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Culture

L'ultime montée des marches débute: Le Festival de Cannes va finir

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Le film "Close" du Belge de 31 ans, Lukas Dhont, l'a emporté à l'applaudimètre en projection officielle avec 12 minutes de vivats. (© KEYSTONE/EPA/JOHN PHILLIPS / POOL)

Les probables lauréats ont commencé à monter les marches une dernière fois samedi soir à Cannes pour la cérémonie de clôture du 75e Festival de Cannes, où le suspense est à son comble avant le palmarès.

Qui succèdera à "Titane", Palme d'Or punk et gore qui avait secoué la Croisette l'an dernier? Entre un jeune réalisateur qui interroge la masculinité ("Close"), un thriller sud-coréen ou encore le film des frères Dardenne qui pourrait obtenir un triplé inédit, les jeux sont très ouverts avant la cérémonie de clôture, qui débute à 20h30.

Retransmise sur France 2 et la chaîne en ligne Brut, elle culminera avec la remise de la Palme d'Or par le jury de Vincent Lindon, qui a délibéré dans le plus grand secret pour départager les 21 films en compétition. Il tâchera de ne pas se prendre les pieds dans le tapis comme son prédécesseur Spike Lee qui, en 2021, révélait par mégarde la Palme d'or au début de la cérémonie.

Seul indice, les équipes de films qui montent les marches sont, selon toute probabilité, celles qui ont été rappelées par les organisateurs et figureront, d'une façon ou d'une autre au palmarès.

Parmi eux, le réalisateur Tarik Saleh, tout sourire sur les marches. Ce Suédois de 50 ans né d'un père égyptien, a épaté la Croisette avec "Boy From Heaven", un thriller qui plonge dans les eaux troubles de la religion et de la politique en Egypte, au sommet de l'université Al-Azhar du Caire, la principale institution de l'islam sunnite.

Le film a déjà reçu dans la journée le prix François Chalais, qui récompense un film qui traduit "au mieux la réalité du monde".

Les Belges en force

Les frères Jean-Pierre et Luc Dardenne ont également foulé le tapis rouge, eux qui pourraient entrer dans l'histoire du cinéma en décrochant leur troisième Palme d'Or: ils sont en lice avec "Tori et Lokita", odyssée tragique de deux jeunes exilés, dans la plus pure tradition de leur réalisme social.

"C'est super, c'est génial, je suis très excité d'être ici !", s'est exclamé, à l'autre extrémité de la pyramide des âges, le jeune Eden Dambrine, 15 ans, sur lequel nombre de festivaliers ont placé un billet pour un prix d'interprétation: il a subjugué la Croisette dans le drame vibrant "Close" de Lukas Dhont, son premier rôle au cinéma.

La Belgique est très représentée au palmarès puisque le couple de cinéastes formé par Charlotte Vandermeersch et Felix van Groeningen ("Les Huit Montagnes") est également là.

Ruben Ostlund, palmé en 2017 pour "The Square" et qui tente un doublé avec "Sans Filtre", croisement punk de "Titanic" et "La Grande Bouffe" et satire acide des ultra-riches qui a fait exploser de rire la Croisette, est présent aussi: "C'est un peu comme si on était à la maison", a plaisanté le Suédois en montant les marches, avec une de ses actrices, la Philippine Dolly De Leon.

Sont là aussi l'équipe de l'ovni "EO (Hi Han)", un manifeste poétique et animaliste suivant le parcours d'un âne, signé du grand nom du cinéma polonais Jerzy Skolimowski, ainsi que le Sud-Coréen Park Chan-Wook qui pourrait avec "Decision to Leave", thriller virtuose, rapporter avec une deuxième Palme d'or à la Corée du Sud, trois ans après "Parasite".

Tous ces films ont été départagés par Vincent Lindon et ses jurés, dont l'actrice et réalisatrice Rebecca Hall ("Vicky Cristina Barcelona"), la révélation de "Millenium" Noomi Rapace, les réalisateurs Asghar Farhadi (Grand prix 2021 avec "Un héros"), Ladj Ly ("Les misérables", prix du jury 2019) et Joachim Trier ("Julie en 12 chapitres").

