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Économie

Christine Lagarde remercie "ceux qui dénigrent" l'Europe

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Christine Lagarde au Forum économique mondial (WEF) de Davos. (archive) (© KEYSTONE/AP/Markus Schreiber)

La présidente de la Banque centrale européenne (BCE), Christine Lagarde, a salué vendredi les critiques adressées à l'Europe durant la Forum économique de Davos. Elles représentent une chance de remise en question, a dit Mme Lagarde.

"L'Europe a pas mal été dénigrée ces derniers jours mais au fond, c'est plutôt une bonne chose et nous devrions remercier ceux qui la dénigrent", a lancé Mme Lagarde lors d'une discussion en clôture du forum dans les Alpes suisses. "Parce que cela nous a fait pleinement prendre conscience que (...) nous devons nous concentrer davantage sur l'innovation, l'amélioration de la productivité et tout le reste", a-t-elle détaillé.

Dans un discours très scruté à Davos, le président américain Donald Trump avait notamment pointé du doigt les faiblesses de l'Europe, critiquant violemment ses alliés. Son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky a regretté de son côté à Davos que l'Europe se montre "fragmentée" plutôt que de s'afficher comme "une vraie puissance mondiale".

"Nous avons entendu beaucoup de bruit cette semaine" mais "nous devons distinguer les signaux du bruit", a poursuivi Christine Lagarde, insistant sur l'importance de dire "la vérité". "La confiance et la vérité vont ensemble. Bâtir la confiance prend du temps, mais la saper beaucoup moins", a-t-elle développé, et "la confiance a été sapée un peu, peut-être beaucoup".

La banquière centrale a dit avoir "une immense confiance et affection pour le peuple américain. Et je sais qu'en fin de compte, les valeurs les plus profondes l'emporteront". Christine Lagarde a également appelé à "être attentif à la manière dont les richesses sont réparties et au creusement des inégalités".

"Si nous ne prenons pas cela au sérieux, nous allons droit vers de vraies difficultés. (...) Il faut aussi garder à l'esprit que, dans certains pays, les conditions sont mauvaises et empirent", a-t-elle ajouté. De son côté, la directrice générale du Fonds monétaire international, Kristalina Georgieva, a rappelé que même si la prévision de croissance mondiale venait d'être relevée à 3,3% en 2026 malgré les tensions persistantes, c'est "insuffisant".

"Ne cédons pas à la complaisance. La croissance n'est pas assez solide. Et parce qu'elle ne l'est pas, la dette qui pèse sur nous, qui atteint 100% du PIB, va devenir un fardeau particulièrement lourd", a-t-elle mis en garde.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Économie

Easyjet creuse ses pertes au premier trimestre

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Sa performance en demi-teinte reflète notamment le fait qu'il faut d'ordinaire plusieurs années pour que ce type d'"investissements stratégiques" atteignent la rentabilité, souligne l'entreprise. (© KEYSTONE/EPA EFE/ALEJANDRO GARCIA)

La compagnie aérienne britannique Easyjet a annoncé jeudi des pertes en hausse de 52% pour son premier trimestre décalé, pénalisée par "ses investissements stratégiques" dans des aéroports italiens et un "environnement concurrentiel toujours marqué".

Les pertes avant impôts du transporteur low cost s'élèvent à 93 millions de livres (107,4 millions d'euros) pour les trois mois achevés fin décembre, contre 61 millions de livres l'an passé sur le même trimestre, un résultat présenté comme "conforme aux attentes". Le groupe n'a pas communiqué sur sa perte nette.

Easyjet avait annoncé fin 2024 son expansion en 2025 dans les deux aéroports italiens de Milan-Linate et Rome Fiumicino.

Sa performance en demi-teinte reflète notamment le fait qu'il faut d'ordinaire plusieurs années pour que ce type d'"investissements stratégiques" atteignent la rentabilité, souligne l'entreprise.

Les pertes du groupe sont "partiellement compensées" par "la croissance des bénéfices" de son offre de séjours EasyJet Holidays, pour laquelle "une augmentation de 20% du nombre de clients" a été observée sur un an.

Le chiffre d'affaires a lui progressé de 11%, à 2,257 milliards de livres.

Le groupe fait part d'une augmentation de 7% du nombre de passagers sur la période, "supérieure à la croissance de 5%" de la capacité en nombre de sièges, ce qui se traduit par un coefficient de remplissage de 90%.

Malgré les pertes, la compagnie affiche "des réservations record en janvier pour la cruciale saison estivale et ses perspectives sont inchangées", note Russ Mould, analyste chez AJ Bell. En outre "les compagnies aériennes sont souvent dans le rouge pendant la période hivernale, où la demande est plus faible".

