Suisse Romande
Ecône (VS): quatre évêques ont été ordonnés sur fond de schisme
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L’abbé suisse Pascal Schreiber, son homologue américain Michael Goldade et les abbés français Michel Poinsinet de Sivry et Marc Hanappier ont été ordonnés évêques, mercredi à Ecône (VS). Des nominations qui ne seront pas reconnues par le Vatican, sur fond de schisme.
La cérémonie a été suivie par environ 15'000 fidèles. Ces ordinations ont eu lieu sans l'accord du Vatican. En posant un acte de désobéissance délibérée au pouvoir du pape, les personnes impliquées se retrouvent dans une situation schismatique.
"Nous vivons ce sacre dans la joie et l'espérance, pas dans la polémique ou le ressentiment", a estimé, mercredi, le Supérieur général l'abbé de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X (FSSPX), Davide Pagliarini. "Nous devons être prêts à payer n'importe quel prix pour servir l'église."
La fraternité a expliqué son choix comme un "besoin concret à court terme pour la survie de la tradition", FSSPX ne comptant plus que deux évêques, avant ces ordinations.
Il y a 15 jours, puis lundi, le pape Léon XIV avait exhorté la communauté à abandonner ses plans.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Vaud
Logements: quelles sont les nouvelles règles pour les locataires ?
Le contrat-cadre vaudois, unique en Suisse, a été modernisé. Le nouveau texte des Règles et usages locatifs vaudois entre en vigueur ce mercredi 1er juillet 2026. Les changements concernent des situations concrètes : l’identification du bailleur devient obligatoire et les règles de sous-location sont assouplies. Ce texte révisé s'appliquera jusqu'en 2032.
Fruit d'une négociation d'un an au sein de la Commission paritaire en matière de logement (COPAR), ce nouveau texte lie l'ASLOCA Vaud et les faîtières immobilières sous l'égide de l'État. Ces règles constituent un ensemble de repères concrets visant à clarifier les relations entre bailleurs et locataires afin de limiter les litiges. Pour Fabrice Berney, secrétaire général de l'ASLOCA Vaud, ce texte révisé offre des outils beaucoup plus efficaces pour comprendre et faire valoir ses droits.
Identification du bailleur : la fin d'un flou juridique
Jusqu'à présent, un locataire pouvait se retrouver face à un changement de propriétaire en cours de bail sans en être formellement informé, ce qui compliquait toute procédure juridique. L'article 8 des nouvelles RULV impose désormais une obligation d'identification lorsqu'une partie bailleresse fait valoir des prétentions envers un locataire. « Si le locataire doit agir, c’est en principe en saisissant l’autorité de conciliation, et s’il ne peut pas identifier qui est son bailleur, et bien il ne peut pas saisir l’autorité judiciaire », explique Fabrice Berney.
Menus travaux : les sangles de stores ne sont plus à votre charge
La question des réparations à la charge du locataire est désormais mieux définie par l'article 9. Les menus travaux ne peuvent être mis à la charge du locataire que s'ils peuvent être effectués sans compétences particulières et à peu de frais.
En revanche, le changement des sangles de stores ou des prises électriques, souvent sources de litiges, incombe désormais au propriétaire. Fabrice Berney précise : « Le changement des sangles de store, ce qui est passablement compliqué, demande des connaissances et une maîtrise technique particulière, et il nous tenait à cœur de préciser que ce type de travaux n’était pas à la charge des locataires ».
La machine à laver autorisée par principe
C’est une petite révolution dans les appartements vaudois : selon l'article 18, l’installation d’une machine à laver privée est désormais autorisée par principe dans le logement. Le bailleur ne peut s'y opposer que s'il justifie d'un inconvénient majeur. Désormais, le mécanisme est inversé : il appartient au bailleur de démontrer que cette installation lui poserait un problème insurmontable selon le Secrétaire général de l'ASLOCA Vaud.
Sous-location et état des lieux
Les règles sur la sous-location ont été allégées par l'article 21, tout en rappelant la nécessité du consentement écrit du bailleur. Ces changements visent à mieux coller à la jurisprudence actuelle et aux besoins de mobilité des locataires.
Concernant le départ du logement, l'article 36 al. 5 apporte une précision essentielle : l’état des lieux de sortie ne vaut pas reconnaissance de dette. Fabrice Berney avertit contre les pratiques abusives : « Un PV d’état des lieux de sortie, ce n’est pas une reconnaissance de dette, c’est au fond un constat commun de l’état du logement à la sortie ».