Les surprises sont toujours possibles au terme d'un festival qui comptait en compétition un réalisateur russe en rupture avec le régime de Vladimir Poutine, Kirill Serebrennikov, qui a promis de garder la guerre en Ukraine à l'esprit.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Culture

L’icône du rock Patti Smith reçoit le prix des Asturies des arts

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La chanteuse américaine Patti Smith et son fils à la guitare Jackson Smith au Paleo Festival à Nyon en juillet 2024. (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

La musicienne et autrice américaine Patti Smith a reçu le prix Princesse des Asturies dans la catégorie des arts. Considérés comme les "Nobel espagnols", ces prix sont remis fin octobre à Oviedo en Espagne par le roi Felipe VI et la princesse héritière Leonor.

La "marraine du punk" a "dépassé les frontières de la musique elle-même et s’est imposée comme une communicatrice multidisciplinaire et non conventionnelle à travers diverses formes d’expression artistique telles que la poésie, la photographie, la performance et les installations vidéo", a indiqué la Fondation Princesse des Asturies à Oviedo, dans le nord de l’Espagne.

Dotée d’un "charisme exceptionnel", l’artiste de 79 ans s’est engagée en faveur de causes politiques et sociales et est considérée comme une icône de la lutte pour les droits civiques.

En 1974, elle enregistre avec la Patti Smith Group son premier single "Hey Joe / Piss Factory". En 1975, le groupe perce avec l’album Horses, qui mêle punk rock et poésie parlée.

Critiques de Trump

Plus de 50 ans plus tard, Patti Smith reste populaire auprès d’un jeune public. Cette longévité tient aussi à une franchise radicale, rare chez les artistes de sa stature. Elle a notamment critiqué à plusieurs reprises le président américain Donald Trump.

Les prix Princesse des Asturies portent le nom de l’héritière du trône espagnol. Ils sont attribués chaque année dans huit catégories. Patti Smith est la première lauréate annoncée cette année.

Les autres lauréats seront dévoilés progressivement dans les semaines et mois à venir. Chaque récompense est dotée de 50'000 euros et d’une reproduction d’une statue de Joan Miró.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / dpa

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L’écrivain haïtien et suisse Austin de Drouillard est mort

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L’écrivain et spécialiste de littérature et de linguistique Jean-Raoul Austin de Drouillard est décédé le 28 avril à Bâle. Il raconte sa jeunesse difficile entre Haïti et Bâle dans son roman "Im falschen Leben", qui paraîtra quelques jours seulement après sa mort. (© Keystone/LENOS VERLAG/ZANELE ZEE MOYO)

L’écrivain haïtien Jean-Raoul Austin de Drouillard, arrivé enfant à Bâle dans des circonstances difficiles, est décédé dans la cité rhénane. Son roman autofictionnel "Im falschen Leben" doit paraître en allemand début mai.

La maison d’édition bâloise Lenos Verlag avait annoncé la sortie du roman "Im falschen Leben. Eine Jugend" (Dans une vie qui n’est pas la sienne. Une jeunesse) pour le 4 mai. Mercredi, elle a toutefois indiqué que son auteur, Jean-Raoul Austin de Drouillard, était mort "après une courte et grave maladie". Il était âgé de 83 ans.

Dans son roman, l’auteur - né le 23 décembre 1942 à Port-au-Prince, d’une mère dont les origines remontent au peuple Dogon (Mali) et d’un père descendant des premiers colons français de Saint-Domingue - raconte l’histoire d’un garçon haïtien. Dans les années 1950, sous la dictature de François Duvalier, les parents de l’enfant sont assassinés lors d’une attaque brutale. Un ami de la famille sauve alors le garçon de six ans et l’emmène en Suisse.

Il grandit ensuite à Bâle, dans un milieu bourgeois et juif, dans la maison Schöneck, dans la vieille ville. Les événements survenus en Haïti y restent tus. L’enfant se sent soumis à l’amour sans limites de son protecteur, un amour parfois étouffant, tandis qu'il a de la peine à adhérer aux valeurs parentales, qui lui restent étrangères.

