Culture
Bafta: "The Brutalist" et "Conclave" au coude-à-coude
- Share
- Tweet /home/clients/a0d505b655321b17f8ff9c921bca9d03/lfm/wp-content/plugins/mvp-social-buttons/mvp-social-buttons.php on line 72
https://www.lfm.ch/wp-content/uploads/2025/02/demi-moore-en-photo-timothee-chalamet-ou-encore-ariana-grande-sont-attendus-a-londres-sur-le-tapis-rouge-1000x600.jpg&description=Bafta: "The Brutalist" et "Conclave" au coude-à-coude', 'pinterestShare', 'width=750,height=350'); return false;" title="Partager sur Pinterest">
Les polémiques récentes autour d'"Emilia Perez" vont-elles plomber ce film aux Bafta, au profit du thriller papal "Conclave" et du monumental "The Brutalist"? Réponse dimanche soir à Londres, lors de la cérémonie des récompenses britanniques du cinéma.
L'année dernière, le blockbuster "Oppenheimer" avait écrasé la concurrence avec ses sept statuettes. Pour cette édition, la fresque musicale du Français Jacques Audiard "Emilia Perez", nommée 11 fois et déjà récompensée à Cannes et aux Golden Globes, s'annonçait comme l'un des favoris.
Mais la découverte fin janvier d'anciens tweets racistes et islamophobes de l'actrice Karla Sofía Gascón a fait exploser en vol la campagne du film, relançant la course à quelques jours de cette soirée de gala au Royal Festival Hall.
Le palmarès des Bafta, qui donnent le ton des Oscars organisés 15 jours plus tard à Los Angeles, promet donc d'être particulièrement scruté lors de cette cérémonie animée par le "Docteur Who" écossais David Tennant.
Demi Moore, Timothée Chalamet ou encore Ariana Grande sont attendus à Londres sur le tapis rouge, en l'absence cette année du prince William, président d'honneur des Bafta, et de son épouse Kate, a indiqué Kensington Palace sans plus de détails.
"Conclave", du cinéaste allemand Edward Berger, grand vainqueur à Londres il y a deux ans avec son adaptation d'"A l'Ouest, rien de nouveau", fait la course en tête avec 12 nominations.
Ce film sur les jeux de pouvoirs et les trahisons lors de l'élection d'un pape pourrait enfin offrir son sacre au Britannique Ralph Fiennes, qui n'a jamais reçu le Bafta du meilleur acteur.
Mais la concurrence de "The Brutalist", épopée de trois heures sur un architecte survivant de la Shoah incarné par Adrien Brody, s'annonce redoutable dans neuf catégories.
Ils se disputeront la statuette du meilleur film avec la Palme d'or "Anora", le biopic de Bob Dylan "Un parfait inconnu" et l'inclassable "Emilia Perez", sur la transition de genre d'un narcotrafiquant mexicain.
Palmarès imprévisible
Les espoirs de cette comédie musicale ne sont toutefois pas réduits à néant, car les membres de l'académie des Bafta ont commencé à voter avant la découverte des tweets de Karla Sofia Gascón.
Mais "Emilia Perez", nommé 13 fois aux Oscars, a également été épinglé pour sa représentation du Mexique jugée caricaturale, et pour avoir eu recours à l'intelligence artificielle pour améliorer la voix de son actrice... comme son rival "The Brutalist".
Ces polémiques pourraient aussi donner leur chance à des productions moins attendues, dans une sélection très riche en films de genre, des comédies musicales ("Wicked") à l'horreur avec "The Substance", en passant par la science-fiction avec le succès commercial "Dune: Deuxième Partie".
La Française Coralie Fargeat est la seule femme nommée pour la meilleure réalisation avec sa fable gore et féministe "The Substance".
Sa star Demi Moore, récompensée par un Golden Globe pour son interprétation d'une ancienne gloire d'Hollywood accro à un sérum de jouvence, est pressentie pour remporter le Bafta de la meilleure actrice.
Elle affrontera la révélation Mikey Madison ("Anora"), la sorcière verte de "Wicked" Cynthia Erivo, la Britannique Marianne Jean-Baptiste ("Hard Truths") et l'étoile d'Hollywood Saoirse Ronan ("The Outrun").
Côté acteurs, Adrien Brody et Ralph Fiennes se mesureront à Timothée Chalamet en Bob Dylan plus vrai que nature, à la star montante Colman Domingo ("Sing Sing"), à Hugh Grant dans un rôle à contre-emploi ("Heretic") et à Sebastian Stan en jeune Donald Trump ("The Apprentice").
Le cinéma britannique brillera lui aussi, et "Bird" d'Andrea Arnold, "Blitz" de Steve McQueen, "Gladiator II" de Ridley Scott ou encore le nouveau "Wallace et Gromit" s'affrontent dans une catégorie dédiée.
Succès inattendu déjà primé à Sundance, "Kneecap", docu-fiction sur un insolent trio de rap nord-irlandais, pourrait aussi créer la surprise dans les six catégories où il est nommé.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Culture
Les rêves terrestres et colorés d'Otobong Nkanga exposés au MCBA
Le Musée cantonal des Beaux-Arts (MCBA) à Lausanne présente le travail de l'artiste plasticienne Otobong Nkanga. Faisant corps avec la Terre, la Nigériane tisse un lien viscéral avec la nature et l'environnement dans des oeuvres oniriques et colorées.
