Économie
L'Iran est prêt à aller "aussi loin" que nécessaire dans la guerre
- Share
- Tweet /home/clients/a0d505b655321b17f8ff9c921bca9d03/lfm/wp-content/plugins/mvp-social-buttons/mvp-social-buttons.php on line 72
https://www.lfm.ch/wp-content/uploads/2026/03/apres-de-nouvelles-frappes-dartillerie-tsahal-annonce-envoyer-des-troupes-au-sud-liban-archives-1000x600.jpg&description=L'Iran est prêt à aller "aussi loin" que nécessaire dans la guerre', 'pinterestShare', 'width=750,height=350'); return false;" title="Partager sur Pinterest">
L'Iran a assuré lundi être prêt à aller "aussi loin" que nécessaire dans la guerre au Moyen-Orient, multipliant les frappes sur les infrastructures du Golfe. Donald Trump presse, lui, les grandes puissances de s'impliquer pour rouvrir le détroit d'Ormuz.
Dix-sept jours après l'attaque israélo-américaine sur Téhéran, le conflit embrase le Moyen-Orient et inquiète la planète toute entière, tant pour les risques qu'il fait peser sur l'approvisionnement de l'économie mondiale, que pour l'instabilité géopolitique qu'il génère.
L'Iran poursuit ses frappes sur des bases militaires et des intérêts économiques américains chez ses voisins du Golfe, mais aussi des infrastructures civiles - aéroports, ports, installations pétrolières.
Aux Emirats arabes unis, l'aéroport de Dubaï, un des principaux noeuds du trafic aérien mondial, a rouvert après une suspension de plusieurs heures de ses opérations suite à une attaque de drone et l'incendie d'un réservoir de carburant.
L'aéroport était, avant la guerre, le plus fréquenté au monde pour le trafic international. Un témoin a raconté à l'AFP que les passagers avaient été provisoirement évacués vers un étage inférieur.
Une attaque de drone a aussi provoqué un incendie dans l'importante zone industrielle pétrolière émiratie de Fujaïrah, située sur la côte du golfe d'Oman, au-delà du verrou d'Ormuz.
Ryad a dit pour sa part avoir intercepté lundi pas moins de 61 drones dans l'est du pays.
Le"prix exorbitant" de la guerre
Le conflit fait flamber les prix du pétrole. Vers 09h30 (Suisse), le baril de Brent de la mer du Nord prenait 3,06% à 106,30 dollars, et son équivalent américain, le WTI gagnait 2,15% à 100,83 dollars.
Les Etats-Unis et Israël "ont compris à quel genre de nation ils avaient affaire: une nation qui (...) est prête à poursuivre la guerre jusqu'au bout, où qu'elle mène, et à aller aussi loin que nécessaire", a affirmé le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi.
"L'objectif des Iraniens n'est pas de vaincre mais de durer, donc de faire payer aux Américains un prix exorbitant", affirme à l'AFP David Khalfa, cofondateur du centre de recherches Atlantic Middle East Forum à Paris. "Ils ont adopté une stratégie de chaos régional calibré avec des moyens peu coûteux, notamment des drones de combat".
En réaction, Donald Trump fait pression sur la communauté internationale pour sécuriser le détroit d'Ormuz, verrouillé par l'Iran.
Dans une interview au Financial Times, le président américain a réclamé que l'Otan et Pékin envoient des navires de guerre dans ce passage stratégique, par où transite un cinquième du trafic mondial de pétrole et de gaz liquéfié.
"Il est tout à fait normal que ceux qui tirent profit de ce détroit contribuent à faire en sorte que rien de fâcheux" n'y produise, a-t-il déclaré, après avoir promis que la marine américaine commencerait "très bientôt" à y escorter des pétroliers.
"Conséquences pour l'avenir de l'Otan"
Le milliardaire a prédit "des conséquences très mauvaises pour l'avenir de l'Otan" si les pays de l'alliance refusaient d'obtempérer.
"L'Otan est une alliance pour la défense du territoire" de ses membres et "il manque le mandat permettant de (le) faire intervenir" au Moyen-Orient, a répondu Berlin.
Le Premier ministre britannique, Keir Starmer, a également écarté une mission de l'Otan, mais affirmé travailler avec ses partenaires, en Europe, dans le Golfe et avec les États-Unis, sur un plan "viable" pour rouvrir le détroit.
