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Culture

Climage célèbre ses 40 ans avec une rétrospective à la Cinémathèque

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Les cinéastes romands Stéphane Goël (droite), et Fernand Melgar (gauche), entourent la productrice Élise Shubs au Festival du film de Locarno en 2011 pour "Vol spécial", désigné meilleur film suisse de l'année par les critiques de cinéma. (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Les films de Climage sont à (re) découvrir à la Cinémathèque suisse à Lausanne jusqu'à la fin de l'année. Le cinéaste Stéphane Goël évoque une aventure humaine et artistique toujours vivante, malgré l’absence de Fernand Melgar, figure marquante du documentaire suisse.

Fernand Melgar a refusé que ses films soient projetés. "Il ne veut plus qu'ils soient montrés dans ce contexte", a dit le réalisateur et producteur Stéphane Goël. "Je suis profondément attristé, car pour moi, les films les plus importants produits par Climage sont ceux de Melgar, comme 'La Forteresse' ou 'Vol spécial'. Ce sont des ½uvres majeures."

Cette absence témoigne d'une rupture. "C'est une réécriture de notre histoire", estime le cinéaste. Fernand Melgar avait quitté la maison de production lausannoise Climage en 2018, avant la polémique liée à la diffusion d'images de dealers à Lausanne sur les réseaux sociaux. "Depuis, il s'est complètement coupé du milieu du cinéma."

Fondée dans les années 1980 par une poignée de vidéastes romands, Climage a longtemps fonctionné comme un collectif horizontal, où les moyens et les succès étaient partagés. "Le succès d'un film bénéficiait à tout le monde", rappelle Stéphane Goël. "On achetait ensemble les caméras, les ordinateurs, le local."

"Les Dames" en 2018

Mais le temps a fait évoluer la structure. "Il y a eu un moment où il fallait devenir adulte", explique le cinéaste. Le départ de Fernand Melgar a marqué un tournant. "J'ai ressenti le besoin d'ouvrir Climage, de ne plus être un entre-soi de mecs vieillissants. Le premier film que nous avons produit à l'extérieur, c'est 'Les Dames' de Stéphanie Chuat et Véronique Reymond en 2018."

Cette ouverture a entraîné une transformation progressive vers une véritable société de production. Climage accueille désormais de jeunes réalisateurs et réalisatrices, issus de divers horizons. "On a produit "Ardente.x.s" de Patrick Muroni, "Impériale" de Coline Confort, "Maman danse" de Megan Brügger. C'est important de transmettre notre savoir-faire et de ne pas garder la reconnaissance pour soi."

De nouveaux territoires

Aujourd'hui, la maison lausannoise s'aventure dans de nouveaux territoires, comme la réalité virtuelle (VR). "On a toujours été curieux des nouvelles formes. Dans les années 80, on expérimentait déjà avec la vidéo. Maintenant, on s'intéresse à la VR, qui permet de nouvelles expériences immersives, comme avec 'Rave'."

Pour Stéphane Goël, cette évolution s'inscrit dans la continuité de l'esprit Climage. "Le monde de la production change vite, personne ne sait ce que sera le cinéma demain. Peut-être qu'on produira des youtubeurs ou des tiktokers. L'important, c'est de raconter des histoires, quel que soit le support."

Goût intact pour le réel

Stéphane Goël revendique pourtant une vraie passion pour le réel. "Le documentaire a su préserver quelque chose que le journalisme perd: le temps et les moyens d'aller en profondeur." Pour le cinéaste, cet espace de liberté est essentiel dans un monde où "le journalisme est attaqué de toutes parts".

A 60 ans, Stéphane Goël se dit "moins préoccupé par l'ego du réalisateur" et plus attentif à la transmission. "J'ai envie de faire bénéficier les plus jeunes de mes compétences, de mes contacts, de mon réseau."

Sa plus grande fierté reste "d'avoir créé comme une famille autour de Climage, un lieu où j'aime venir chaque jour, un espace ouvert où l'on peut parler, échanger, accueillir des projets".

Quant à l'avenir, le cinéaste reste lucide. "Si la SSR disparaît et que tout "se Netflixise", on ne sera pas les mieux armés pour survivre. Mais tant qu'il y aura un public pour le documentaire, on aura encore quelque chose à dire."

