Rejoignez-nous

Économie

Alerte aux drones à Munich: armée en renfort et trafic stabilisé

Publié

,

le

La première fermeture de l'aéroport de Munich avait entraîné l'annulation de plus de 30 vols (archives). (© KEYSTONE/EPA/PETER KNEFFEL)

Le trafic aérien s'est stabilisé samedi à l'aéroport de Munich, après avoir été interrompu vendredi soir pour la deuxième nuit consécutive à la suite d'une nouvelle alerte aux drones. L'armée allemande apporte désormais son aide pour mieux détecter des engins.

Ce type d'incidents se multiplie en Europe, les membres de l'UE soupçonnant la Russie d'être à l'origine de ces survols de sites sensibles.

"Le trafic aérien a été repris progressivement et s'est stabilisé dans l'après-midi", a indiqué samedi l'aéroport de Munich sur son site internet.

Sur plus de 1000 décollages et atterrissages prévus samedi, les compagnies ont annulé "environ 170 vols pour des raisons opérationnelles", a précisé l'aéroport.

Sur place, des dizaines de personnes sont allongées, dormant ou attendant sur des lits de camp dans les couloirs après l'annulation de leurs vols, parmi elles des familles avec enfants, a constaté dans l'après-midi une journaliste de l'AFP.

Dans l'ensemble, les gens attendent calmement.

L'aéroport bavarois avait suspendu ses opérations vendredi à 21h30 après des observations de drones, confirmées par la police.

Deux engins ont été encore aperçus près des pistes vers 23h00 avant de disparaître sans être identifiés, et un nouveau signalement a été enregistré vers 03h00, non confirmé pour l'instant.

Pour cette raison, le trafic qui a repris samedi à 07h00 du matin a été retardé.

Cadre législatif européen à changer

Après les observations de drones, l'armée allemande apporte depuis vendredi son aide à l'aéroport de Munich avec ses "capacités de détection" des engins, à la demande du ministère bavarois de l'Intérieur, selon un communiqué du Commandement opérationnel de la Bundeswehr transmis à l'AFP.

En principe, la prévention des risques "en dehors de nos installations" relève des autorités de sécurité des régions (Länder), a ajouté cette source, faisant que l'assistance de l'armée reste "subsidiaire".

Le ministre allemand de l'Intérieur, Alexander Dobrindt, veut adapter le cadre législatif pour autoriser l'aide de l'armée à la police de manière régulière, a-t-il déclaré samedi à l'issue d'un sommet sur la migration avec plusieurs collègues européens.

L'aéroport de Munich est le plus important de l'UE à avoir été contraint de suspendre ses opérations, après des incidents similaires à Copenhague et Oslo notamment.

Sa première fermeture dans la nuit de jeudi à vendredi avait entraîné l'annulation de plus de 30 vols, avec près de 3000 passagers bloqués et pris en charge sur place.

"Abattre les drones"

Plusieurs appareils avaient été formellement identifiés jeudi soir également à Erding, où l'armée dispose d'un aérodrome près de Munich, puis au-dessus de l'aéroport civil de la capitale bavaroise.

La police avait déployé des hélicoptères sans toutefois être en mesure de quantifier précisément ces appareils ni de donner leur type ou de les intercepter.

M. Dobrindt a dénoncé vendredi auprès du journal Bild une "menace", estimant qu'"à partir de maintenant, il faut abattre les drones au lieu d'attendre".

Le gouvernement du chancelier Friedrich Merz doit à cette fin débuter mercredi la révision des lois sur la sécurité aérienne.

Jusqu'à présent seule la police a le droit d'abattre des drones.

M. Dobrindt a aussi annoncé un nouveau centre de défense anti-drones capable de suivre technologiquement cette course aux drones, évoquant à cet égard une "coopération prévue avec Israël, l'Ukraine et l'UE".

