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Suisse

Initiative UDC "Pas de Suisse à 10 millions!" débattue au National

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Depuis l'an 2000, la population de la Suisse a augmenté seize fois plus que celle de l'Allemagne, a rappelé Pascal Schmid (UDC/TG) en défendant le texte de son parti. (© KEYSTONE/ALESSANDRO DELLA VALLE)

Le National a entamé lundi son examen marathon de l'initiative populaire de l'UDC "Pas de Suisse à 10 millions", qui réclame un contrôle strict de l'immigration. L'UDC s'est retrouvée seule pour défendre son texte, le Centre a lui plaidé pour un contre-projet.

L'initiative demande que la population résidante permanente de la Suisse ne dépasse pas dix millions de personnes d'ici 2050. Le Conseil fédéral et le Parlement devraient prendre des mesures dès que la population dépasse les 9,5 millions.

Les personnes admises à titre provisoire ne pourraient plus obtenir d'autorisation de séjour ou d'établissement, ni la nationalité suisse, ni aucun autre droit de rester. Si ces mesures ne sont pas suffisantes, Berne devrait résilier des traités internationaux, notamment l'accord sur la libre circulation des personnes avec l'UE.

Depuis l'an 2000, la population de la Suisse a augmenté seize fois plus que celle de l'Allemagne. En 25 ans, le pays a gagné environ deux millions d'habitants, a souligné Pascal Schmid (UDC/TG). Les chiffres de l'asile ne cessent d'augmenter. "Trop, c'est trop." L'UDC est le seul parti qui veut fixer des limites, a-t-il ajouté.

"Initiative de résiliation"

Les orateurs des autres partis ont reconnu que la croissance démographique présente des défis, mais l'initiative n'est pas la manière d'y répondre. "Quand un chiffre aléatoire a-t-il permis de régler des problèmes?", a demandé Greta Gysin (Vert-e-s/TI), qui a dénoncé une initiative "isolationniste et xénophobe".

Alors que l'UDC parle d'une initiative pour la durabilité, Christian Wasserfallen (PLR/BE) a estimé pour la commission qu'il s'agissait d'une "initiative de résiliation". Si la libre-circulation doit être résiliée, alors la clause guillotine sera activée et toutes les Bilatérales I tomberaient.

Les accords de Schengen/Dublin seraient aussi remis en question. La Suisse n'aurait par exemple plus la possibilité de renvoyer les demandeurs d'asile dans leur premier pays d'accueil, a averti le Bernois.

Cela ne ferait qu'aggraver la pénurie de main-d'oeuvre et le secteur des soins serait particulièrement touché, a complété Jean Tschopp (PS/VD) également pour la commission. Et de rappeler que dans les hôpitaux, un tiers du personnel soignant est étranger. Dans les EMS, cette proportion est même de près de 50%. Dans les 15 prochaines années, il faudra 1000 nouveaux EMS, a complété Mattea Meyer (PS/ZH).

L'immigration stable de personnes jeunes est nécessaire pour financer l'AVS, a aussi rappelé Peter Schilliger (PLR/LU). Les premières mesures seraient à prendre dans l'asile et pas dans l'immigration des travailleurs, a opposé Pascal Schmid. Ce n'est que dans un second temps qu'il faudrait limiter les travailleurs d'Etat tiers puis dans un troisième temps ceux de l'UE.

Pas de contre-projet

Le Centre a plaidé pour un contre-projet sous la forme d'une clause de sauvegarde, mais qui soit compatible avec les accords bilatéraux. La croissance démographique et ses conséquences préoccupent beaucoup de gens, a souligné Nicolò Paganini (C/SG).

Et d'ajouter que si la croissance se poursuit sans que les infrastructures ne suivent, cela sera à un moment donné sanctionné dans les urnes et cela pourra se faire avec ce texte dangereux. C'est pourquoi il faut permettre à la population de choisir une autre voie qui permette de maintenir les accords bilatéraux, a abondé Gerhard Pfister (C/ZG).

Ce contre-projet n'offre pas de plus-value car il n'est pas à même d'entraîner un retrait de l'initiative, selon Christian Wasserfallen. De plus, il faut penser au vote à venir sur l'UE. Il est important que la population se prononce sur cette initiative avant le vote sur le paquet de l'UE. Un contre-projet rallongerait les délais.

Après quelques heures, les débats se sont arrêtés. Ils reprendront jeudi. Une bonne partie des 115 orateurs inscrits doit encore s'exprimer.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse Romande

Valais: il faudra savoir faire preuve de patience aux douanes

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Il faudra faire preuve de patience au passage de la douane de St-Gingolph, notamment aux heures de pointe (photo d'archives). (© KEYSTONE/OLIVIER MAIRE)

Des mesures de sécurité seront déployées aux frontières franco-suisses à l'occasion du sommet G7 qui se tiendra à Evian-les-Bains (15-17 juin). En Valais, les frontières resteront ouvertes, mais il faudra peut-être faire preuve de patience aux douanes.

"Des contrôles accrus pourront entraîner des temps d’attente plus importants lors des déplacements transfrontaliers", précise mercredi l'Etat du Valais dans un communiqué. La situation pouvant évoluer rapidement, le Canton du Valais "invite la population à anticiper ses déplacements, à limiter les trajets non essentiels et à suivre les informations officielles durant cette période."

Des contrôles renforcés seront mis en ½uvre du 12 au 18 juin aux frontières suisses, dans le cadre du dispositif de sécurité prévu pour l’événement. A ce jour, aucune fermeture de route n'est prévue sur le territoire valaisan. Les transports publics continueront également de fonctionner normalement.