Climage compte trois producteurs permanents: Pascaline Sordet, Stéphane Goël et Daniel Wyss. L'équipe collabore régulièrement avec une poignée de réalisateurs et scénaristes, dont Céline Pernet.

Le 14 et le 29 novembre, la Cinémathèque suisse célèbrera quarante ans de création avec deux soirées de projection exceptionnelle.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Au château de Chillon, une soirée autour de la légende arthurienne

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Le château de Chillon servira d'écrin pour la soirée placée sous le signe des Chevaliers de la Table Ronde (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le château de Chillon accueille samedi prochain la deuxième édition de Médiéval Fantastique, placée cette année sous le signe des Chevaliers de la Table Ronde et de la légende arthurienne. Au menu: jeux de rôle, concours de costume, démonstrations de combat médiéval, conférences, tables rondes et une quête dans les salles de l'édifice médiéval.

Après une première édition dédiée à la fantasy sous toutes ses formes, la manifestation se dote cette année d'un fil rouge: les récits arthuriens, leurs chevaliers, leurs enchantements et leurs quêtes impossibles, annonce la Fondation du château de Chillon.

Le 21 mars, de 18h00 à 23h00, des conférences et des tables rondes exploreront les figures d'Arthur, du Graal ou encore d'Excalibur, et leurs réinterprétations contemporaines dans la littérature, au cinéma et à la télévision. Le public pourra plonger dans l'aventure, car une quête grandeur nature l'entraînera dans les salles du château à la recherche d'indices et d'épreuves.

Parmi les temps forts, les organisateurs mentionnent une masterclass autour du film d'animation "Les Légendaires" avec son réalisateur Guillaume Ivernel, un atelier de concept art, deux concerts de la chorale épique Tale of Fantasy, des initiations et des démonstrations de combat médiéval. Des jeux de rôle, wargames, peinture sur figurines et jeux de plateau complètent le programme.

L'an dernier, plus d'un millier de personnes avaient afflué à Chillon pour la première édition de la manifestation. Le château veut ainsi s'ouvrir à de nouveaux publics, notamment les jeunes adultes, en faisant dialoguer patrimoine et culture contemporaine.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Les artisans genevois à l'honneur du 27 au 29 mars

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A Genève, les Journées européennes des métiers d'art auront lieu du 27 au 29 mars au pavillon Sicli, dans des ateliers d'artisans et des institutions culturelles. La création d'accessoires sera l'objet d'une visite au Grand Théâtre (archives). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

A Genève, les Journées européennes des métiers d'art auront lieu du 27 au 29 mars. Différents artisans et centres de formation professionnelle seront présents au pavillon Sicli. Des artisans parleront aussi de leur savoir-faire au sein de leur atelier ou de l'institution culturelle qui les emploie.

Verrier, oculariste, luthier, peintre en lettres, modiste, abatjouriste, charpentier ornemaniste ou encore sellier: un grand nombre de métiers rares seront présentés au public pendant trois jours. La manifestation est gratuite, et certains événements sont accessibles sur inscription, notamment des ateliers et conférences.

Il en sera de même pour plusieurs visites dans des institutions culturelles, comme au Grand Théâtre où le public pourra découvrir les ateliers de décors, de perruques, de chaussures. La collection des moulages de l'Université de Genève sera aussi ouverte pour présenter les métiers de mouleur d'art, de restaurateur d'oeuvres en plâtre et de scénographe d'exposition.

https://metiersdart.ch/page-jema/2026/lieux/geneve/

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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La présidente de France Télévisions dévoile de nouvelles économies

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Delphine Ernotte Cunci affirme que France Télévisions a adopté un budget pour 2026 avec mesures d'économies (archives). (© KEYSTONE/EPA AFP POOL/LUDOVIC MARIN / POOL)

La présidente de France Télévisions assure, dans un courrier adressé au Premier ministre et dévoilé par La Tribune dimanche, que le groupe audiovisuel public a adopté un budget pour 2026 intégrant des mesures d'économies demandées par le gouvernement.

