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Iran: la mobilisation ne faiblit pas, craintes d'une répression

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La République islamique fait face à l'un de ses plus grands mouvements d'opposition depuis sa mise en place en 1979 (archives). (© KEYSTONE/EPA/PHIL NIJHUIS)

Les craintes d'une brutale répression montaient samedi en Iran, pays coupé du monde par un blocage d'internet après de nouvelles manifestations dans la nuit. Des ONG ont signalé des dizaines de morts depuis le début du mouvement.

La République islamique fait face à l'un de ses plus grands défis depuis sa mise en place en 1979. Le pays est désormais privé d'internet depuis 36 heures à la suite d'une coupure imposée par les autorités sur l'ensemble du territoire, selon l'ONG de surveillance de la cybersécurité Netblocks. Dans ces conditions, peu d'informations filtrent.

La coupure d'internet vise "à dissimuler les violences infligées lors de la répression", ont mis en garde sur Instagram les cinéastes iraniens dissidents, Jafar Panahi et Mohammad Rasoulof, appelant la communauté internationale à "mettre en place des moyens de communication" pour surveiller la situation.

La lauréate du prix Nobel de la Paix 2003, l'avocate iranienne en exil Shirin Ebadi, a aussi dit redouter un "massacre sous le couvert d'un black-out total". Elle s'est notamment alarmée d'informations faisant état de raids des forces de sécurité dans les hôpitaux contre des manifestants blessés.

"Gros problèmes"

L'ONG Amnesty International a dit analyser des éléments semblant montrer une intensification de la répression ces derniers jours. Depuis le début le 28 décembre de la contestation, au moins 51 manifestants, dont neuf enfants, ont été tués et des centaines d'autres blessés, a dénombré vendredi l'organisation Iran Human Rights, basée en Norvège.

"Il me semble que le peuple est en train de prendre le contrôle de certaines villes, ce que personne n'aurait cru possible il y a encore quelques semaines", a lancé vendredi Donald Trump, estimant que l'Iran avait "de gros problèmes". La veille, il avait réitéré ses menaces de "frapper très fort" le pays en cas de vague de répression meurtrière.

Appel du chah

Le fils de l'ancien chah, renversé à l'époque, et figure de l'opposition iranienne en exil aux Etats-Unis, Reza Pahlavi, a appelé les Iraniens à "se préparer à prendre" les centres-villes, leur demandant de descendre dans la rue samedi et dimanche en fin de journée.

Le président américain a toutefois jugé prématuré que Reza Pahlavi endosse un rôle dirigeant en cas de chute du régime, alors que le fils du chah s'est dit prêt à "rentrer dans son pays natal" dans un avenir "très proche".

Slogans anti-gouvernementaux

Après une forte mobilisation jeudi, de nouvelles manifestations de masse ont secoué Téhéran et d'autres grandes villes dans la nuit, selon des images vérifiées par l'AFP, diffusées sur les réseaux sociaux via des moyens satellitaires.

Dans le quartier de Saadatabad à Téhéran, des Iraniens ont scandé des slogans anti-gouvernementaux, notamment "Mort à Khamenei", du nom du guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei. Des chaînes de télévision en persan basées à l'étranger ont aussi diffusé des vidéos de nombreux protestataires à Machhad, dans l'est, à Tabriz, dans le nord, et dans la ville sainte de Qom.

"En pleine guerre"

Dans un discours offensif, le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, avait averti vendredi que son pays ne "reculerait pas" face à la contestation. "Nous sommes en pleine guerre", a ensuite lancé Ali Larijani, un de ses proches conseillers qui dirige la plus haute instance de sécurité, dénonçant "des incidents orchestrés de l'extérieur".

Le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi a lui accusé les Etats-Unis et Israël d'ingérence dans le mouvement. L'armée iranienne a de son côté assuré qu'elle "protégerait et sauvegarderait vigoureusement les intérêts nationaux" contre un "ennemi cherchant à perturber l'ordre et la paix".

La télévision d'État a diffusé samedi des images des funérailles - auxquelles ont notamment assisté une vaste foule dans la ville méridionale de Chiraz - de membres des forces de sécurité tués lors des manifestations.

Le pouvoir iranien n'avait pas été confronté à une telle contestation depuis celle provoquée par la mort en 2022 de Mahsa Amini, arrêtée pour avoir enfreint le strict code vestimentaire féminin.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Important rassemblement pour les 50 ans du coup d'Etat en Argentine

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Le rassemblement, un des plus massifs des dernières années à Buenos Aires, intervient dans un contexte crispé de lutte pour la mémoire. (© KEYSTONE/AP/Rodrigo Abd)

Plusieurs dizaines de milliers d'Argentins ont manifesté mardi à Buenos Aires pour marquer le 50e anniversaire du coup d'Etat qui a instauré la meurtrière dictature de 1976-1983, selon des journalistes de l'AFP. Ils appelaient à ne pas "oublier".

