Vaud
Les mineurs ont pu se procurer de l'alcool une fois sur deux
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Des achats-tests d'alcool ont été réalisés dans le canton de Vaud par des jeunes de 14 à 17 ans. Environ 400 points de vente et cinq grandes manifestations ont été testés, selon la technique du client mystère. Dans près de la moitié des cas, les mineurs ont pu se procurer de l'alcool, alors que la loi l'interdit, a indiqué mercredi l'Etat de Vaud.
Sur les 4000 établissements publics (restaurants, bars, etc) ou les commerces disposant d'une autorisation de vendre de boissons alcooliques dans le canton, 399 points de vente sélectionnés par échantillonnage aléatoire ont été visités. Résultats: 186 achats-tests se sont conclus par une infraction. Vingt-cinq achats-tests ont été réalisés dans cinq grandes manifestations, dans lesquelles douze achats-tests ont abouti à de la vente d'alcool.
Les jeunes formés et encadrés par la Police cantonale du commerce (PCC), Unisanté et la Fondation vaudoise contre l'alcoolisme (FVA) ont ainsi pu se procurer des boissons alcooliques dans 47% des cas. Les deux départements en charge des achats-tests (économie et santé) soulignent que "ce taux de vente est trop important puisqu'un achat-test sur deux a abouti sur une vente d'alcool".
Sanction si récidive
Pour rappel, la vente d'alcool fermenté est autorisée à partir de 16 ans et celle d'alcool distillé à partir de 18 ans. Les acteurs de la branche sont responsables de s'assurer que les clients ont l'âge légal pour acheter de l'alcool. En cas de doute, le personnel de vente est tenu de demander une pièce d’identité, rappelle le Canton dans son communiqué.
Les manifestations ainsi que les points de vente testés ont reçu un courrier dans les 30 jours suivant les visites, les informant du résultat de l'achat-tests, avec une mise en garde en cas d'infraction. Les points de vente qui ont commis une infraction lors de ce contrôle feront l'objet d'une nouvelle vérification. En cas de récidive, ils s'exposeront à une sanction, est-il relevé.
Bons résultats des supermarchés
Les résultats, analysés par Addiction Suisse, indiquent une différence entre les types de commerces. Les supermarchés affichent de meilleurs résultats que tous les autres types de points de vente testés (cafés, restaurants, hôtels, bars, lieux de divertissements, commerces de proximité, caveaux, magasins spécialisés).
Alors que les ventes avoisinent 50% dans les établissements publics, seuls 10% de ventes ont été constatés dans les supermarchés de grande distribution. Ces résultats pourraient découler des efforts déployés en interne pour assurer le respect de la loi, selon le Canton.
S'agissant des établissements publics, un renforcement de la concertation entre les entités en charge de la réalisation des achats-tests et les associations représentant le terrain est à l'étude. La mise en place d'outils de formation destinés aux collaborateurs des points de vente concernés est aussi envisagée.
Affichage pas assez visible
Dans 52% des points de vente visités, l'avis de protection de la jeunesse était peu ou pas visible, alors que la loi prévoit l'affichage bien en évidence du cadre légal rappelant les règles relatives à la vente d'alcool aux mineurs. Les résultats indiquent une différence significative entre les commerces où cet affichage est bien en évidence et l'absence de vente aux mineurs.
La campagne vaudoise d'achats-tests, tant pour le tabac que pour l'alcool, se poursuit jusqu'en 2026, est-il encore souligné.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Économie
Pas de commerce de rafraîchissements sur le quai de St-Sulpice (VD)
Le Tribunal fédéral annule le permis de construire délivré par la commune de St-Sulpice (VD) pour l'aménagement d'un débit de glaces et boissons sur le quai durant la belle saison. L'emplacement prévu, entre la rive du lac et les bâtiments romans du prieuré et de l'église, doit rester préservé.
Le projet prévoyait d'installer le commerce sous le couvert prolongeant le bâtiment des WC publics, à proximité du débarcadère de la Compagnie générale de navigation. Une société et six particuliers se sont opposés à cet aménagement jusque devant le Tribunal fédéral.
