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Culture

Trump s'en prend violemment à deux journalistes

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Les questions de la journaliste d'ABC News Mary Bruce ont particulièrement déplu à Donald Trump. (© KEYSTONE/AP/Evan Vucci)

"Tais-toi la truie!" à l'une, "vous êtes une personne horrible" à l'autre: Donald Trump s'en est pris violemment à deux journalistes à quelques jours d'écart. Il a menacé mardi d'interdire de diffusion la chaîne ABC News à cause de questions qui l'ont rendu furieux.

A bord de l'avion présidentiel Air Force One vendredi dernier, Donald Trump a été interrogé sur l'affaire Epstein, dans laquelle son gouvernement se trouve empêtré depuis plusieurs mois.

Il a alors répondu, passablement agacé, ne rien savoir des crimes sexuels du financier qu'il avait côtoyé de nombreuses années. Et lorsque la journaliste Catherine Lucey, de l'agence de presse américaine Bloomberg, tente de poser une question sur son refus de publier les documents d'enquête, le président américain l'interrompt, se penche vers elle, la pointe du doigt et lui lance: "Tais-toi. Tais-toi la truie!"

L'incident a été relayé mardi par les médias américains.

Mardi, il s'en est pris cette fois-ci à Mary Bruce, d'ABC News.

"Vous êtes une personne horrible", a asséné Donald Trump, qualifiant sa chaîne de "fake news".

La journaliste venait de lui poser des questions sur les affaires de la famille Trump en Arabie saoudite et sur le scandale Jeffrey Epstein, au moment où le président américain recevait dans le Bureau ovale le prince héritier saoudien, Mohammed ben Salmane.

"Est-ce approprié, Monsieur le président, que votre famille fasse des affaires en Arabie saoudite pendant que vous êtes président? Est-ce un conflit d'intérêts?", a commencé la journaliste.

Le promoteur saoudien Dar Global a annoncé lundi un nouveau partenariat aux Maldives avec la Trump Organization. Le conglomérat est dirigé depuis 2016 par Donald Junior et Eric Trump, deux des fils du président américain, qui est resté actionnaire à travers un trust.

"Terrible journaliste"

"Et Votre Altesse royale, les renseignements américains ont conclu que vous avez orchestré le meurtre brutal d'un journaliste, les familles des victimes du 11-Septembre sont furieuses que vous soyez ici dans le Bureau ovale. Pourquoi les Américains devraient-ils vous faire confiance?", a ajouté Mary Bruce.

La responsabilité de "MBS" avait été pointée du doigt par les services de renseignement américains dans l'assassinat en 2018 du journaliste du Washington Post Jamal Khashoggi, tandis que les attentats du 11 septembre 2001 avaient été orchestrés par Oussama Ben Laden, lui-même saoudien.

Le président américain a nié tout conflit d'intérêts. "Je n'ai rien à voir avec les affaires de ma famille. J'ai quitté cela", a-t-il assuré, avant de défendre son invité au sujet de Jamal Khashoggi, disant que le prince "n'était au courant de rien".

"Vous n'avez pas besoin de mettre notre invité dans l'embarras en lui posant une telle question", a-t-il ajouté.

La journaliste d'ABC News n'a toutefois pas été désarçonnée par l'échange. Elle est revenue à la charge quelques minutes plus tard, cette fois-ci sur le dossier Epstein.

"Vous savez, ce n'est pas la question qui me dérange. C'est votre attitude. Je pense que vous êtes une terrible journaliste", a rétorqué M. Trump, furibond.

"Je vais vous dire quelque chose. Je pense que la licence (de diffusion) devrait être retirée à ABC, parce que vos infos sont tellement fausses et erronées", a-t-il repris.

Il a exhorté le patron du régulateur américain de l'audiovisuel (FCC), qui a déjà par le passé menacé ABC de sanctions, à "regarder ça".

