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International

Le Prix Goncourt à Jean-Paul Dubois

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L'écrivain français Jean-Paul Dubois remporte le prix Goncourt (archives). (©KEYSTONE/AP/FRANCOIS MORI)

Le romancier Jean-Paul Dubois a reçu lundi le prix Goncourt pour "Tous les hommes n'habitent pas le monde de la même façon", roman bouleversant et nostalgique sur le bonheur perdu. Il s'agit du plus prestigieux des prix littéraires du monde francophone.

Déjà couronné par le prix Femina (en 2004 pour "Une vie française"), le Toulousain Jean-Paul Dubois, 69 ans, est un écrivain discret et populaire. Il a construit depuis une trentaine d'années une oeuvre qui séduit par sa délicatesse et sa profonde humanité.

Le Renaudot a été octroyé dans la foulée à Sylvain Tesson pour "La panthère des neiges" (Gallimard).

"Tout arrive! C'est adorable...", a déclaré Jean-Paul Dubois devant la presse. "C'est assez irréel", a-t-il ajouté. "Si les romans de Jean-Paul Dubois étaient traduits de l'anglais, il aurait en France un statut comparable à ceux de John Irving ou de William Boyd", dit de lui Bernard Pivot, le président de l'académie Goncourt.

Un monde en train de disparaître

Le 22e titre de l'écrivain, publié chez L'Olivier (256 pages, 19 euros) raconte l'histoire d'un homme, Paul Hansen, qui croupit depuis deux ans dans une prison de Bordeaux (qui comme son nom ne l'indique pas se trouve au Québec!) quand le lecteur le rencontre.

Paul Hansen, le narrateur, va nous raconter comment il en est arrivé à partager une cellule avec un Hells Angel. Ce formidable personnage, effrayant et touchant, ne rêve que d'"ouvrir en deux" ceux qui ne lui reviennent pas mais est terrorisé par les souris ou les ciseaux du coiffeur.

Paul Hansen est un type bien, doux et bienveillant. Le lecteur apprendra à la fin du roman pourquoi un tel homme est en prison. Entre temps, remonteront à la surface des souvenirs d'un bonheur anéanti. Ce que raconte Jean-Paul Dubois (une constance dans la plupart de ses livres), c'est l'histoire d'un monde en train de disparaître pour être remplacé par un autre dominé par l'injustice et le mépris.

Ingrédients habituels

Pour tenir, Paul Hansen parle avec ses morts: sa compagne Winona, une femme irlando-algonquine, pilote d'hydravion, son père, pasteur danois, austère et tolérant (une gageure), fidèle à son poste même après avoir perdu la foi, sa mère libertaire qui n'hésitera pas à programmer un film porno dans son cinéma même si elle est "la femme du pasteur", sa petite chienne Nouk, personnage essentiel du roman.

Les lecteurs habitués à lire Jean-Paul Dubois retrouveront dans ce roman (le plus beau d'entre tous, selon de nombreux critiques) les ingrédients habituels de son oeuvre: le prénom fétiche Paul, un dentiste, un accident, le goût des détails techniques indiqués avec exactitude comme la NSU Ro80, voiture révolutionnaire au moteur rotatif, l'orgue Hammond B3, l'hydravion Beaver... ou les techniques d'entretien d'une piscine.

Lauréat du Goncourt, l'ancien journaliste reste en lice pour un autre prix convoité: le Goncourt des lycéens qui sera décerné le 14 novembre. L'an dernier, le prix Goncourt avait été décerné à Nicolas Mathieu pour "Leurs enfants après eux" (Actes Sud) et le Goncourt des lycéens à David Diop pour "Frère d'âme" (Seuil).

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International

Démission du conseil d'administration de la Juventus Turin

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Andrea Agnelli (à gauche) et Pavel Nedved ont démissionné. (© KEYSTONE/EPA ANSA/ALESSANDRO DI MARCO)

La totalité des membres du conseil d'administration de la Juventus Turin, y compris son président Andrea Agnelli, ont présenté leur démission, a annoncé lundi le club italien.

Il est plongé dans des problèmes sportifs, financiers et judiciaires.

Le directeur général, Maurizio Arrivabene, a été chargé de rester en place et d'expédier les affaires courantes le temps qu'un nouveau conseil soit constitué, a précisé le club dans un communiqué.

La prochaine assemblée générale est programmée le 18 janvier prochain.

Le conseil, dont font partie Andrea Agnelli et son vice-président Pavel Nedved, a démissionné en "considérant la centralité et la pertinence des questions juridiques et technico-comptables en suspens", une allusion à l'enquête que mène la justice italienne depuis plus d'un an.

