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Culture

Les Fêtes du Rhône au coeur d'une exposition à Sion

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Nées dans le Sud de la France en 1926, à Tournon, puis gagnant peu à peu la Suisse et remontant le cours du Rhône jusqu’à Sierre à deux reprises, les Fêtes du Rhône rassemblaient dans la ville désignée des délégations de tout le bassin rhodanien (archives). (© KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

Après plus de 20 ans d'absence, les Fêtes du Rhône auront lieu du 5 au 8 septembre à Sion, Monthey et Viège. Pour marquer l'événement, la Médiathèque Valais - Sion et les Archives de l’Etat du Valais présentent l'exposition "Un fleuve en fête" qui revient sur près d’un siècle de célébrations étalées entre 1926 et l’an 2000.

Pour monter cette exposition, "on s'est d'abord interrogé sur les liens qu'entretenait le Valais avec ces fêtes, quelle était leur histoire et ce que signifie réellement 'célébrer un fleuve'", explique à Keystone-ATS Denis Reynard archiviste à l'Etat du Valais. Avec à la clé, une plongée dans les "diverses facettes des festivités".

Nées dans le Sud de la France en 1926, à Tournon, puis gagnant peu à peu la Suisse et remontant le cours du Rhône jusqu’à Sierre à deux reprises, les Fêtes du Rhône rassemblaient dans la ville désignée des délégations de tout le bassin rhodanien. Elles permettaient de "faire se rencontrer les populations qui vivent le long du fleuve et de créer des liens", ajoute Denis Reynard.

Le programme comportait des rituels d’offrandes, des activités culturelles, artistiques et littéraires – parfois très innovantes - étalées sur plusieurs jours.

Exposition thématique

"Dès l'entre-deux-guerres, la volonté se dessine, côté français, de contrebalancer le développement du Rhin", complète-t-il. Au-delà de l’aspect festif et folklorique, ces rendez-vous étaient ainsi l’occasion de réunir des congrès scientifiques pour discuter de la gestion du fleuve, que ce soit en matière d’ingénierie, d’économie ou de commerce.

C'est cette diversité que l'exposition met en scène de manière thématique. "Le propos est illustré par des éléments provenant des Fêtes du Rhône tenues en Valais principalement, mais aussi du reste de la Suisse romande ainsi que de la France avec un ancrage historique et chronologique", précise Denis Reynard.

L’archiviste espère que cette exposition et le retour des Fêtes en septembre suscitent des recherches plus approfondies sur cette manifestation dont beaucoup d'archives "restent à repérer et à exploiter". "Un fleuve en fête. Un siècle de Fêtes du Rhône entre Suisse et France" est à voir du 22 août jusqu'au 31 octobre au centre culturel Les Arsenaux à Sion. Des visites commentées ainsi qu’une conférence sont prévues, indique mercredi le canton dans un communiqué.

Retour en septembre

Très populaires, les Fêtes du Rhône ont eu lieu presque chaque année jusque dans les années 1960 - à l'exception des années de guerre. Elles s'espacent de plus en plus les décennies qui suivent.

La dernière édition en date a été célébrée en 2000 dans la commune française de Vaulx-en-Velin après des haltes à Lyon, Avignon, Valence ou encore Marseille. Côté suisse, c'est Genève qui avait accueilli la manifestation en premier en 1929 (puis en 1965). Il y a ensuite eu Lausanne-Ouchy en 1934 (puis 1946 et 1979), Sierre en 1948 et 1969 ou encore Monthey en 1984. Vevey, Morges, La Tour-de-Peilz et Port-Valais ont, elles aussi, été hôtes de l’événement au cours du XXe siècle.

Difficile d'articuler les raisons qui expliquent pourquoi l'enthousiasme s'est étiolé. Mais pour le président de l'association des Fêtes du Rhône Pierre-François Mettan, qui a relancé l'événement, il est temps de "recoller les morceaux. De refaire de ce fleuve un trait d'union non seulement entre les populations mais aussi entre les générations et les milieux sociaux", indique-t-il à Keystone-ATS.

Vers une pérennisation?

Cette 35e édition, qui aura lieu en septembre à Sion, Monthey et Viège s'inscrit directement dans la tradition avec plusieurs expositions, une création musicale "Le Chant du Rhône" ainsi qu'un colloque scientifique. Deux fêtes populaires sont programmées à Sion et à Viège, ce qui permettra pour la première fois d'intégrer le Haut-Valais à la manifestation.

La ville de Lyon, qui est l'hôte d'honneur des 35es Fêtes du Rhône, réfléchit à organiser la 36e édition dans le cadre de son festival "Entre Rhône et Saône". Certains détails doivent encore être réglés, "mais pérenniser ces Fêtes serait une belle réussite", relève encore Pierre-François Mettan qui travaille sur le projet avec son comité depuis plus de deux ans.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Inauguration du grand-orgue restauré de la Cathédrale Saint-Pierre

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Le grand-orgue restauré de la Cathédrale Saint-Pierre sera inauguré au moment des 490 ans de la Réforme à Genève (archives). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Les curieux pourront assister à l'inauguration du grand-orgue Metzler restauré à la Cathédrale Saint-Pierre pour les 490 ans de la Réforme à Genève. Deux concerts sont prévus le vendredi 29 et le dimanche 31 mai, explique l'Eglise protestante de Genève. Un autre suivra une semaine plus tard.