Moscou pointée

D'autres aéroports européens, au Danemark, en Norvège et en Pologne, ont récemment suspendu des vols en raison de la présence de drones non identifiés.

Plusieurs pays dont la Roumanie, qui a également subi une intrusion, ainsi que l'Estonie, pays frontalier de la Russie où l'Otan a intercepté le mois dernier trois avions de combat russes, ont pointé du doigt Moscou, qui a rejeté les accusations.

Début septembre, la Pologne avait dénoncé l'intrusion de 19 drones dans son espace aérien, incriminant elle aussi la Russie.

Au Danemark, l'aéroport de la capitale Copenhague a dû être fermé le 22 septembre, et d'autres aéroports ainsi qu'une base militaire dans le pays ont été survolés par des drones le 25.

L'origine des appareils reste inconnue, mais les autorités danoises incriminent également Moscou.

Ces récents incidents ont mis en évidence les lacunes de l'arsenal de l'Otan face à cette nouvelle menace.

Jeudi, les 27 Etats membres de l'UE se sont réunis dans la capitale danoise à ce sujet et ont évoqué la mise en place d'un "mur" antidrones.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Économie

Vers une feuille de route minimale sur la réforme de l'OMC

Publié

le

L'Organisation mondiale du commerce (OMC) dirigée par Ngozi Okonjo-Iweala devra probablement se contenter d'une feuille de route minimale selon les dernières discussions entre les membres (archives). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Les pays de l'OMC vont prolonger de quelques heures au moins leur ministérielle de Yaoundé. Un texte de compromis minimal sur la réforme est sur la table, comme le souhaitent les Etats-Unis. Et d'intenses discussions se poursuivent sur les transmissions électroniques.

Les neuf mois de travaux sur la réforme, facilités par l'ambassadeur norvégien à l'Organisation mondiale du commerce (OMC) Peter Ollberg, sont désormais écartés. Dans un projet de déclaration ministérielle, les 166 membres ne s'engageraient qu'à poursuivre les négociations avec des rapports d'étape en juillet puis décembre et dans les mêmes mois de 2027.

Avec l'objectif d'aboutir à davantage de concret pour 2028. Tout pourrait encore évidemment changer. Les discussions se sont poursuivies pendant la nuit de samedi à dimanche. Le texte sur la table est loin du plan ambitieux que souhaitait l'UE, la Chine ou la Suisse.

En revanche, l'administration américaine de Donald Trump pèse de tout son poids. Elle pourrait obtenir la déclaration générale qu'elle souhaitait. Pendant quatre jours, les membres ont abordé la possibilité ou non de davantage de plurilatérales dans les accords de l'OMC pour rendre plus flexible l'institution.

Ils ont aussi discuté des critères et avantages pour s'autoproclamer comme pays en développement. Et d'équité, alors que Pékin est ciblé par les Etats-Unis et l'UE pour son manque de "réciprocité" dans l'accès au marché et pour sa surcapacité qui alimentent des exportations qui inondent notamment les pays européens.

Washington encore sans concessions

Le dialogue est féroce sur l'extension ou non du moratoire sur les transmissions électroniques et sur la durée de cette prorogation. "Les Etats-Unis voient la discussion sur le moratoire comme un test pour l'organisation", a affirmé à Keystone-ATS une diplomate occidentale.

La société civile dénonce une approche sans concessions de Washington, selon l'un de ses membres. Le représentant américain au commerce Jamieson Greer, qui a verrouillé l'accord de plusieurs pays pour une solution permanente comme le souhaite aussi la Suisse, a été sans ambigüité. Les Etats-Unis n'ont "aucun intérêt" à une extension de deux ans comme jusqu'à présent.

L'Inde ne s'oppose pas à une prolongation, mais de deux ans. Les tentatives de compromis s'articulent sur une extension jusqu'à dix ans, selon des sources convergentes. "Probablement quatre", a dit à Keystone-ATS un membre d'une délégation occidentale.

