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Culture

Brigitte Giraud remporte le Prix Goncourt avec "Vivre vite"

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Le membre du jury Didier Decoin embrasse la main de la romancière française Brigitte Giraud après qu'elle a remporté le prix Goncourt, la plus haute récompense littéraire française, pour son livre "Vivre Vite" jeudi à Paris. (© KEYSTONE/AP/Thomas Padilla)

L'autrice française Brigitte Giraud, 60 ans, a remporté jeudi le Prix Goncourt avec "Vivre vite", aux éditions Flammarion. Son roman se veut un retour sur l'engrenage d'événements improbables, qui ont mené son mari à la mort.

"Peut-être que les mots aident à conjurer le sort", a-t-elle réagi après l'annonce du plus prestigieux des prix littéraires francophones. "L'intime n'a de sens que s'il résonne avec le collectif. (...) J'ai envie de penser que (les jurés) ont vu cette dimension beaucoup plus large qu'une simple vie intime, qu'une simple destinée".

La Française est la première autrice à recevoir le Goncourt depuis "Chanson douce" de Leïla Slimani en 2016. "Ce n'est pas en tant que femme que je reçois le prix, mais en tant que personne qui travaille la littérature depuis des années", a-t-elle souligné.

D'un cheveu

Peu avant, le président de l'Académie, Didier Decoin, qui a fait pencher la balance au 14e tour d'un scrutin très serré avec sa voix comptant double, avait précisé qu'il aurait voté pour cet ouvrage même s'il avait été écrit par un homme.

Il l'a préféré à l'autre finaliste, l'Italo-Suisse Giuliano da Empoli, et son "Mage du Kremlin", un livre "excellent" mais "plus immédiat, en prise directe avec l'actualité, moins romanesque".

Ce premier roman, paru en avril chez Gallimard, avait les faveurs des critiques. Cela aurait fait de Giuliano da Empoli le deuxième Suisse à gagner le Goncourt après Jacques Chessex. L'Italo-Suisse devra finalement se contenter du Grand Prix du roman de l'Académie française, qu'il a remporté fin octobre.

Brigitte Giraud "pose avec beaucoup de simplicité et d'authenticité la question du destin", a ajouté Didier Decoin, attablé chez Drouant, le restaurant parisien où les jurés délibèrent traditionnellement. Brigitte Giraud "est partie d'un deuil cruel qu'elle a ressenti, qui est poignant. Son livre a quelque chose de tragique", a-t-il encore relevé.

Un livre d'amour

"Finalement, je crois que c'est un livre d'amour", a déclaré l'autrice.

Elle succède au Sénégalais Mohamed Mbougar Sarr. L'Académie Goncourt poursuit un certain renouveau avec une autrice peu connue du grand public et pas habituée aux gros chiffres de vente.

Lyonnaise, native d'Algérie, Brigitte Giraud a écrit une dizaine de livres, romans, essais ou nouvelles. Elle a obtenu le Goncourt de la nouvelle 2007 pour le recueil "L'amour est très surestimé". En 2019, elle a été finaliste du prix Médicis pour "Jour de courage".

En choisissant "Vivre vite", les jurés du Goncourt élisent un récit sobre et sensible, qui a été tout de suite bien accueilli par la critique. L'autrice s'inspire du drame de sa vie, le 22 juin 1999 à Lyon, lorsque son mari Claude démarre trop vite à un feu, avec une moto trop puissante qui n'est pas la sienne, et tombe. Il ne s'en relèvera pas.

A nouveau présente en finale, la florissante littérature haïtienne voit encore une fois lui échapper le Goncourt, Makenzy Orcel ("Une somme humaine" chez Rivages) ne parvenant pas à s'imposer.

Pas plus que Cloé Korman, autrice et plume des discours du ministre de l'Education nationale, Pap Ndiaye, qui concourrait avec "Les Presque soeurs", aux éditions du Seuil.

Le Renaudot à Liberati

Le prix Renaudot, remis juste après le Goncourt dans le même restaurant du quartier de l'Opéra à Paris, a été attribué à Simon Liberati pour "Performance". Son roman suit un écrivain septuagénaire qui renoue avec le feu sacré en écrivant un scénario sur les Rolling Stones, et en ayant une relation avec une femme de près de 50 ans plus jeune que lui.

Les prix littéraires, qui inspirent souvent les Français souhaitant découvrir ou offrir un roman en fin d'année, sont un enjeu économique crucial. Le Goncourt en particulier garantit des centaines de milliers de ventes.

Et comme le veut la tradition, Brigitte Giraud repart également avec un chèque de dix euros, que les bénéficiaires en général préfèrent encadrer plutôt que le déposer à la banque.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Le Cully Jazz a attiré 70'000 festivaliers

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Le Cully Jazz 2024 a connu plusieurs "moments inoubliables", comme le concert de la saxophoniste Lakecia Benjamin. (© KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

Le Cully Jazz a vécu une 41e édition "radieuse", se réjouissent les organisateurs à l'heure du bilan. La fréquentation du festival est estimée à 70'000 personnes, contre 62'000 l'an dernier.