L'essentiel des changements au 1er juillet 2026 :
Bailleur identifiable : Obligation pour la partie bailleresse de s'identifier pour toute prétention envers le locataire (art. 8).
Réparations limitées : Les menus travaux à charge du locataire sont restreints à ceux réalisables sans compétences particulières et à bas coût (art. 9).
Lave-linge privé : Autorisé par principe dans le logement, sauf si le bailleur prouve un inconvénient majeur (art. 18).
Sous-location facilitée : Règles allégées avec un meilleur encadrement des droits et obligations (art. 21).
Protection à la sortie : L'état des lieux est un simple constat technique et ne constitue pas une reconnaissance de dette (art. 36 al. 5).
Interview réalisée par Sophie Vassutine
Adaptation web avec IA
Genève
La Ville de Genève invite Beat Jans au 1er août
Le conseiller fédéral Beat Jans sera l'hôte d'honneur de la journée du 1er août organisée par la Ville de Genève. Brunch du terroir, stands de nourriture, concerts, animations et feu de joie seront proposés au parc La Grange à l'occasion de la Fête nationale.
"La Ville de Genève veut proposer une journée populaire avec une ouverture sur le monde, un moment collectif et de solidarité", a déclaré mercredi devant les médias la maire Christina Kitsos. Le programme a été conçu afin que "chacun puisse trouver un moment qui lui corresponde dans ce magnifique parc", a poursuivi l'élue socialiste.
Son camarade de parti Beat Jans, en charge du Département fédéral de justice et police, sera l'invité d'honneur de la manifestation. Il s'exprimera à 18h00 dans le cadre de la partie officielle, à l'instar de la présidente du Conseil municipal Anne Carron et de Mme Kitsos. Vers 16h45, le conseiller fédéral participera à une rencontre avec la population dans le parc.
Elvett et Tess Giordano
La journée commencera à 10h00 par un grand brunch du terroir, sur inscription. Les réservations seront ouvertes jeudi à midi sur le site de Genève Terroir et limitées à quatre places par famille. Sur les 500 places disponibles, 100 seront réservées à des publics vulnérables, par l'intermédiaire des associations soutenues par le département de la cohésion sociale et de la solidarité.
La programmation artistique débutera à 15h00 et durera jusqu'à minuit dans différentes zones du parc, a expliqué Nelson Schaer, coordinateur artistique de la fête avec Sara Goodman. Le duo est à la tête de la Scène Ella Fitzgerald, qui accueillera le groupe genevois d'électro-soul-pop Elvett le 1er août.
A côté de ce concert principal, d'autres artistes se produiront sur une scène située derrière la Villa La Grange: la jeune autrice-compositrice-interprète genevoise Tess Giordano ainsi que les DJ Anjara et Ms Joan. La programmation comprend aussi deux performances acrobatiques de la Cie Mauvais Coton autour d'un mât culbuto, une disco pour les enfants et des activités plus sportives.
"A la sauce helvétique"
Le folklore suisse ne sera pas en reste, avec deux versions de cors des Alpes, "l'un traditionnel et l'autre plus moderne", selon Nelson Schaer. Lancers de drapeaux, fabrication et cortège de lampions au son des fifres et tambours, feu de joie et exposition interactive figurent aussi au programme.
Des éléments qui se retrouvent sur l'affiche de la manifestation conçue par l'illustratrice genevoise Albertine, qui a indiqué avoir puisé dans ses souvenirs d'enfance du 1er août. Le parc abritera aussi trois bars et 24 stands de nourriture avec des spécialités suisses et d'ailleurs qui seront "revisitées à la sauce helvétique", a promis M. Schaer.
www.geneve.ch/1eraoût
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Vaud
A Vevey, l'Armée du Salut reprend "Le Lien"
L'Armée du Salut reprend dès le 1er juillet la gestion du lieu d'hébergement d'urgence baptisé "Le Lien-Vevey". La ville de Vevey avait ouvert cette structure le 15 décembre dernier pour proposer une solution aux sans-abri après la fermeture du Hublot.
Cette reprise par l'Armée du Salut intervient dans le cadre d'un mandat confié par l'Etat de Vaud. Elle se fait sans interruption du service. L’hébergement d’urgence restera assuré en continu, afin de garantir la poursuite de l’accueil des personnes sans-abri, annonce mercredi la ville dans un communiqué.
