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Suisse

Accident mortel d'avion: 120 jours-amende requis à Neuchâtel

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L'avion s'était écrasé à proximité du restaurant du Robinson, à Colombier, à 600 mètres du bout de piste (archives). (© KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

Le Ministère public neuchâtelois a requis lundi à Neuchâtel 120 jours-amende contre le directeur d'une société de maintenance aéronautique, impliquée dans un accident d'avion. Le sinistre avait fait deux morts à Colombier le 5 juillet 2017.

"Ce drame aurait pu être évité si les échéances moteur avaient été respectées et si les facteurs d'alerte avaient été pris en compte", a déclaré Marc Rémy, procureur. Le rapport des experts judiciaire et technique montre que la révision complète aurait pu empêcher le problème et détecter l'anomalie du carburateur droit.

"L'inaptitude au vol de l'avion est la cause primaire de l'accident", a ajouté David, F. Braun, avocat de la veuve et du nourrisson de l'instructeur de l'avion-école, décédé lors du sinistre. L'enquête a montré que l'équipage n'avait pas adopté la bonne tactique de vol quand le problème est survenu. "Mais c'est une faute secondaire, qui n'aurait pas été commise sans panne moteur", a ajouté Marc Rémy.

Vu la hauteur et la vitesse de l'avion au moment de la panne, l'instructeur, âgé de 35 ans, et son élève, âgée de 40 ans, n'auraient pas dû tenter de revenir sur la piste de l'aérodrome. Ils auraient dû voler en ligne droite et tenter de se poser ou d'amerrir.

A la suite de la manoeuvre de retour, l'avion est parti en vrille et s'est écrasé à proximité d'un restaurant. L'accident aurait pu faire également des victimes au sol, a rappelé le procureur. L'avion était parti de Lausanne et avait fait une halte à Colombier. C'est au moment du vol retour que l'accident s'est produit.

L'entreprise fribourgeoise Mecanair, dont le directeur est jugé, était responsable de la navigabilité de l'avion en question. L'organisme de gestion du maintien de la navigabilité (CAMO), qui appartient à la société, avait signé un contrat avec le groupe de vol à moteur de Lausanne (GVML) et délégué les opérations de maintenance à l'atelier Airbase à Lausanne.

Absence de causalité?

"C'était au CAMO d'organiser tout l'entretien et la rectification des défauts. Il a laissé l'avion voler alors que l'échéance moteur était passée", a ajouté le procureur. "La révision des 1335 heures ne constitue pas une inspection complète des carburateurs, selon les experts", a-t-il précisé.

Avec 1493 heures, l'avion avait dépassé de 89 heures l'échéance. "Il s'agit d'une violation majeure de l'exploitation", a expliqué David F. Braun.

De plus, le CAMO n'a fait que des actes de maintenance légers, alors que huit signalements de pertes de puissance lui avaient été indiqués, a déclaré Marc Rémy. Pour le directeur de l'entreprise, "c'est le mécanicien, qui détient la licence, qui prend la responsabilité et qui autorise la remise en service".

"Si l'atelier ou le propriétaire de l'avion ne nous annonce pas les cas, on ne peut pas émettre un ordre de travail", a expliqué le prévenu. Ce dernier a ajouté qu'il avait appris après l'accident que des travaux avaient été opérés sur l'avion.

L'atelier de maintenance a fait une "intervention très lourde" non planifiée lors des 1335 heures. "Compte tenu du rapport et des tâches effectuées, pour nous il était évident qu'il s'agissait de l'inspection annuelle complète des 200 heures", a expliqué le prévenu.

"Il y a une absence de causalité adéquate de la panne", a déclaré l'avocat de la défense Raphaël Schindelholz, qui demande l'acquittement. Ce dernier est choqué de voir que le Ministère public n'a pas retenu l'atelier Airbase - auquel l'agrément a été retiré - comme fautif. "Si l'aiguille du carburateur a dysfonctionné car elle a été mal remontée, comment prétendre qu'Airbase n'ait commis aucune erreur?", s'est-il interrogé.

OFAC et aéroclub co-responsables ?

Philippe Renz, avocat de la famille de l’élève-pilote, estime que le GVML, qui a remis en mars 2017 l'avion en service alors que des pannes avaient été signalées et qu'un nouveau moteur commandé n'était pas encore arrivé, "a violé ses devoirs de vigilance et de prudence". L’OFAC (Office fédéral de l'aviation civile), qui a doublé l’intervalle entre les inspections techniques, sans l’accord du constructeur, n'a pas fait son travail de surveillance et serait susceptible d'être co-accusé, a ajouté l'avocat.