Ses années de jeunesse sont marquées par le traumatisme, la recherche de son identité et d’une patrie culturelle. Peu à peu, il parvient à répondre au racisme quotidien avec un humour acerbe, à résister à des relations intrusives et à poursuivre ses propres objectifs de manière autonome.

Une histoire personnelle fictionnalisée

Cette histoire romanesque fictionnalisée correspond dans ses grandes lignes à celle de l’auteur. À partir des années 1970, Jean-Raoul Austin de Drouillard a étudié en Allemagne la linguistique et la littérature française, ainsi que l’histoire et la philosophie. Il a ensuite poursuivi des études au Canada, en France et à Bâle.

Il a consacré sa vie professionnelle à l’enseignement universitaire et à la recherche en France, au Canada et au Botswana. Il a passé ses dernières années entre le Botswana, le Canada et ponctuellement Bâle, où il est décédé le 28 avril.

Il avait encore tenu entre ses mains, quelques jours avant sa mort, son roman tout juste sorti de l’imprimerie.

Deux livres sont parus en français: "Le masque" (2007) et "Tournier ou le retour au sens dans le roman moderne" (1992).

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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A Yverdon-les-Bains, la Maison d'Ailleurs célèbre son demi-siècle

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La Maison d'Ailleurs s'est installée en 1991 dans les anciennes prisons de la ville (archives). (© KEYSTONE/VALENTIN FLAURAUD)

La Maison d'Ailleurs, musée yverdonnois de la science-fiction, célèbre ce week-end son demi-siècle d'existence. Pour marquer cette étape, une chasse au trésor, des ateliers de bricolage, des contes fantastiques, un ciné-concert et des visites guidées en compagnie du comédien Bertrand Tappy se succéderont samedi et dimanche.

L'histoire de la Maison d'Ailleurs commence en 1976, année où l'écrivain français Pierre Versins lègue à la ville son imposante collection de documents de science-fiction. "Maison" fait alors référence à l'appartement de la rue du Four mis à disposition du donateur pour sa collection, et "Ailleurs" au fanzine français consacré à la science-fiction qu'il a contribué à lancer en 1957.

La Maison d'Ailleurs devient véritablement un musée lorsqu'elle investit en 1991 ses locaux actuels, les anciennes prisons de la ville. Plusieurs directeurs se succéderont à sa tête, dont Patrick Gyger (1999-2010), Marc Atallah (2011-2024) puis Frédéric Jaccaud.

A l'occasion de cet anniversaire, le musée ouvre gratuitement ses portes. Et durant tout le week-end, l'Espace Jules Verne accueille une brocante où seront vendus à prix réduit d'anciennes affiches, livres et objets de la Maison d'Ailleurs.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne: l'OCL organisera un festival dédié à Beethoven en 2027

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Renaud Capuçon et l'OCL ont présenté mardi leur saison 2026/2027, marquée notamment par un festival dédié à Beethoven (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

L'Orchestre de chambre de Lausanne (OCL) va fêter Beethoven l'année prochaine. Pour le bicentenaire de la mort du compositeur allemand, l'ensemble dirigé par Renaud Capuçon va présenter l'intégrale de ses symphonies et concertos.

L'OCL a évoqué, mardi en présentant sa saison 2026/2027, un festival "sans doute unique en son genre". Il se déroulera du 10 au 17 mai 2027 avec huit concerts au théâtre de Beaulieu. Chacun des cinq concertos pour piano sera joué par un pianiste différent.

Le frère de Renaud Capuçon, le violoncelliste Gautier Capuçon, sera notamment de la partie pour le triple concerto avec la pianiste et légende vivante Martha Argerich. Cette dernière sera aussi la protagoniste du deuxième concerto pour piano et orchestre.

Cet hommage à Ludwig van Beethoven (1770-1827) comprendra aussi, en préambule le 29 avril à la salle Métropole, un récital de trois sonates interprété par Renaud Capuçon (violon) et Mao Fujita (piano).

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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