Il a pour autant souligné la complexité de la tâche et exclu que Londres se laisse "entraîner dans une guerre plus vaste".
"Il est dans notre intérêt de maintenir ouvert le détroit (...), nous sommes en train de discuter (...) du côté européen", a fait valoir de son côté la cheffe de la diplomatie de l'UE, Kaja Kallas. Plusieurs chefs de la diplomatie européens ont en revanche écarté une décision à court terme.
Quant à la Chine, Donald Trump a menacé d'y reporter un voyage prévu fin mars si elle refusait de s'impliquer, soulignant qu'elle "importait 90% de son pétrole via le détroit". Il n'a obtenu pour l'heure qu'une réponse laconique de Pékin, qui a assuré rester "en communication" avec Washington sur cette visite.
Les pays membres de l'Agence internationale de l'Energie (AIE) ont eux décidé la semaine dernière de débloquer collectivement 400 millions de barils issus de leurs réserves stratégiques. Une décision d'une ampleur sans précédent depuis un demi-siècle.
Dans une rare entorse au bouclage du détroit, un pétrolier pakistanais l'a franchi dimanche, système de traçage allumé, selon les données de MarineTraffic. Le site "suggère que certains transports bénéficient peut-être d'un passage sécurisé négocié" avec l'Iran.
Assaut terrestre israélien au Liban
Dans le même temps, Israël continue à bombarder la ville de Téhéran, où de nouvelles explosions ont retenti à la mi-journée, après une nuit déjà secouée par de fortes explosions, selon des journalistes de l'AFP.
L'armée israélienne a affirmé frapper également des "infrastructures du régime" à Chiraz (sud) et Tabriz (nord-ouest).
Sur l'autre principal front de la guerre, elle a déclaré avoir entamé des "opérations terrestres limitées et ciblées" contre le mouvement pro-iranien Hezbollah au Liban, où ses troupes au sol menaient des incursions dans le sud depuis le début du mois.
Le Liban a été entraîné dans la guerre le 2 mars, lorsque le mouvement chiite a attaqué Israël, en riposte à l'assassinat du guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei au premier jour de la campagne israélo-américaine.
Israël mène en riposte de meurtrières frappes aériennes sur son voisin, et dit vouloir créer une "zone tampon" sur une large bande de territoire à la frontière des deux pays.
Le Hezbollah a l'intention "de tirer des centaines de roquettes par jour" en direction d'Israël, a affirmé le lieutenant-colonel Nadav Shoshani, porte-parole de l'armée. "Ils ont également envoyé dans le sud des centaines de terroristes de l'unité al-Radwan", la force d'élite du mouvement islamiste, a-t-il accusé.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Économie
Un septuagénaire condamné pour escroquerie
Un maître d'ouvrage vaudois a été condamné pour escroquerie, a confirmé vendredi le Tribunal fédéral. Le septuagénaire s'était fait accorder un prêt par son architecte, en prétendant avoir besoin de ces fonds pour acheter une parcelle nécessaire à leur projet immobilier, alors qu'en réalité le terrain avait déjà été vendu à un tiers.
Il avait également fait miroiter à son architecte plusieurs mandats liés à ce projet immobilier si ce dernier lui accordait ce prêt sans intérêts de 100'000 francs. Le maître d'ouvrage, âgé de 72 ans au moment des faits, savait pourtant que le projet immobilier ne verrait jamais le jour, la vente de la dernière parcelle à un tiers en décembre 2018 rendant ce projet caduc.
Le septuagénaire a néanmoins requis ce prêt auprès de son architecte, en se gardant bien de l'informer de la transaction immobilière. Le prêt a été finalement été conclu en juin 2019.
Deux semaines plus tard, l'architecte a découvert le pot aux roses en s'informant auprès de la commune de l'avancée du permis de construire. On lui avait alors répondu que la parcelle avait déjà été vendue. Il avait exigé du maître d'ouvrage d'être remboursé, du moins dans le délai prévu. Le maître d'ouvrage ne s'était pas exécuté.
L'architecte avait pu récupérer le montant prêté en 2022 seulement, en passant par la voie des poursuites. Il a toutefois porté plainte contre le maître d'ouvrage, en alléguant des dommages à hauteur de 120'000 francs, à savoir pour les plans déjà élaborés en vue du projet et pour ce qu'il espérait retirer à titre de mandats de ce projet immobilier.
