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Culture

Le Festival d'Avignon démarre dans la joie, un oeil sur le virus

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Le théâtre reprend ses droits à partir de jeudi dans la Cité des papes (archives). (© KEYSTONE/EPA AFPI/ANNE-CHRISTINE POUJOULAT)

Le retour de Serebrennikov, l'ouverture d'une nouvelle salle, des rues noires de monde: le Festival d'Avignon, qui démarre jeudi, a de quoi se réjouir après deux ans de crise sanitaire. Même s'il reste vigilant en raison du rebond épidémique.

La veille du lancement du plus célèbre festival de théâtre au monde, la parade traditionnelle était également de retour mercredi, pour la première fois depuis 2019. En costumes et au son de tambours, une foule compacte d'artistes a traversé les rues de la Cité des Papes, où de nombreux festivaliers étaient déjà au rendez-vous.

"C'est notre premier Avignon, on est très content. On avait profité du confinement pour mettre en scène notre spectacle!", se réjouit Christophe Gillis, musicien et metteur en scène venu de Belgique présenter "Mozart versus Mozart", un spectacle d'"humour musical". Le Covid? "On ne va pas gâcher le festival, on a besoin d'être sur scène et on va faire tous très attention", ajoute l'artiste.

"L'Avignon du retour"

"On a l'impression qu'on revient un peu à la normale, on espère que ça sera l'Avignon du retour", affirme Olivier Schmidt, membre de la troupe "Les Joyeux de la Couronne", qui présente "A l'ombre d'Oz", un spectacle musical sur le parcours de Judy Garland.

Il fait partie des 1500 spectacles du "off", le plus grand "marché" de spectacle vivant en France qui se déroule parallèlement au festival officiel et qui a renoué avec son offre pléthorique d'avant la pandémie. A cela vient s'ajouter l'ouverture d'une nouvelle salle, "La Scala Provence".

Masque obligatoire

Du côté du Festival d'Avignon, plus international et plus pointu que le "off", on se veut rassurant quant aux mesures sanitaires, tout en appelant à la vigilance. "La contagiosité (actuelle) est telle que, dans nos équipes, on a rendu le port du masque obligatoire car on ne peut pas se permettre d'avoir des contaminations", affirme à l'AFP Paul Rondin, directeur délégué du Festival.

"Il y aura des centaines de milliers de gens à Avignon pendant 20 jours et on ne veut pas de mesures anxiogènes mais on dit aux gens: 'Venez au festival en essayant de mettre le masque dans les salles'", ajoute-t-il. Des centres de tests et de vaccination seront installés dans la ville.

L'édition 2022 sera également la dernière d'Olivier Py, à la tête du Festival depuis neuf ans, et auquel succèdera le Portugais Tiago Rodrigues. Depuis 2013, il a invité des artistes de différents horizons, avec une importance accordée au côté politique du théâtre, au sens large du terme.

L'Ukraine en toile de fond

Des artistes comme Kirill Serebrennikov qu'il invite pour la quatrième fois, dans des circonstances particulières: bien que l'idée soit née avant la guerre en Ukraine, le cinéaste et metteur en scène russe, en exil en Europe depuis le printemps, va faire jeudi l'ouverture avec "Le Moine Noir" de Tchekhov dans la Cour d'honneur du Palais des papes, lieu emblématique du festival.

Serebrennikov avait fait récemment une apparition remarquée - et contestée par des Ukrainiens - au Festival de Cannes, où il a présenté son film "La Femme de Tchaïkovski".

En signe de solidarité avec l'Ukraine, Olivier Py se produira, en guise d'adieux, avec les Dakh Daughters, groupe punk venu de Kiev, dans son spectacle "Miss Knife".

Une épopée de 13 heures

Le festival fait également la part belle cette année au Moyen-Orient, avec l'Iranien Amir Reza Koohestani, un autre habitué, des poétesses arabes et des artistes libanais.

"Chacun peut trouver une expérience à vivre, que ce soit avec Serebrennikov, (l'artiste non binaire) Kae Tempest, le Chaperon rouge (par le collectif Das Plateau), ou des poétesses arabes", indique M. Rondin.