Le parquet de Turin s'intéresse à la pratique, que la Juve a multipliée, des "faux échanges" de joueurs: des ventes croisées avec d'autres clubs, sans échange d'argent mais permettant d'inscrire des plus-values dans les bilans.

Les magistrats ont chiffré ces plus-values "fictives" à quelque 155 millions d'euros entre 2018 et 2021, selon les médias.

Le club, coté en Bourse, aurait en outre caché à ses investisseurs l'existence d'accords privés avec des joueurs, dont l'attaquant vedette portugais Cristiano Ronaldo, pour régler certains salaires en différé.

A ces déboires judiciaires s'ajoutent des problèmes financiers. La "Vieille Dame" a été éliminée dès les phases de poule de la Ligue des champions, une sortie prématurée qui va engendrer un manque à gagner de quelque 20 millions d'euros, selon le site Calcio e Finanza.

Le club, dans le rouge ces cinq dernières années, avait enregistré la saison dernière 255 M EUR de pertes: un déficit record dans le football italien.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Culture

Pour Rishi Sunak, "l'âge d'or" avec la Chine est terminé

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Le premier ministre britannique Rishi Sunak a perdu confiance en la Chine. (© KEYSTONE/AP/Leon Neal)

Le Premier ministre britannique Rishi Sunak a estimé lundi que "l'âge d'or" entre le Royaume-Uni et la Chine était terminé. Il a prôné une approche plus pragmatique face au "défi systémique" posé par Pékin après l'arrestation à Shanghai d'un journaliste de la BBC.

"Soyons clair, le fameux +âge d'or+ est terminé, tout comme l'idée naïve que le commerce mènera automatiquement à des réformes politiques et sociales", a asséné Rishi Sunak en référence au réchauffement des relations sino-britanniques à partir de 2015 sous David Cameron.

Pour son premier grand discours de politique étrangère prononcé à Guildhall, le palais de la City de Londres, le Premier ministre a estimé que la Chine représentait désormais "un défi systémique pour nos valeurs et nos intérêts, un défi de plus en plus criant tandis que le pays évolue vers un autoritarisme encore plus grand".

Ses propos interviennent après l'arrestation et les violences policières à l'encontre d'un journaliste de la BBC qui couvrait des manifestations à Shanghai.

La BBC a affirmé dimanche soir que son journaliste Ed Lawrence avait été "arrêté et menotté pendant qu'il couvrait les manifestations à Shanghai". Selon le géant audiovisuel britannique, "il a été battu et frappé par la police" avant d'être relâché.

Déclenchée par la mobilisation contre les confinements et les restrictions imposées par les autorités pour lutter contre l'épidémie de coronavirus, la colère qui gronde en Chine semble inédite depuis les manifestations pro-démocratie réprimées dans le sang en 1989.

Approche pragmatique

"Au lieu d'écouter les protestations de son peuple, le gouvernement chinois a choisi de sévir davantage, notamment en agressant un journaliste de la BBC", a dénoncé le Premier ministre.

"Les médias - et nos parlementaires - doivent pouvoir mettre en lumière ces questions sans être sanctionnés", a-t-il insisté.

La BBC a expliqué qu'elle n'avait eu "aucune explication ou excuse officielle des autorités chinoises, au-delà d'une affirmation des fonctionnaires, qui l'ont ensuite libéré, qu'ils l'avaient arrêté pour son propre bien au cas où il aurait attrapé le Covid (au milieu) de la foule". "Nous ne considérons pas cela comme une explication crédible."

Pékin a assuré lundi que M. Lawrence ne s'était pas identifié en tant que journaliste "et n'a volontairement pas présenté son accréditation de presse", selon Zhao Lijian, porte-parole du ministère des Affaires étrangères.

L'incident ne fait qu'envenimer des relations déjà tendues entre Pékin et Londres, sur fond de vives critiques du Royaume-Uni notamment sur la reprise en main de Hong Kong par la Chine et d'incidents récents sur le sol britannique.

Mais si le Premier ministre a affirmé vouloir faire "évoluer" l'approche du Royaume-Uni vis-à-vis du pays asiatique, il ne faut pas "ignorer" selon lui "la place de la Chine dans les affaires mondiales".

Plus tôt lundi, le porte-parole du chef du gouvernement avait qualifié de "choquante et inacceptable" l'arrestation du journaliste. "Mais ça ne signifie pas que nous ne chercherons pas à avoir des relations constructives avec la Chine sur les autres questions" comme la lutte contre le réchauffement climatique ou l'économie.

"Menace numéro 1"

Un discours qui semble s'être atténué alors que M. Sunak avait qualifié la Chine de "menace numéro 1" pour le Royaume-Uni lors de la campagne qui l'a mené à Downing Street.