Dans un arrêt publié mercredi, les juges de Mon Repos constatent que le bâtiment à compléter se situe dans un périmètre soumis à une planification communale spéciale. Cette dernière vise à protéger le paysage des rives du lac Léman et à garantir la mise en valeur des bâtiments historiques du prieuré et de l'église.
Même si cet espace est un lieu de délassement pour la population, ces objectifs imposent de le considérer comme une zone non-constructible, conclut la 1ère Cour de droit public. (arrêt 1C_588/2024 du 5 janvier 2026)
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Vaud
Leysin (VD) doit mieux prévenir les conflits d'intérêts
La Cour des comptes vaudoise a identifié une gestion déficiente de potentiels conflits d'intérêts au sein de la Municipalité de Leysin. Elle a recommandé de mettre en place des procédures pour prévenir tout risque, ce que les autorités ont accepté.
La Cour des comptes relève mercredi dans un communiqué qu'elle a reçu plusieurs signalements indiquant "des liens potentiellement problématiques" entre certains membres des autorités communales et des sociétés locales, en particulier Télé Leysin - Col des Mosses - La Lécherette SA (TLML SA) et l'association Leysin Outdoor.
En cause, des dossiers approuvés par la Municipalité et le Conseil communal pour un montant de plus de 7,5 millions et incluant un financement cantonal et fédéral de près d'un million. Ces dossiers concernaient le projet "Masterplan VTT" (2023), le "Concept Leysin 365" (2024) et le développement des activités ludiques à la Berneuse (2025).
La Cour des comptes a constaté que les membres de la Municipalité de Leysin "n'ont pas pris toutes les mesures nécessaires pour garantir des décisions exemptes de conflit d'intérêts", explique-t-elle. Et d'ajouter que ces municipaux "peinent parfois à identifier complètement les intérêts qu'ils représentent lors de l'exercice de multiples fonctions."
Recommandations
Cette situation n'est pas conforme à la loi sur les communes. Raison pour laquelle la Cour a recommandé d'établir une procédure de récusation et d'instaurer un registre des intérêts. La Municipalité a annoncé avoir mis en place ces mesures en novembre dernier.
Concernant TLML SA, la Cour a remarqué que cette société n'avait pas de "procédure claire" pour annoncer d'éventuels conflits d'intérêts, ce qui n’est pas conforme au cadre légal des subventions. Elle lui recommande d'instaurer "une analyse des risques et une procédure documentée pour éviter les conflits d'intérêts potentiel".
Egalement subventionnée par le Canton, l'association Leysin Outdoor doit aussi prendre des mesures. La Cour lui recommande de compléter ses statuts, de se doter des fonds propres prévus et d’établir des procédures internes pour éviter tout risque de conflit d'intérêts.
Finalement, la Cour demande aussi à l'organisme régional Chablais Région, qui a préavisé positivement des aides pour les projets, de renforcer la procédure de surveillance.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Vaud
Une réforme en profondeur est nécessaire face aux discriminations
La Ville Lausanne a dévoilé mercredi deux rapports sur sa police, secouée par les crises depuis plusieurs mois. Ces documents confirment la nécessité d'une réforme en profondeur, notamment pour détecter les discriminations.
"Les deux rapports confirment que l'organisation actuelle de la Police municipale ne permet pas, notamment, de détecter efficacement les discriminations", a affirmé devant les médias le syndic Grégoire Junod. La réforme ne sera pas toute simple et se fera sur le long terme, a-t-il ajouté, soit un horizon de quatre à cinq ans.
La Municipalité avait ouvert un espace d'écoute en octobre dernier pour le Corps de police (512 postes). Les échanges se sont faits sur une base volontaire et de manière anonyme, soit en présentiel, par téléphone ou par un formulaire en ligne. Cette mission externe a été confiée à l'étude d'avocat Kellerhals Carrard. "Il ne s'agit ni d'une enquête ni d'un audit et ni de la formulation de recommandations", a tenu à souligner l'un des avocats, Me Nicolas Gillard.
