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Suisse

Une momie glaciaire révèle l'artisanat du tatouage préhistorique

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La momie, une femme d'une cinquantaine d'années, présentait des tatouages sur les mains et les avant-bras. (© Université de Berne/Mikhail Vavulin)

Une équipe de recherche internationale dirigée par l'Université de Berne a analysé les tatouages d'une momie glaciaire sibérienne vieille de plus de 2000 ans. Pour cette étude, les scientifiques ont collaboré avec un tatoueur contemporain.

La momie, une femme d'une cinquantaine d'années, provient de la culture sibérienne Pazyryk. Elle a été inhumée dans le pergélisol de la région de l'Altaï, ce qui a permis une conservation exceptionnelle de la peau tatouée.

Les tatouages des momies de la culture Pazyryk sont d'une importance cruciale pour l'archéologie de la Sibérie, car ils permettent de mieux comprendre le mode de vie des habitants de cette région à l'Âge du fer, a indiqué mercredi l'alma mater bernoise dans un communiqué.

"Les tatouages de la culture Pazyryk fascinent depuis longtemps les archéologues par leurs représentations élaborées et vivantes", explique Gino Caspari, chercheur à l'Institut des sciences archéologiques de l'Université de Berne et à l'Institut Max-Planck de géoanthropologie de Jena (D).

La momie était tatouée sur les mains et les avant-bras. Alors que les images sur les mains sont principalement des motifs simples, par exemple un coq sur le pouce gauche, les avant-bras présentent certains des tatouages Pazyryk les plus complexes actuellement connus, des scènes de combats d'animaux. Dans les deux cas, des prédateurs attaquent une sorte d'élan.

Pour une analyse complète de la peau tatouée, l'équipe a créé une image tridimensionnelle de la momie en utilisant la photographie numérique infrarouge avec une résolution submillimétrique.

En collaboration avec des tatoueurs contemporains, les scientifiques ont analysé les tatouages en détail, ce qui leur a permis d'identifier des outils et des techniques spécifiques utilisés lors de la réalisation. Ils ont ainsi constaté qu'une technique de perforation avec différents outils était utilisée.

Un artisanat similaire à aujourd'hui

Les analyses ont montré que les tatouages de l'avant-bras droit étaient plus fins et plus techniques que ceux de l'avant-bras gauche. Cela indique que différents tatoueurs ont été impliqués ou que la même personne a tatoué à différentes étapes de sa formation.

Ces découvertes montrent que le tatouage dans la culture Pazyryk n'était pas seulement un moyen d'expression esthétique, mais un artisanat spécialisé qui exigeait des compétences techniques, un sens esthétique et une formation.

"Notre étude ouvre de nouvelles perspectives sur la marge de man½uvre individuelle dans le façonnage du corps préhistorique", explique M. Caspari. "Grâce à notre étude, le tatouage n'apparaît pas seulement comme un ornement symbolique, mais comme un artisanat complexe qui n'a rien à envier à l'art du tatouage moderne", dit-il, cité dans le communiqué.

"C'était comme si nous pouvions vraiment rencontrer les personnes derrière l'art pour la première fois, voir comment elles ont travaillé, appris et aussi fait des erreurs. Les images ont commencé à prendre vie", conclut le chercheur. L'étude a été publiée dans la revue spécialisée Antiquity.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Vaud

Pourparlers près de Montreux entre la RDC et les rebelles du M23

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Une mission d'établissement des faits de l'ONU avait estimé que les rebelles du M23 avaient perpétré des actes équivalant à des crimes contre l'humanité dans l'Est de la République démocratique du Congo (RDC) (archives). (© KEYSTONE/AP/BRIAN INGANGA)

Des pourparlers ont lieu près de Montreux (VD) sur la situation en RDC entre le gouvernement congolais et les rebelles du M23 qui contrôlent l'Est du pays. Cette 9e série de discussions a lieu pour la première fois en Suisse en raison des tensions au Moyen-Orient.

Les discussions ont démarré lundi et doivent se terminer mercredi, selon des sources convergentes. Elles ont lieu dans un site tenu secret et sont organisées par le Qatar. Le porte-parole du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) Nicolas Bideau a confirmé mardi à Keystone-ATS ces négociations en Suisse.

Auparavant, les parties au conflit s'étaient retrouvées dans l'émirat, dont l'accès est plus volatil après la guerre entre les Etats-Unis et l'Iran. L'année dernière, la Répubique démocratique du Congo (RDC) et les rebelles avaient signé à Doha une trêve. Une feuille de route vers la paix avait ensuite été validée en décembre par Kinshasa et le Rwanda à Washington.