Le Royaume-Uni a été récemment marqué par les violences subies par un militant pro-démocratie de Hong Kong au consulat de Chine à Manchester (Nord) et par les informations d'une ONG espagnole selon lesquelles Pékin aurait ouvert des postes de police clandestins dans plusieurs pays occidentaux, notamment sur le sol britannique.

Réagissant à l'arrestation de M. Lawrence, le secrétaire d'Etat britannique à la Sécurité, Tom Tugendhat, a estimé que l'affaire faisait écho à la "répression" que le parti communiste chinois tente de mettre en oeuvre "ailleurs".

"Les tentatives de répression d'Etat ici au Royaume-Uni nous rappellent le besoin urgent de défendre nos propres libertés", a-t-il tweeté.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Un dresseur condamné pour maltraitances: ses tigres retirés

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Un dresseur de tigres a été condamné pour maltraitance. (© KEYSTONE/EPA EFE/ERNESTO MASTRASCUSA)

Le tribunal correctionnel de Beauvais a condamné lundi Mario Masson, un dresseur de tigres, à une amende de 5000 euros et à la confiscation de ses dix félins pour mauvais traitements a-t-on appris auprès du parquet.

Le dresseur a également été interdit d'élevage et de présentation d'animaux au public pendant deux ans. Il devra verser quelque 120'000 euros à l'association Tonga Terre d'accueil, pour la prise en charge des tigres dans un refuge dédié dans la Loire, depuis leur saisie fin 2020.

Le prévenu a aussi été reconnu coupable d'infractions multiples au code du travail, fraudes aux allocations et dissimulation de revenus. Le tribunal a décidé de la confiscation des sommes saisies sur ses comptes d'un montant de 61'000 euros.

Cet ancien circassien, jugé en septembre, devra en outre verser plus de 127'000 euros aux parties civiles, selon les avocats des associations de défense des animaux One Voice et Stéphane Lamart, qui figuraient parmi les parties civiles.

Son avocat, Me Olivier Roquain, a indiqué à l'AFP attendre de discuter avec son client pour un possible appel.

Les tigres avaient été saisis fin 2020 à Blacourt, près de Beauvais (Oise) dans le cadre d'une enquête du parquet ouverte après une plainte de One Voice pour "des faits de maltraitance animale". Elle avait été confiée à l'Office français de la biodiversité.

Une première

L'association One Voice avait surveillé et filmé les tigres pendant plusieurs mois, révélant l'affaire dans une série de vidéos mises en ligne.

"C'est la première fois qu'un dresseur de cirque est condamné pour mauvais traitements", s'est félicité Muriel Arnal, présidente de One Voice, auprès de l'AFP.

"Ces tigres ne connaissaient que le camion dans lequel ils vivaient, enfermés dans des espaces de 2m2 entre des barreaux, et sans eau", a-t-elle mis en avant, pointant une "promiscuité effroyable pour eux".

"On ne peut que se satisfaire de cette décision qui vient reconnaître le mal-être subi par ces tigres", a réagi Me Patrice Grillon, qui représente l'association Stéphane Lamart.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Économie

L'inflation en zone euro n'a pas encore culminé (Lagarde)

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Les soucis ne sont pas finis, a prévenu en substance Christine Lagarde, présidente de la BCE: (© KEYSTONE/DPA Deutsche Presse-Agentur GmbH/ARNE DEDERT)

La présidente de la Banque centrale européenne Christine Lagarde serait "surprise" de voir l'inflation de la zone euro avoir atteint un sommet, a-t-elle déclaré lundi. Elle a suggéré que le resserrement monétaire en cours va se poursuivre.

La hausse des prix a atteint son plus haut niveau en octobre, à 10,6%, et elle était également très élevée à environ 5% en omettant les prix de l'énergie et des denrées alimentaires.

"J'aimerais voir l'inflation avoir culminé en octobre mais je pense qu'il y a trop d'incertitude" pour supposer que c'est le cas, ce qui "me surprendrait évidemment", a souligné la présidente de la BCE lors d'une audition devant le Parlement européen.

L'incertitude concerne en particulier la "répercussion du coût élevé de l'énergie sur les prix de détail", a-t-elle mis en avant.

Face à l'inflation élevée dans le sillage de la guerre en Ukraine, la BCE a relevé ses taux de deux points de pourcentage depuis juillet, ce qu'elle n'a jamais fait aussi brusquement de toute son histoire.

La prochaine hausse est programmée en décembre lors de la dernière réunion de l'année, mais selon une ampleur probablement moindre que les augmentations de 0,75% en septembre et octobre, selon les observateurs.

Mme Lagarde voit l'inflation baisser à plus long terme sous l'action de la politique monétaire et de la disparition progressive des goulots d'étranglement côté offre.

