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Suisse

Dangers naturels: majorité favorable à la délocalisation forcée

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Deux mois après la catastrophe de Blatten (VS), un sondage montre que la population suisse est favorable aux délocalisations forcées en cas de risques naturels à moyen terme. (KEYSTONE/Jean-Christophe Bott) (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Un sondage du "Blick" révèle qu'une majorité des personnes interrogées juge que les autorités devraient pouvoir obliger les gens à quitter leur lieu de domicile en cas de risque de danger naturel à moyen terme.

58% des personnes sondées sont d'accord ou plutôt d'accord. Peut-être plus surprenant: parmi la population rurale, une majorité de 54% s'est dite en faveur de tels déplacements forcés. "Le clivage ville-campagne est moins marqué qu’on aurait pu le penser", commente le politologue Michael Hermann, directeur de l'institut Sotomo.

L'augmentation des interdictions de construire dans les zones présentant des risques accrus de dangers naturels est clairement plébicitée par les sondés. 87% des personnes interrogées y sont favorables ou plutôt favorables.

5568 personnes de Suisse alémanique et de Suisse romande ont participé à l'enquête réalisée par "Blick" en collaboration avec l'institut de recherche Sotomo, en août.

Approbation de tous les partis

La possibilité d'un déplacement forcé en cas de risque à moyen terme a été approuvée par toutes les tendances politiques, comme le montre un graphique également publié. Ce sont les partisans du PVL qui se sont montrés les plus favorables à l'occtroi d'une telle compétence aux autorités. La proposition a rencontré le moins d'écho auprès des partisans de l'UDC interrogés, même si la moitié d'entre eux se sont déclarés pour ou plutôt pour.

Pour sa part, Thomas Egger, directeur du Groupement suisse pour les régions de montagne, ne comprend pas que l'on veuille déjà évacuer des personnes en cas de risque à moyen terme. "Aujourd'hui déjà, on ne devrait pas construire dans la zone rouge. En revanche, je ne comprends pas que l'on veuille évacuer les gens dès qu'il y a un risque à moyen terme. La population de montagne est plus consciente des dangers naturels".

Selon lui, en montagne, on gère le danger différemment que dans les villes, où les problèmes semblent plus éloignés. "Ordonner une évacuation dès qu'il y a un risque à moyen terme, ce n'est pas quelque chose que l'on peut faire comprendre à la population qui vit là depuis des années.", a-t-il déclaré au Blick.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse Romande

Déficit plus important que prévu pour la Ville de Fribourg en 2025

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Le syndic Elias Moussa et la grande argentière Isabelle Sob ont présenté des comptes 2025 de la Ville de Fribourg dans le rouge pour le deuxième exercice consécutif (archives). (© KEYSTONE/PETER SCHNEIDER)

La Ville de Fribourg reste dans les chiffres rouges, pour le deuxième exercice consécutif. Les comptes bouclent avec un déficit de 21,5 millions de francs, un montant plus élevé que la prévision du budget qui l'anticipait à 16,1 millions.

Les revenus ont totalisé 298,5 millions de francs pour des charges de 320 millions, a indiqué mardi le Conseil communal. Le résultat 2025 intègre plusieurs éléments "extraordinaires, uniques et significatifs". Sans eux, il serait ressorti avec une perte de 25,5 millions, soit 4 millions de plus que le déficit effectif.

Le principal écart par rapport au budget vient des recettes tirées des personnes morales qui ont chuté de 16,6 millions, en lien avec l'impôt sur le bénéfice. A l'inverse, et malgré la "prudence habituelle", les revenus provenant des personnes physiques apparaissent supérieures de 3,6 millions à ce qui était attendu.

Selon l'exécutif, l’enjeu est désormais de fixer des priorités pour maintenir l’autonomie décisionnelle permettant de répondre aux attentes de la population.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Football

Une campagne de la Suva pour éviter les accidents de foot amateur

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Un accident de foot coûte en moyenne entre 9000 et 15'000 francs, selon la Suva (archive). (© KEYSTONE/ALESSANDRO DELLA BELLA)

Le football compte parmi les sports de loisirs causant le plus de blessures. Chaque année en Suisse, les accidents sur le terrain entraînent des coûts d'environ 200 millions de francs. A l'approche de la Coupe du monde, la Suva lance une campagne de prévention.

Les assureurs recensent environ 40'000 accidents de football par an, indique mardi l'ex-Caisse nationale d'assurance accident, la Suva. Pour les entreprises, cela se traduit par environ 680'000 jours d’absence, soit une moyenne de quinze jours par cas, contre douze il y a dix ans.

Les coûts par jour d'absence oscillent entre 600 et 1000 francs. Un accident de foot coûte donc en moyenne entre 9000 et 15'000 francs au total, alors que bon nombre de blessures pourraient être évitées.

Protection et fair-play

En vue de la saison des tournois amateurs et d'entreprise liée à la coupe du monde, la Suva donne le coup d'envoi à une campagne destinée aux organisateurs et aux joueurs, ces derniers n’ayant pas tous la même condition physique. L'accent est mis sur la protection mais aussi sur le fair-play.

