont été évacués à titre préventif et plusieurs routes ont été coupées. L'évolution de ce foyer dépendra du vent attendu au fil de la journée, ont indiqué les autorités régionales.
Dans la province voisine d'Avila, un autre feu, qui s'est déclaré lundi près de Cuevas del Valle, a conduit au confinement du village d'El Arenal. Face au risque extrême, les autorités portugaises et espagnoles ont appelé les populations à la plus grande vigilance.
Météo défavorable
La journée de mercredi s'annonce difficile en raison de conditions météorologiques défavorables, avec des vents soutenus et des températures élevées pouvant atteindre 40 degrés dans le centre du Portugal.
La quasi totalité du territoire portugais se trouve en état d'alerte, en raison d'un risque incendie "maximal, très élevé ou élevé", selon les prévisions de l'Institut portugais de la mer et de l'atmosphère (IPMA).
Face à ces conditions, le Portugal avait décidé en début de semaine de renforcer son dispositif de lutte contre les feux de forêt. Le gouvernement portugais a assuré mercredi que le gouvernement allait renforcer les moyens aériens. A partir du mois d'août, le pays espère disposer d'un total de 76 appareils pour lutter contre les incendies, a précisé le secrétaire d'Etat à la Protection civile Rui Rocha.
29'000 hectares brulés
Après les incendies meurtriers de 2017, qui ont fait plus d'une centaine de morts, le Portugal a décuplé l'investissement dans la prévention et doublé son budget de lutte contre les feux de forêt.
D'après des données encore provisoire de l'Institut des forêts (ICNF), plus de 29'000 hectares sont déjà partis en fumée depuis le début de l'année au Portugal, qui est confronté chaque été à des feux destructeurs.
Les experts considèrent que la multiplication des vagues de chaleur, sont des conséquences du changement climatique. La péninsule ibérique est fortement frappée, avec des canicules et sécheresses qui favorisent les feux de forêt.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
International
Washington "s'alarme" face au renforcement militaire chinois
Le secrétaire américain à la défense, Pete Hegseth, a affirmé samedi qu'il y avait "de quoi légitimement s'alarmer" face au renforcement militaire chinois en Asie-Pacifique. Les Etats-Unis souhaitent un "équilibre stable" et refusent toute "hégémonie", a-t-il ajouté.
"En regardant la région aujourd'hui, il y a de quoi légitimement s'alarmer face à l'ampleur historique du renforcement militaire de la Chine et à l'extension de ses activités militaires dans la région et au-delà", a déclaré M. Hegseth à Singapour lors du Dialogue de Shangri-La, un grand forum consacré aux questions de défense.
Les Etats-Unis ne veulent pas de "confrontation inutile dans la région", a-t-il toutefois souligné dans son discours, prononcé devant un parterre d'experts militaires et de ministres.
Le Dialogue de Shangri-La réunit pendant trois jours et jusqu'à dimanche de hauts responsables politiques et militaires, ainsi que des experts et chercheurs d'environ 45 pays.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Culture
Etats-Unis: défections en chaîne pour les concerts des 250 ans
Le projet de la Maison-Blanche d'organiser une grande célébration musicale pour le 250e anniversaire de l'indépendance des Etats-Unis a essuyé un nouveau revers vendredi, après le retrait de trois artistes supplémentaires. Ils ont invoqué des tensions politiques.
Il ne reste désormais plus que quatre artistes parmi les neuf initialement annoncés mercredi par le comité en charge des célébrations.
Vendredi, le rocker Bret Michaels, vedette du rock des années 1980, et la chanteuse de country Martina McBride ont annoncé qu'ils ne participeraient pas aux festivités prévues entre le 25 juin et le 10 juillet sur le National Mall à Washington. Ils rejoignent ainsi les Commodores, qui avaient annoncé leur désistement jeudi soir, ainsi que deux autres formations.
Bret Michaels, chanteur du groupe Poison, connu notamment pour le titre "Every Rose Has Its Thorn", a justifié sa décision sur le réseau social Facebook: " Mes concerts n'ont jamais été politiques. Ils visent à offrir aux gens un moment de rassemblement, pour passer du bon temps et oublier les tensions du quotidien pendant quelques heures", a-t-il expliqué.
"Trompeur"
"Malheureusement, ce qui nous avait été présenté comme une célébration de notre pays a évolué vers quelque chose de bien plus clivant que ce à quoi j'avais accepté de participer".
Martina McBride a, elle aussi, expliqué sur le réseau social X qu'on lui avait proposé de se produire "lors d'un événement non partisan, mais cela s'est avéré trompeur". Quant aux Commodores, ils ont annoncé leur non-participation en assurant soutenir "l'amélioration du sort de tous les Américains".
Interrogée par l'AFP sur ces désistements, la Maison-Blanche s'est défendue d'organiser cet événement et a renvoyé les questions vers les organisateurs des célébrations. Le comité "Freedom 250" a insisté de son côté sur son statut d'organisation apolitique et non partisane.
Mais le président américain Donald Trump a clairement cherché à marquer de son empreinte cet anniversaire estival, en programmant notamment un tournoi d'arts martiaux mixtes (MMA) sur les pelouses de la Maison-Blanche le 14 juin, jour de ses 80 ans.
Face à cette série de désistements, le parti démocrate a ironisé vendredi sur l'événement, publiant une image des neuf artistes annoncés, avec les noms des cinq ayant annulé barrés.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
International
Iran: Trump ne signera que si ses "lignes rouges sont satisfaites"
Tout accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre ne sera signé par le président américain Donald Trump que si ses "lignes rouges sont satisfaites", a assuré vendredi la Maison-Blanche. La réunion décrite comme décisive par M. Trump n'a débouché sur aucune annonce.
