Coronavirus
L'OMS appelle l'Europe à davantage d'efforts
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L'Organisation mondiale de la santé a appelé jeudi l'Europe à réagir davantage face à la "situation alarmante" créée par la nouvelle variante plus contagieuse du coronavirus. Près de la moitié des pays européens, dont la Suisse, sont atteints.
"C'est une situation alarmante, qui signifie que durant une courte période nous allons devoir faire plus que nous n'avons fait", a dit le directeur Europe de l'OMS, Hans Kluge, lors d'un point presse en ligne. Vingt-deux pays de la zone Europe, comprenant 53 pays dont la Russie, ont désormais enregistré des cas liés à cette nouvelle souche, a précisé l'OMS. L'Europe a enregistré plus de 27,6 millions de cas et 603'000 morts, d'après l'organisation.
Clusters "à risque" en France
Selon l'OMS, la nouvelle souche "pourrait progressivement remplacer les autres en circulation à travers la région, comme observé au Royaume-Uni et de plus en plus au Danemark". La France a annoncé jeudi que deux "clusters à risques" du variant britannique du coronavirus avaient été détectés sur son territoire, en Bretagne (ouest) et en Ile-de-France (région parisienne).
Au total, 19 cas de contamination par ce variant sont avérés dans toute la France, ainsi que trois autres par un variant différent initialement repéré en Afrique du Sud. "La situation sanitaire n'est pas revenue à la normale, elle est même devenue plus fragile au cours des dernières semaines", a prévenu jeudi le Premier ministre, Jean Castex, lors d'une conférence de presse commune avec Olivier Véran.
"Chaque jour, 2500 nouvelles hospitalisations et plus de 200 admissions en réanimation" sont comptées en France. "Il n'est pas question que nous baissions la garde dans les semaines à venir", a ajouté Jean Castex, précisant qu'il n'y aura pas de réouverture des bars et restaurants avant "a minima mi-février" et que la frontière avec le Royaume-Uni restera fermée "jusqu'à nouvel ordre".
Troisième confinement
L'Angleterre est revenue à un long et dur troisième confinement. L'Ecosse est également confinée et l'Irlande du Nord et le Pays de Galles avaient déjà instauré juste après Noël leur troisième confinement. L'Irlande a durci son confinement à cause d'un "tsunami" de contaminations, selon son Premier ministre Micheal Martin, et fermé ses écoles jusqu'à la fin du mois.
Même situation inquiétante dans le sud de l'Europe. Le Portugal a décidé de durcir les restrictions de circulation et d'étendre ce week-end le couvre-feu à la presque totalité du pays, après avoir enregistré un nombre record de 10'000 nouvelles infections en 24 heures.
Le Premier ministre Antonio Costa a prévenu que son pays pourrait "adopter des mesures plus sévères à partir de la semaine prochaine".
"Longue bataille"
L'espoir demeure la vaccination. Après le vaccin de l'américain Pfizer et de l'allemand BioNTech, autorisé le 21 décembre, l'Agence européenne des médicaments (EMA) a donné son feu vert à celui de Moderna, avalisé dans la foulée par Bruxelles qui donne ainsi une impulsion aux campagnes de vaccination contre le Covid-19 dans l'UE, jugées trop lentes.
Plus d'un million d'habitants de l'Union européenne ont reçu une dose de vaccin contre le Covid-19, les Danois, les Allemands et les Italiens faisant la course en tête, selon un bilan établi par l'AFP.
Or, pour l'OMS la vaccination sera une "longue bataille". "Trois ou six mois de route très, très difficiles devant nous", a dit le responsable des situations d'urgence sanitaire à l'OMS, Michael Ryan.
Réaction allergique
Les autorités sanitaires américaines ont annoncé qu'une personne sur 100'000 a manifesté une réaction allergique grave après avoir reçu une dose du vaccin de Pfizer-BioNTech, soulignant que les bénéfices étaient bien supérieurs aux risques. L'épidémie s'aggrave néanmoins aux Etats-Unis, qui ont déploré mercredi soir 3626 sur 24 heures, au lendemain d'un record, outre 236'601 nouvelles contaminations.
La situation se dégrade aussi en Asie. Le Premier ministre japonais Yoshihide Suga a déclaré jeudi un nouvel état d'urgence sur Tokyo et sa grande banlieue, alors que l'archipel nippon et en particulier sa capitale enregistrent des records de contamination.