Discriminations banalisées
Les 25 témoignages de policiers et policières recueillis, dont un seul ancien collaborateur, et onze en présentiel et quatorze en ligne, ont fait l'objet d'un rapport de synthèse, présenté en premier mercredi. Sur la base donc de perceptions et de ressentis personnels, il met en évidence "une généralisation et une banalisation de discriminations, liées aux origines ethniques et à la religion", a affirmé Me Cendrine Rouvinez.
Des stéréotypes ont été décrits comme "persistants", selon elle. "Des comportements sexistes répétés à différents niveaux de la hiérarchie ont également été révélés", a-t-elle aussi dit, parlant d'attitudes "hostiles et méprisantes" envers les femmes. Les témoignages relèvent aussi des pratiques de promotions "opaques ou influencées par du copinage".
Le document évoque aussi des perceptions de mise à l'écart de personnes ayant des avis divergents soit "une culture de groupes", d'inégalités de traitement dans certains processus internes et de difficultés rencontrées dans le recours aux mécanismes de signalement. Me Rouvinez a aussi fait part de sentiments "d'impuissance, d'usure et de frustration" ainsi que de "perte de confiance vis-à-vis de la Municipalité".
La Municipalité a assuré prend ces retours "avec le sérieux requis", consciente d'une "certaine souffrance" dans les rangs de la police. Elle a d'ailleurs indiqué qu'elle maintenait la structure d'écoute.
Trois axes prioritaires
S'agissant du deuxième mandat, confié à André Duvillard, ancien délégué du réseau national de sécurité et ancien commandant de la police neuchâteloise, il doit mettre en oeuvre des réformes permettant d'améliorer le climat de travail et l'organisation de la Police de Lausanne en faveur aussi bien des policières et policiers que de l'ensemble de la population.
Son rapport intermédiaire montre aussi plusieurs dysfonctionnements. Son analyse, qui doit encore être approfondie, souligne notamment "la nécessité de renforcer les dimensions managériales, sociales et déontologiques de l'action policière". Il parle de trois axes de travail prioritaires: l'analyse et la priorisation des missions, la culture institutionnelle et la modification des comportements basée sur une posture déontologique.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
Deux vagues de "Montreux Jazz Festival Spotlight Sessions" en 2026
Le Montreux Jazz Festival (MJF) mettra à nouveau à l'honneur des artistes émergents pour sa 4e édition des "MJF Spotlight Sessions". Six "talents prometteurs" se produiront à Villars-sur-Ollon (VD) durant trois week-ends entre le 6 mars et le 4 avril 2026. D'autres événements y auront lieu cet automne.
Le public pourra d'abord découvrir Etta Marcus (06.03), voix montante de l'indie pop britannique, avant de profiter du "groove solaire" d'Ino Casablanca (07.03), "nouveau surdoué du rap français nommé aux Victoires de la musique, se réjouit le festival montreusien dans un communiqué mercredi.
Le deuxième week-end (13.03-14.03), l'auteur-compositeur parisien Steve Ibrahim se produira au Théâtre du Villars Palace entre indie folk et R&B alternatif, un jour avant Friqtao, pianiste français révélé par ses performances improvisées dans les gares, cette fois entre pop, hip-hop et musique classique.
Les 3 et 4 avril, la station vaudoise accueillera le chanteur britannique Sekou, qui puise autant dans le gospel que la pop, ainsi que la francophone Mathilde Fernandez, moitié du duo ascendant vierge, qui se dévoilera dans un projet piano-voix pop et intimiste.
Deuxième session cet automne
Nouveauté de cette année - qui marque la 60e édition du Montreux Jazz Festival -, une seconde vague de Spotlight Sessions sera organisée en octobre, les week-ends des 2 et 3 et du 9 et 10. Le festival se déroulera, lui, du 3 au 18 juillet 2026.
Pour mémoire, le projet MJF Spotlight a été lancé durant la pandémie en 2021, afin de soutenir et promouvoir les artistes émergents au travers de contenus digitaux. Depuis, le concept a évolué avec la création d'événements spéciaux, pendant le Montreux Jazz Festival et durant le reste de l'année.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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