Culture
Taylor Swift en concert à Paris avant Zurich en juillet
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Costumes pailletés, lunettes-coeur et ongles aux couleurs de ses albums: les fans de Taylor Swift ont rendez-vous jeudi soir à Paris, avant Zurich, Lyon, Milan ou Munich, pour le lancement de la tournée de la méga-star sur le Vieux continent.
Au pied de Paris La Défense Arena, les plus assidus campent depuis plusieurs jours dans une vingtaine de tentes.
"Ca n'était pas prévu mais je suis venue faire du repérage et, quand j'ai vu les premières tentes, j'ai un peu paniqué", raconte la Française Chris, 30 ans, rencontrée par l'AFP mercredi après-midi. "Comme on a payé la place un certain prix (175 francs en moyenne, selon la salle de concert), on n'a pas envie d'être mal placé. Et la météo aussi le permet".
D'autres fans arrivaient en flot continu pour récupérer le livre destiné aux détenteurs de places VIP ou acheter des souvenirs, t-shirt, sweatshirt, gourde ou bracelet.
Consciente de l'impatience du public et de son appétit pour les produits dérivés après avoir assisté aux shows japonais de Taylor Swift, Paris La Défense Arena ouvrira ses portes dès 15h30 pour les VIP et a doublé ses points de vente, a précisé à l'AFP Bathilde Lorenzetti, vice-présidente de l'enceinte. Le concert démarre à 20h00.
"Écho à notre vécu"
Dans les files d'attente, jeunes adultes côtoient cinquantenaires en couple et enfants avec leurs parents. Certains échangent des "bracelets d'amitié" faits de leur main, une coutume lors de cette tournée.
Les langues se mélangent, avec 30% de non-Français, dont 20% d'Américains, parmi les 42'000 spectateurs de chacun des quatre concerts programmés à Paris jusqu'à dimanche, selon des chiffres communiqués par la salle. L'Américaine Kelly Shrout, 40 ans, et une dizaine de ses amis d'université ont ainsi fait le déplacement et visiteront également Versailles et Disneyland Paris.
Le point commun de cette foule: avoir été touché par les textes d'une artiste qui chante depuis 17 ans ses joies et ses peines.
"On connaît ses plus grands tubes qui sont hyper 'catchy' (accrocheurs, NDLR), très pop. Mais, quand on s'intéresse plus profondément à sa discographie, il y a des morceaux sur lesquels elle se livre. Taylor Swift parle de relations toxiques, d'amour impossible, de politique, de santé mentale, etc. Je pense qu'on peut tous trouver une chanson qui fait écho à notre vécu", témoigne Chris.
La sixième tournée de la personnalité de l'année 2023, selon le magazine Time, a débuté en mars de la même année aux Etats-Unis. Baptisée "The Eras Tour", elle est devenue à la fin de l'an dernier la première de l'histoire à écouler plus d'un milliard de dollars de billets. Ce chiffre devrait plus que doubler d'ici son terme au Canada en décembre.
Nouvel album
Le show millimétré de 03h20, que la chanteuse a emmené à travers les Amériques, en Asie et en Australie, retraçait jusque-là les dix albums (depuis "Taylor Swift" en 2006) qui l'ont propulsée d'étoile montante de la country américaine à plus grande star internationale de la pop, avec 110 millions d'auditeurs mensuels sur Spotify (contre 70 pour Beyoncé ou Dua Lipa).
Mi-avril, la chanteuse de 34 ans a sorti son 11e opus. Vendu à 1,4 million d'exemplaires le premier jour, "The Tortured Poets Department" est devenu le plus écouté à son lancement sur la plateforme de streaming musical, avec un milliard de streams en cinq jours. Et ce malgré des critiques mitigées, le magazine musical britannique NME le qualifiant de "rare faux pas".
"Elle va peut-être inclure ce nouvel album?", s'interroge Noah, Français de 20 ans. Des images de répétitions mises en ligne par l'artiste aux plus de 500 millions d'abonnés tous réseaux sociaux confondus ont laissé entrevoir de nouveaux tableaux.