"Je pense la Terre comme un être, comme notre corps: l'eau, l'air, l'arbre, la pierre, la plante sont des êtres comme notre corps", aime à dire Otobong Nkanga, née à Kano au Nigeria en 1974. Dans cette intense connexion, la part de rêve jouit d'un espace prépondérant. D'où le titre de son exposition monographique: "I dreamt of you in colors".
Cette phrase - "J'ai rêvé de toi en couleurs" -, elle la doit à sa mère. "Je me souviens, quand j'étais plus jeune et que je pensais à ce que je voulais faire dans le futur, j'avais peur d'être artiste, je ne voyais pas le futur. Ma mère m'a dit: 'j'ai rêvé de toi en couleurs quand je t'ai portée'", confie-elle volontiers aux médias. Et d'ajouter: "Je suis parfois tellement dans le monde des rêves que le réel m'échappe".
Avec le MAM de Paris
L'exposition a été conçue avec l'artiste plasticienne et performeuse, tout à la fois peintre, dessinatrice, photographe et vidéaste, et en collaboration avec le Musée d'Art Moderne de Paris. Elle se tient du 3 avril au 23 août à Lausanne, après son passage dans la capitale française du 10 octobre 2025 au 22 février dernier.
"I dreamt of you in colors" réunit des installations emblématiques de la Nigériane, qui vit et travaille à Anvers en Belgique, des séries de photographies, des peintures, des tapisseries et de très nombreux dessins. Certains datent des premières années de création et n'ont encore jamais été exposés à ce jour.
Otobong Nkanga a fait ses études à l'Université Obafemi Awolowo d'Ile-Ife au Nigeria puis à l'Ecole nationale supérieure des Beaux-arts de Paris et à la Rijksakademie d'Amsterdam. Depuis la fin des années 1990, elle aborde dans son travail des thèmes liés à la nature, l'environnement et l'écologie, aux relations entre le corps et le territoire, "créant des oeuvres d'une grande force et d'une grande plasticité", notent les responsables du MCBA.
Pluridisciplinarité
L'artiste "creuse le sillon de questions en lien avec l'extraction minière, l'utilisation des richesses du sol mais aussi le corps dans son rapport à l’espace et la terre". Elle en examine les relations sociales, politiques et matérielles complexes et produit dans une pratique pluridisciplinaire des dessins, peintures, installations, tapisseries, photographies, vidéos, sculptures, céramiques, performances, sons et poésies.
"A partir de son histoire personnelle et de ses recherches témoignant de multiples influences transhistoriques et multiculturelles, elle crée des réseaux et des constellations entre êtres humains et paysages tout en abordant la capacité réparatrice des systèmes naturels et relationnels", explique le musée lausannois.
Otobong Nkanga explore autant la notion de circulation des ressources (matériaux et biens), des gens et de leurs histoires entremêlées, que celle de leur exploitation, marquées par les résidus d'histoires coloniales violentes. "Tout en questionnant la mémoire, elle offre la vision d'un avenir possible".
Le temps d'une visite, le public explore une Terre personnifiée, multicolore, entre réel et onirisme, dont il faut prendre soin comme un être cher. Un voyage organique, chatoyant et poétique.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
Les soins infirmiers mis à l'honneur au Palais de Rumine à Lausanne
Le Palais de Rumine à Lausanne met à l'honneur les soins infirmiers dans une exposition. Intitulée "Soins infirmiers: passé, présent... et futur?", elle évoque la contribution des soins infirmiers à la santé de la population tout en examinant les stéréotypes qui lui sont souvent associés. C'est à découvrir dès jeudi et jusqu'au 31 mai.
L'exposition est le fruit d'une collaboration entre l'Institut des humanités en médecine CHUV-UNIL et l'Institut et Haute école de santé La Source. Elle a été financée par le Fonds national suisse de la recherche, ont indiqué mercredi ses organisateurs.
"Avant d'être une science ou une profession, le soin est un geste profondément humain. Il traverse nos vies, du premier souffle jusqu'au dernier, dans des gestes simples: écouter, veiller, protéger. Mais derrière ces gestes se cache une histoire passionnante, faite d'innovations, de luttes et d'humanité", écrivent-ils en préambule.
Au Palais Rumine, l'exposition invite le public à vivre une expérience immersive: images, sons et témoignages viennent rappeler que prendre soin n'est jamais anodin. "C'est un acte fondateur de toute société", est-il souligné.
Deux pionnières
Aux origines du soin moderne, c'est tout d'abord une vision humaniste des soins qui est dévoilée avec les pionnières du 19e siècle, Florence Nightingale, en Angleterre, et Valérie de Gasparin, en Suisse (fondatrice de l'école de La Source à Lausanne). Elles ont transformé le soin en savoir et en profession. Leurs écrits et combats ont ouvert la voie à une vision nouvelle: former, observer, comprendre, reconnaître la valeur du travail infirmier.