Douze concerts payants ont affiché complet, ce qui représente plus de 12'500 billets vendus. Les 15 scènes du "off" ont aussi été "largement fréquentées", en particulier durant les deux week-ends ensoleillés, indiquent samedi soir les organisateurs.

Les ventes des bars et des stands de nourritures ont également "très bien fonctionné", ajoutent-ils, sans pouvoir encore se prononcer sur le bilan financier de cette édition.

Du point de vue musical, ils citent plusieurs "moments inoubliables", comme les prestations de la saxophoniste Lakecia Benjamin, accompagnée de la chanteuse Dee Dee Bridgewater, du groupe anglais The Herbaliser Band, du trompettiste Avishai Cohen, du multi-instrumentiste Rodrigo Cuevas ou encore du Portico Quartet.

Plusieurs artistes suisses se sont aussi distingués, comme la chanteuse lausannoise Nnavy, dont le concert "grandement attendu" s'est déroulé "dans une salle plus que comble." Les projets regroupant des instrumentistes issus du continent africain et de ses diasporas ont "transporté les corps et les coeurs jusqu'aux racines de leur riche héritage musical", poursuit le communiqué.

Balades musicales

Quant au festival "off", il a regroupé plus de 85 concerts dans les caveaux et scènes extérieures. De quoi offrir "un éventail de projets musicaux reflétant l'effervescence de la relève des musiques actuelles et du jazz", relèvent les organisateurs.

Les journées ensoleillées ont également contribué au "grand succès" des Balades Musicales guidées, organisées dans le cadre du programme Autour du Jazz. Cette année, le nouveau parcours a relié Puidoux à Cully, tout en faisant découvrir les compositions originales de huit artistes suisses.

Le Cully Jazz reviendra l'an prochain pour la 42e édition du 4 au 12 avril.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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La surprise Shakira au festival Coachella en Californie

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Le Festival Coachella vit son premier week-end. (© KEYSTONE/AP/Amy Harris)

Shakira a fait une apparition surprise vendredi soir dans l'ambiance déchaînée du célèbre festival Coachella, dans le désert californien, clou d'une première journée où les artistes latinos étaient au diapason.

Autre temps fort, la tête d'affiche Lana Del Rey a fait son entrée sur scène escortée de motos puissantes pour la soirée d'ouverture du gigantesque événement musical, coup d'envoi des festivals d'été aux Etats-Unis.

Certains espéraient une apparition surprise de son amie et méga vedette Taylor Swift, que la rumeur dit en week-end romantique à Coachella avec son compagnon et joueur de football américain Travis Kelce.

Il n'en a rien été, mais les "Swifties" peuvent encore espérer qu'elle se joigne aux concerts des Bleachers, le groupe de son producteur Jack Antonoff, ou de la rappeuse du Bronx, Ice Spice, avec laquelle elle collabore aussi.

"Arriba Coachella"

En matière de surprise, c'est Shakira qui a déboulé sur la scène du désert californien pour électriser un peu plus le set de son acolyte, le producteur et DJ argentin Bizarrap.

Vêtue d'une courte robe aux couleurs du feu, elle a offert une performance puissante et dansante, notamment sur le tube commun du duo où elle se venge de son ex, l'ancien footballeur Gerard Piqué.

"Arriba Coachella", a crié Bizarrap, sous les acclamations explosives de la foule, tandis que la chanteuse en a profité pour annoncer une tournée mondiale.

Le duo surprise a parachevé une première journée très latino, signant la domination de plus en plus forte des artistes hispaniques sur les plateformes de streaming.

L'année dernière, le Porto-Ricain Bad Bunny avait écrit l'histoire en devenant le premier chanteur de langue espagnole à se hisser en tête d'affiche du grand rendez-vous musical.

Entre virtuel et nostalgie

Cette année, c'est Peso Pluma - 5e artiste le plus écouté dans le monde sur Spotify en 2023 - qui a attiré une immense foule avec son style unique, fusion des musiques régionales mexicaines traditionnelles, de rap latino et de reggaeton.

Pendant que flottaient dans la foule de nombreux drapeaux mexicains, le chanteur de 24 ans avait fait projeter les gros titres d'articles de presse faisant allusion aux controverses autour de son genre musical, le "narcocorrido", accusé de glorifier les cartels de drogue. Peso Pluma revendique parler de la réalité.

Et ce n'était pas fini au pied des montagnes San Jacinto. La Porto-Ricaine Young Miko a lâché un set endiablé sur la scène principale, avec son trap latino qui rappelle le rap de la côte ouest américaine des années 1990, tandis que Cimafunk est devenu le premier artiste né à Cuba à se produire à Coachella, avec son funk afro-cubain teinté de cuivres inspirés de la Nouvelle-Orléans.