Dans un arrêt publié vendredi, le Tribunal fédéral a confirmé la condamnation pour escroquerie à une peine pécuniaire avec sursis de 150 jours-amende, à 30 francs le jour. Les juges de Mon Repos ont validé l'opinion de la Cour cantonale, qui a estimé que le septuagénaire a eu recours à un édifice de mensonges pour arriver à ses fins et obtenir ce prêt.
(arrêt 6B_965/2025 du 13 avril 2026)
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Économie
Le climat de consommation se redresse en avril
Les consommateurs suisses sont restés prudents le mois dernier, montrant toutefois un léger regain de confiance. La plupart des indicateurs se sont redressés, notamment celui portant sur les perspectives conjoncturelles générales.
L'indice du climat de consommation établi par le Secrétariat d'Etat à l'économie (Seco) s'est redressé à -40,0 points en avril, contre -42,9 points le mois précédent. En comparaison annuelle, le rebond est de 2,4 points, selon un relevé diffusé vendredi.
Les perspectives quant à la situation économique générale se sont éclaircies à -58,0 points, contre -66,5 points un an auparavant. L'appréciation de la situation financière passée est remontée à -40,1 points, après -42,1 points, tout comme celle à venir, à 32,1 points, contre -33,0 points.
En revanche, la propension à réaliser de grandes acquisitions a reculé de 1,7 point à -29,7 points.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp
Économie
Malgré leurs divergences, Trump et Lula affichent leur satisfaction
Donald Trump et Lula ont affiché jeudi leur satisfaction après une réunion à la Maison Blanche, le premier louant "le très dynamique président du Brésil", qui en retour a évoqué une "relation sincère", malgré leurs divergences, notamment sur la guerre en Iran.
Les relations diplomatiques entre Brasilia et Washington ont été l'an dernier particulièrement houleuses, même si les deux hommes aux antipodes sur le plan idéologique admettent une certaine "alchimie" sur le plan personnel.
La première rencontre officielle entre le milliardaire américain et l'ancien ouvrier brésilien, en octobre dernier en Malaisie, avait été cordiale.
Jeudi, le président américain de 79 ans a estimé que la réunion de plus de deux heures et demie s'était "très bien passée", dans un message sur son réseau Truth Social.
"Nous avons abordé de nombreux sujets, dont le commerce et plus particulièrement les droits de douane", a-t-il précisé.
Luiz Inacio Lula da Silva, 80 ans, s'est dit devant la presse "très, très satisfait". "Vous avez remarqué le président Trump en train de rire, c'est mieux que quand il fait la tête", a glissé le président de gauche.
Ingérence
Après leur rendez-vous en Malaisie, Washington avait levé en grande partie la surtaxe punitive infligée au Brésil en représailles aux déboires judiciaires de l'ex-président brésilien d'extrême droite Jair Bolsonaro. Cet allié de Donald Trump purge actuellement une peine de 27 ans de prison pour tentative de coup d'Etat.
Mais beaucoup de choses ont changé depuis: les Etats-Unis ont renversé le dirigeant socialiste Nicolas Maduro au Venezuela et sont partis en guerre contre l'Iran au côté d'Israël.
Lula a fermement condamné ces deux interventions, et a redit jeudi son opposition au conflit au Moyen-Orient. "Je ne vais pas me disputer avec lui à cause de la vision qu'il a de la guerre", a-t-il toutefois tempéré.
Affaibli politiquement chez lui à moins de six mois de la présidentielle d'octobre, Lula est au coude-à-coude dans les sondages avec Flavio Bolsonaro, le fils aîné de son prédécesseur.
L'administration Trump estime que l'Amérique du Sud fait partie de la sphère d'influence naturelle des Etats-Unis, et pèse ouvertement sur les élections qui s'y déroulent, en poussant ses alliés idéologiques.
Mais le chef d'Etat brésilien a estimé après la rencontre que le locataire de la Maison Blanche n'aurait pas "la moindre influence" sur le scrutin et laisserait "le peuple brésilien décider de son destin".
Crime organisé
Le combat contre le crime organisé est une composante importante de la relation entre Washington et Brasilia.
