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"Mon gâté" ou "surtourisme": le Petit Larousse 2027 décrypté
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Chaque année, le Petit Larousse intègre environ 150 nouveaux termes, reflets des évolutions de notre quotidien. Stéphanie Pahud, linguiste à l’Université de Lausanne, analyse pour nous cette cuvée 2027 où se côtoient enjeux climatiques, révolutions numériques et expressions générationnelles. Décryptage.
L'arrivée de la nouvelle édition du Petit Larousse, qui paraîtra le 20 mai 2026, est toujours un événement pour les amoureux de la langue française. Pour Stéphanie Pahud, le choix de ces nouveaux venus ne doit rien au hasard. Un mot doit être « contagieux », c’est-à-dire qu’il doit passer d'une sphère restreinte au grand public, dans les médias et sur les réseaux sociaux.
« le mot doit être contagieux »
De « dinguerie » à « mon gâté »
L'édition 2027 fait la part belle au vocabulaire de la jeunesse avec l'entrée de termes comme « crush », « dingerie » ou encore « boomer ». Pour la linguiste lausannoise, l'adoption de ces mots par d'autres catégories sociales permet d'ouvrir nos horizons : « on est obligé quand on utilise ces termes de voir le monde un peu autrement et puis le voir de points de vue, pas seulement de points de vie, un peu différents ».
Toutefois, l'usage de ces termes par les générations plus anciennes reste délicat. Stéphanie Pahud nous met en garde contre l'effet de ridicule si le mot n'est pas « incorporé » ou « ajusté à notre âge ». Parmi ces nouveautés, c’est l’expression « mon gâté », popularisée par le rappeur SCH qui fait le plus sourire la chercheuse : « il y a du rythme, il y a du son, il y a de la corporéité aussi dans le mot et c’est tout un univers que ça transporte ».
"L'adoption de nouveaux mots permet de voir le monde un peu autrement"
Urgence climatique et virage numérique
Le dictionnaire se fait aussi l'écho des préoccupations environnementales actuelles. Des termes comme « microplastique », « surtourisme » ou « lave torrentielle » font leur entrée, illustrant une critique sociale et militante de plus en plus présente. « Les mots vont dire (...) le rapport au monde, mais ça dit aussi les tendances sociales, les tendances sociétales, les idéologies qui peuvent parfois être en confrontation », souligne la linguiste.
Le numérique n'est pas en reste avec l'apparition d'« infopreneur », d'« identité numérique » ou encore de « prompter ». Face à l'omniprésence des anglicismes, Stéphanie Pahud se montre pragmatique. Loin des idéologies puristes, elle rappelle que la langue est hybride par nature. Elle cite l'exemple de « deepfake », désormais francisé sous la forme d'« hypertrucage ».
Le cas du « ça joue »
Les mots circulent différemment selon les générations, les milieux, mais aussi les régions. Interrogée sur les particularismes vaudois, Stéphanie Pahud évoque une expression qui reste gravée dans les oreilles, même de ceux qui ne parlent pas français : « "ça joue" pour dire "est-ce que ça va" (...) je sais qu’il est tagué aussi sur un mur d’autoroute pas très loin d’ici ».
Malgré les sorties régulières de mots obsolètes pour faire de la place aux nouveaux venus, le dictionnaire demeure, selon l'experte, un portrait des ingrédients lexicaux à notre disposition pour dire et écrire le monde, plutôt qu'une image figée de nos pratiques réelles.
Interview réalisée par Sophie Vassutine
Adaptation web avec IA
Économie
La LNM veut prendre un nouveau départ après un rapport d'audit
En difficulté, la Société de navigation sur les lacs de Neuchâtel et de Morat (LNM Navigation) veut prendre un nouveau départ. La décision fait suite à la remise d’un rapport sur le climat de travail et à une analyse approfondie de la situation opérationnelle.
La LNM Navigation s’engage dans une "transformation majeure", a indiqué la société mercredi. Entre modernisation du modèle d’affaires, réforme de sa gouvernance, développement d’une culture d’entreprise performante et viabilisation de sa flotte, elle se donne les moyens d'une "mue profonde", précise le communiqué.
La transformation doit "répondre aux attentes des usagers, de son personnel et des cantons commanditaires (Neuchâtel, Fribourg et Vaud). Par ailleurs, afin d'assurer une exploitation sans risque et dans le respect des normes, le passage à la haute saison est reporté au 19 juin, au lieu du 8 mai, pourtant confirmé il y a un peu.
Le conseil d’administration a présenté mercredi à son personnel les conclusions du rapport d’analyse du climat de travail mené par un cabinet spécialisé.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Suisse
Soutien de justesse à Erasmus+ en commission
La Suisse doit participer à Erasmus+. La commission de l'éducation du Conseil des Etats a validé de justesse le financement de la participation suisse à ce programme de l'UE pour l'éducation et la formation pendant l'année 2027.
La décision a été prise par 5 voix contre 5 avec la voix prépondérante du président Matthias Michel (PLR/ZG), indiquent mercredi les services du Parlement. Pour la faible majorité de la commission, une participation à Erasmus+ constitue un investissement dans l'offre de formation.
