Genève
Harcèlement moral et sexiste confirmé à Genève Aéroport
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Genève Aéroport devra bien payer douze mois de salaire à une ex-employée pour licenciement abusif en 2022. La Chambre administrative de la Cour de justice a rejeté le recours de la régie publique contre la décision de sa commission de recours qui avait reconnu un cas de harcèlement moral et sexiste.
Cette femme d'origine africaine avait dénoncé un groupe WhatsApp sexiste et raciste, a rappelé mardi son avocate Laïla Batou. Une plainte du Syndicat des services publics (SSP) avait abouti à l'ouverture d'une enquête interne qui avait conclu à l'absence de tout harcèlement. L'employée avait alors été licenciée pour avoir injustement accusé des collègues d'avoir porté atteinte à sa personnalité.
Saisie par l'employée, la commission de recours de Genève Aéroport, qui comprend des représentants du personnel et de l'établissement de droit public autonome, avait conclu en 2024 qu'elle avait été licenciée à tort. La commission avait annulé le licenciement et condamné l'employeur à lui verser une indemnité de près de 100'000 francs assortie d'intérêts à 5%.
Critères convaincants
Dans un arrêt du 30 septembre, la Chambre administrative admet très partiellement le recours de Genève Aéroport à l'encontre de cette décision. L'entreprise n'aura pas à octroyer d'intérêts à l'ancienne employée. Pour le reste, la justice considère que les critères retenus par la commission pour fixer une indemnité équivalant à douze mois de salaire sont convaincants.
"Genève Aéroport prend acte de la décision de la Chambre administrative et n'entend pas faire recours", a indiqué son porte-parole Ignace Jeannerat, interrogé par Keystone-ATS. Me Batou indique que sa cliente ne travaille plus pour la plateforme aéroportuaire.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Genève
G7: le Conseil d'Etat genevois impose un parcours aux manifestants
Le Conseil d'Etat genevois a délivré une autorisation pour la manifestation anti-G7 du 14 juin, mais il impose un parcours. Interrogée par Keystone-ATS, la coalition No G7 doit encore se prononcer.
Mercredi, le gouvernement a dévoilé un tracé entièrement sur la rive droite, comme le gouvernement l'avait déjà annoncé il y a une semaine. Désormais, le parcours exact est connu et empruntera des grands axes. Il partira à 16h00 du parc Mon Repos en direction du quai du Mont-Blanc, avant de rejoindre la rue de la Servette, puis la rue Hoffmann, la Place des Nations et un retour au parc Mon Repos.
Il permet de prendre en considération "les risques identifiés", "les contraintes opérationnelles" et "la sécurisation" liée aux délégations du G7, a affirmé à la presse la conseillère d'Etat Carole-Anne Kast.
En revanche, un village alternatif au parc des Cropettes est exclu par le gouvernement. Le Sommet du G7 doit avoir lieu du 15 au 17 juin à Evian (F).
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Genève
Un expert de l'ONU dénonce la Suisse pour les renvois au Burundi
La Suisse fait preuve de "lacunes" à l'égard de ses obligations internationales en renvoyant les requérants d'asile burundais dans leur pays, selon un expert indépendant de l'ONU. Comme une coalition de près de 40 ONG, il demande la suspension de ces pratiques.
L'analyse du Secrétariat d'Etat aux migrations (SEM) de la situation au Burundi est "insuffisante", a affirmé mercredi à la presse le rapporteur spécial sur le Burundi, Gaëtan Zongo, qui ne s'exprime pas au nom de l'ONU, mais est mandaté par le Conseil des droits de l'homme. Selon lui, la Suisse peut certes avoir honoré les procédures mais elle peut violer le principe de non-refoulement si son évaluation est "inexacte". Et d'ajouter qu'il ne suffit pas de garantir des procès équitables.
En quatre ans, environ 700 décisions négatives ont été rendues. Depuis 2024, 17 renvois forcés ont été menés par le SEM, dont 11 en avril dernier. Quatre cantons, dont Vaud en Suisse romande, étaient chargés de l'exécution de cette décision.