Lula a dit à son interlocuteur que le Brésil était "disposé" à "créer un groupe de travail fort contre le crime organisé" avec les autres pays d'Amérique latine, voire au-delà, sans plus de précision.
La première puissance mondiale et le plus grand pays d'Amérique latine ont signé en avril un accord pour combattre le trafic d'armes et de stupéfiants.
Donald Trump a fait du combat contre ce qu'il qualifie de "narcoterrorisme" une priorité de son second mandat, qualifiant des groupes criminels d'organisations terroristes étrangères et s'appuyant sur cela pour capturer le dirigeant du Venezuela.
Depuis quelques mois plane la possibilité que son administration classe comme "terroristes" les deux principaux gangs brésiliens, le Comando Vermelho (CV) et le Primeiro Comando da Capital (PCC). Une perspective repoussée du côté du gouvernement brésilien, qui redoute une atteinte à sa souveraineté.
Lula a assuré que le sujet n'avait pas été abordé jeudi.
Etats-Unis et Brésil ont aussi des intérêts communs dans le domaine économique.
Washington manifeste son attrait pour les vastes gisements brésiliens de terres rares, des minéraux essentiels à la fabrication de nombreux produits technologiques.
Le Brésil possède les deuxièmes réserves de terres rares les plus importantes au monde, derrière la Chine. Mais il ne veut pas se contenter d'exporter ces matières premières et tient à créer sur place de la valeur ajoutée.
Le Brésil veut nouer des "partenariats" tous azimuts, que ce soit avec des entreprises américaines, chinoises ou encore françaises prêtes à l'aider à "produire de la richesse", a résumé Lula.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Économie
"Le WEF ne doit pas devenir le porte-parole d'une seule idéologie"
Plus que jamais, le Forum économique mondial (WEF) doit rester un lieu d'échange global et indépendant, a déclaré Klaus Schwab jeudi. Le fondateur de la réunion de Davos était interrogé sur le rôle prépondérant désormais joué par des personnalités américaines.
"Le WEF ne doit pas devenir le porte-parole d'une seule idéologie", a déclaré l'économiste allemand lors du Swiss Media Forum à Lucerne. "Le Forum (de Davos) a bien été fondé comme une plateforme mondiale. Et naturellement, les Etats-Unis y jouent un rôle. Mais cela m’a toujours tenu à c½ur de veiller à ce que la Chine ait une voix importante, à ce que l'Inde ait une voix importante. L'Afrique du Sud, et ainsi de suite".
"Et je suis convaincu que la Suisse, en tant que pays neutre, a un rôle tout particulier à jouer, et qu'elle l'exerce d'ailleurs déjà en partie", a-t-il ajouté, alors qu'un départ du WEF de Suisse est régulièrement évoqué.
"Allégations infondées"
Klaus Schwab, 88 ans, avait démissionné au printemps 2025 sous la pression du conseil d'administration après des soupçons d'irrégularités financières et d'abus de pouvoir. Un cabinet d'avocats a ensuite jugé, après avoir mené une enquête, que ces allégations étaient infondées. Le porte-parole de Klaus Schwab a déclaré qu'un accord avait été conclu avec le WEF pour permettre une "coopération fructueuse" à l'avenir.
Klaus Schwab a fondé le WEF en 1971. Ce rendez-vous annuel est considéré comme l'une des plateformes les plus importantes permettant aux responsables politiques, aux dirigeants d'entreprises, aux scientifiques et aux représentants de la société civile du monde entier de discuter des enjeux futurs.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
-
VaudIl y a 2 jours
L'activité judiciaire vaudoise est toujours sous haute pression
-
Suisse RomandeIl y a 2 jours
Loi sur l'école valaisanne: il y aura un débat en seconde lecture
-
Suisse RomandeIl y a 1 jour
Moustique tigre: Neuchâtel et le Jura appellent à la vigilance
-
InternationalIl y a 2 jours
CNN annonce la mort de son fondateur Ted Turner à l'âge de 87 ans
-
ActualitéIl y a 2 jours
"Mon gâté" ou "surtourisme": le Petit Larousse 2027 décrypté
-
SuisseIl y a 1 jour
Droit de manifester: la CEDH condamne la Suisse
-
SuisseIl y a 2 jours
Un homme atteint d'hantavirus soigné à Zurich
-
SuisseIl y a 2 jours
Votations 14 juin: pas de majorité claire pour les deux objets


