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Suisse

Valais: l'effet domino de l'application du renchérissement

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Président du gouvernement valaisan, Mathias Reynard a plaidé en faveur de l'octroi d'un crédit supplémentaire de 20,7 millions de francs pour son Service de la santé publique (photo d'archives). (© KEYSTONE/ALESSANDRO DELLA VALLE)

Le Conseil d'Etat valaisan a obtenu, mardi, l'octroi d'un crédit supplémentaire de 20,7 millions de francs pour son Service de la santé publique (SSP) pour 2025. Cette demande s'explique notamment par l'acceptation rétroactive du renchérissement.

En 2025, le SSP s'est vu allouer des moyens en augmentation d'environ 21 millions de francs net (+2,6% par rapport au budget 2024). Cette hausse "s’avère insuffisante", selon le Conseil d'Etat dans son message au Parlement. A la suite d’une estimation effectuée avec les données disponibles à fin juin 2025, un manque de financement évalué à 20.7 millions a été constaté.

Début janvier 2025, le Conseil d’Etat a décidé d’augmenter de 0.8% (correspondant au renchérissement intégral 2025 de 0.6% et au rattrapage 2024 de 0.2%) les salaires des employés d’Etat, des enseignants cantonaux ainsi que des autorités judiciaires et représentants du ministère public. Cette hausse a également été octroyée pour le secteur parapublic.

Diverses autres raisons

L'impact de cette décision entraîne une charge supplémentaire non prévue au budget, d'environ 6,7 millions de francs pour le SSP. Le dépassement restant concerne principalement des dépenses liées et incompressibles dans les secteurs hospitaliers, des soins de longue durée et du subventionnement des primes d’assurance-maladie (environ 7 millions de plus que prévu au budget). L'octroi de ce crédit supplémentaire s'explique également par l'augmentation de la valeur du point Tarmed.

"Ces dernières années, à l'exception de la période Covid, aucun crédit supplémentaire n'a été requis ou accordé au Département de la santé, des affaires sociales et de la culture (DSSC) pour des dépenses liées à la santé", a rappelé Ludivine Luy (Le Centre du Valais romand), lors du débat de mardi matin.

La grogne de l'UDC

"Nous votons oui à ce crédit supplémentaire, parce que nous sommes un Parlement responsable", a résumé Philipp Loretan (NEO). "Il est de notre responsabilité d'accorder ce crédit, car il correspond à une dépense et à une activité réelles", a corroboré Arfedita Bogiqi (PS).

"Cette demande de crédit est plus qu'un signe d'une mauvaise planification, c'est le symptôme d'un système malade", a tancé Christian Gasser (UDC du Haut-Valais). "Si nous acceptons ces 20,7 millions de francs, nous donnons un signal fatal: le Conseil d'Etat peut faire ce qu'il veut et le Grand Conseil finira par avaliser." "Le critère d'urgence pour l'octroi de ce crédit n'est pas rempli", a ajouté Rémy In-Albon (UDC du Valais romand).

Au vote, la rallonge financière demandée par le gouvernement a été acceptée par 102 voix contre 7 et 17 abstentions. L'entrée en matière avait été préalablement acceptée par 100 voix contre 7 et 18 abstentions.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse Romande

Procès ajourné pour un problème de traduction en langue dari

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Le Tribunal cantonal a été obligé d'ajourner le procès du jour pour une question de traduction (photo d'illustration). (© KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

Le Tribunal cantonal valaisan aurait dû juger mardi un Afghan pour tentative d'assassinat sur son épouse. En première instance, il avait écopé de 10 ans de prison et d'une expulsion de 15 ans de Suisse. Le procès a finalement été ajourné pour un problème d'interprète.

Le prévenu, désireux de s'exprimer dans sa langue maternelle - le dari -, comme c'est son droit le plus strict, la Cour a entamé le procès en assermentant une interprète de la région. A la deuxième question, celle-ci a admis une connaissance limitée de cette langue.

Président du Tribunal, Christophe Pralong a alors interrompu les débats, cherchant un traducteur remplaçant. Après une petite demi-heure, le TC a choisi d'ajourner le procès, n'ayant pas pu trouver la perle rare. Le fils de l'accusé, puis l'un de ses cousins se sont offerts pour traduire. Au vu de la proximité de ces personnes avec le prévenu, le TC a refusé cette solution.

"Nous essayerons de fixer au plus vite une nouvelle date. Ce dossier est (ndlr: désormais) prioritaire", a conclu Christophe Pralong.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Lancement d'une initiative pour freiner l'administration fédérale

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L'initiative des Jeunes PLR prévoit que l'Assemblée fédérale puisse augmenter les dépenses du personnel dans une situation d'urgence (archives). (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

L'administration fédérale croît "silencieusement, continuellement, sans frein", critiquent les Jeunes PLR. Ils lancent mardi une initiative populaire visant à lier la croissance des dépenses de la Confédération à l'évolution du salaire médian de la population.

Le texte prévoit que le Parlement puisse dépasser cette limite en cas d'urgence. Il exclut également le domaine des EPF.

Sur leur site Internet, les Jeunes PLR fustigent le fait que, par des salaires élevés et des effectifs toujours plus importants, l'Etat attire à lui des spécialistes issus du secteur privé. La pénurie de main-d'oeuvre s'en retrouve aggravée. Cette évolution entraîne aussi une bureaucratie croissante.