Les violences de début 2025 avaient fait des milliers de victimes. Un million de personnes avaient été déplacées.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Les grands projets de la Défense avancent, selon l'administration

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Robert Scheidegger, secrétaire général suppléant du DDPS a voulu donner un signal d'apaisement prudent sur les grands projets de la Défense. (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

Les grands projets du Département fédéral de la défense (DDPS) sont en bonne voie, assure mardi l'administration fédérale. L'optimisme reste toutefois relatif au vu de la hausse des prix.

Fin 2025, plusieurs grands projets suscitaient des inquiétudes. Trois mois plus tard, la situation s'améliore, a indiqué le secrétaire général suppléant du DDPS, Robert Scheidegger.

Concrètement, 14 des 23 projets prioritaires d'une valeur totale de 20 milliards de francs devraient être considérés en bonne voie dans le prochain rapport officiel.

Le projet Air2030, qui comprend l'acquisition des F-35A et des Patriot, reste lui dans le rouge. En clair, l'administration n'a actuellement pas les compétences ni les moyens de mener à bien le programme dans les temps.

"Suffisamment bon"

M. Scheidegger note toutefois des progrès dans deux projets: celui de modernisation des télécommunications de l'armée et celui visant à renouveler les technologies de swisstopo.

Le projet de l'office fédéral de topographie a été redimensionné au vu des économies prévues dans les finances fédérales. Son coût est passé à 35 millions de francs. Le projet des télécommunications de l'armée est budgétisé à 1,6 milliard de francs.

Ces programmes n'ont toutefois pas encore atteint leur objectif. Des coûts supplémentaires sont à prévoir, surtout dans l'armement.

Leurs responsables ont mis en avant un nouvel état d'esprit au sein du département de la défense ces dernières années. "Tout ne doit pas être parfait, mais plutôt suffisamment bon", a déclaré M. Scheidegger.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Vaud

Un taureau tue un ouvrier agricole à Palézieux-Village

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Un ouvrier agricole est décédé après avoir été chargé par un taureau à Palézieux-Village (image d'illustration). (© KEYSTONE/URS FLUEELER)

Un ouvrier agricole a été tué par un taureau mardi matin sur une exploitation à Palézieux-Village (VD). La victime, un Polonais de 45 ans, s'est fait charger par l'animal alors qu'il travaillait dans le parc extérieur où se trouvait la bête.

L'employé a été écrasé contre la clôture et piétiné. Malgré une tentative de réanimation, il est décédé sur les lieux de l'accident, indique la police vaudoise dans un communiqué.

Le Ministère public a ouvert une instruction pénale pour déterminer les circonstances exactes du drame. Les investigations sont menées par les enquêteurs de la gendarmerie.

Quant au taureau, il a été conduit à l'abattoir par son propriétaire.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

UBS épinglée pour son financement d'entreprises minières polluantes

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Selon ses directives en matière de durabilité et de risques climatiques, UBS ne finance pas les entreprises pratiquant le "Mountaintop Removal", rappelle mardi dans un communiqué urgewald. Il s'agit d'une méthode d'extraction du charbon extrêmement destructrice. (© KEYSTONE/CLAUDIO THOMA)

A la veille de l'assemblée générale d'UBS, l'organisation environnementale urgewald a critiqué la grande banque pour son financement d'entreprises du secteur minier aux méthodes d'extraction du charbon destructrices. Glencore en ferait partie.

Selon ses directives en matière de durabilité et de risques climatiques, UBS ne finance pas les entreprises pratiquant le "Mountaintop Removal", rappelle mardi dans un communiqué urgewald. Il s'agit d'une méthode d'extraction du charbon extrêmement destructrice qui consiste à dynamiter des sommets entiers pour exposer les gisements sous-jacents.

Or, d'après les recherches de l'organisation environnementale, le numéro un bancaire suisse a été le principal bailleur de fonds de la multinationale zougoise Glencore entre 2022 et 2024, lui accordant plus de 800 millions de dollars, "malgré les conséquences environnementales importantes de ses activités d'extraction minière au Canada".

Dans la vallée de l'Elk, en Colombie-Britannique, près de la frontière avec la province voisine d'Alberta, la filiale de Glencore, Elk Valley Resources, exploite quatre mines. Selon urgewald, des concentrations de sélénium atteignant jusqu'à 30 fois la norme locale ont été mesurées dans les rivières locales, affectant le développement des poissons. Ce sélénium provient des déblais issus des explosions, qui sont déversés dans les cours d'eau.

"Tant que Glencore maintiendra cette méthode d'exploitation brutale et ne présentera pas de plan crédible de sortie du charbon, UBS devrait exclure tout financement de la multinationale", conclut le communiqué.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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