Les fans se sont aussi régalés de la célèbre chanteuse virtuelle japonaise Hatsune Miku, un logiciel de synthèse vocale personnifié par l'hologramme de l'adolescente aux nattes turquoise. Sur scène, l'artiste virtuelle était accompagnée d'un groupe de musiciens en chair et en os.

Samedi, c'est Tyler, the Creator qui tient la tête de l'affiche, tandis que le premier week-end se terminera dimanche avec Doja Cat.

Le festival offre une bonne dose de nostalgie aussi, avec les No Doubt de Gwen Stefani qui se reforment pour l'occasion, Vampire Weekend, qui vient de sortir son nouvel album, les légendaires rockers de Blur ou le groupe de reggae rock des années 1990 Sublime.

Le festival se déroule sur deux week-ends, jusqu'au 21 avril.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Mort du couturier italien Roberto Cavalli à 83 ans

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Roberto Cavalli est resté actif très longtemps, ici encore il y a neuf ans à Milan. (© KEYSTONE/EPA ANSA/DANIEL DAL ZENNARO)

Le créateur de mode italien Roberto Cavalli, couturier de la jet set pendant des décennies grâce à ses peaux de python et ses imprimés flamboyants, est mort vendredi à l'âge de 83 ans, ont rapporté les médias italiens.

L'agence italienne ANSA a précisé que le désigner était mort à son domicile dans sa ville natale de Florence (centre) après une longue maladie.

Couturier de stars des années 70 comme Brigitte Bardot ou Sophia Loren, pour lesquelles il créait des tenues dévoilant généreusement la peau et les formes, il a continué à séduire les célébrités de générations plus récentes, de Kim Kardashian à Jennifer Lopez.

Cavalli aimait les Ferrari, les gros cigares, et les chemises moulantes largement ouvertes sur un torse perpétuellement bronzé. Il avait épousé une finaliste de Miss Univers, possédait un hélicoptère violet et un vignoble en Toscane, et il était à tu et à toi avec le gratin d'Hollywood.

Né le 15 novembre 1940 à Florence, capitale mondiale de la peausserie, il était connu pour ses cuirs imprimés et ses jeans délavés.

En 2005, il avait redessiné les micro-tenues des Playboy Bunnies, avec une version en imprimé léopard.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Plusieurs nouveautés au Musée Burnand à Moudon

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Une entrée au Musée Burnand à Moudon offre un billet pour le MCBA à Lausanne, où est exposé le célèbre "Taureau dans les Alpes" (archives). (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Le Musée Eugène Burnand à Moudon (VD) dévoile samedi une nouvelle exposition consacrée au peintre vaudois. A voir jusqu'au 27 octobre, cet accrochage provisoire est centré sur ses oeuvres liées à la Camargue.

"Le peintre de la lumière relève le défi de reproduire l'éclat du soleil de et du Midi", écrivent les responsables du musée dans un communiqué. Après avoir peint à 23 ans "Les ânes dans le Midi", son premier succès, Eugène Burnand a passé plusieurs étés à Montpellier, où s'était établi l'un de ses frères. Dans la région, l'artiste moudonnois représente surtout "la vie pastorale, rude et libre".

Il s'est aussi lié d'amitié avec le poète provençal Frédéric Mistral, dont il a illustré l'édition de 1883 de son poème épique "Mireille". Eugène Burnand a aussi fréquenté Alphonse Daudet et réalisé plusieurs dessins pour accompagner ses contes.

"L'Eugène Burnand qui pendule au gré des saisons entre Vulliens et Paris est bien connu. Plus discret, le pan de sa vie méridionale mérite davantage d'éclairage, c'est l'ambition de l'exposition 2024", poursuit le communiqué de presse.

Nouveaux apports

Parallèlement, les salles permanentes du musée ont été réorganisées avec deux apports. Un mur est voué à des dessins originaux que l'institution a récemment fait restaurer: ils représentent des épisodes de la vie de saint François d'Assise.

Le second volet est consacré à une autre obsession d'Eugène Burnand, à savoir ses tentatives pour représenter le visage du Christ. Un panneau montre ainsi ses tâtonnements "pour saisir l'essence d'une physionomie divine".

A noter finalement que le Musée Burnand a conclu un accord avec Plateforme 10 à Lausanne. Un billet d'entrée au Musée Burnand offre une entrée gratuite, valable le même jour, pour le Musée cantonal des Beaux-Arts (MCBA), le mudac et Photo Elysée. L'occasion d'admirer deux toiles emblématiques d'Eugène Burnand exposées au MCBA, "Le Taureau dans les Alpes" et "La Prière sacerdotale".

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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