Économie
Cour suprême et droits de douane: Trump contre-attaque
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Donald Trump s'en est violemment pris vendredi à la Cour suprême, se disant "profondément déçu" par sa décision jugeant illégale une bonne partie des droits de douane du président américain. Il a annoncé imposer une nouvelle taxe mondiale sur les importations de 10%.
Parlant d'une "terrible décision" et disant sa "honte absolue", il a attaqué les juges qui se sont prononcés contre ses droits de douane, accusant la Cour d'avoir cédé face à des "influences étrangères".
Mais, a-t-il ajouté lors d'une conférence de presse à la Maison Blanche, l'administration dispose "d'alternatives".
"Aujourd'hui (vendredi), je vais signer un décret pour imposer un droit de douane mondial de 10% (...), qui va s'ajouter à nos droits de douane normaux déjà en vigueur", a-t-il ensuite précisé, avant d'estimer que la décision de la Cour suprême lui était en fait favorable, car elle le rendait "plus puissant".
Les marchés financiers ont réagi favorablement, aussi bien en Europe qu'aux Etats-Unis, mais avec un enthousiasme mesuré. Les géants du commerce en ligne sont parmi les principaux bénéficiaires, à l'image d'Amazon et Shopify.
Véritable pierre angulaire du programme économique de Trump, ces droits à l'importation sur un très large éventail de produits sont maintenant remis en cause. Au risque d'entraîner de nouvelles incertitudes, complications administratives et imbroglios diplomatiques, même si le président américain a insisté qu'au contraire, la décision levait les incertitudes.
Les principaux partenaires commerciaux des Etats-Unis ont accueilli avec intérêt mais prudence le revers majeur infligé par la Cour suprême à la politique protectionniste menée par Donald Trump, lequel a toutefois affirmé que les accords commerciaux récemment négociés restaient valides.
"L'accord avec l'Inde est toujours valable", a-t-il pris en exemple. "Tous les accords" restent valides, "nous allons juste le faire différemment", a-t-il dit.
Selon la décision rendue par une majorité de six juges sur neuf, le président américain ne peut pas justifier ces droits de douane par une nécessité d'urgence économique.
Un avis tranché d'autant plus remarquable que la Cour suprême est composée en majorité de juges conservateurs et qu'elle est plusieurs fois allée dans le sens de Donald Trump depuis un an.
Cette décision concerne les droits de douane présentés comme "réciproques" par le gouvernement américain mais pas ceux appliqués à des secteurs d'activités particuliers, comme l'automobile ou l'acier et l'aluminium.
Donald Trump avait choisi d'imposer ces surtaxes douanières en s'appuyant sur un texte de 1977 autorisant théoriquement l'exécutif à agir dans le domaine économique sans aval préalable du Congrès dès lors qu'une "urgence économique" était identifiée.
Mais selon le président de la Cour suprême, John Roberts, le président doit "justifier d'une autorisation du Congrès claire" pour mettre en place des droits de douane.
Le fait que le texte de loi sur lequel se repose la Maison Blanche "lui donne l'autorité pour 'réglementer les importations' est insuffisant" dans la mesure où "il ne contient aucune référence aux droits de douane".
Cette loi "n'autorise pas le président à imposer des droits de douane", a donc insisté le juge Roberts dans le texte de la décision.
"Chaos"
"C'est une victoire pour les consommateurs américains", s'est félicité le chef de file des démocrates au Sénat, Chuck Schumer. Son homologue à la Chambre des représentants, Hakeem Jeffries, a appelé Donald Trump à "s'abstenir de toute nouvelle action unilatérale sur les droits de douane".
Le président de la Chambre, le républicain Mike Johnson, a lui assuré que "le Congrès et le gouvernement allaient déterminer dans les prochaines semaines la meilleure marche à suivre".
Les marchés financiers ont réagi positivement, avec un rebond des indices tant en Europe qu'aux Etats-Unis.
Cette décision ouvre la voie à de possibles remboursements des surtaxes déjà payées par les entreprises.