Après avoir inscrit avec ses amis "22 mails différents" pour obtenir des places, Noah assistera aux quatre soirées parisiennes. Chris, elle, avait réservé une salle de réunion avec des collègues pour guetter les précieux sésames. Elle assistera à plusieurs concerts européens.
Taylor Swift, ancienne petite fiancée de l'Amérique qui a pris position contre le trumpisme en 2018, doit se rendre en Suède, au Portugal, en Espagne, à Lyon, au Royaume-Uni, en Irlande, aux Pays-Bas, à Zurich (9 et 10 juillet), en Italie, en Allemagne, en Pologne et en Autriche. Avec à chaque fois un impact notable attendu sur l'économie locale.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Culture
Lausanne: le festival Booklovers revient pour une 3e édition
Le site muséal lausannois de Plateforme 10 accueille le week-end prochain la troisième édition de Boolovers, le premier festival romand dédié à la littérature pour jeunes adultes. Une figure phare, l'autrice française Morgane Moncomble, viendra présenter son dernier ouvrage "La révolte de la reine". Elle participera à plusieurs conférences et séances de dédicaces.
Le festival, organisé par Plateforme 10 et Payot Librairie, annonce une édition 2026 "plus ambitieuse", avec la présence d'une vingtaine d'autrices et d'influenceuses qui marquent l'actualité du genre. Parmi les invitées figurent l'Ecossaise Estelle Maskame et les Françaises Delinda Dane et Dahlia Blake.
Des conférences aborderont les évolutions de la littérature pour jeunes adultes ainsi que les enjeux sociétaux actuels. Une table ronde sera consacrée aux représentations des identités trans.
Le festival entièrement gratuit propose aussi des séances de dédicaces, des masterclasses et des ateliers créatifs, notamment de calligraphie, d'écriture de fanfiction et de jaspage (décoration de la tranche des pages d'un livre). Une librairie éphémère, un défilé cosplay, un spectacle d'improvisation et des expériences de réalité virtuelle complètent le programme.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
Musée romain de Lausanne-Vidy: de l'Antiquité aux mangas japonais
Le Musée romain de Lausanne-Vidy propose un voyage au pays du Soleil-Levant. Intitulée "Kodai", sa nouvelle exposition temporaire part à la découverte de la pop culture japonaise et de l'une de ses sources d'inspiration, l'Antiquité gréco-romaine. A découvrir jusqu'au 24 janvier 2027.
De la fascination des élites nippones du 19e siècle pour la Grèce antique à l'influence actuelle du manga et de l'animation japonaise sur les artistes francophones, en passant par la déferlante en Europe du media mix des années 80, l'exposition témoigne d'un dialogue inattendu entre deux cultures, expliquent ses responsables.
"Deux cultures que rien ne prédisposait à se croiser, mais dont la rencontre a donné naissance à un univers foisonnant, en perpétuelle réinvention. Outre la créativité des artistes japonais et la qualité de leurs oeuvres, 'Kodai' met en lumière la force de l'Antiquité et de ses représentations, foyer d'imaginaire, au-delà des mers et à travers le temps", écrivent-ils dans leur dossier de presse.
Dialogue présent-passé
Pour créer cette exposition, le Musée romain de Lausanne-Vidy s'est entouré de Matthieu Pellet. Maître d'enseignement et de recherche à la Faculté de théologie et de sciences des religions de l'Université de Lausanne (UNIL), cet universitaire est un grand connaisseur de pop culture, comme du Japon.
Plus de 200 objets emblématiques de cette pop culture japonaise (manga, bande dessinée, animé ou encore jeu vidéo) dialoguent avec des objets archéologiques provenant de musées suisses. Parmi eux, le Musée cantonal d'archéologie et d'histoire ou le Musée romain d'Avenches.
Grâce à une scénographie immersive, le public est invité à plonger dans l'intimité du bureau d'un intellectuel japonais du début du 20e siècle, puis à traverser une rue japonaise en pleine effervescence ou encore à goûter à l'ambiance studieuse d'un magasin de mangas.
Suivre l'héroïne Nova
Un parcours a été spécialement conçu pour le jeune public, grâce à une héroïne de bande dessinée imaginée pour l'occasion et prénommée Nova. Cette dernière accompagne les plus jeunes tout au long de leur visite et leur fait découvrir l'exposition à travers des jeux et postes crées uniquement pour eux, souligne le musée lausannois.
