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Culture

Le Prix Décembre remis au Marocain Abdellah Taïa

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Avec "Le Bastion des larmes", Abdellah Taïa signe, à 51 ans, son récit le plus abouti, d'après les critiques (archives). (© KEYSTONE/AP/Domenico Stinellis)

Le prix littéraire Décembre a été remis mercredi à Paris au Marocain Abdellah Taïa pour son roman "Le Bastion des larmes". Ce titre est l'un des succès critiques de la rentrée littéraire française.

Le roman a été préféré par le jury à "Ann d'Angleterre" de Julia Deck et "Les Derniers Jours du Parti socialiste" d'Aurélien Bellanger.

En évoquant les violences contre les enfants et la discrimination des homosexuels dans son pays natal, mais aussi des personnages féminins très libres inspirés de ses huit soeurs aînées, Abdellah Taïa a signé d'après les critiques, à 51 ans, son récit le plus abouti.

Le prix Décembre (anciennement prix Novembre) a été créé en 1989 pour, comme son nom l'indiquait, récompenser un roman oublié des autres grands prix littéraires d'automne. Mais il a changé de calendrier pour ne plus arriver systématiquement le dernier. Il est convoité pour sa dotation de 15'000 euros, avec le soutien de la Fondation Pierre Bergé-Yves-Saint-Laurent.

Etudes à Genève

A la Foire de Brive (sud-ouest) en novembre, l'écrivain marocain doit également recevoir le prix de la Langue française pour l'ensemble de son oeuvre. Il avait remporté le prix de Flore en 2010 pour "Le Jour du roi".

Issu d'un milieu pauvre à Salé, à côté de la capitale Rabat, il est parti en Europe étudier en 1998 à Genève puis l'année suivante à Paris, où il a obtenu un doctorat de lettres. Il a exercé les métiers de traducteur, journaliste ou réalisateur, entre autres. Il a été remarqué pour avoir révélé son homosexualité en 2006, tout en se disant musulman.

"Le Bastion des larmes" était dans les sélections de multiples prix d'automne: le Médicis, pour lequel il est toujours en lice, le Goncourt et le Grand Prix du roman de l'Académie française.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Culture

Ohio (USA): des tirs font 12 blessés en marge d'une fête locale

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Les forces de police enquêtent sur les lieux de la fusillade, à Toledo, dans l'Ohio. (© KEYSTONE/AP/Paul Sancya)

Des tirs ont blessé au moins 12 personnes samedi à Toledo, dans l'Etat américain de l'Ohio (nord-est), en marge d'un festival local, a fait savoir la police qui, pour l'heure, n'a arrêté aucun suspect.

"Douze personnes ont été touchées par des balles", parmi lesquelles deux ont été grièvement blessées, a décrit à des journalistes le chef adjoint de la police de Toledo, Joseph Heffernan, ajoutant qu'aucun suspect n'avait encore été appréhendé.

Au moins deux individus semblent être à l'origine des tirs, a-t-il décrit. Ils se sont "probablement tirés dessus l'un sur l'autre", a-t-il avancé.

Les tirs ont eu lieu à proximité de l'Old West End Festival, un rassemblement annuel qui propose des concerts, fêtes de voisinage et visites dans le quartier ancien de Toledo.

Les autorités enquêtent auprès de témoins et examinent des vidéos prises au téléphone portable. Elles ont appelé la population à partager toute information pouvant aider à l'arrestation des tireurs.

D'après le lieutenant de police Dan Gerken, l'âge moyen des blessés se situe aux alentours de 20 ans. "Douze personnes touchées par des balles (...) J'ai été sur de nombreuses scènes de crime, mais là, c'était vraiment hors du commun", a-t-il relaté.

Les armes à feu sont facilement accessibles aux Etats-Unis et la violence armée y tue des milliers de personnes chaque année.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Culture

Fondation Jan Michalski: l'art brut s'expose dans le texte

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La Fondation Jan Michalski à Montricher (VD) consacre une exposition aux écrits de l'art brut (archives). (© Keystone/LAURENT GILLIERON)

La Fondation Jan Michalski à Montricher (VD) présente jusqu'au 30 août prochain une exposition sur les écrits d'art brut. Elle invite le public à parcourir la diversité des écrits d'auteur et autrices suisses d'art brut, poètes de l'ombre, dont Aloïse Corbaz (1886–1964), Joseph Heuer (1827–1914), Eugénie Nogarède (1882–1951), Pascal Vonlanthen (1957*) ou encore Adolf Wölfli (1864–1930).

"Parfois illisibles, inventées, à l'occasion entremêlées de dessins, ces graphies à l'expressivité tant formelle que poétique tracent un territoire de pouvoir et de liberté", explique la Fondation dans son dossier de presse. Les manuscrits et oeuvres exposés sont issus du fonds de la Collection de l'Art Brut à Lausanne. Plusieurs n'ont encore jamais été présentés au public, précise-t-elle.

La Fondation rappelle qu'à partir de 1945, Jean Dubuffet avait porté son attention sur des peintures, dessins, sculptures, broderies ou pages manuscrites, réalisés par des autodidactes en marge du champ culturel. Si l'artiste français regroupe alors l'ensemble de ses découvertes sous le vocable d'"art brut", les écrits en constituent d'emblée un corpus bien particulier.

"Inventivité et irrévérence"

Nés pour la plupart au sein d'institutions psychiatriques, ils ont été conservés dans les dossiers médicaux et envisagés non pas en tant qu'oeuvres, mais comme supports de diagnostic. "Ces productions hétérogènes et singulières, souvent conçues avec des matériaux de fortune, se distinguent par leur inventivité et leur irrévérence face aux normes en matière lexicale, syntaxique ou orthographique", note la Fondation Jan Michalski.