Elle renforce les compétences des apprentis et des étudiants, en particulier aussi dans le domaine de la formation professionnelle. Cela profite en fin de compte à l'économie.
Au contraire, une forte minorité de la commission a avancé des arguments budgétaires. Compte tenu de la situation actuelle des finances fédérales, et, en particulier des mesures d'allègement récemment adoptées, de telles dépenses supplémentaires ne sont actuellement pas défendables.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Suisse
Le Conseil fédéral ne sait pas si Epstein avait des biens en Suisse
Le Conseil fédéral est incapable de dire si Jeffrey Epstein possédait des biens immobiliers en Suisse. Il répondait mercredi à une interpellation parlementaire, alors que des ramifications suisses du réseau du pédocriminel américain ont été révélées ces derniers mois.
Le gouvernement "n'a pas connaissance d'éventuelles acquisitions immobilières de la part de Jeffrey Epstein en Suisse. Il ne peut cependant pas non plus exclure que de telles acquisitions aient eu lieu", indique-t-il dans sa réponse à l'interpellation du conseiller national Benoît Gaillard (PS/VD).
Les acquisitions immobilières par des personnes venant de l'étranger ne parviennent de loin pas toutes aux autorités cantonales d'autorisation, justifie encore le Conseil fédéral. Il renvoie la balle aux cantons.
La Confédération botte en touche sur plusieurs autres questions posées par l'élu. Le Vaudois avait déposé cette interpellation en mars, alors que des ramifications suisses de l'immense réseau de Jeffrey Epstein ont été révélées après la publication des "Epstein files" en début d'année.
Les autorités américaines ont publié 3,5 millions de pages déclassifiées liées au prédateur sexuel décédé en prison en 2019. Le millionnaire aurait financé les études de plusieurs jeunes femmes en Suisse et eu des contacts avec des grands noms de la finance, selon plusieurs médias.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Vaud
La lutte contre l'avancée du moustique tigre se poursuit
L'arrivée de la belle saison coïncide avec la reprise des mesures de lutte contre le moustique tigre. Les cantons de Vaud et du Valais appellent les particuliers à la vigilance, car dans 80% des cas, l'installation a lieu dans les zones résidentielles.
Sur sol vaudois, des populations sont établies à Bussigny, Crissier, Lausanne, Mont-sur-Rolle, Nyon, Rolle et Vevey. D'autres sont en cours d'installation à La Tour-de-Peilz, Montreux, Prilly, Pully et Renens et des signalements uniques ont été effectués à Cheseaux-Noréaz, Denges, Noville et Prangins.
En Valais, la présence du moustique tigre a été signalée pour la première fois en 2019 à Monthey. Six ans plus tard, ses populations colonisent Monthey, Collombey-Muraz, Fully, Massongex, Brigue et Sierre. A Sion, sa présence a été signalée en septembre 2025 et sa reproduction est soupçonnée, mais aucune preuve d'installation n'a pour l'heure été détectée, annonce mercredi l'Etat du Valais.
Risque sanitaire
Le moustique tigre est vecteur de maladies comme la dengue, le zika ou le chikungunya. Il est considéré comme un risque sanitaire potentiel et les mesures de lutte sont "cruciales" pour ralentir sa progression. Celles-ci comprennent le monitorage et la suppression des gîtes, voire des traitements larvicides, rappellent les cantons de Vaud et du Valais, dans des communiqués distincts.
Une intervention précoce est importante, car une fois l'installation consolidée, l'espèce est difficile à éradiquer. Toutefois, ces dernières années, plusieurs communes comme Bourg-en-Lavaux, Trélex et plus récemment Préverenges ont pu se défaire du moustique tigre, souligne le communiqué de presse vaudois.
Volumes d'eau inertes
L'aide de la population est indispensable pour supprimer les lieux de ponte et identifier les débuts d'installation. Elle implique deux gestes simples: empêcher la ponte en éliminant les petits volumes d'eau inertes, comme les coupelles d'eau, les vieux pneus, les récipients abandonnés ou les trous dans les murs. Et signaler tout moustique actif de jour sur la plateforme www.moustique-suisse.ch.
En fonction de l'évolution, un traitement peut être effectué par les autorités à l'aide d'un larvicide biologique à action ciblée, sans impact sur le reste de l'environnement. Il est déconseillé d'utiliser des insecticides non ciblés car ils sont nocifs pour de nombreux insectes, dont certains sont prédateurs du moustique tigre.
Aussi en voyage
Le moustique tigre étant présent dans de nombreux pays, il est possible de contracter une des maladies qu'il transmet lors d'un voyage. Sur place ou au retour, il est important de consulter lors de symptômes comme de la fièvre, des douleurs articulaires ou musculaires, des éruptions cutanées ou des maux de tête.
Une description de l'animal, des conseils pratiques et des réponses aux questions fréquentes sont disponibles sur www.vd.ch/moustique-tigre. En Valais, une ligne téléphonique est à la disposition de la population (027/606.32.41).
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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