Les deux familles des occupants de l'avion se sont constituées parties civiles. L'instructeur venait de se marier et avait un bébé de deux mois quand il est décédé. L'élève-pilote avait un époux et une fille de neuf ans.

Le verdict sera rendu mardi à 11h00.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

Piqué au vif, Lausanne a su réagir

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Lausanne a su réagir après avoir été mené 2-1 (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Lausanne a repris l'avantage de la glace en dominant Genève 3-2 lors du 5e acte aux Vernets. Mais les Vaudois ne fanfaronnent pas.

Comme depuis le début de cette série, la première équipe qui a marqué l'a emporté. Sauf que dimanche, ce scénario fut pour le moins étrange. Mené 1-0 contre le cours du jeu, le GSHC a pris l'avantage en 91 secondes lors du deuxième tiers. Et c'est comme si ce moment avait coûté le match aux Aigles. Le LHC a su réagir et à reprendre le fil du match pour s'imposer.

A l'heure de l'interview, Damien Riat semblait particulièrement calme. Forcément que la victoire a aidé, mais l'expérience des deux dernières finales aussi. "C'est les play-off, on sait qu'un jeu peut tourner un match, glisse-t-il. C'était un bon match de play-off et on est juste déjà concentré sur le prochain match."

Les fameux détails

A la question de savoir quel a été le tournant de ce match, le capitaine des Lions a préféré le mutisme. "Je vais faire une Geoff Ward", a-t-il lancé en rigolant. Sous-entendu, il ne va rien dévoiler. On imagine quand même volontiers que le 2-1 genevois après un slew footing d'Ignatavicius non sanctionné a pu secouer des Vaudois qui ont été meilleurs dès ce moment du match. Est-ce un sentiment d'injustice qui a permis ce renversement de situation, sachant que la victime, Fabian Heldner en l'occurrence, n'a pu terminer le match? "Ce sont plein de détails, commente Riat. Si tu n'es pas dans la ligne, tu peux prendre le goal si tu ne bloques pas le shoot. Cela peut être une mauvaise sortie de zone où tu commets un turnover et ça rentre dans ton goal. Cela peut être une pénalité ou le 2-1."

Interrogé sur cette scène, Geoff Ward n'a pas souhaité se montrer très précis. "J'ai vu de nombreuses choses à tous les niveaux, a lancé le Canadien. Il y a des étincelles qui changent le momentum. Je peux dire qu'on a su trouver un moyen de gagner et c'est tout ce qui compte ce soir."

Jouer pour ne pas perdre

Dans le camp des vaincus, Dave Sutter a essayé de mettre des mots sur cette défaite: "En menant 2-1, on devait avoir le match en mains. Seulement on n'était pas trop à l'aise à la relance et je pense que ça s'est vu. Ils ont réussi à jouer un bloc assez haut et à nous gêner. C'est ça qu'il va falloir corriger parce que maintenant, on n'a plus le temps. On est dos au mur et on va devoir tout donner."

L'imposant défenseur genevois a aussi rappelé une vérité pas si banale que ça: "Il faut jouer pour gagner et non pour ne pas perdre. Je pense que ça fait quand même une grande différence. Et là, ça s'est vu. On était beaucoup plus tendu et un peu plus nerveux. Alors sur des play-offs face à une équipe comme Lausanne qui tactiquement joue bien, ça peut être difficile."

Quoi qu'il en soit, la partie de mardi à Malley vaudra le déplacement, car Genève se rendra à Lausanne avec l'énergie du désespoir.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

Lausanne s'offre un puck de match

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Ken Jäger a inscrit un but très important à Genève (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Lausanne a remporté 3-2 l'acte V des quarts de finale des play-off de National League dimanche à Genève. Les Vaudois mènent 3-2 dans la série.

Mardi à Lausanne, le LHC aura l'occasion de valider son ticket pour les demi-finales. Ceci grâce à une bonne prestation dans la cité de Calvin pour une deuxième victoire sur la glace des Grenat. Les hommes de Geoff Ward ont à nouveau su être réaliste et à renverser la vapeur, alors que le sort s'acharnait un peu contre eux après le début du tiers médian.

La première période a été dominée par les Genevois et plus encore dès la 10e minute, soit après l'ouverture du score de Czarnik à la 9e sur un excellent travail préparatoire de Suomela qui est allé au forecheck pour récupérer le puck et servir le top scorer vaudois sur un plateau.