Et pour les amateurs des spectacles fleuve - une tradition du festival -, le dramaturge Simon Falguières propose "le Nid de Cendres", une épopée de 13 heures. Avec quatre entractes et deux pauses.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Culture

Cannes: Palme d'or d'honneur pour le cinéaste Peter Jackson

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Peter Jackson, ici en 2019, recevra une Palme d'or d'honneur à Cannes. (© KEYSTONE/AP/Joel C Ryan)

Le cinéaste néo-zélandais Peter Jackson ("le Seigneur des anneaux", "King Kong") recevra une Palme d'or d'honneur lors de la cérémonie d'ouverture du 79e Festival de Cannes (12-23 mai), ont annoncé jeudi les organisateurs.

"Recevoir la Palme d'or d'honneur à Cannes sera l'un des plus grands moments de ma carrière", commente le réalisateur de 64 ans dans un communiqué du Festival.

Le 13 mai 2001, au Palais des Festivals, 26 minutes vont changer la vie du réalisateur encore plutôt confidentiel: la diffusion en exclusivité 7 mois avant sa sortie des premières images du "Seigneur des anneaux: la communauté de l'anneau", le début de la saga cinéma aux 17 Oscars, adaptation des romans de J.R.R. Tolkien.

La présidente du festival Iris Knobloch se réjouit d'accueillir dès ce premier soir, le "réalisateur à la créativité débordante qui a offert au genre de l'heroic fantasy ses lettres de noblesse".

"Le cinéma de la démesure est sa marque de fabrique et son art total du divertissement particulièrement ambitieux", note pour sa part le délégué général Thierry Frémaux qui estime qu'il y a "clairement un avant et un après Peter Jackson".

Depuis 12 ans, et "le Hobbit: la Bataille des cinq armées" Peter Jackson n'a plus produit de cinéma de fiction et s'est consacré à des formats documentaires, profondément marqué par la mort soudaine de son chef opérateur, Andrew Lesnie.

Ce décès "a changé mon parcours créatif", a-t-il expliqué cette année dans une vidéo.

L'année dernière, l'acteur américain Robert De Niro avait reçu des mains de Leonardo DiCaprio ce prix honorifique, et prononcé à cette occasion un puissant discours à charge contre les Etats-Unis de Donald Trump.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Culture

L'homosexualité dans l'art entre 1869 et 1939 exposée à Bâle

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Face à la persécution du désir pour le même sexe, les artistes ont dû codifier l'homosexualité en suggérant une amitié féminine complice ou en présentant une nudité masculine homoérotique peu explicite et aux contacts physiques limités. (© Keystone-ATS/Steve Last)

Le Kunstmuseum de Bâle consacre une exposition à la représentation artistique de l'homosexualité à la fin du 19e siècle et au début du 20e. Il présente 80 oeuvres montrant la formation de nouvelles images de la sexualité, du genre et de l'identité à cette époque.

L'exposition "The First Homosexuals. La naissance de nouvelles identités", à voir dès samedi jusqu'au 2 août dans le nouveau bâtiment du Kunstmuseum, est divisée en six sections présentées dans trois espaces. Le public peut y explorer les différents aspects de l'homosexualité, mais aussi d'autres formes de sexualité sur la base de peintures, de travaux sur papier, de sculptures et de photographies.

Le mot "homosexuell" en allemand apparaît pour la première fois de manière publique en 1869, avant l'utilisation de sa version française. Il a ouvert le champ à la représentation artistique de la manifestation du désir pour le même sexe ainsi que de cette identité sexuelle.

Codification face à la persécution

L'attirance pour les personnes du même sexe étant persécutée dans de nombreuses sociétés de l'époque, le codage artistique de l'homosexualité féminine met d'abord celle-ci en lien avec l'amitié. Le tableau "Contre-jour" (1888) de Marie-Louise-Catherine Breslau montre deux femmes dans une scène de la vie quotidienne. Durant une période, il a été intitulé alternativement "Les amies".

Pour les mêmes raisons, le désir homoérotique masculin n'est codifié que de manière suggérée également. Dans son tableau représentant deux pêcheurs nus et un groupe de spectateurs, le peintre allemand Ludwig von Hofmann (1861–1945) s’inspire du motif des baigneurs de Cézanne. Son oeuvre "Nackte Fischer und Knaben am grünen Gestade" ("Pêcheurs nus et garçons sur le rivage vert") ne révèle rien d’explicite et les personnages n’ont que peu de contacts physiques.