Avant d'asséner à la journaliste: "Plus de questions de votre part".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Culture

L’icône du rock Patti Smith reçoit le prix des Asturies des arts

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La chanteuse américaine Patti Smith et son fils à la guitare Jackson Smith au Paleo Festival à Nyon en juillet 2024. (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

La musicienne et autrice américaine Patti Smith a reçu le prix Princesse des Asturies dans la catégorie des arts. Considérés comme les "Nobel espagnols", ces prix sont remis fin octobre à Oviedo en Espagne par le roi Felipe VI et la princesse héritière Leonor.

La "marraine du punk" a "dépassé les frontières de la musique elle-même et s’est imposée comme une communicatrice multidisciplinaire et non conventionnelle à travers diverses formes d’expression artistique telles que la poésie, la photographie, la performance et les installations vidéo", a indiqué la Fondation Princesse des Asturies à Oviedo, dans le nord de l’Espagne.

Dotée d’un "charisme exceptionnel", l’artiste de 79 ans s’est engagée en faveur de causes politiques et sociales et est considérée comme une icône de la lutte pour les droits civiques.

En 1974, elle enregistre avec la Patti Smith Group son premier single "Hey Joe / Piss Factory". En 1975, le groupe perce avec l’album Horses, qui mêle punk rock et poésie parlée.

Critiques de Trump

Plus de 50 ans plus tard, Patti Smith reste populaire auprès d’un jeune public. Cette longévité tient aussi à une franchise radicale, rare chez les artistes de sa stature. Elle a notamment critiqué à plusieurs reprises le président américain Donald Trump.

Les prix Princesse des Asturies portent le nom de l’héritière du trône espagnol. Ils sont attribués chaque année dans huit catégories. Patti Smith est la première lauréate annoncée cette année.

Les autres lauréats seront dévoilés progressivement dans les semaines et mois à venir. Chaque récompense est dotée de 50'000 euros et d’une reproduction d’une statue de Joan Miró.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / dpa

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Culture

L’écrivain haïtien et suisse Austin de Drouillard est mort

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L’écrivain et spécialiste de littérature et de linguistique Jean-Raoul Austin de Drouillard est décédé le 28 avril à Bâle. Il raconte sa jeunesse difficile entre Haïti et Bâle dans son roman "Im falschen Leben", qui paraîtra quelques jours seulement après sa mort. (© Keystone/LENOS VERLAG/ZANELE ZEE MOYO)

L’écrivain haïtien Jean-Raoul Austin de Drouillard, arrivé enfant à Bâle dans des circonstances difficiles, est décédé dans la cité rhénane. Son roman autofictionnel "Im falschen Leben" doit paraître en allemand début mai.

La maison d’édition bâloise Lenos Verlag avait annoncé la sortie du roman "Im falschen Leben. Eine Jugend" (Dans une vie qui n’est pas la sienne. Une jeunesse) pour le 4 mai. Mercredi, elle a toutefois indiqué que son auteur, Jean-Raoul Austin de Drouillard, était mort "après une courte et grave maladie". Il était âgé de 83 ans.

Dans son roman, l’auteur - né le 23 décembre 1942 à Port-au-Prince, d’une mère dont les origines remontent au peuple Dogon (Mali) et d’un père descendant des premiers colons français de Saint-Domingue - raconte l’histoire d’un garçon haïtien. Dans les années 1950, sous la dictature de François Duvalier, les parents de l’enfant sont assassinés lors d’une attaque brutale. Un ami de la famille sauve alors le garçon de six ans et l’emmène en Suisse.

Il grandit ensuite à Bâle, dans un milieu bourgeois et juif, dans la maison Schöneck, dans la vieille ville. Les événements survenus en Haïti y restent tus. L’enfant se sent soumis à l’amour sans limites de son protecteur, un amour parfois étouffant, tandis qu'il a de la peine à adhérer aux valeurs parentales, qui lui restent étrangères.