Le rassemblement, un des plus massifs des dernières années dans la capitale argentine, a rempli en une foule compacte dans l'après-midi toute la Place de Mai, aux abords de la présidence, débordant sur de proches avenues. Plusieurs villes ont aussi vu des manifestations en ce "Jour de la mémoire pour la vérité et la justice".

Ces marches annuelles, à l'initiative d'organisations de droits, syndicats, mouvements sociaux, interviennent dans un contexte crispé de lutte pour la mémoire.

L'exécutif du président Javier Milei conteste le bilan des organismes de droits de 30'000 morts et disparus, dénonce une "vision biaisée" de la mémoire par la gauche, et revendique une "mémoire complète" intégrant les victimes de guérillas de gauche des années 1970.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Législatives danoises: les sociaux-démocrates en tête mais en recul

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La première ministre danoise sortante Mette Frederiksen devra trouver des alliés pour continuer à gouverner. (© KEYSTONE/AP/Sergei Grits)

Le bloc de gauche de la Première ministre danoise sociale-démocrate Mette Frederiksen est arrivé en tête mardi des élections législatives. Mais il est en net recul face à un bloc regroupant la droite et l'extrême droite, selon les sondages à la sortie des urnes.

Avec 19,2% des voix, les sociaux-démocrates seraient à leur niveau le plus bas depuis 1901, loin des 27,5% de 2022, selon le sondage de télévision publique DR. Le bloc de gauche, constitué de la formation de Mme Frederiksen et des autres partis de gauche, n'obtiendrait pas la majorité des 179 sièges, avec 83 à 86 sièges, selon les sondages publiés par les télévisions DR et TV2.

D'après ces mêmes enquêtes, la droite et l'extrême droite rassembleraient elles entre 75 et 78 sièges. Les Modérés (centre) apparaissent comme le "faiseur de roi" de cette élection puisqu'ils obtiendraient 8,2%, soit 14 sièges, selon ces sondages.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Bolsonaro autorisé à purger temporairement sa peine à domicile

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Jair Bolsonaro a été condamné à 27 ans de réclusion pour tentative de coup d'Etat. Il purgeait depuis la mi-janvier sa peine dans le complexe pénitentiaire de Papuda, à Brasilia (archives). (© KEYSTONE/AP/ERALDO PERES)

Un juge de la Cour suprême brésilienne a autorisé Jair Bolsonaro à purger sa peine à domicile, à titre temporaire, quand l'ex-président sortira de l'hôpital où il est soigné actuellement pour une bronchopneumonie. Une décision prise pour des raisons "humanitaires".

"J'autorise l'assignation à résidence humanitaire temporaire (...) pour une durée initiale de 90 jours", a déclaré le juge Alexandre de Moraes dans un document judiciaire obtenu par l'AFP. Ce délai pourra être renouvelé selon les expertises médicales.

Condamné à 27 ans de réclusion pour tentative de coup d'Etat, Jair Bolsonaro, 71 ans, purgeait depuis la mi-janvier sa peine dans le complexe pénitentiaire de Papuda, à Brasilia.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Le pinot noir actuel était déjà cultivé en France au Moyen-Age

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Cette découverte atteste que, depuis au moins 600 ans, le pinot noir, "cépage de rois" emblématique de Bourgogne, a été reproduit par des générations de viticulteurs grâce à des techniques de "propagation clonale", comme le bouturage (image d'illustration). (© KEYSTONE/URS FLUEELER)

C'est un pépin retrouvé dans les latrines d'un hôpital du XVe siècle qui raconte un pan d'histoire de la viticulture en France. Son ADN a révélé qu'il s'agit d'un pinot noir, reproduit à l'identique jusqu'à nos jours par des techniques de clonage comme le bouturage.

"Le XVe siècle, c'est la fin de la guerre de Cent Ans, c'est Jeanne d'Arc. D'une certaine manière, ça veut dire qu'elle aurait pu croquer le même raisin que nous", s'enthousiasme le paléogénéticien Ludovic Orlando, co-auteur d'une étude publiée mardi dans la revue Nature Communications.

Impossible de dire si le fruit, déniché au milieu d'autres déchets alimentaires dans une "poubelle" médiévale à Valenciennes (Nord), "était consommé comme du raisin de table ou si les gens de l'époque en faisaient du vin", raconte l'archéobotaniste Laurent Bouby, autre co-auteur de l'article.

Mais le séquençage de son génome a fourni de précieuses indications sur la plante qui l'a porté. A savoir un pied de vigne rigoureusement identique au pinot noir moderne.

Ce qui atteste que, depuis au moins 600 ans, ce "cépage de rois" emblématique de Bourgogne a été reproduit par des générations de viticulteurs grâce à des techniques de "propagation clonale", comme le bouturage.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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