En 1979, Michel Thévoz, premier directeur de la Collection de l'Art Brut, leur consacre une exposition, qui est accompagnée de son ouvrage de référence "Ecrits bruts", les sortant définitivement de la clandestinité à laquelle elles étaient condamnées. Autrefois signes d'inadaptation ou de déviance sociale, ces travaux sont désormais considérés comme des créations à part entière.

C'est ce que le public peut désormais à nouveau découvrir, en visitant l'exposition "Ecrits d'art brut" à Montricher, depuis samedi et jusqu'au 30 août.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Lausanne: les aînés proposent des balades estivales à thème

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D'une durée de 1h30 à 2h00 en moyenne, la dizaine de visites thématiques proposées à travers Lausanne sont gratuites et sans inscription. Elles s'étalent jusqu'au 6 septembre (archives). (© Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Les guides d'accueil du Mouvement des aînés Vaud (MdA) invitent à découvrir Lausanne sous des facettes emblématiques ou méconnues à partir du 15 juin. D'une durée de 1h30 à 2h00 en moyenne, la dizaine de visites thématiques proposées sont gratuites et sans inscription. Elles s'étalent jusqu'au 6 septembre.

Sous le nom évocateur "Lausanne à l'heure d'été", ce programme est une invitation à porter un regard neuf sur Lausanne, à travers l'histoire, l'architecture, la nature, les arts ou encore les récits de vie, expliquent les organisateurs dans un communiqué. "Il ne s'agit pas seulement de visiter Lausanne, mais de la rencontrer", aiment-ils souligner.

"Les Huguenots à Lausanne" invite par exemple à suivre les pas de celles et ceux qui trouvèrent refuge dans la ville et contribuèrent à la transformer, tandis que "De Grancy à Milan" entraîne les promeneurs le long d'un axe urbain chargé de récits et de surprises. La visite "Laboratores, bellatores ou oratores" fait, elle, revivre les métiers d'autrefois, redonnant voix aux figures discrètes qui animaient les ruelles.

"Un thé chez les aristos"

D'autres parcours ouvrent des perspectives inattendues: avec "Des Croix-Rouges à la Maison Olympique", Lausanne se révèle internationale et en mouvement, tandis que certains itinéraires s'attardent sur un bâtiment, une place ou un détail souvent ignoré, mais porteur de mémoire.

Et parfois, la réalité se trouble doucement: un récit conté, une scène théâtralisée comme "Un thé chez les aristos" à la Maison du Désert, ou une légende murmurée au fil d'une balade viennent glisser un peu d'imaginaire dans les rues. L'histoire devient alors vivante, sensible, presque palpable.

Outre les visites estivales, les guides d'accueil du MdA proposent également des visites de la vieille ville, - payantes celles-ci -, les jours ouvrables du 1er mai au 30 septembre.

www.lausanne-a-pied.ch

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Double exposition au Musée Rath pour interroger l'art au féminin

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Le Musée Rath à Genève accueille une exposition consacrée à la peintre galloise Sylvia Sleigh (1916-2010) (image d'illustration). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Actuellement fermé pour des travaux de rénovation, le MAMCO de Genève présente deux expositions au Musée Rath afin d'interroger la place des femmes dans l'histoire de l'art. L'une est consacrée à la peintre galloise Sylvia Sleigh (1916-2010), l'autre propose de "Refaire collection" avec des oeuvres de femmes artistes. A découvrir jusqu'au 25 octobre 2026.

L'exposition monographique retrace le travail de Sylvia Sleigh qui a produit la majeure partie de son oeuvre à New York dès 1962. L'événement se concentre sur les années 1960 et 1970, marquées par son travail sur le portrait. Rassemblant plus de 35 peintures, l'exposition explore la manière dont l'artiste remettait en question les conventions de genre héritées de l'histoire de l'art occidental.

Une partie aborde la réinterprétation par Sylvia Sleigh de motifs classiques comme l'odalisque ou la muse, en inversant les genres. Son travail se situe ainsi à "l'intersection de l'histoire des représentations, du domestique et de l'intime". D'autres sections sont consacrées à l'autoportrait, à son engagement féministe, aux portraits de la scène artistique new-yorkaise et aux nus.

Discrimination

En parallèle, l'exposition "Refaire collection" offre un contexte historique au travail de Sylvia Sleigh. Elle part d'un constat: seulement 21% des artistes représentés dans la collection du MAMCO sont des femmes. Cette discrimination structurelle est l'héritage d'un canon historique et d'un marché de l'art favorisant les hommes.

L'exposition rassemble les oeuvres de 21 artistes femmes du 20e siècle issues de collections suisses. Elle vise à montrer "à quoi pourrait ressembler une collection idéale qui, dès sa fondation, aurait pris en compte le travail d'artistes femmes occidentales".

Des thématiques comme la réévaluation des motifs classiques, le regard sur le corps, la sororité et l'affirmation de soi sont abordées à travers les oeuvres d'artistes telles que Louise Bourgeois, Nicole Eisenman, Alice Neel ou encore les Guerrilla Girls. L'accrochage rassemble peintures, sculptures, vidéos, dessins et photographies.

Les institutions soulignent qu'il ne s'agit pas de redécouvrir des artistes oubliées. "Toutes les artistes présentées ici ont toujours existé - c'est l'attention des institutions qui a fait défaut", précise la documentation de l'exposition.

https://www.mahmah.ch/

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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