Après des affrontements cette semaine, les plus graves depuis l'entrée en vigueur de la trêve le 8 avril, des sources à Washington avaient évoqué jeudi un cadre d'accord prévoyant une extension de 60 jours du cessez-le-feu.
Mais le président américain temporise et a tenu une réunion à la Maison-Blanche vendredi après-midi lors de laquelle il devait prendre une "décision finale" sur un possible accord avec Téhéran. La réunion, qui a duré deux heures, n'a toutefois débouché sur aucune annonce dans l'immédiat.
"L'Iran doit accepter qu'il n'aura jamais d'arme nucléaire. Le détroit d'Ormuz doit être ouvert immédiatement" et Téhéran doit s'engager à le déminer, a énuméré le dirigeant avant la réunion sur son réseau social Truth Social. Donald Trump a également demandé, tout en lettres capitales, à ce que le stock d'uranium hautement enrichi de l'Iran soit "détruit".
"Les échanges se poursuivent"
Dans la soirée, un responsable de la Maison-Blanche a affirmé que "le président Trump ne signera un accord que s'il est bon pour [les Etats-Unis d']Amérique et que ses lignes rouges sont satisfaites". "L'Iran ne peut pas avoir d'arme nucléaire", a réitéré cette source dans une déclaration transmise à l'AFP.
"Les échanges se poursuivent, mais aucun accord final n'a encore été conclu", avait affirmé le porte-parole du ministère iranien des affaires étrangères, en réaction aux propos de Donald Trump.
Il a par ailleurs démenti toute discussion à ce stade sur la question nucléaire et a défendu "la situation spéciale" du détroit d'Ormuz, en raison de sa localisation géographique dans les eaux territoriales de l'Iran et d'Oman.
"Trump a affirmé que l'Iran était tenu d'ouvrir le détroit d'Ormuz sans frais de péage, alors qu'aucune clause de ce type ne figure dans le texte de l'accord", selon les sources citées par Fars. La destruction des matières nucléaires de l'Iran n'y figure pas non plus, ont-elles ajouté.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Culture
Désavoué en justice, Trump abandonne la reprise du Kennedy Center
Le président américain Donald Trump a annoncé vendredi qu'il allait "travailler avec le Congrès pour lui transférer" le contrôle du Kennedy Center à Washington, après un désaveu de la justice. La reprise en main de l'institution était très critiquée par ses opposants.
Cette volte-face abrupte sur un projet emblématique de son second mandat arrive après qu'un juge fédéral a ordonné que le nom du républicain soit retiré du Kennedy Center et a suspendu la fermeture pour deux ans de la salle de spectacle, ordonnée par le président américain pour mener une vaste rénovation.
Le milliardaire de 79 ans, très critiqué par ses opposants pour sa reprise en main de cette institution culturelle historiquement neutre, veut confier au législateur "la responsabilité de son activité, de sa maintenance et de sa gestion", a-t-il écrit sur son réseau social Truth Social, dans un long message vindicatif.
Le juge "et la gauche radicale préfèrent que [le Kennedy Center] meure plutôt que de voir le président Trump le transformer en quelque chose dont tout le monde aurait pu être fier", déplore-t-il, avant de vanter "toutes les constructions, rénovations et réparations" qu'il a entreprises dans la capitale américaine.
Virage conservateur
En plus des changements architecturaux prévus, le Kennedy Center avait aussi pris, sous la houlette des proches de Donald Trump placés à sa tête, un virage conservateur en matière de programmation. Certains artistes ont refusé pour cette raison de s'y produire.
Le président républicain a accolé en décembre son nom à celui de son lointain prédécesseur démocrate assassiné John F. Kennedy pour rebaptiser le lieu "Trump Kennedy Center". Ce changement a été dénoncé par la famille du président Kennedy et par l'opposition démocrate qui en contestait la légalité.
"La loi créant le Kennedy Center énonce de manière limpide qu'il doit être baptisé en hommage au président Kennedy et ne peut porter aucun autre nom officiel" sans décision du Congrès, a conclu le juge fédéral.
En conséquence, il a ordonné au conseil d'administration de retirer toute référence sur le bâtiment lui-même, sur le site Internet du Kennedy Center ou toute marque déposée, "au président Trump ou à tout individu autre que le président Kennedy".
"Un mémorial"
Le juge a souligné dans sa décision que le Kennedy Center n'était "pas seulement une institution nationale pour les arts du spectacle, mais aussi un mémorial présidentiel" dédié à JFK.
S'agissant de la décision prise en mars par le conseil d'administration de fermer le Kennedy Center pour deux ans de rénovation, il l'a suspendue à titre provisoire, considérant que le conseil avait manqué à son "devoir de prudence" en ne tenant pas compte des retombées négatives de cette fermeture.
Le magistrat a néanmoins autorisé la poursuite des travaux de réparation prévus du Kennedy Center, dont "le besoin apparaît criant".
Depuis son retour au pouvoir le président américain, décidé à laisser durablement son empreinte sur le paysage urbain de Washington, a lancé plusieurs chantiers pour lesquels il se passionne. Il a en particulier entrepris de faire construire une gigantesque salle de bal à la Maison-Blanche et projette de faire construire une gigantesque arche dans le style de l'arc de Triomphe à Paris.
Ces travaux sont critiqués par ses opposants, pour qui il s'agit de projets dispendieux destinés avant tout à flatter sa vanité.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
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