Les investisseurs hésitaient jeudi et le titre d'Easyjet à la Bourse de Londres baissait de 0,75% en début d'après-midi, après avoir initialement évolué en terrain positif.

Interrogé lors d'une conférence de presse en ligne jeudi matin, le directeur général d'Easyjet, Kenton Jarvis a par ailleurs indiqué que la compagnie est en discussions avec le groupe Starlink d'Elon Musk et d'autres fournisseurs pour installer le wifi à bord de ses avions, mais que "pour l'instant" ce ne serait pas rentable pour l'entreprise.

Ces déclarations interviennent après que Michael O'Leary, le patron de la compagnie concurrente Ryanair, a dit refuser d'utiliser le système Starlink pour connecter ses avions à internet en raison de son coût, à l'origine d'une passe d'arme avec Elon Musk via les réseaux sociaux et la presse.

M. Jarvis a aussi réagi au vote du Parlement européen la semaine dernière visant à imposer aux compagnies aériennes d'inclure davantage de bagages à main dans le prix du billet (une initiative qui doit encore être discutée avec les Etats membres).

Le patron a dit espérer que cela ne se concrétise pas car cela conduirait, selon lui, à faire peser leur coût sur l'ensemble des passagers.

En outre "il n'y a tout simplement pas assez de place en cabine. C'est donc une autre idée saugrenue. On en reviendrait à l'époque où il fallait décharger les bagages cabine et les mettre en soute, ce qui entraînerait des retards de vols", a-t-il ajouté.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Économie

L'Aide suisse à la montagne veut aider les entreprises du bois

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L'Aide suisse à la montagne espère récolter 1 à 1,2 million de francs lors de sa campagne de février, portée par le thème du bois. (Image d'illustration) (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

L'Aide suisse à la montagne a présenté jeudi sa nouvelle campagne, orientée vers les entreprises du bois. Son but est de maintenir l'emploi et de permettre aux habitants de continuer à vivre dans ces régions.

Le secteur du bois est le troisième employeur en nombre d'emplois dans les régions de montagne, ont rappelé les intervenants devant la presse à Lausanne.

Seulement, les contraintes topographiques (accès à des terrains, éloignement), la concurrence étrangère et les marges serrées compliquent les lourds investissements pour les petites et moyennes entreprises. Il s'agit notamment d'acquérir des machines ou de rénover les ateliers de production pour rester compétitif.

L'Aide suisse à la montagne lancera sa campagne de dons auprès de la population du 2 au 14 février. Elle espère récolter 1 à 1,2 million de francs.

Souvent associée au soutien à l'agriculture, la fondation souhaite aussi par ce thème augmenter sa visibilité et son soutien au secteur des arts et métiers.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Le commerce extérieur suisse a résisté en 2025

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En 2025, les entreprises helvétiques ont exporté pour 287,0 milliards de francs de marchandises, en hausse de 1,4% (archives). (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Le commerce extérieur de la Suisse a résisté à un environnement volatil l'an passé. Les exportations ont progressé à la faveur de la bonne tenue des envois de la chimie-pharmacie et de la demande en Europe et aux Etats-Unis. Les livraisons vers l'Asie ont ralenti.

En 2025, les entreprises helvétiques ont exporté pour 287,0 milliards de francs de marchandises, en hausse nominale (non corrigé des prix) de 1,4%. Les importations ont quant à elles progressé de 4,5% à 232,7 milliards, a détaillé jeudi l'Office fédéral de la douane et de la sécurité aux frontières (OFDF).

Le commerce extérieur de la Suisse boucle ainsi l'année écoulée sur un excédent de 54,3 milliards, en recul de 10% par rapport à 2024.

C'est le secteur des produits chimiques et pharmaceutiques (+2,2%) qui a tiré une fois de plus les échanges commerciaux de la Confédération, ralentissant toutefois après une très forte progression en 2024. Le domaine des machines, de l'électronique et des appareils a par contre reculé (-0,6%), a détaillé l'OFDF jeudi dans un communiqué.

Dans le domaine du luxe, l'horlogerie (-1,7%) a poursuivi son repli, alos que les bijoux et la joaillerie (+6%) a accéléré.

L'Europe a continué de jouer son rôle de premier client des exportateurs suisses avec des ventes de 147,2 milliards de francs (+1,9%) vers l'Union européenne. Les envois vers l'Amérique du Nord (+3,8%) et l'Amérique du sud (+3,1%) ont également accéléré.

Les exportations vers l'Asie ont par contre reculé (-1,9%), principalement vers la Chine (-6,1%), le Japon (-4%) et Hong Kong (-8,5%).