Une trentaine d’années plus tard, le peintre et architecte suisse Paul Camenisch (1893–1970) a adopté une approche beaucoup plus directe de ce même motif dans sa propre version des baigneurs "Badende in der Breggiaschlucht" ("Baigneurs dans les gorges de la Breggia").

Influence péjorative du colonialisme

"C'est la première exposition de notre maison qui se consacre à l'art et à la création de la communauté queer", a souligné la directrice du musée, Elena Filipovic", face aux médias. Dans le monde entier, des gens souffrent de préjugés en raison de leur identité et de leur amour. "Si nous réussissons à apporter davantage de connaissances, de tolérance et d'acceptation dans le monde, ce sera déjà quelque chose de grandiose", a-t-elle dit.

Les définitions d'aujourd'hui sont basées sur la vision européenne, a rappelé Jonathan Katz, commissaire américain de cette exposition déjà présentée à Chicago (USA). Elles opposent les concepts "hétéro" et "homo" et sont marquées par une attitude hostile répandue dans le monde à travers le colonialisme. Au Japon, par exemple, l'homosexualité était considérée comme "tout à fait normale" avant que la perspective européenne ne la connote négativement.

La standardisation juridique et médicale apparue au 19e siècle a privé la société de moyens pour décrire différentes formes de sexualité, souligne Jonathan Katz. Les "dissidences" sexuelles et de genre ont toujours existé. Aujourd'hui, de plus en plus de jeunes refusent de s'identifier aux définitions standardisées introduites il y a un siècle et demi.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Le MAH de Genève rend hommage à l'artiste Carlos Schwabe

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Le Musée d'art et d'histoire de Genève consacre une exposition à l'artiste Carlos Schwabe (1866-1926) afin de commémorer le centenaire de sa disparition (archives). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Le Musée d'art et d'histoire (MAH) de Genève présente dès samedi une exposition rétrospective pour commémorer le centenaire de la disparition de l'artiste Carlos Schwabe (1866-1926). A découvrir en écoutant du metal, un style musical qui s'est fortement inspiré du travail de ce peintre mystique.

L'exposition, qui dure jusqu'au 16 août, réunit une cinquantaine d'oeuvres de Carlos Schwabe. Certaines pièces viennent directement du MAH, qui possède la plus importante collection publique au monde de ses oeuvres, et d'autres sont issues de collections particulières suisse et française.

"La Vague" (1907), une huile sur toile de grande dimension, trône au centre de l'exposition. Le public pourra aussi découvrir "Le Faune" (1923), un dessin au fusain et crayons de couleur, représentant un autoportrait de l'artiste en synergie avec la nature dans un paysage de désolation.

Originaire d'Hambourg (D), Carlos Schwabe est arrivé à Genève à l'âge de quatre ans. Il y a forgé sa sensibilité artistique, notamment à l'Ecole des arts industriels. Après avoir déménagé à Paris (F), il a toujours gardé un lien fort avec Genève. L'artiste a notamment illustré des livres emblématiques du mysticisme de l'époque, comme les "Fleurs du Mal", de Baudelaire.

Vomitose et Gomorra

L'exposition explore la tension entre le réel et l'étrange qui traverse le travail de cette figure du symbolisme. Elle retrace plusieurs facettes de la carrière de l'artiste. Carlos Schwabe avait notamment glissé vers des thèmes plus bucoliques, épurés de la charge symboliste qu'il donnait alors aux représentations de la nature.

Ses gravures habitent encore aujourd'hui l'imagerie de la culture metal. En reliant l'esthétique sombre de Carlos Schwabe aux pochettes d'albums contemporains, l'exposition invite à se plonger dans ce répertoire de musique. Des casques audio diffusent des morceaux de Varathron, Gorement, Vomitose et Gomorra, des groupes qui s'inspirent directement du travail du peintre.

mahmah.ch

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Bruit et mémoire du monde glissent entre les murs de Photo Elysée

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Né en 1962, Luc Delahaye fait partie d'une génération de photographes qui a retravaillé l'articulation entre pratiques documentaires et artistiques. (© Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le bruit et la mémoire du monde s'invitent à Photo Elysée à Lausanne. Le musée rend hommage à deux photographes de deux époques différentes, avec une rétrospective majeure de l'oeuvre de Luc Delahaye et une exposition monographique sur Ella Maillart (1903-1997).