"Cette exposition est née d'une curiosité d'enfant. Celle d'une petite fille des années 80 qui, devenue directrice d'un Musée romain, s'est demandé pourquoi tant de héros japonais de son enfance étaient liés à l'Antiquité gréco-romaine, des Chevaliers du Zodiaque à Sailor Moon en passant par Ulysse 31", relève Karine Meylan, directrice de l'institution, citée dans un communiqué.
Un programme culturel accompagne "Kodai": atelier de dessin pour jouer au mangaka, soirée jeux vidéo, conférences, théâtre et cinéma.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
Les oeuvres d'Eric Alibert sur l'Arve au Musée de Carouge (GE)
L'Arve et ses berges dans les oeuvres du peintre franco-suisse Eric Alibert seront au centre de la nouvelle exposition du Musée de Carouge (GE). Du 4 juin au 9 août, le public pourra observer ce dialogue avec la nature sur papiers japonais.
"Nous sommes la nature !", affirme notamment l'artiste qui a peint plusieurs animaux. Les badauds pourront voir cinq salles qui font le lien entre l'être humain et celle-ci.
La rivière, les langages non humains, la nature qui se cache ou encore la conscience écologique constituent les différentes composantes au menu.
Une exposition complémentaire d'une vingtaine de panneaux aura aussi lieu du 5 juin au 11 août aux Bains des Pâquis. Les professions liées à la rivière, ses infrastructures ou encore ses animaux seront au centre d'une approche plus historique de l'Arve.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
Décès du sociologue français Edgar Morin, "braconnier du savoir"
Le sociologue et philosophe Edgar Morin est mort vendredi à l'âge de 104 ans, a appris l'AFP samedi auprès de son épouse. Celui qui se considérait comme un "braconnier du savoir" était une figure majeure de la vie intellectuelle française.
Géant de la pensée marqué politiquement à gauche, il était l'auteur d'une oeuvre très diverse, connue bien au-delà de la France, à contre-courant de la sociologie traditionnelle et se présentant comme une réflexion sur l'Homme à partir des données de la science.
"Jusqu'à ses derniers jours, Edgar Morin est demeuré attentif au monde, aux autres, et aux grands enjeux humains qui ont nourri sa pensée", a indiqué son épouse, Sabah Abouessalam Morin, dans un communiqué transmis à l'AFP.
"Aujourd'hui, le vide qu'il laisse est immense. Mais son courage, sa fidélité aux êtres et aux idées, son exigence morale et son espérance continuent de nous accompagner", a-t-elle ajouté.
Malgré son grand âge, Edgar Morin était toujours présent et écouté dans le débat intellectuel. Car ses réflexions sur le changement de nos modes de vie, alors que s'accélère la mondialisation, disent beaucoup sur notre époque.
Briser les frontières
Docteur honoris causa de 38 universités étrangères, dont celle de Genève, il a écrit une quarantaine d'ouvrages, largement traduits.
L'originalité de ce juif laïque a été de refuser la parcellisation de la connaissance, au profit d'une vision culturelle et scientifique pluridisciplinaire. A la fois historien, philosophe et scientifique, il a tenté de briser les frontières entre les disciplines.
Dans le cinquième volume de son maître-livre, qui en compte six, "La Méthode", il écrivait: "Plus nous connaissons l'humain, moins nous le comprenons. Les dissociations entre disciplines le fragmentent, le vident de vie, de chair, de complexité et certaines sciences réputées humaines vidangent même la notion d'homme".
Edgar Nahoum était né enfant unique le 8 juillet 1921 à Paris, dans une famille juive originaire de Salonique en Grèce, émigrée à Paris. En 1941, il rejoint le Parti communiste et entre dans la Résistance sous le pseudonyme de Morin.
Il frappe les esprits en publiant en 1959 "Autocritique", qui relate son exclusion du PCF, dont il a été un des cadres, et ses propres aveuglements face au stalinisme. Il est aussi à cette époque l'un des fondateurs du comité des intellectuels contre la guerre d'Algérie.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
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