Dans le cadre de l'Assemblée de l'Eglise, un spectacle "Black Church" aura lieu le samedi 30 mai. Une discussion accompagnera des chants.

Le lendemain, une adaptation théâtrale du livre "L'homme qui marche" explorera le rapport au mouvement et à l'immobilité. De quoi parler de responsabilité.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

L'écrivain Alain Claude Sulzer ausculte les silences de l'amitié

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L'écrivain bâlois Alain Claude Sulzer est attendu le 6 juin au Festvial du livre à Collonge-Bellerive (GE) (archives). (© KEYSTONE/GEORGIOS KEFALAS)

L'écrivain bâlois Alain Claude Sulzer sera l'invité exceptionnel du Festival du LÀC le 6 juin à Collonge-Bellerive (GE). Il y évoquera "F. comme Frères", son nouveau livre centré sur l'amitié, l'art et la fugacité de l'existence.

Publié à mi-mai en version française aux éditions Phébus, le roman se déroule initialement dans les années 1970 au coeur de la région de la Ruhr, en Allemagne. Un narrateur anonyme et son meilleur ami, Frank, grandissent ensemble, soudés au point d'être "presque comme des frères", titre allemand du roman ("Fast wie ein Bruder", 2024).

Leurs chemins se séparent brutalement lorsque Frank assume son homosexualité et s'exile à New York pour percer comme peintre. Tandis que le narrateur mène une vie provinciale et rangée, Frank peint de manière obsessionnelle aux Etats-Unis, sans toutefois rencontrer le succès de son vivant.

Atteint du sida et condamné, Frank revient mourir en Allemagne à l'âge de 32 ans. Les deux hommes se revoient une dernière fois sur son lit de mort.

Reconnaissance tardive

Après le décès de son ami, le personnage principal reçoit les oeuvres de Frank soigneusement emballées. Ne comprenant ni la sexualité de son ami ni son art, il choisit de reléguer les toiles au fond d'une remise sans les regarder. Des décennies plus tard, il découvre par hasard les tableaux de Frank exposés dans une prestigieuse galerie d'art.

Le monde artistique célèbre désormais le défunt comme un génie. En contemplant le portrait grand format d'un homme nu, le narrateur est frappé par une vérité bouleversante: il y reconnaît ses propres traits.

Moeurs des années 80

A travers son narrateur, Alain Claude Sulzer déploie un portrait de la société des années 80, encore frileuse et conformiste, où les homosexuels, tout comme d'autres minorités telles que les "Tziganes", restent marginalisés. D'ailleurs, les stéréotypes employés par le personnage principal pour décrire les gens du voyage avaient créé une petite polémique à l'époque: le jury bâlois chargé d'attribuer des subventions les avaient jugés politiquement incorrects.

Le roman rappelle aussi l'irruption du sida, qui a mis brutalement fin à une époque de libération sexuelle. Mais "F. comme frères" interroge avant tout les liens fondamentaux de l'amitié.

"Ce roman raconte une relation symbiotique entre deux amis très proches qui finit par se désagréger", explique à Keystone-ATS Alain Claude Sulzer. "Comme c'est le cas dans de nombreuses familles, on ne s'intéresse pas vraiment à ce que font frères, soeurs ou parents. Une distance et une indifférence s'installent, fruits du temps qui passe, mais aussi des manquements, des petites lâchetés de chacun".

Art et subjectivité

Le livre met aussi en lumière le caractère fragile et parfois arbitraire de la reconnaissance artistique. Alain Claude Sulzer y évoque notamment la spéculation autour des oeuvres découvertes après la mort des artistes, une expérience qui fait écho à celle de son propre père, peintre demeuré anonyme toute sa vie.

"Nous avons réussi à organiser une exposition après sa mort, un peu par hasard. Et d'observer que "les oeuvres n'existent vraiment qu'à partir du moment où elles sont exposées". Dans le roman, la reconnaissance tardive de Frank apparaît ainsi comme une forme de réparation symbolique pour un "artiste mort si jeune".

F comme fin

Débutant comme un roman d'apprentissage, le récit prend des allures de roman policier sur ses dernières pages. Sauf qu'une part de mystère demeure.

"Parmi les lecteurs de la version allemande, 30 à 40% ont été frustrés de ne pas connaître le fin mot de l'histoire. Mais contrairement à un polar qu'on oublie aussitôt refermé, ils se souviendront précisément de cette absence de réponse", sourit l'écrivain.