L'inquiétude règne aussi en Chine, où le nouveau coronavirus a fait son apparition il y a plus d'un an et qui avait largement éradiqué l'épidémie depuis le printemps: elle a fait état jeudi de 63 nouvelles contaminations en 24 heures, un record depuis juillet. La majorité des nouveaux cas rapportés jeudi l'ont été à Shijiazhuang, capitale de la province du Hebei, qui entoure Pékin (51 contaminations auxquelles s'ajoutent 69 cas asymptomatiques).
La pandémie du nouveau coronavirus a fait au moins 1'884'187 morts dans le monde depuis l'apparition de la maladie fin décembre 2019, selon un bilan établi par l'AFP jeudi.
Coronavirus
L'OFSP défend la stratégie de la Suisse durant la pandémie de Covid
La directrice de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP) Anne Lévy a défendu la commande de 61 millions de doses de vaccin contre le Covid-19 à l'époque de la pandémie. Elle est également revenue sur l'affaire Patrick Fischer.
"Au début de la pandémie, la concurrence pour l'approvisionnement était rude", rappelle-t-elle dans une interview au SonntagsBlick. "On ne savait pas clairement quelle entreprise disposait des meilleurs vaccins". "Imaginez si on avait misé sur le mauvais produit ou commandé trop peu de doses", lance la responsable.
La Suisse a administré 17 millions des doses sur son territoire et en a envoyé 8 millions à d’autres pays. Le reste a été en partie détruit, en partie non livré, mais payé.
Le SonntagsBlick relève que plus de 70% des doses de vaccin payées en Suisse n'ont ainsi pas été utilisées. "La Suisse a suivi une stratégie axée sur la sécurité", explique Mme Lévy. La haute surveillance du Parlement a du reste constaté que les mesures prises étaient justifiées. En cas de pandémie, il vaut mieux commander trop que pas assez.
Jusqu'au début 2026, la Confédération a reçu 408 demandes d’indemnisation pour des dommages liés à la vaccination. Selon Anne Lévy, 300 d’entre elles ont été rejetées après un premier examen, deux ont été acceptées et deux autres ont été refusées, tandis que d’autres sont encore en suspens.
Quarantaine pour Patrick Fischer
La majorité de la population suisse mise sur la vaccination. Pendant la pandémie, près de 70% des personnes se sont fait vacciner, et ce chiffre dépasse même les 90% chez les plus de 65 ans. "Se faire vacciner ou non est une décision personnelle", a rappelé Mme Lévy à propos de Patrick Fischer, l’entraîneur national de hockey sur glace licencié.
En 2022, celui-ci s’était rendu aux Jeux olympiques d’hiver de Pékin avec un certificat Covid falsifié. "Il aurait pu participer aux Jeux olympiques en Chine même sans vaccination; cela aurait été possible en passant par la quarantaine. D'autres athlètes l'ont fait", a déclaré la directrice de l’OFSP.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Coronavirus
Covid: enquête américaine sur de possibles décès liés aux vaccins
L'agence américaine du médicament (FDA) mène une large enquête sur de possibles morts liées aux vaccins contre le Covid-19, chez des enfants et les adultes, a indiqué le ministère américain de la santé. Le ministre en charge du département est un vaccino sceptique.
Cet examen survient au moment où de plus en plus de voix s'élèvent pour dénoncer la politisation croissante des agences sanitaires par le ministre Robert Kennedy Jr, qui a lancé une profonde refonte de la politique vaccinale américaine.
"La FDA mène une enquête approfondie sur plusieurs groupes d'âge à propos de décès potentiellement liés aux vaccins contre le Covid", a indiqué Andrew Nixon, un porte-parole du ministère à l'AFP, confirmant des informations de Bloomberg et du Washington Post.
L'efficacité et la sécurité des vaccins anti-Covid ont été documentées par de nombreuses études, tout comme l'existence de cas très rares d'effets secondaires graves ne remettant pas en cause l'intérêt de la vaccination dans la plupart des tranches d'âge, selon diverses autorités sanitaires à travers le monde.
Fausses informations
Interrogé par l'AFP, le porte-parole n'a pas souhaité préciser la date à laquelle les conclusions de cette enquête, dont les méthodes et les données employées restent floues, seraient présentées.
Ce réexamen, qui devait initialement se concentrer sur de possibles morts d'enfants, a suscité une polémique ces dernières semaines après la fuite d'un document interne à la fin novembre. Attribuée à un haut responsable de la FDA, cette note affirmait que ces vaccins sont liés à au moins 10 décès infantiles sans fournir de preuves.