Plusieurs entreprises comme la chaîne de supermarchés Costco ou la filiale américaine du constructeur automobile japonais Toyota ont déjà porté plainte ces derniers mois auprès du Tribunal du commerce international afin de demander le remboursement des surtaxes perçues.
Un des juges dissidents, Brett Kavanaugh, a notamment justifié sa position d'opposition par le fait que la décision "ne dit rien sur la manière dont le gouvernement devrait procéder pour rembourser les milliards collectés".
Cela va être le "chaos", a-t-il prévenu.
Mi-janvier, le président américain avait estimé qu'en cas de décision défavorable de la Cour suprême, le gouvernement serait dans l'obligation de rembourser "des centaines de milliards de dollars" aux entreprises américaines. "Nous sommes fichus", avait-il alors assuré.
Accords commerciaux
Ces droits de douane, annoncés en avril, visaient théoriquement les pays avec lesquels les Etats-Unis étaient confrontés à un déficit commercial dans les échanges de biens, le président américain les voyant comme un outil pour les rééquilibrer.
L'objectif de Donald Trump était aussi de fournir des ressources supplémentaires à l'Etat fédéral pour compenser des baisses d'impôts.
Le président républicain est cependant en partie revenu en arrière en ajoutant des exceptions pour un certain nombre de produits, en particulier ceux qui ne peuvent pas être fabriqués ou cultivés aux Etats-Unis.
Ces surtaxes avaient également servi de base de négociations pour la signature d'une série d'accords commerciaux avec les principaux partenaires des Etats-Unis, à commencer par l'Union européenne (UE), le Japon ou le Royaume-Uni.
Ces accords prévoient désormais, selon les cas, des droits de douane compris entre 10% et 15% maximum sur les produits provenant des pays qui les ont signés.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Économie
Adecco améliore ses recettes au premier trimestre
Adecco a enregistré une légère hausse de ses revenus sur les trois premiers mois de l'année, de 2% en glissement annuel, à 5,7 milliards d'euros (5,2 milliards de francs). La croissance organique s'est établie à 5,3%, dépassant les 4% attendus par les analystes.
Le chiffre d'affaires du spécialiste zurichois du placement de personnel s'est établi dans la fourchette des estimations, tandis que la marge brute a atteint 18,8%, en retrait de 60 points de base sur un an et légèrement en dessous des attentes de 19,0%, reflétant l'évolution du mix d'activités au détriment des placements fixes plus rentables, a annoncé l'entreprise dans un communiqué mercredi.
L'Ebita ajusté des éléments exceptionnels a progressé de 12% sur un an pour atteindre 148 millions d'euros, en ligne avec le consensus, pour une marge de 2,6%, en hausse de 20 points de base. Le bénéfice net a quant à lui dépassé les prévisions, ressortant à 69 millions d'euros contre un consensus de 61 millions d'euros, soit une hausse de 16% sur un an.
Selon le directeur général du groupe (CEO) Denis Machuel, cité dans le communiqué, la croissance et la maîtrise des coûts ont contribué à améliorer la rentabilité. "Adecco continue de surperformer le marché avec une croissance dans toutes les régions et des hausses à deux chiffres, dans la péninsule ibérique, dans les pays nordiques, en Amérique du Nord, en Amérique latine et en Asie", a-t-il souligné, alors que les recettes affichent une progression de 2% en France, de 6% en Europe (sauf France), Moyen-Orient et Afrique, de 12% dans la région Amériques et est restée stable en Asie Pacifique.
Sa filiale technologique Akkodis en Allemagne a pour sa part vu ses recettes diminuer de 13% par rapport à la même période l'an passé.
Adecco a par ailleurs indiqué que la dynamique positive des volumes observée au premier trimestre se poursuivait au début du trimestre en cours, sans toutefois fournir d'objectifs financiers chiffrés pour l'ensemble de l'exercice 2026.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp
Économie
Zurich Insurance tiré par ses activités non-vie
Zurich Insurance a connu une forte progression de ses recettes de primes dans l'assurance Dommages et accidents (P&C) au premier trimestre 2026. Le groupe ne s'attend pas à des conséquences du conflit au Moyen-Orient sur ses activités.