Les contours des transmissions électroniques sont très flous, ils pourraient aller des streamings aux téléchargements en passant par les plans pour des objets en 3D ou les courriels. Selon une étude d'il y a quelques années, sans moratoire, les pays riches pourraient perdre 0,5% de leur Produit intérieur brut (PIB).

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Économie

Dernière ligne droite et marchandages à la ministérielle de l'OMC

Publié

le

La directrice générale de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) Ngozi Okonjo-Iweala a laissé entendre qu'une feuille de route sur la réforme de l'institution n'était pas indispensable si les ministres envoient des indications fortes sur cette question à Yaoundé (archives). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

La ministérielle de l'OMC entre dans sa dernière ligne droite à Yaoundé. Le marchandage a démarré, notamment pour le moratoire sur l'e-commerce. Sur la réforme, Washington reste encore opposé à une feuille de route. Et l'Inde bloque un accord sur le développement.

Vendredi soir, cinq pays avaient affirmé ne pas pouvoir soutenir le programme de travail pour la réforme de l'organisation, a affirmé à Keystone-ATS une source proche des discussions. Les Etats-Unis, l'Inde, opposés entre eux sur le fond, le Bangladesh, le Pakistan, le Paraguay figuraient parmi eux.

Le ministre britannique au commerce Chris Bryant, qui facilite le dialogue, a multiplié samedi les rencontres avec les récalcitrants. L'Union européenne (UE) a promis de se battre "jusqu'à la dernière minute" pour un plan ambitieux que souhaite aussi la Suisse.

Il ne faut pas être "maximaliste", avait toutefois admis vendredi à Keystone-ATS la secrétaire d'Etat à l'économie Helene Budliger Artieda. Alors que la ministérielle camerounaise de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) doit s'achever dimanche à la mi-journée, des observateurs ne croient déjà plus à une possible feuille de route pour du concret d'ici 2028.

Etats-Unis très offensifs sur le moratoire

Semblant anticiper un possible échec, la directrice générale Ngozi Okonjo-Iweala avait elle laissé entendre jeudi pour la première fois qu'un "fort signal" des ministres pourrait suffire. Les Etats-Unis souhaitent une feuille de route générale. Parmi les trois chantiers sur la table pour la réforme, ils menacent d'avancer avec des coalitions de volontaires si les plurilatérales dans l'OMC ne sont pas facilitées.

Le marchandage est également intense sur le moratoire sur les transmissions électroniques et certains lient ces négociations à celles sur la réforme. L'Inde a dit ne pas s'opposer à une extension de deux ans, mais les Etats-Unis, comme la Suisse qui est moins offensive, poussent pour une solution permanente.

Plusieurs compromis, qui pourraient aller jusqu'à dix ans, sont en discussion. Selon une étude d'il y a quelques années, sans ce moratoire, les pays riches pourraient perdre 0,5% de leur PIB. Et celui des Etats en développement diminuerait de 2,5%.

L'Inde a aussi douché les espoirs de toute l'Afrique pour obtenir un succès sur le développement. Son ministre a affirmé continuer à s'opposer à arrimer l'accord sur la facilitation de l'investissement pour les pays en développement, validé par 129 pays, aux règles de l'OMC. Les effets de cet arrangement atteindraient des centaines de milliards de dollars.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Économie

Genève: 400 manifestants contre la spéculation immobilière

Publié

le

Environ 400 personnes se sont rassemblées samedi après-midi à Genève pour protester contre les expulsions de locataires. (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

A Genève, environ 400 personnes ont manifesté samedi après-midi à la Place de Neuve contre la spéculation immobilière. A l'appel de collectifs d'habitants et de l'Asloca, ils ont crié leur colère contre les expulsions de locataires.

Les congés massifs de locataires se sont multipliés ces derniers mois à Genève, affirme l'Asloca. Sous couvert de nécessité de rénover pour des raisons énergétiques, de nombreux propriétaires ont envoyé des résiliations à leurs locataires. Dernier exemple en date, les résiliations des baux au Boulevard Carl-Vogt.