Une dizaine d'anciens responsables de la FDA ont depuis lors manifesté leur inquiétude et appelé à la prudence, rappelant qu'"aucune explication sur le processus et les analyses qui ont conduit à ce nouveau jugement rétrospectif" n'ont été dévoilées.
Et le ministre de la santé Robert Kennedy Jr est par ailleurs connu pour avoir relayé des fausses informations et théories complotistes sur le sujet. Lors de la pandémie, il avait qualifié ces vaccins des "plus mortels jamais fabriqués" et avait suggéré, lors d'un événement devant la presse, que le virus était "ethniquement ciblé" pour nuire aux personnes noires et aux personnes blanches tout en épargnant les "Ashkénazes et les Chinois". Il avait ensuite démenti ses propos.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Coronavirus
Covid-19: la fuite de laboratoire privilégiée par la Maison-Blanche
La thèse de la fuite de laboratoire présentée comme la "véritable origine" du Covid-19 est désormais promue dans la version remaniée de la page Internet de la Maison-Blanche sur le virus, dévoilée vendredi. Cette théorie est fortement contestée.
Une image du président américain Donald Trump et des critiques de la réponse à la pandémie de son prédécesseur à la Maison-Blanche Joe Biden s'affichent aussi sur cette page, qui présentait jusque-là des informations sur la vaccination ou les tests.
Le site Covid.gov cible aussi l'ex-architecte de la stratégie de Washington contre le virus, le docteur Anthony Fauci, pour avoir défendu "le scénario privilégié selon lequel le Covid-19 est d'origine naturelle".
La page liste désormais cinq arguments en faveur de la théorie de la fuite de laboratoire, soulignant notamment que les premiers cas connus de la maladie se sont déclarés à Wuhan, en Chine, où est hébergé un institut de virologie réputé pour ses recherches sur les coronavirus.
FBI et CIA
"S'il existait des preuves d'une origine naturelle, elles seraient déjà apparues. Mais ce n'est pas le cas", peut-on y lire aussi. L'hypothèse de la fuite d'un laboratoire, qualifiée un temps de complotiste, a récemment gagné en popularité aux Etats-Unis.
Des agences américaines comme le FBI ou le ministère de l'énergie la soutiennent désormais à des degrés divers de certitude, bien que la question de l'origine du Covid-19 demeure un mystère largement débattu par les scientifiques.
Principale agence de renseignement des Etats-Unis, la CIA avait aussi estimé en janvier "avec un faible degré de confiance [...] qu'une origine de la pandémie de Covid-19 liée à des recherches est plus probable qu'une origine naturelle". Cette hypothèse a été jugée d'"extrêmement improbable" par la Chine.
Désormais engagée dans une guerre commerciale majeure avec Washington, Pékin avait également accusé les Etats-Unis "de politiser et d'instrumentaliser la question de la recherche des origines" de la pandémie.
Dans une rubrique intitulée "désinformation", le site accuse également M. Biden d'avoir discrédité des "traitements alternatifs" et de s'être entendu avec les grandes plateformes pour censurer les discours dissidents sur les réseaux sociaux, un reproche fréquemment adressé par les conservateurs.
Plus d'un million de personnes sont mortes du Covid-19 aux Etats-Unis et des millions d'autres dans le monde.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Coronavirus
Covid: la Suisse a éliminé des vaccins pour 1,3 milliard de francs
La Confédération a éliminé des vaccins contre le Covid-19 non utilisés pour une valeur de plus de 1,3 milliard de francs. Le matériel effectivement utilisé en Suisse a atteint moins de la moitié de cette somme, selon les données des autorités.
Interrogée par l'agence de presse Keystone-ATS, l'Administration fédérale des finances (AFF) a confirmé les calculs effectués par la "Sonntagszeitung" et "Le Matin Dimanche".
Entre 2020 et 2023, la Suisse a acheté du matériel sanitaire contre le Covid-19 pour une valeur d'environ 2,3 milliards de francs. Elle en a utilisé pour 0,57 milliard et envoyé des vaccins à l'étranger au titre de l'aide humanitaire pour une valeur de 0,27 milliard de francs.
Le reste du matériel, d'une valeur de 1,45 milliard de francs, a fait l'objet de "corrections de valeur", selon l'administration des finances.
90% de ces "corrections de valeur" concernent des vaccins qui ont dû être éliminés après leur date de péremption, selon l'AFF. Cela correspond à plus de 1,3 milliard de francs.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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