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

Chinois et Britanniques veulent mieux collaborer

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Royaume-Uni et Chine entendent mieux collaborer à l'avenir. (© KEYSTONE/EPA/JESSICA LEE)

Le président chinois Xi Jinping et le Premier ministre britannique Keir Starmer ont affirmé jeudi la nécessité de renforcer les relations entre leurs pays. Une volonté affichée après des années de crispations et dans un contexte de tensions globales.

Les différends existants ne doivent pas empêcher la coopération, a déclaré M. Starmer lors d'une brève apparition devant les journalistes au début de son entretien avec M. Xi au Palais du peuple.

"La Chine est un acteur essentiel sur la scène internationale et il est vital de construire une relation plus sophistiquée dans laquelle nous identifions les opportunités de collaboration, tout en permettant un dialogue constructif sur les sujets sur lesquels nous ne sommes pas d'accord", a-t-il dit sans spécifier les différends (Ukraine, Hong Kong, accusations réciproques d'espionnage...).

"En tant que membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies et de grandes puissances économiques mondiales, la Chine et le Royaume-Uni doivent renforcer leur dialogue et leur coopération", qu'il s'agisse de sécurité internationale ou d'économie, a abondé M. Xi.

Arrivé en Chine mercredi soir, M. Starmer effectue pendant trois jours la première visite en Chine d'un chef du gouvernement britannique depuis celle de la conservatrice Theresa May en 2018.

Pour Londres comme pour un certain nombre d'autres capitales occidentales, il s'agit d'explorer les voies d'une coopération plus soutenue avec la deuxième puissance économique mondiale, sur fond de rivalités internationales exacerbées, et alors que le président américain Donald Trump ébranle les alliances du passé.

Même la relation des Etats-Unis avec le traditionnel allié britannique se fait plus incertaine.

Le déplacement de M. Starmer en Chine intervient peu après ceux du Canadien Mark Carney et du Français Emmanuel Macron.

Donald Trump lui-même a indiqué qu'il se rendrait en Chine en avril. Une visite largement mise en avant par Downing Street pour déminer les questions sur la manière dont la venue de M. Starmer à Pékin pourrait être perçue par Donald Trump.

"Notre relation avec les États-Unis est l'une des plus étroites que nous ayons, notamment en matière de défense, de sécurité, de renseignement, mais aussi de commerce et dans bien d'autres domaines", a insisté Keir Starmer dans l'avion qui le menait en Chine.

"Intérêt national"

Mais il a jugé qu'il serait "absurde" pour le Royaume-Uni de se détourner de Pékin, malgré les critiques sur sa stratégie de rapprochement avec la Chine au Royaume-Uni.

En débutant sa visite en Chine, Keir Starmer a affiché sa volonté de développer une nouvelle relation "cohérente et globale" avec Pékin, loin des tensions qui ont marqué la période de ses prédécesseurs conservateurs, mais "sans compromettre" non plus la sécurité nationale britannique.

"C'est dans notre intérêt national de dialoguer avec la Chine. C'est la deuxième économie mondiale et, en incluant Hong Kong, c'est notre troisième partenaire commercial", a affirmé Keir Starmer à son arrivée à la cinquantaine de chefs d'entreprises qui l'accompagnent, notamment des secteurs de la pharmacie, de l'automobile et de la finance.

Le gouvernement travailliste de M. Starmer a fait de la relance de l'économie britannique sa priorité.

Selon Downing Street, MM. Xi et Starmer devaient évoquer les relations commerciales et les investissements, mais aussi des enjeux de sécurité nationale.

Interrogé par les journalistes dans l'avion qui le menait en Chine, le Premier ministre est resté évasif sur la manière dont il comptait aborder les sujets qui fâchent, comme la récente condamnation du magnat des médias hongkongais Jimmy Lai, la situation de la minorité ouïghoure dans le Xinjiang, ou les accusations réciproques d'espionnage.

Il y a également l'Ukraine, alors que Pékin, qui n'a pas condamné l'invasion russe, a affiché mardi sa volonté de "renforcer" sa coopération en matière de Défense avec Moscou.

Keir Starmer repartira de Chine samedi pour une courte étape au Japon, dont les relations avec Pékin se sont notablement tendues ces derniers mois.

Il doit s'entretenir jeudi après-midi avec le Premier ministre chinois Li Qiang, avant d'assister à la signature de plusieurs accords.

L'un d'entre eux, annoncé en amont par Downing Street, vise à renforcer la coopération des deux pays pour s'attaquer en amont à la chaîne logistique des réseaux de passeurs de migrants, qui traversent la Manche sur de petits bateaux pour se rendre au Royaume-Uni.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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