Quelques minutes avant ce but, c'est Ignatavicius qui avait eu une très belle opportunité, mais le Lituanien a trouvé le poteau des buts de Kevin Pasche. Car oui, malgré sa sortie après le 4-0 vendredi à Malley lors de la victoire 4-2 du GSHC, c'est le gardien vaudois qui a encore été préféré à Connor Hughes.

Un 2-1 acquis de haute lutte

Si la domination des Aigles ne s'est pas matérialisée au cours du tiers initial, elle fut récompensée lors du deuxième vingt. D'abord en power-play grâce à Granlund à la 23e, puis par Ignatavicius 91 secondes plus tard. Après une belle passe de lutte devant la cage de Pasche et un balayage d'Heldner, le Lituanien a pu pousser le puck au fond. Si les arbitres n'ont rien vu sur le coup, le futur drafté pourrait bien être rattrapé par la patrouille.

Ceci dit, cette deuxième réussite a eu le mérite de réveiller les Lions. Bien plus agressifs sur le porteur du puck, les Vaudois ont harcelé les Servettiens jusqu'à obtenir une égalisation méritée à la 36e grâce à Jäger. Mieux, les Vaudois ont pris l'avantage à la 44e sur un power-play. C'est Jason Fuchs qui a pu conclure victorieusement avec l'aide de Berni. Il a ensuite fallu, comme toujours, faire le dos rond en évitant de donner trop d'espace à l'adversaire. Lausanne a maîtrisé sa fin de match et la première ligne des Aigles n'a pas pu aller chercher l'égalisation synonyme de prolongations.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Statu quo au sein du gouvernement bernois

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L'UDC Pierre Alain Schnegg représentera comme depuis 2016 le Jura bernois au sein du Conseil-exécutif (archives) (© KEYSTONE/PETER SCHNEIDER)

C'est le statu quo des forces en présence au sein du gouvernement bernois qui comptera comme aujourd'hui 2 UDC, 2 socialistes, 1 Verte, 1 PLR, 1 Centriste. Le conseiller d'Etat UDC Pierre Alain Schnegg continuera d'occuper le siège réservé au Jura bernois.

L'UDC a donc échoué dans sa tentative de ravir un 3e siège au sein du Conseil-exécutif. Les Vert-e-s ont eux réussi à conserver le siège laissé vacant avec le départ de Christine Häsler. Le taux de participation s'est élevé à 33,8%.

La conseillère d'Etat centriste Astrid Bärtschi termine en tête avec 138'672 voix. Elle devance la conseillère d'Etat socialiste Evi Allemann avec 129'824 voix, le conseiller d'Etat PLR Philippe Müller avec 120'623 voix, le candidat UDC Raphael Lanz avec 109'078 voix, le conseiller d'Etat UDC Pierre Alain Schnegg avec 108'022 voix, la candidate des Vert-e-s Aline Trede avec 101'511 voix et le candidat socialiste Reto Müller avec 99'021 voix.

Le socialiste du Jura bernois Hervé Gullotti se classe à la 9e place avec 87'956 voix.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Bernard Mittey élu conseiller administratif à Presinge (GE)

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Bernard Mittey a été élu dimanche au Conseil administratif de Presinge (GE) à la faveur d'une élection complémentaire (archives). (© Keystone/MARTIAL TREZZINI)

Bernard Mittey retrouve l'exécutif de Presinge (GE). Il a été élu dimanche au second tour de l'élection complémentaire consécutive à la démission du conseiller administratif Rémy Tavernier trois mois après son entrée en fonction. Il devance de huit voix son concurrent Snoussi Laddi.

Bernard Mittey (Presinge Demain) obtient 135 voix, contre 127 pour son adversaire Snoussi Laddi (Ensemble pour Presinge). Le taux de participation a atteint 51,89%.

Bernard Mittey, qui était adjoint au maire de 2020 à 2025, n'avait pas été réélu au printemps dernier. Agé de 74 ans, il rejoindra Serge Broquard et Edgar Cardoso Inaci à la Mairie, où il sera en charge de l’école, de la jeunesse, du sport, de la cohésion sociale, de la culture, des manifestations et de la communication.

Invoquant une charge de travail trop importante, Rémy Tavernier, de la liste Ensemble pour Presinge, a quitté le Conseil administratif de cette commune de 725 habitants en septembre. Il a été remplacé par un administrateur provisoire en la personne de Gilles Marti, ancien maire de la commune voisine de Puplinge.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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