"Loyers trop chers, on ne va pas se laisser faire !" ou "Le logement est un droit ! Stop aux expulsions !", pouvait-on notamment lire sur les pancartes brandies durant le rassemblement, lequel s'est déroulé sans heurt. La police genevoise a estimé la participation à 400 personnes.

Les manifestants ont notamment appelé les autorités à faire appliquer la Loi sur les démolitions et les transformations (LDTR), qui existe pour protéger les locataires en cas de travaux de rénovation. Aucune tentative de détournement de ce cadre légal ne doit être tolérée, affirme l'Asloca.

"Ces congés sont d'autant plus scandaleux qu'à chaque fois, aucune solution de relogement n'a été proposée et que certains locataires habitent leur immeuble depuis plus de cinquante ans", ajoute l'association des locataires. Dans le cas de Carl-Vogt, la caisse de pension des fonctionnaires de Bâle-Ville (PKBS), propriétaire de l'immeuble, a réévalué le calendrier des rénovations, tout en maintenant la résiliation de baux.

A Genève, où la pénurie de logements sévit, ce sujet est devenu brûlant suite à la résiliation massive, révélée en janvier, des baux au boulevard Carl-Vogt. D'autres immeubles sont concernés, dont un bâtiment à la place des Augustins.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Économie

Réforme à l'OMC: l'UE promet d'oeuvrer "jusqu'à la dernière minute"

Publié

le

"Je suis venu avec un agenda de réforme ambitieux mais indispensable", a déclaré le commissaire européen Maros Sefociv (archives). (© KEYSTONE/EPA/DEAN LEWINS)

L'UE parle d'un "moment crucial " pour l'Organisation mondiale du commerce (OMC) à la ministérielle à Yaoundé. "Nous allons travailler dur jusqu'à la dernière minute" pour une feuille de route ambitieuse, a promis samedi le commissaire européen Maros Sefcovic.

Le monde a changé et l'OMC "non", a-t-il dit à la presse. Il a affirmé avoir eu une "très bonne discussion" avec le représentant américain au commerce Jamieson Greer à la fois sur la réforme de l'organisation et sur les questions bilatérales entre Washington et Bruxelles.

"Nous nous en tiendrons aux termes" de l'accord conclu l'année dernière entre le président américain Donald Trump et celle de la Commission européenne Ursula von der Leyen et qui vient d'être avalisé par le Parlement européen, a insisté M. Sefcovic. L'UE veut "des tarifs bas ou pas de tarifs du tout", a-t-il ajouté.

Mais il faut aussi répondre avec les autres principales économies avec une approche commune, selon lui. Notamment sur la surcapacité qui pousse plusieurs d'entre elles à appliquer des mesures de sauvegarde.

A Yaoundé, les Etats-Unis ne souhaitent pas une feuille de route trop précise sur la réforme au terme de la ministérielle camerounaise. "Je suis venu avec un agenda de réforme ambitieux mais indispensable", a rétorqué M. Sefcovic.

Les Vingt-Sept veulent davantage de flexibilité pour l'organisation. Il faut avancer de manière "multilatérale lorsque l'on peut et avec des plurilatérales lorsque nous le devons". Un moyen selon lui de répondre aux questions urgentes qui se posent à l'économie mondiale.

Et M. Sefcovic de réitérer aussi la volonté européenne d'une équité plus importante à l'OMC. "Le niveau de notification des subventions est extrêmement bas" et a abouti aux distorsions de l'environnement commercial international, a insisté le commissaire.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Derniers titres

Les 2 derniers titres

Votre Horoscope

Bélier

2 Astres, en visite, vous confèrent une autorité naturelle tempérée par une sagesse inhabituelle, pour agir avec une grande justesse.

Les Sujets à la Une