Dans l'immédiat "mes meilleurs économistes (au sein de la BCE)" voient encore le risque d'une inflation "en hausse", a-t-elle déclaré. Dans ce contexte les taux d'intérêt "sont et resteront le principal outil de lutte contre l'inflation", a poursuivi l'ancienne ministre de l'Economie française.

Aux États-Unis, la Réserve fédérale a commencé à relever les taux plus tôt et de manière plus agressive, estime désormais qu'un rythme plus lent de hausse des taux pourrait "bientôt être approprié".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Hôtel attaqué par les shehab, au moins huit morts

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Les hôtels sont régulièrement la cible des terroristes à Mogadiscio (ici le Hayat Hotel, en avril). (© KEYSTONE/AP/FARAH ABDI WARSAMEH)

Au moins huit civils ont été tués dans le siège de l'hôtel attaqué dimanche soir par des jihadistes shebab dans la capitale somalienne Mogadiscio. Le porte-parole de la police a affirmé lundi que l'opération des forces de sécurité était "terminée".

"L'opération de ratissage à l'hôtel Villa Rose est terminée", a déclaré à la presse Sadik Dudishe, porte-parole de la police.

Les shebab "ont tué 8 civils qui étaient dans l'hôtel, et les forces de sécurité ont réussi à en secourir environ 60, et aucun n'a été blessé", a poursuivi M. Dudishe, ajoutant qu'un membre des forces de sécurité avait également été tué.

Le porte-parole de la police somalienne a annoncé que l'attaque avait été menée pendant presque 21 heures par six personnes et "cinq ont été abattues et un s'est fait exploser".

Des coups de feu sporadiques et des explosions avaient été entendus lundi dans la matinée aux alentours de l'hôtel Villa Rose très fréquenté par des hauts fonctionnaires et des parlementaires et situé à quelques pâtés de maisons des bureaux du président Hassan Cheikh Mohamoud.

"Hébergement le plus sûr"

Toutes les routes menant au quartier avaient été bloquées par les forces de sécurité, ont constaté les correspondants de l'AFP.

Des témoins avaient décrit deux fortes explosions dimanche soir, marquant le début de l'attaque par les shebab de cet hôtel situé dans le quartier de Bondhere et jouissant en principe de sérieuses mesures de sécurité.

Sur son site internet, le Villa Rose y est décrit comme "l'hébergement le plus sûr de Mogadiscio", avec détecteurs de métaux et un haut mur d'enceinte.

Dès dimanche soir, de nombreux civils et des responsables politiques avaient été secourus et évacués de la zone.

Guerre totale

Les shebab, groupe affilié à Al-Qaïda qui tente de renverser le gouvernement central somalien depuis 15 ans, ont revendiqué l'attaque.

La force de l'Union africaine en Somalie (Atmis) avait condamné l'attaque et "félicité" sur Twitter "les forces de sécurité somaliennes pour leur réponse rapide afin d'éviter de nouvelles victimes et des dommages matériels".

Cette nouvelle attaque intervient alors que le président somalien, élu en mai, a décidé d'engager depuis trois mois une "guerre totale" contre les shebab.

L'armée somalienne, soutenue par des clans locaux, par l'Atmis, et avec l'appui de frappes aériennes américaines, leur ont ainsi repris le contrôle de la province de Hiran et de vastes zones du Moyen-Shabelle, dans le centre du pays.

Mais les insurgés ont riposté par une série d'attaques sanglantes, soulignant leur capacité à frapper au coeur des villes et des installations militaires somaliennes.

Le 29 octobre, deux voitures bourrées d'explosifs ont explosé à quelques minutes d'intervalle à Mogadiscio, tuant 121 personnes et en blessant 333 autres. Soit l'attaque la plus meurtrière depuis cinq ans dans ce pays fragile de la Corne de l'Afrique.

Un triple attentat à la bombe à Beledweyne (centre) a aussi fait 30 morts, dont des responsables locaux, début octobre et au moins 21 clients d'un hôtel de Mogadiscio ont été tués lors d'un siège de 30 heures en août.

Ce siège avait soulevé des questions sur la façon dont les militants islamistes ont réussi à atteindre le coeur étroitement gardé du district administratif de Mogadiscio sans être détectés.

Des points de contrôle armés bloquent les routes menant à la zone, qui abrite également un centre de détention pour les suspects terroristes, supervisé par l'Agence nationale de renseignement et de sécurité.

Selon l'ONU, au moins 613 civils ont déjà été tués et 948 blessés dans des violences cette année en Somalie, principalement causées par des engins explosifs artisanaux (EEI) attribués aux shebab. Les chiffres les plus élevés depuis 2017, en hausse de plus de 30% par rapport à 2021.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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