Or, certaines des personnes refoulées ont été arrêtées, détenues et contraintes de payer pour leur libération, a dit l'avocate genevoise Emma Liden, qui défend un collectif de Burundais exilés et qui a alerté M. Zongo. Dans un cas au moins, des violences sexuelles ont été observées. Et il semblerait que les autorités étaient au courant du contenu de certains dossiers d'asile suisse, selon l'avocate.
Le fait d'avoir demandé l'asile est considéré "comme un acte déloyal contre le régime", explique le rapporteur spécial de l'ONU. Il va probablement mentionner cette situation suisse devant le Conseil des droits de l'homme lors de la prochaine session qui débute mi-juin à Genève.
Rare pays européen à renvoyer
Mais il souhaite rester "discret" sur son dialogue avec les autorités suisses. Une dizaine de cas ont aussi été portés devant d'autres entités onusiennes.
Jusqu'en 2021, la Commission d'enquête internationale indépendante sur le Burundi avait dénoncé des actes équivalant à des crimes contre l'humanité dans ce pays. Ces dernières années, M. Zongo, qui a pris la suite de ces enquêteurs internationaux, a ciblé la poursuite d'abus, notamment d'arrestations et de détentions arbitraires ou de la torture.
La Suisse est l'un des rares pays européens à recourir à des renvois forcés, explique la coalition d'ONG. Elle n'a pas écouté les alertes, dit-elle encore.
Dans un document récent, le SEM a estimé la situation problématique mais ajoute que les renvois "restent possibles". Mme Liden dénonce le fait qu'il s'appuie sur des arrêts du Tribunal administratif fédéral (TAF) rendus sur une jurisprudence qui ne reflète plus la situation dans le pays. Les violations présumées doivent être documentées, a rétorqué mercredi à la presse un responsable de l'asile en Belgique.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Genève
Un portail en ligne pour les personnes en situation de handicap
Le canton de Genève lance handicaps.ge.ch, une plateforme numérique qui centralise l'ensemble des prestations destinées aux personnes en situation de handicap. Ce site vise à identifier plus rapidement les services compétents et les démarches à entreprendre.
Cette initiative a pour objectif de renforcer l'accessibilité à l'information sociale, indiquent mardi les Départements de la cohésion sociale (DCS) et de l'instruction publique (DIP) qui l'ont lancée. La plateforme, qui est intégrée au site ge.ch, s'adresse aussi bien aux familles d'enfants en situation de handicap qu'aux adultes eux-mêmes concernés.
Le portail numérique propose des ressources sur les soutiens scolaires, éducatifs et sociaux ainsi que des informations sur la santé, le logement, l'emploi, la mobilité et les loisirs. Ce site liste aussi les aides financières disponibles, les accompagnements sociaux et les dispositifs adaptés.
Tous les textes sont rédigés en langage clair. Les pages dédiées aux adultes sont disponibles en FALC (Facile à lire et à comprendre) et en LSF (Langue des signes française).
handicaps.ge.ch
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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Recours de No G7 contre les décisions des autorités genevoises
A Genève, No G7 saisit la justice. En cause: le refus du gouvernement d'autoriser une manifestation sur le pourtour de la rade le 14 juin. Pour la coalition, ce tracé est le seul à même de garantir la sécurité des participants.
"Le délai de mise en demeure ayant expiré, nous déposons cet après-midi un recours à la Chambre administrative de la Cour de justice", a indiqué mardi en milieu de journée Françoise Nyffeler, de la coalition No G7, devant les médias. Selon elle, l'arrêté du Conseil d'Etat est en contradiction avec les dispositions de la Convention européenne des droits de l'homme.
Mercredi dernier, le gouvernement a annoncé autoriser sur la rive droite exclusivement une manifestation la veille de l'ouverture du Sommet du G7, qui aura lieu du 15 au 17 juin à Evian-les-Bains (F). Il a aussi indiqué interdire les manifestations qui n'ont pas encore été dûment autorisées, ce qui exclut l'installation d'un village alternatif dans un parc de la Ville de Genève.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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