Ses années de jeunesse sont marquées par le traumatisme, la recherche de son identité et d’une patrie culturelle. Peu à peu, il parvient à répondre au racisme quotidien avec un humour acerbe, à résister à des relations intrusives et à poursuivre ses propres objectifs de manière autonome.

Une histoire personnelle fictionnalisée

Cette histoire romanesque fictionnalisée correspond dans ses grandes lignes à celle de l’auteur. À partir des années 1970, Jean-Raoul Austin de Drouillard a étudié en Allemagne la linguistique et la littérature française, ainsi que l’histoire et la philosophie. Il a ensuite poursuivi des études au Canada, en France et à Bâle.

Il a consacré sa vie professionnelle à l’enseignement universitaire et à la recherche en France, au Canada et au Botswana. Il a passé ses dernières années entre le Botswana, le Canada et ponctuellement Bâle, où il est décédé le 28 avril.

Il avait encore tenu entre ses mains, quelques jours avant sa mort, son roman tout juste sorti de l’imprimerie.

Deux livres sont parus en français: "Le masque" (2007) et "Tournier ou le retour au sens dans le roman moderne" (1992).

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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A Yverdon-les-Bains, la Maison d'Ailleurs célèbre son demi-siècle

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La Maison d'Ailleurs s'est installée en 1991 dans les anciennes prisons de la ville (archives). (© KEYSTONE/VALENTIN FLAURAUD)

La Maison d'Ailleurs, musée yverdonnois de la science-fiction, célèbre ce week-end son demi-siècle d'existence. Pour marquer cette étape, une chasse au trésor, des ateliers de bricolage, des contes fantastiques, un ciné-concert et des visites guidées en compagnie du comédien Bertrand Tappy se succéderont samedi et dimanche.

L'histoire de la Maison d'Ailleurs commence en 1976, année où l'écrivain français Pierre Versins lègue à la ville son imposante collection de documents de science-fiction. "Maison" fait alors référence à l'appartement de la rue du Four mis à disposition du donateur pour sa collection, et "Ailleurs" au fanzine français consacré à la science-fiction qu'il a contribué à lancer en 1957.

La Maison d'Ailleurs devient véritablement un musée lorsqu'elle investit en 1991 ses locaux actuels, les anciennes prisons de la ville. Plusieurs directeurs se succéderont à sa tête, dont Patrick Gyger (1999-2010), Marc Atallah (2011-2024) puis Frédéric Jaccaud.

A l'occasion de cet anniversaire, le musée ouvre gratuitement ses portes. Et durant tout le week-end, l'Espace Jules Verne accueille une brocante où seront vendus à prix réduit d'anciennes affiches, livres et objets de la Maison d'Ailleurs.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Lausanne: l'OCL organisera un festival dédié à Beethoven en 2027

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Renaud Capuçon et l'OCL ont présenté mardi leur saison 2026/2027, marquée notamment par un festival dédié à Beethoven (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

L'Orchestre de chambre de Lausanne (OCL) va fêter Beethoven l'année prochaine. Pour le bicentenaire de la mort du compositeur allemand, l'ensemble dirigé par Renaud Capuçon va présenter l'intégrale de ses symphonies et concertos.

L'OCL a évoqué, mardi en présentant sa saison 2026/2027, un festival "sans doute unique en son genre". Il se déroulera du 10 au 17 mai 2027 avec huit concerts au théâtre de Beaulieu. Chacun des cinq concertos pour piano sera joué par un pianiste différent.

Le frère de Renaud Capuçon, le violoncelliste Gautier Capuçon, sera notamment de la partie pour le triple concerto avec la pianiste et légende vivante Martha Argerich. Cette dernière sera aussi la protagoniste du deuxième concerto pour piano et orchestre.

Cet hommage à Ludwig van Beethoven (1770-1827) comprendra aussi, en préambule le 29 avril à la salle Métropole, un récital de trois sonates interprété par Renaud Capuçon (violon) et Mao Fujita (piano).

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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