Dans la tourmente des crises, le visiteur plonge ensuite dans le 20e siècle marqué par les guerres mondiales, les épidémies et les urgences sanitaires. Lettres, photographies et objets racontent l'engagement des infirmières et infirmiers, "souvent invisibles, parfois héroïques, toujours essentiels".
Le public découvre ensuite une profession en mutation: l'évolution du rôle infirmier, des progrès techniques à la santé publique, en passant par la prévention et l'accompagnement en fin de vie.
Animations théâtrales
Une frise chronologique retrace aussi les conquêtes et résistances: formations, diplômes universitaires, associations professionnelles, grèves. "Derrière ces jalons, il y a une réalité genrée, à savoir des femmes longtemps invisibilisées malgré des responsabilités immenses", expliquent les organisateurs.
Avec le vieillissement, les maladies chroniques, la santé mentale, la crise environnementale et l'intelligence artificielle, les défis sont immenses. Ils posent des questions centrales qui traversent l'exposition: quel soin voulons-nous pour demain? Et quelle place accorder aux infirmières et infirmiers dans notre société?
Outre des visites guidées, l'exposition propose également des animations théâtrales reproduisant les enjeux du soin où un dialogue pourra s'instaurer entre les différents protagonistes. Le public est en outre invité à déposer ses idées sur un livre blanc, qui recueille les paroles citoyennes, "rappelant que le soin est aussi un enjeu politique et collectif".
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
Le Swiss Press Photo Actualité pour des images de Blatten
Sept photographes romands ou travaillant pour des publications romandes ont été récompensés par les "Swiss Press Photo" 2026. Le Vaudois Laurent Gilliéron, de Keystone-ATS, s'impose notamment dans la catégorie Actualité pour un cliché de Blatten (VS).
Sa photo, prise trois mois et demi après la catastrophe du 28 mai, montre deux maisons dont seuls les toits émergent du lac formé par l'éboulement. La Tessinoise Flavia Leuenberger Ceppi se classe 2e avec sa série sur les féminicides publiée dans Le Temps, écrit mercredi la Fondation Reinhardt von Graffenried.
En Sport, Gabriel Monnet est primé pour son traitement de la fête fédérale de gymnastique à Lausanne pour L'Illustré. Il devance Adrien Perrittaz qui a suivi le combattant fribourgeois Volkan Oezdemir au Qatar pour l’Ultimate Fighting Championship (L'Illustré) et Sabine Papilloud pour les passionnés d'ultra-trail dans le Nouvelliste.
Dans la catégorie Histoires suisses, Odile Meylan décroche la palme pour son travail sur le parc du Jorat, plus grande forêt périurbaine du pays.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
Décès de Lili Hinstin, ancienne directrice artistique de Locarno
Lili Hinstin, ancienne directrice artistique du Festival du film de Locarno, est décédée à l'âge de 48 ans. Cette gestionnaire culturelle avait dirigé les éditions 2019 et 2020 du festival.
Toute l'équipe du Festival du film de Locarno "se souvient d'elle avec gratitude", ont annoncé mardi les responsables sur leur site web. La Française, née en 1977, est décédée après une longue maladie.
Lili Hinstin avait pris la direction artistique fin 2018. Elle succédait à Carlo Chatrian, qui était parti à la Berlinale. A peine deux ans plus tard, en septembre 2020, Lili Hinstin a quitté le festival en raison de divergences stratégiques. Depuis 2023, elle était directrice de la programmation du Festival international du film de Biarritz "Nouvelles Vagues".
Parmi les moments forts de l'édition 2019 de Locarno, les responsables citent le débat public entre Albert Serra et John Waters, lauréat du Léopard d'honneur, ainsi que la remise du Léopard d'or à "Vitalina Varela" de Pedro Costa.
La deuxième édition dirigée par Lili Hinstin en 2020 a été marquée par la pandémie de coronavirus et s’est déroulée sous une forme hybride. Dans ce contexte, la gestionnaire culturelle née à Paris a contribué à réinventer le festival. Elle a ainsi lancé une initiative visant à utiliser les fonds du festival pour soutenir des projets cinématographiques suisses et internationaux qui avaient été mis à l’arrêt par la pandémie.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / apa
-
VaudIl y a 2 jours
Les députés vaudois veulent une interdiction des puffs
-
VaudIl y a 2 jours
Harcèlement au CHUV: 155 signalements depuis juillet dernier
-
GenèveIl y a 3 jours
Double délit de fuite après un choc entre une voiture et un scooter
-
ÉconomieIl y a 2 jours
Les loyers pèsent "lourdement" sur les ménages, selon l'Asloca
-
LausanneIl y a 2 jours
Alexandre Démétriadès démissionne du Grand Conseil vaudois
-
LausanneIl y a 2 jours
Transports publics vaudois: Mobilis augmente aussi ses prix
-
VaudIl y a 2 jours
Vaud: un suspect arrêté après 80 vols dans des voitures du canton
-
LausanneIl y a 2 jours
Conseil d'Etat vaudois: Roger Nordmann sera assermenté le 26 mai