Nombreux prix

Alain Claude Sulzer est né le 17 février 1953 à Riehen (BS). Vivant entre Bâle, Berlin et l'Alsace, il a publié plus d'une dizaine de romans. En 2008, "Un garçon parfait" s'est vu décerner le Prix Médicis étranger. L'année suivante, l'écrivain a reçu le Prix Hermann Hesse. En 2025, l'ensemble de son oeuvre a été couronné par le Prix littéraire de Soleure.

Son prochain roman "Szenenwechseln" paraîtra à l'automne en allemand. Il aura pour thème le milieu du théâtre.

La cinquième édition du Festival du Livre à Collonges (LÀC), auquel l'écrivain participera pour la première fois, se déroulera les 6 et 7 juin à Collonge-Bellerive. Plus d'une centaine d'auteurs y sont attendus. Les organisateurs mettent à chaque édition en lumière un invité d'honneur, Douglas Kennedy cette année, et un invité exceptionnel.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

L'économie culturelle perd près de 14'000 travailleurs en un an

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La baisse a particulièrement affecté les personnes exerçant une profession culturelle dans le secteur culturel, comme les musiciens. (Archives) (© Keystone/MARTIAL TREZZINI)

Le nombre de travailleurs culturels en Suisse a reculé de 4,8% en 2025 pour s'établir à 282'000 personnes, une baisse comparable à celle observée durant la pandémie de Covid-19 entre 2019 et 2020. Les hommes, les Suisses et les régions latines ont été plus touchés.

Fin 2025, la Suisse comptait 282'000 travailleurs culturels, contre 296'000 une année auparavant. Leur part dans l'ensemble des actifs est passée de 5,8% à 5,5%. L'ampleur du recul est comparable à celle observée durant la crise sanitaire, lorsque le nombre de travailleurs culturels avait diminué de 4,7% entre 2019 et 2020, indique vendredi l'Office fédéral de la statistique (OFS).

La baisse a particulièrement affecté les personnes exerçant une profession culturelle dans le secteur culturel, comme les musiciens ou artistes employés dans des institutions culturelles (-7,8%). Les professionnels culturels actifs hors du secteur, par exemple des graphistes dans des entreprises, ont également reculé (-4,7%), tandis que les personnes occupant des fonctions non culturelles dans ce secteur, par exemple comptable dans un musée, ont été moins touchées (-1,6%).

Les travailleurs culturels masculins (-5,4%) et les Suisses (-5,4%) ont davantage été affectés que les femmes (-4,2%) et les étrangers (-2,9%). Des écarts régionaux apparaissent aussi: le recul a été limité en Suisse alémanique, plus marqué en Suisse romande et particulièrement prononcé en Suisse italienne.

Les travailleurs culturels se disent par ailleurs moins satisfaits de leur situation financière que l'ensemble des actifs. En 2024, 26,6% d'entre eux se déclaraient peu ou pas satisfaits de leur situation financière, contre 20,1% pour l'ensemble des travailleurs.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Le Pont Neuf de Paris transformé par l'artiste JR

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JR poursuit son installation "La Caverne du Pont Neuf" à Paris. Cet hommage sera visible du 6 au 28 juin. (© KEYSTONE/EPA/MOHAMMED BADRA)

Les Parisiens ont découvert avec surprise jeudi matin le Pont Neuf totalement transformé dans la nuit par l'artiste JR avec le gonflage d'une immense structure en toile représentant une "caverne" monumentale, qui sera ouverte à la visite le 6 juin.

Cette étape est la plus spectaculaire du chantier lancé le 10 mai par JR, 43 ans, rendu célèbre avec ses collages photographiques XXL et ses trompe-l'oeil réalisés dans le monde entier.

"La Caverne" est un hommage à Christo et Jeanne-Claude, le couple d'artistes, aujourd'hui décédés, qui avait emballé le Pont Neuf de tissu en 1985, attirant des millions de visiteurs.

La nouvelle oeuvre dessine en trompe-l'oeil l'aspect rocheux d'une grotte sur 120 m de long, 20 m de large et avec une hauteur oscillant entre 12 et 18 m.

Du 6 au 28 juin, les curieux et les passants pourront emprunter à pied gratuitement la Caverne 24h/24, une expérience "immersive" dont l'univers sonore a été confié au musicien électro Thomas Bangalter, ex-membre du duo Daft Punk.

D'ici là, seront finalisés dans les prochaines semaines l'aménagement de l'intérieur de la Caverne ainsi que l'organisation de ses accès depuis l'île de la Cité et les quais de la rive droite.

"C'est quand même spectaculaire!", s'exclame Caroline Masson, une Parisienne de 45 ans, en regardant le nouveau visage du plus vieux pont de la capitale.

"C'est assez surprenant. On est intrigué et on s'imagine des montagnes, des Alpes... C'est tellement en contraste avec l'architecture de Paris", témoigne Stéphanie Da Cruz, une Parisienne de 37 ans interrogée par l'AFP.

Pour JR, cette oeuvre éphémère doit "juxtaposer le brut et le sauvage à l'élégance raffinée de Paris, créant ainsi un dialogue entre le passé et le présent".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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