Dans l'assurance Dommages et accidents (P&C), l'affaiblissement du dollar a largement contribué à la croissance de 17% annoncée, selon un communiqué de l'assureur zurichois paru mercredi.
La croissance a été largement répartie entre les régions, avec un bond notable de 25% sur un an à 1,0 milliard de dollars en Amérique latine. Dans cette région, de solides performances commerciales ont été enregistrées dans tous les segments, notamment dans l'assurance automobile au Mexique.
Dans la zone Europe, Moyen-Orient et Afrique (EMEA), les primes brutes ont progressé de 18% à 8,0 milliards de dollars. Cette performance reflète une croissance généralisée tant en assurance des particuliers qu'en assurance des entreprises. La croissance en assurance des entreprises a été portée par les solides performances du marché des PME, notamment en Allemagne, au Benelux et en Espagne. Dans le secteur des assurances de particuliers, la croissance a été principalement attribuable à la dynamique soutenue de l'assurance automobile dans tous les pays.
En Amérique du Nord, les primes brutes ont progressé de 15% sur un an à 5,9 milliards. Cette hausse a été soutenue par la croissance des activités spécialisées, notamment grâce à la dynamique soutenue de l'assurance construction, et par l'expansion continue sur le segment des moyennes entreprises.
En Asie-Pacifique, les primes brutes ont augmenté de 8% sur un an à 1,1 milliard, grâce à la croissance continue des activités d'assurance de particuliers dans toute la région, en particulier de l'assurance automobile au Japon et en Malaisie.
Le groupe s'estime bien positionné pour atteindre, voire dépasser les objectifs fixés pour 2027. Son exposition directe au conflit au Moyen-Orient reste limitée et ne prévoit pas d'impact significatif sur l'évolution de ses activités.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp
Économie
Le pétrole fait grimper les prix à la production et à l'importation
Les prix à la production et à l'importation en Suisse ont accéléré en avril sur un mois, essentiellement en raison de la flambée des prix des hydrocarbures avec la guerre au Moyen-Orient.
"Les prix ont augmenté avant tout pour les produits pétroliers et les hydrocarbures. Des hausses de prix ont également été observées pour les métaux et les produits semi-finis en métaux", ont indiqué mardi les experts de l'Office fédéral de la statistique (OFS) dans un communiqué.
L'indice des prix à la production et à l'importation (PPI) a progressé en avril de 0,8% sur un mois à 100,5 points. Sur un an, l'indicateur a par contre enregistré une baisse de 2%.
Les prix à la production ont augmenté de 0,2% sur un mois, alors que ceux à l'importation ont enregistré un bond de 2,3%.
En mars, le PPI avait accéléré de seulement 0,2% en glissement mensuel et reculé de 2,7% par rapport au même mois de 2025.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp
Économie
Bonne situation financière pour le deuxième pilier en 2025
Grâce à de bons placements, 2025 a été une bonne année pour le deuxième pilier, pour la troisième fois consécutive. Les caisses de pension ont affiché un taux de couverture plus élevé. Les assurés ont aussi perçu des intérêts plus élevés sur leurs avoirs.
Les taux de couverture des institutions de prévoyance professionnelle atteignaient en moyenne 117,1% l'année dernière, contre 114,7 % en 2024, a indiqué mardi la Commission de haute surveillance de la prévoyance professionnelle (CHS PP). Seules quelques institutions sans garantie étatique et sans assurance complète étaient sous-couvertes.
Les assurés actifs ont aussi profité de ces bons rendements. Fin 2025, ils ont perçu un taux d'intérêt moyen de 4,33% sur leurs avoirs de vieillesse (3,76% fin 2024).
Malgré ces bons résultats, la CHS PP reste prudente. Les conflits géopolitiques et les incertitudes économiques provoquent de plus fortes fluctuations sur les marchés. Mais la plupart des institutions de prévoyance sont bien préparées grâce aux réserves constituées, rassure la commission.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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