Climat
Le réchauffement augmente les dangers naturels dans les Alpes
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Des chutes de pierres aux avalanches de glace, le changement climatique intensifie les risques naturels dans l'espace alpin. Une méta-analyse de l'institut WSL et de l'EPF de Zurich basée sur plus de 300 travaux scientifiques des trois dernières décennies le confirme.
Les chutes de pierres ont ainsi augmenté dans les régions de haute montagne au cours des dernières décennies. Le permafrost y fond et les glaciers reculent, ce qui fragilise la roche et favorise le détachement de pierres et de masses rocheuses, a indiqué jeudi le WSL Institut pour l'étude de la neige et des avalanches (SLF).
L'étude montre que le nombre de fortes précipitations susceptibles de déclencher des coulées de boue a fortement augmenté. Il y a davantage d'activités au-dessus de la limite des arbres et dans des régions qui n'étaient pas concernées jusqu'à présent.
Là, le recul des glaciers et l'augmentation des chutes de pierres mettent à disposition davantage de matériaux meubles que les précipitations peuvent mettre en mouvement.
Avalanches de glace de grande ampleur
L'activité avalancheuse diminue à basse altitude, car les quantités de neige y sont moindres, alors qu'elle augmente légèrement à haute altitude, expliquent les auteurs, emmenés par Samuel Weber, expert en permafrost au SLF, et Mylène Jacquemart, glaciologue au WSL et à l'EPF de Zurich.
La disparition des glaciers entraîne également moins d'avalanches de glace, mais des observations régionales indiqueraient que les avalanches de glace de grande ampleur sont plus fréquentes depuis le début du millénaire.
Si le réchauffement se poursuit, les avalanches de neige et de glace se feront plus rares d'ici la fin du 21e siècle, prévoient les scientifiques. Parallèlement, le permafrost continue de se réchauffer, même à haute altitude. C'est pourquoi l'on part du principe que les chutes de pierres, les laves torrentielles et les éboulements seront plus fréquents.
Des scientifiques genevois, bernois, français, autrichiens et italiens ont également contribué à ces travaux publiés dans la revue Earth-Science Reviews.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Climat
Zurich, Bâle et Neuchâtel battent des records absolus de chaleur
Zurich, Bâle et Neuchâtel ont enregistré samedi des records absolus de chaleur. Le mercure est grimpé à 39 degrés à Bâle/Binningen, 38,1 degrés à Neuchâtel et 36,2 degrés dans la plus grande ville de Suisse, selon les valeurs mesurées par MétéoSuisse.
Selon les prévisions, un front froid devrait mettre fin à la vague de chaleur lundi.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Climat
Dix-neuf records de chaleur battus, 39 degrés à Bâle
Le mercure a encore grimpé samedi en Suisse et 19 stations de mesure ont enregistré un record absolu. C'est notamment le cas à Bâle/Binningen, qui a atteint 39 degrés, mais aussi à Delémont (38,2) et Neuchâtel (38,1). Beznau (AG) a aussi atteint 39 degrés.
Viège (VS), Fahy (JU) et Chaumont (NE) ont aussi enregistré de nouveaux maxima, avec respectivement 36,8, 36,7 et 31,6. A Zurich, ce sont trois stations de mesure qui ont dépassé la marque précédente: Zurich/Kloten (37,8), Zurich/Affoltern et Zurich/Fluntern (37,1). En tout, ce sont 19 stations qui ont enregistré samedi une nouvelle température maximale depuis le début des mesures, selon les indications fournies par MétéoSuisse à Keystone-ATS.
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La température la plus élevée jamais mesurée en Suisse est de 41,5°C à Grono (GR) le 11 août 2003. Le record tient pour l'instant. Dans une interview publiée samedi après-midi par les journaux alémaniques de Tamedia, le météorologue suisse Jörg Kachelmann estime que des températures pouvaient atteindre 45 degrés sont désormais possibles en Suisse.