Limiter les répercussions

Des perturbations localisées du trafic ne sont pas exclues sur certains axes du Chablais, notamment dans la zone de la douane de St-Gingolph, en particulier aux heures de forte affluence. Les usagers sont invités à prévoir davantage de temps de trajet et de s'informer avant tout déplacement.

Le canton du Valais précise qu'il suivra la situation en étroite coordination avec les autorités fédérales, les cantons voisins et les autorités françaises. "Les mesures pourront être adaptées en fonction de l'évolution de la situation afin de garantir la sécurité de la population tout en limitant les répercussions sur les déplacements quotidiens et les activités économiques de la région", conclut le Canton.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

L'ancien conseiller national Jean Ziegler est décédé

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Jean Ziegler est décédé à l'âge de 92 ans (archives). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Le sociologue genevois et ancien conseiller national Jean Ziegler est décédé mercredi à l'âge de 92 ans, a annoncé sa famille à Keystone-ATS. Cette figure de la gauche a également été ancien rapporteur spécial de l'ONU pour le droit à l'alimentation.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

"La Suisse, pays des banques", à voir au Musée national de Zurich

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L'exposition "La Suisse, pays des banques" montre notamment, comment ce petit pays est devenu l'une des grandes places financières internationales. (© KEYSTONE/CLAUDIO THOMA)

Dans le monde entier, la Suisse est associée aux banques. Dans une nouvelle exposition, le Musée national de Zurich montre, comment ce petit pays est devenu une grande place financière internationale, et à quel point ce secteur est lié à son histoire et à son identité.

L'exposition "La Suisse, pays des banques", à voir dès vendredi jusqu'au 8 novembre, couvre une période allant des premières transactions monétaires de l’Antiquité jusqu’à la finance numérique moderne. Le change, le crédit et la gestion de fortune jouaient un rôle important bien avant l’apparition des banques. Puis, l'industrialisation du 19e siècle a transformé progressivement la Suisse en une économie monétaire, écrit le Musée national mercredi.

La confiance est un thème central de l’exposition, car elle est le fondement de toute transaction bancaire. Cette confiance a souvent été ébranlée: par des crises bancaires, des débats sur le secret bancaire ou la reprise de Credit Suisse par UBS. En cela, la Suisse représente aussi un miroir des évolutions sociales et politiques.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse Romande

Parlement valaisan: les APEA dans le viseur de plusieurs députés

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Le conseiller d'Etat valaisan Stéphane Ganzer proposera, en décembre prochain, une augmentation des effectifs pour les APEA et pour la Police cantonale (photo d'archives). (© KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

L'étude des comptes 2025 de l'Etat du Valais s'est poursuivie, mercredi matin par ceux du Département de la sécurité, des institutions et du sport (DSIS). Les principales remarques des députés ont concerné le fonctionnement de l'Autorité de protection de l'enfant et de l'adulte (APEA) et les effectifs de la Police cantonale.

Maud Theler (PS) a relevé la hausse des coûts liés aux expertises médicales au sein des APEA. La députée s'est dite également "inquiète de la disparition de plusieurs postes temporaires" dans cette structure. La socialiste a également demandé au Canton de revoir la voilure en matière de voitures de fonction.

Pour François Vaudan (Le Centre du Valais romand), "les difficultés perdurent au sein des APEA, malgré la cantonalisation, tout comme le turn-over. En outre, nous attendons toujours le rapport qui doit être présenté au Parlement, à ce sujet, afin d'effectuer une évaluation objective et complète du système. En cascade, c'est tout le dispositif de protection de l'enfant qui est sous-pression."

Le manque d'effectifs de la Police cantonale

Concernant les APEA, Elodie Praz (Les Vert-e-s) a parlé "d'une pression maximale", en songeant au manque de personnel. Elle a également déploré le manque de solutions pour l'application des mesures thérapeutique en institution fermée. Pour l'écologiste, il est également "urgent de renouveler le parc informatique de l'Etat pour qu'il soit à la hauteur de besoins grandissants."

S'il a loué la bonne gestion du département, tout comme d'autres de ses préopinants, Cyrille Fauchère (UDCVR) a mis en exergue plusieurs préoccupations: "la Police cantonale ne dispose toujours pas des effectifs nécessaires pour atteindre les objectifs fixés. C'est problématique, certains indicateurs de criminalité restent orientés à la hausse, notamment ceux contre la vie et l'intégrité corporelle." Le Sédunois a également regretté le manque de places dans les établissements pénitenciers.

Objectifs légaux pas respectés

Du côté du PLR, Andrea Duchoud a rappelé que les objectifs légaux au niveau de la Police cantonale ne sont pas respectés. En clair, le Valais compte un policier pour 745 habitants alors qu'il devrait représenter 650 citoyens. "La sécurité n'est pas une option, c'est une mission régalienne", a souligné la Chablaisienne.

La PLR s'est également interrogée sur la possibilité de fusionner du Service de l'administration numérique et du Service cantonale de l'information, afin de gagner en efficience et en rationalité.

Enfin, le retard dans le contrôle des véhicules à moteur a été mis en exergue tant par Les Vert-e-s, le PLR, que par Le Centre du Haut-Valais. "Une augmentation des effectifs permettrait une augmentation des entrées financières", ont rappelé plusieurs membres du Parlement.

Vers des postes supplémentaires

"Les APEA restent fragiles", a admis le Conseiller d'Etat en charge du DSIS, Stéphane Ganzer, lors de son tour de paroles. "Les nouveaux dossiers en Valais augmentent de 3% contre 2% en moyenne nationale."

En vue du budget 2027, l'élu PLR proposera, en décembre prochain, une augmentation des effectifs pour les APEA. Il en ira de même pour la Police cantonale, malgré un refus, en ce sens, du Parlement, fin 2025.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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