Dans cette lettre datée de vendredi, Delphine Ernotte Cunci détaille des économies de 2,3 millions d'euros sur les frais de mission et la division par deux des dépenses de taxi, à la suite de polémiques récentes sur ces frais.

"Je tiens à vous confirmer que le Conseil d'administration réuni ce jour (vendredi, NDLR) a adopté le budget rectificatif de France Télévisions pour 2026, qui intègre la baisse supplémentaire de 15 millions d'euros de la dotation publique intervenue en janvier", écrit-elle dans ce courrier dévoilé par le journal.

Elle précise que ce budget rectificatif "assurera le retour à l'équilibre dès 2026 en réduisant significativement les charges d'exploitation".

"Pour mener à bien cet effort inédit, s'élevant à 150 millions d'euros en un an, France Télévisions met en oeuvre des réformes structurantes visant à maîtriser ses charges", ajoute la dirigeante.

"Effort supplémentaire"

Dans un courrier du 23 janvier, également dévoilé par la Tribune dimanche, le Premier ministre Sébastien Lecornu avait demandé au groupe un "effort supplémentaire par rapport à la dotation initialement prévue", précisant que "cette baisse supplémentaire est exceptionnelle".

M. Lecornu avait jugé "indispensable" que France Télévisions "fasse preuve d'une attention particulière dans la maîtrise de ses frais de fonctionnement, notamment sur les postes identifiés par la Cour des comptes".

Dans un rapport publié en septembre, la Cour des comptes avait appelé France Télévisions à engager "sans délai" des "réformes structurelles" afin de rétablir une situation financière qui s'est fortement dégradée ces dernières années. Les magistrats mettaient notamment en cause la progression des charges de personnel et de fonctionnement, alors que les capitaux propres du groupe se contractaient.

Mme Ernotte-Cunci indique, dans sa lettre, que la négociation d'un nouvel accord social "a démarré le 1er février pour une durée maximum de 27 mois". Le gouvernement a abandonné l'idée d'une réforme de l'audiovisuel public avant la présidentielle de 2027.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Culture

Des films sur l'Iran et sur le Soudan grands vainqueurs du FIFDH

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Les dirigeants du Festival du film et forum sur les droits humains (FIFDH) se sont réjouis après dix jours qui ont attiré de nombreuses personnes à Genève (archives). (© KEYSTONE/EPA/MARTIAL TREZZINI)

La 24e édition du Festival du film et forum international sur les droits humains (FIFDH) à Genève honore deux films sur l'Iran et le Soudan. "A Fox Under a Pink Moon" reçoit le Grand Prix du documentaire et "Cotton Queen" est lauréat du Grand prix de la fiction.

"Ce palmarès reflète la richesse des voix que le FIFDH met en avant", ont dit samedi les co-directrices éditoriales Laura Longobardi et Laila Alonso Huarte. "Ces films révèlent des réalités souvent méconnues", selon elles.

Côté documentaire, "A Fox Under a Pink Moon" montre les tentatives de fuite d'Iran pendant cinq ans de la jeune Afghane de 16 ans Soraya Akhlaghi. Réalisé par cette artiste avec le cinéaste iranien Mehrdad Oskouei, il dénonce la violence du patriarcat.

Il reçoit pour le Grand Prix 10'000 francs, offerts par la Ville et le canton de Genève, deux fois plus que "Letters from Wolf Street", de Arjun Talwar, récompensé du prix Viera de Mello. Ce documentaire polono-allemand raconte le racisme ordinaire auquel font face les migrants en Pologne.

Pour la fiction, le Grand Prix doté de 10'000 francs par la Fondation Barbour va à "Cotton Queen", Suzannah Mirghani. Le spectateur est confronté aux luttes de pouvoir et aux récits de femmes contre la colonisation dans une région cotonnière du Soudan.

Le prix Vision for Human Rights, alimenté de 5000 francs, honore de son côté "Yurlu/Country", de Yaara Bou Melhem. Ce film sans concessions cible l'impact des abus coloniaux sur le travail, la terre et le patrimoine.

Le FIFDH se termine dimanche. Plus de 200 invités des milieux artistiques, scientifiques, politiques et militants se sont mêlés aux près de 33'000 spectateurs.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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