"Les statistiques montrent clairement que le changement climatique accentue l’intensité et la fréquence des vagues de chaleur. La courbe des températures ne cesse de grimper. Ce n’est ni surprenant ni inattendu. On savait très bien que cela arriverait", a déclaré M. Kachelmann.
Plusieurs noyades
La température de l'Aar a aussi atteint des sommets. Une température de 24,1 degrés a été enregistrée à la station de mesure de Berne-Schönau, selon les informations publiées sur Internet par l'Office fédéral de l'environnement (OFEV).
Le record d'août 2022 est battu d'un cheveu puisque 24,13 degrés ont été mesurés samedi contre 24,12 en 2022. La température maximale de l'Aar avait déjà dépassé les 23 degrés ces derniers jours.
Alors que de nombreuses personnes cherchent à se rafraîchir dans les rivières et les lacs, plusieurs accidents de baignade ont eu lieu. Dans le Rhin à Bâle, un homme de 61 ans est décédé samedi matin alors qu'il nageait. Il s'est retrouvé en difficulté pour des raisons de santé et a été ramené à terre par ses compagnons, où il s'est effondré et est décédé malgré les tentatives de réanimation.
Dans le canton d’Argovie également plusieurs accidents de baignade se sont produits dans la Reuss et le Rhin: un homme a perdu la vie dans le Rhin. Les recherches se poursuivaient samedi midi pour retrouver un homme porté disparu dans la Reuss. Une autre personne a été sauvée in extremis du Rhin, avait annoncé samedi matin la police cantonale d’Argovie.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Climat
Les Etats-Unis frappent l'Iran, qui dit avoir répliqué
L'Iran a attaqué des cibles américaines dans la région du golfe Persique en réponse aux frappes des Etats-Unis menées plus tôt vendredi. Il s'agit des premières attaques connues depuis la signature du protocole d'accord entre Washington et Téhéran le 17 juin.
"Si l'agression se répète, notre réponse sera plus large que cela", ont averti les gardiens iraniens de la révolution, cités par la télévision d'Etat Irib.
De son côté, l'armée américaine avait annoncé un peu plus tôt avoir "ciblé des lieux de stockage de missiles et de drones et des sites de radars côtiers en Iran" en réponse "à l'attaque de la veille contre un navire commercial qui transitait par le détroit d'Ormuz".
La télévision d'Etat iranienne a fait état vendredi soir d'une explosion et d'un impact de projectile sur un quai de la ville de Sirik, dans le sud du pays, ainsi que plusieurs tirs d'avertissement visant ce que Téhéran qualifie de "navires en infraction" dans le détroit d'Ormuz.
Menaces de Vance
Le vice-président américain JD Vance a écrit sur le réseau social X que l'Iran avait "signé un accord de cessez-le-feu. Nous l'avons respecté. [Si les Iraniens] ont des désaccords sur la mise en oeuvre du protocole d'accord, ils peuvent décrocher leur téléphone. Mais la violence n'engendrera que la violence".
Plus tôt dans la journée, le président américain Donald Trump a qualifié l'attaque du cargo de "violation stupide" du cessez-le-feu, alors que les deux belligérants sont entrés dans une phase de soixante jours de négociations pour parvenir à un accord final.
"Vous verrez bien", a-t-il répondu de manière évasive aux questions sur une éventuelle réponse militaire américaine.
Des navires ont néanmoins continué vendredi à traverser le détroit d'Ormuz, que l'Iran a rouvert suite au protocole d'accord entre Washington et Téhéran.
Et plusieurs bateaux ont emprunté une route non approuvée par Téhéran, même si l'autorité maritime iranienne avait averti que "tout passage en dehors du cadre défini ne bénéficierait pas des garanties de passage sécurisé".
29 bateaux passent Ormuz
Vendredi, 29 navires commerciaux ont franchi le détroit, selon les données du site de suivi Kpler en fin d'après-midi. Dix-sept ont suivi une route longeant les côtes d'Oman. Après un pic de 57 navires mercredi, 42 étaient passés jeudi.