Les Jeunes PLR demandent que l'Etat remplisse ses missions essentielles, "tout en laissant à l'individu l'espace nécessaire à son épanouissement économique et social". Ils ont jusqu'au 14 octobre 2027 pour récolter les 100'000 signatures nécessaires. Des élus fédéraux du PLR, du PVL, du Centre et de l'UDC font partie du comité, lit-on dans la Feuille fédérale.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Givaudan avec des recettes en repli au premier trimestre

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Les effets négatifs liés aux devises sont estimés à 182 millions de francs (-9,2%). Les acquisitions ont, elles eu un effet positif de 24 millions (1,2%), peut-on encore lire. (© KEYSTONE/MICHAEL BUHOLZER)

Givaudan a vu ses revenus reculer au premier trimestre, plombés par les effets de change. Le géant verniolan des arômes et parfums dévie de ses objectifs de moyen terme, qu'il maintient toutefois.

De janvier à mars, le chiffre d'affaires a reculé de 5,2% sur un an à 1,88 milliard de francs, annonce la multinationale mardi dans un communiqué. A taux de change constant, les recettes ont crû de 2,8%.

Les effets négatifs liés aux devises sont estimés à 182 millions de francs (-9,2%). Les acquisitions ont, elles eu un effet positif de 24 millions (1,2%), peut-on encore lire.

Dans le détail, le segment parfums s'est contracté de 0,6% à 1,00 milliard de francs, alors que les arômes ont chuté de 10% à 871 millions.

Ce premier pointage de l'année correspond peu ou prou aux attentes des analystes consultés par AWP, qui tablaient sur des recettes de 1,87 milliard. Le segment arômes a en revanche fait moins bien qu'escompté, attendu à 890 millions. La croissance organique était attendue à 1,7%.

Le groupe ne formule pas de perspectives pour l'exercice en cours. La direction, nouvellement menée par Christian Stammkoetter, maintient les objectifs de moyen terme, soit une croissance moyenne du chiffre d'affaires de 4 à 6%, à périmètre constant, pour la période 2026-2030.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Suisse

Recul des ventes pour Sika au 1er trimestre

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Le chiffre d'affaires publié par Sika est quelque peu supérieur aux 2,46 milliards anticipés par les analystes interrogés par l'agence AWP, tandis que l'évolution organique affichée de -0,2% est nettement meilleure que les -1,8% attendus. (© KEYSTONE/WALTER BIERI)

Le chimiste de la construction Sika a vu ses ventes se contracter sur les trois premiers mois de l'année, notamment sous le coup des effets de changes. Les perspectives pour l'ensemble de l'année ont néanmoins été maintenues, malgré la guerre au Moyen-Orient.

Entre janvier et mars, les recettes du groupe zougois se sont contractées de 7,0% à 2,49 milliards de francs. Hors effets des devises, les ventes ont par contre augmenté de 0,9%, tandis que les acquisitions ont contribué à hauteur de 1,1%, a-t-il détaillé mardi dans un communiqué.

Les effets de changes ont pesé à hauteur de 213 millions sur les recettes du groupe, illustrant la force du franc par rapport aux monnaies asiatiques et au dollar.

Le chiffre d'affaires publié par Sika est quelque peu supérieur aux 2,46 milliards anticipés par les analystes interrogés par l'agence AWP, tandis que l'évolution organique affichée de -0,2% est nettement meilleure que les -1,8% attendus.

Première région en matière de ventes, la zone englobant l'Europe, le Moyen-Orient et l'Afrique a crû de 3,6% en monnaies locales, tandis que les Amériques se sont contractées de 0,8% et l'Asie-Pacifique a baissé de 2,2%.

Le directeur général Thomas Hasler s'attend à réaliser cette année des économies de 80 millions de francs, grâce à son programme de réduction des coûts Fast Forward. Les économies totales de 150 à 200 millions prendront pleinement effet à partir de 2028.

Observer "attentivement" la situation ___

La direction avait lancé à l'automne 2025 un vaste plan de restructuration destiné à redorer la rentabilité du groupe, avec une réduction des effectifs à hauteur de 1500 personnes, principalement en Chine.

M. Hasler a par ailleurs dit observer "très attentivement" les effets de la guerre au Moyen-Orient - impact sur les chaînes d'approvisionnement et coûts des matières premières - "afin de prendre à temps des mesures appropriées".

La direction s'attend cette année à une évolution limitée du marché mondial. Après un recul anticipé du secteur de la construction au premier semestre, ce dernier devrait rebondir en seconde partie d'exercice, selon les prévisions de Sika.

Concrètement, le groupe a confirmé viser pour l'ensemble de 2026 une croissance en monnaies locales de 1% à 4%, pour une marge brute d'exploitation (Ebitda) de 19,5% à 20,0%, notamment grâce aux acquisitions. D'ici 2028, la société vise toujours une croissance "durable et profitable", avec une accélération des ventes hors effets de changes de 3-6% et une marge Ebitda de 20-23%, selon des documents à l'attention des analystes.

Sika se vante de disposer d'une part de marché de 12% dans un secteur représentant au niveau mondial 100 milliards de francs.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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