En six mois, "Le lien-Vevey" a totalisé plus de 4000 nuitées, dont environ 270 pour des femmes. Le taux d’occupation depuis le début de l’année, proche du 100%, démontre l’impérieuse nécessité de poursuivre cet important travail, souligne le communiqué. La ville salue en outre "l'implémentation réussie du dispositif dans le quartier" et, plus largement, dans le réseau d’urgence de la région.
L’Armée du Salut, présente dans le canton de Vaud depuis plus de cent ans, gère notamment l’hébergement de nuit de "La Marmotte" à Lausanne. A Vevey, elle poursuivra l’accueil dans l’abri civil du Panorama mais elle étudie, avec ses partenaires, la possibilité de le transférer ultérieurement dans un bâtiment adapté.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Lausanne
Initiative des 12%: une "arnaque", selon la gauche et les syndicats
Le comité unitaire vaudois "Non à l'initiative 12%" a lancé sa campagne mercredi. Il dénonce une baisse d'impôts "inégalitaire et dangereuse" pour les prestations publiques. Il appelle la population à rejeter cette initiative dans les urnes le 27 septembre prochain.
Le texte des milieux patronaux et économiques, intitulé "Baisse d'impôts pour tous: redonner du pouvoir d'achat à la classe moyenne", est présenté par ses initiants "comme une baisse d'impôts générale". "En réalité, cette arnaque est un cadeau fiscal massif de près de 300 millions de francs, capté avant tout par les très hauts revenus et les très grandes fortunes", ont résumé devant la presse les partis de gauche (PS, Vert-e-s, POP et EAG) et les syndicats.
Parmi ces opposants, le conseiller national Benoît Gaillard (PS/VD) s'est montré particulièrement virulent. "Derrière le slogan trompeur d'une baisse d'impôts pour toutes et tous, cette initiative est une opération à large échelle de redistribution démentielle de l'argent pour les plus aisés", a-t-il affirmé à Lausanne. "Le 1% des plus riches du canton bénéficierait de la moitié du résultat de cette baisse", a-t-il assuré.
"Casse du siècle"
M. Gaillard n'a pas hésité à parler de "véritable arnaque" et du "casse du siècle". "Son mécanisme est profondément injuste et inefficace: plus on gagne, plus on possède, plus on reçoit", a renchéri le député écologiste Kilian Duggan, pour qui le texte "rate sa cible sociale et politique". La présidente du PS Vaud, Oriane Sarrasin a, elle, critiqué une initiative "populiste".
Les chiffres sont sans appel, selon le comité du "Non": sur les 100 millions de baisses de l'impôt sur la fortune, 85% iraient aux 10% les plus fortunés, tandis que 70% des Vaudoises et Vaudois "n'en verraient tout simplement pas la couleur".
"Sur l'impôt sur le revenu, le chiffre de 12% n'est pas correct, car 7% ont déjà été accordés par le Grand Conseil. Sur les 5% restants, près des trois quarts du cadeau fiscal seraient captés par le quart des contribuables les mieux payés, alors que les revenus les plus bas ne recevraient rien", argumentent les opposants au texte.
Attaque contre les services publics
Autre argument: dans le contexte financier actuel du Canton de Vaud, "dégradé et austère", priver l'Etat de près de 300 millions dès 2027 "n'a rien d'anodin": c'est une attaque frontale contre la capacité du canton à financer les prestations publiques essentielles à la population, a dit en substance la députée de la gauche radicale Céline Misiego.
La large coalition du "Non" a également fustigé les initiants qui, selon elle, "refusent toujours de dire clairement où ils entendent couper pour financer leur cadeau fiscal". "Leur stratégie est simple: promettre une baisse d'impôts en évitant soigneusement le débat sur ses conséquences concrètes pour les services publics".
Présents aussi à la conférence de presse, plusieurs syndicats ont tenu à donner des exemples concrets. Comme celui-ci: un salarié gagnant 450'000 francs par année profiterait d'une baisse d'impôt de 5100 par an, alors qu'une famille avec deux enfants devrait, elle, se contenter de 260 francs. En résumé, selon eux: "beaucoup pour celles et ceux qui ont déjà le plus, presque rien pour les classes moyennes et populaires".
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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