Suspendu après l'attaque du cargo, le processus d'évacuation des quelque 600 navires, avec 11'000 marins à bord bloqués dans le golfe Persique depuis le début de la guerre, sera relancé dès l'obtention de "confirmations supplémentaires" sur les garanties de sécurité, a expliqué l'Organisation maritime internationale (OMI).
Depuis son lancement mardi, quelque 2500 marins et 115 navires ont été évacués jusque-là, selon l'OMI.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Climat
Les agriculteurs face au défi de la canicule
Les agriculteurs sont inquiets par ces temps de canicule à répétition. Ils redoutent à terme un manque d'eau pour les cultures, même si des solutions de pompage sont souvent mises en place. Pour les maraîchers, les grandes serres offrent une alternative indispensable.
La situation est inquiétante, car la canicule intervient "super tôt" cette année, après un premier coup de chaud en mai, témoigne Jimmy Romanens, à la ferme du Talent, à Chavornay (VD). "On se demande même si ça va être pire qu'en 2003", explique-t-il lors d'une visite de son exploitation familiale avec l'agence Keystone-ATS.
Actuellement, l'agriculteur est en train de pailler sa culture de courges pour essayer de maintenir au maximum la fraîcheur et l'humidité dans les sols. Mais cette année, pour la première fois, Jimmy Romanens a installé des kilomètres de goutte à goutte pour compléter le paillage. Cela permet d'économiser l'eau, surtout depuis les restrictions d'usage.
Dans la plaine de l'Orbe, des limitations ont été décrétées pour les cours d'eau à faible débit depuis quelques jours. La ferme du Talent envisage de pomper l'eau de la nappe phréatique. "L'agriculture c'est un peu le défi, on doit jouer avec cette météo un peu capricieuse", raconte-t-il.
Nuits blanches
A Büchslen (Buchillon, FR), près de Morat, le maraîcher Thomas Lehmann traverse des nuits blanches. "Nous arrosons la nuit, tant qu'il y a encore de l'eau", confie-t-il à Keystone-ATS. Si l'eau venait à manquer, il ne servirait plus à rien de cultiver quoi que ce soit".
Pendant la journée, l'irrigation est difficile à cause du vent et le soir, tout le monde veut arroser en même temps, explique M. Lehmann. Il tire l'eau pour ses cultures maraîchères d'une coopérative des eaux que ses parents avaient autrefois créée.
Lui et d’autres collègues peuvent ainsi acheminer l’eau du lac de Morat et de la Broye vers un grand bassin qui alimente directement les champs par des canalisations souterraines. Cela devrait suffire à surmonter les canicules. Mais ailleurs, le prélèvement d'eau dans les cours d'eau a déjà été restreint, voire interdit, comme dans les cantons de Lucerne et de St-Gall.
La serre, une véritable aubaine
Tout le monde n'est cependant pas logé à la même enseigne. A l'image de Claude Janin, maraîcher à Perly (GE), pour qui cette semaine de canicule se résume "à une semaine et demie d'été un peu chaude à gérer". Ses propos qui tranchent avec ceux des agriculteurs s'expliquent par le mode de production qu'il a choisi.
Toutes ses cultures maraîchères sont sous serres. L'arrosage est certes un petit peu plus intense que d'habitude, mais l'hygrométrie qui règne dans les grandes serres est comparable à une forêt vierge. Des conditions optimales pour les tomates, les aubergines et les melons, témoigne Claude Janin.
"En pleine terre, c'est de la survie"
Les tunnels qui abritent les productions de fraises et de persil souffrent en revanche un peu plus du chaud, du fait d'une végétation moins foisonnante et d'un taux d'humidité plus bas, poursuit le chef d'entreprise. En revanche, les conditions pour les cultures maraîchères en pleine terre sont très difficiles. "C'est de la survie", témoigne-t-il parlant d'un collègue.
Lui-même a abandonné cette production il y a trois ans déjà en raison des aléas de la météo. Son exploitation, d'une trentaine d'employés, se déploie désormais sur trois hectares de grandes serres et 1 hectare de tunnel, à côté de 25 hectares pour le blé, l'orge, le maïs et les tournesols.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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