Intitulée "Le bruit du monde", la première retrace 25 années de la création de l'ex-photoreporter français des agences Sipa Press et Magnum Photos, de 2001 à 2025. La deuxième - "Récits photographiques" - nous emmène sur les traces des voyages en Asie centrale dans les années 30 de l'écrivaine, photographe et grande voyageuse suisse.

Présentée au Jeu de Paume à Paris l'automne dernier, la rétrospective Luc Delahaye est une première en Suisse. Elle est à découvrir jusqu'au 31 mai prochain. "Elle confirme l'engagement de Photo Elysée en faveur d'une photographie qui interroge le réel et ses représentations (...) Ce sont des images qui font penser", a souligné la directrice du musée Nathalie Herschdorfer.

Distanciation

Né en 1962 à Tours, Luc Delahaye vit et travaille à Paris. Il a débuté sa carrière de photoreporter en 1986, couvrant des zones de conflits majeurs comme le Liban, l'Afghanistan, le Rwanda, la Tchétchénie, l'Irak ou encore l'Ukraine. C'est au début des années 2000 qu'il fait évoluer sa pratique en adoptant une démarche artistique qui s'écarte des codes traditionnels du photojournalisme.

Tout en conservant son approche documentaire, il prend ses distances avec "le spectacle de l'actualité", s'émancipe de l'info pure, et propose une réflexion sur l'image avec des "tableaux photographiques" de grand format et le plus souvent en couleur. De manière panoramique, il donne une profondeur nouvelle au visible.

Autonomie, force et beauté

Parfois réalisées en une seule prise, parfois véritables compositions picturales assemblées par ordinateur pendant des mois à partir de fragments d'images, les photographies de Luc Delahaye restent toujours une rencontre avec le réel. Qu'elle soit immédiate ou différée

"Je rentre dans une problématique de la composition du tableau", a expliqué devant les médias le photographe français. "Il s'agit de donner de l'autonomie, de la charge, de la force et de la beauté à la photo", ajoute-t-il. "C'est une sorte de mise en scène face au chaos contemporain et à l'incompréhension du monde", dit-il.

La quarantaine de photos XXL, mais aussi des portraits en format plus petit ou encore un labyrinthe de plusieurs centaines de photos, offrent un regard fragmenté ou recomposé à la fois précis, bouleversant, méditatif et poétique sur des conflits, des crises, des situations humaines et des instants de la vie quotidienne.

Dialogue entre photos et écrits

Visible jusqu'au 1er novembre 2026, l'exposition sur Ella Maillart est en bond de près de 100 ans en arrière. En parcourant les quatre grands périples qu'elle entreprend en Asie au cours des années 1930 - URSS, Chine, Afghanistan et Iran -, elle met en lumière le dialogue entre ses photographies et ses écrits.

L'expo s'articule autour de la mémoire: "Mémoire du monde", "Mémoire personnelle" et "Préserver la mémoire". Les photos, accompagnées de citations de ses livres ou de carnets de route, sont issues de la collection de Photo Elysée, qui conserve depuis 1988 toutes les archives photographiques d'Ella Maillart.

"Le corpus présenté révèle les événements historiques auxquels elle assiste et les rencontres qui façonnent son regard. Ses écrits accompagnent ses images et éclairent les enjeux politiques et sociaux de l'époque. Ensemble, ils offrent un témoignage unique sur un moment de bascule de l'histoire asiatique et mondiale", ont expliqué les commissaires de l'exposition.

La troisième partie, "Préserver la mémoire", donne un aperçu de la cartothèque d'Ella Maillart. Elle est composée de 48 boîtes bleues contenant des centaines de cartes mêlant plus de 1000 images et légendes manuscrites.

Enfin, le musée propose aussi une troisième exposition, "Sabotage", de Salvatore Vitale, artiste d'origine italienne installé en Suisse depuis 20 ans. Une réflexion sur la main-d'oeuvre numérique et l'économie des petits boulots.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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