Un tiers de toutes les blessures sur le terrain seraient en effet dues à des fautes. Le fair-play n’est donc pas seulement une vertu sportive, mais aussi un élément-clé de la prévention. Un échauffement insuffisant, des chaussures inadaptées et l’absence de protège-tibias sont d'autres facteurs de risque.

Concrètement, la caisse met à disposition des organisateurs de tournois équipements de protection tels que des protège-tibias, banderoles et affiches sur le fair-play ainsi que des arbitres formés, en collaboration avec les associations régionales. Une contribution financière est également possible.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

La fauvette à tête noire est l'oiseau le plus répandu de Suisse

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La calotte de mâle est noire, tandis que celle de la femelle est brun-roux. (archives) (© Keystone/Marcel Burkhardt)

Depuis peu, le nouvel oiseau le plus commun de Suisse est la fauvette à tête noire. Près d’un million de couples nichent dans le pays, a annoncé mardi la Station ornithologique de Sempach (LU).

L’espèce surpasse ainsi le pinson des arbres, qui était jusque-là l'oiseau le plus commun en Suisse. Le moineau domestique et le merle noir ne font pas partie du top 10, tandis que le pigeon biset domestique n’est même pas dans le top 50.

La fauvette à tête noire habite les forêts de feuillus et fréquente souvent les quartiers verts et les parcs, où retentit son chant bavard et flûté. Le chanteur est en revanche difficile à voir, car il reste sous le couvert des buissons et des arbres.

L’espèce profite de l’expansion de la forêt en altitude. Elle s’épargne également de plus en plus la migration vers le sud pour l’hiver et reste en Europe, ce qui semble avoir contribué à la hausse des effectifs. Cette dynamique s’observe dans d’autres pays européens.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Une commission parlementaire critique la planification ferroviaire

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La commission de gestion du Conseil des Etats demande d'améliorer la planification des projets ferroviaires en Suisse (image d'illustration). (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

La planification, le pilotage et la surveillance des projets ferroviaires doivent être améliorés. La commission de gestion du Conseil des Etats dresse un bilan mitigé dans un rapport. Le Contrôle fédéral des finances avait aussi émis des critiques le mois dernier.

Ces dernières années, les projets ferroviaires adoptés par le Parlement ont régulièrement fait l'objet de surcoûts et de retards importants, rappelle mardi la commission dans un communiqué. D'autres projets déjà planifiés sont ainsi reportés. Tout cela nuit à l'offre ferroviaire à moyen et long terme.

Si l'Office fédéral des transports (OFT) effectue un travail de pilotage et de surveillance "globalement efficient", des améliorations sont nécessaires. Il s'agit premièrement de mieux maîtriser les coûts.

Actuellement, les délais et coûts formulés par l'OFT et les entreprises ferroviaires qui figurent dans les messages à l'intention du Parlement sont systématiquement sous-estimés, détaille la commission. L'OFT doit à l'avenir disposer de toutes les informations requises de la part des entreprises. Il doit aussi avoir une marge de manoeuvre plus grande en cas de surcoûts.

La commission demande aussi de mieux impliquer les cantons et les communes en clarifiant les compétences et les responsabilités. Les cantons et communes ne sont aujourd'hui pas associés dans les projets de manière homogène et adéquate. Or leur expertise et leurs demandes doivent être prises en compte dans le contexte fédéraliste suisse.

Problèmes structurels

La commission relève encore des problèmes structurels. La différence entre les rôles de surveillance et de pilotage n'est pas toujours clairement établie au sein de l'OFT. La grande proximité organisationnelle entre les sections pourrait nuire à l'indépendance des décisions prises.

De plus, une différenciation est aujourd'hui faite entre les coûts d'aménagement d'un côté et ceux de maintenance de l'autre. Une analyse doit être menée afin de rendre le système plus cohérent. La commission a déposé un postulat en ce sens.

Dans le même temps, elle se félicite des travaux déjà lancés par le gouvernement et par l'OFT pour améliorer le processus de planification. Elle salue aussi les réflexions actuellement menées par le Conseil fédéral dans le cadre du projet Transports'45, qui doit être envoyé en consultation d'ici fin juin.

S'appuyant sur une expertise de l'EPFZ, le gouvernement a présenté en début d'année les grandes lignes de ses priorités pour les projets ferroviaires des 20 prochaines années. Il avait alors indiqué qu'il manquait quelque 10 milliards de francs pour les projets jusqu'en 2045.

La commission a formulé sept recommandations au Conseil fédéral. Celui-ci a jusqu'au 26 août pour prendre position.

Le CDF aussi critique

Il y a un mois, le Contrôle fédéral des finances (CDF) a également épinglé l'OFT et sa gestion des projets ferroviaires. Il soulignait des manquements dans les prévisions et les données établies.

Au vu des montants des projets, cela peut mener à des écarts de milliards de francs entre le début et la fin des processus, avait-il noté. Et d'estimer que ces lacunes nuisent à la clarté "indispensable" pour l'administration fédérale et le Parlement, qui manquent d'informations suffisamment transparentes pour prendre des décisions fondées.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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