Culture
Une 9e édition de folie pour Bibliotopia à la Fondation Michalski
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La Fondation Jan Michalski organise dès vendredi prochain la 9e édition du festival Bibliotopia. Une quinzaine d'écrivains suisses et surtout internationaux sont attendus durant trois jours à Montricher (VD) pour un week-end des littératures autour du monde. Cette année, le thème tourne autour de la folie.
"Douce ou furieuse, douloureuse, perturbatrice ou transformatrice, subversive ou systémique, la folie dans ses multiples sens questionne ce qui déraisonne, déraille et déroge aux normes sociales. Sa perception varie de cultures en époques", écrivent les responsables du festival.
Les écrivains invités tenteront de répondre à plusieurs questions. Comment la littérature représente-t-elle les failles de nos vies intérieures? Quelle place fait-elle aux vulnérabilités de notre santé psychique, aux étrangetés et aux états extrêmes? Que signifie basculer en dehors du réel?
Ou encore: les récits peuvent-ils contribuer à déconstruire les processus de stigmatisation et d'ostracisation qui touchent celles et ceux qui traversent une maladie mentale? Et si la folie était aussi un outil de résistance face à un ordre social qui dysfonctionne, qui marginalise et exclut?
Du 29 au 31 mai, le public pourra compter sur la présence de Lisa Appignanesi, Najwa Barakat, Mircea Cărtărescu, Horatio Clare, Patrick Lemoine, Rosa Montero, Philippa Motte, Lucienne Peiry, Witold Szablowski, Michel Thévoz, David Thomas, Claire Touzard, Olivier Vonlanthen, Antoine Wauters ou encore Adèle Yon. Ils s'exprimeront lors de rencontres croisées ou d'entretiens.
www.fondation-janmichalski.com
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
"Futurista!" interroge l'art et le pouvoir au Théâtre des Terreaux
Le Choeur Auguste et la Compagnie Pied de Biche créent "Futurista!" du 28 au 31 mai au Centre culturel des Terreaux à Lausanne. Entre théâtre, concert et performance chorale, cette pièce de théâtre musical revisite l'avant-garde futuriste italienne et les dérives politiques de son fondateur Filippo Tommaso Marinetti.
Sur scène, deux comédiens, un choeur de 40 personnes et un groupe jouant en direct racontent "l'histoire d'un fourvoiement", celui du poète Filippo Tommaso Marinetti (1876-1944). Fondateur du futurisme, il ambitionnait de révolutionner l'art italien avant de se rapprocher du fascisme naissant.
Après notamment les cabarets berlinois pendant la République de Weimar dans "Berliner Nacht", il s'agit du troisième spectacle s'interrogeant sur l'art et le fascisme du Choeur Auguste. "On est toujours dans un travail sur la contemporanéité et sur des similitudes troublantes", explique auprès de Keystone-ATS Jérémie Zwahlen, le jeune chef de choeur, lors d'une répétition au Théâtre des Terreaux, avant d'insister sur une dimension volontairement grotesque du spectacle.
"Il y a quelque chose de grand-guignolesque dans le traitement, une volonté de ridiculiser ces figures", affirme-t-il. Cette intention n'est pas nouvelle. On le comprend en lisant sur un des panneaux du spectacle, une citation du dramaturge allemand Bertolt Brecht (1898-1956): "Il faut écraser les grands criminels politiques sous le ridicule".
La responsabilité de l'artiste
Le spectacle interroge également la responsabilité de l'artiste. "C'est abordé via le parcours de Marinetti, un crash idéologique monumental", relève Jérémie Zwahlen. "Ou comment on peut compromettre ses idéaux pour aller au bout de ses fins".
Créé en Italie dès 1909, le futurisme exaltait "la modernité, l'industrialisation, le dynamisme de la machine, ainsi que la vitesse et le bruit de la vie urbaine". Les créateurs du spectacle rappellent également que Benito Mussolini s'est inspiré des méthodes d'action et du vocabulaire futuristes pour fonder les Faisceaux de combat, première forme du mouvement fasciste.
"L'auteur suit chronologiquement le mouvement futuriste en parallèle de la montée du fascisme. C'est un travail très documenté", souligne le trentenaire.
Les chants des Mondines
Sur le plan musical, le projet s'appuie sur des chants italiens, des airs d'opéra et un répertoire engagé. "Les morceaux sont arrangés pour l'occasion", précise-t-il, évoquant notamment les chants des Mondines, ces ouvrières saisonnières des rizières dans la vallée du Pô dans le nord de l'Italie, dont on connaît surtout le "Bella Ciao".
Côté opéra, le choeur et la chanteuse Emmanuelle Besson distillent des extraits de la Traviata de Verdi. "Les Futuristes, lors de leur soirée, cherchaient à singer les oeuvres qu'ils considéraient comme "antiques" et donc sans intérêt. Des archives racontent l'exécution de toute l'oeuvre de Verdi en moins de deux minutes, par exemple", raconte le Vaudois.
"Nous avons cherché à construire une sorte de bande originale qui accompagne l'histoire", poursuit Jérémie Zwahlen. "Nous travaillons aussi autour du bruit et des textures sonores, comme le faisaient les futuristes avec leurs machines à bruit". Sur scène, Camille Tissot à l'accordéon, Félix Bergeron à la batterie et à la musique assistée par ordinateur (MAO), ainsi que Jérémie Zwahlen au bugle, composent cet univers sonore hybride.
La mise en scène est signée Julie Burnier, sur un texte d'Alexis Ragougneau, avec Sandro De Feo et Fred Ozier à l'interprétation. Le chef de choeur dit particulièrement apprécier "le travail en commun". "J'aime ce côté pluridisciplinaire et co-construit en collaborant avec une metteuse en scène, un ingénieur du son, un librettiste, en plus du choeur et des musiciens, c'est cela qui est très émouvant", confie-t-il.
L'art choral revisité
Fondé à Lausanne en 2013, le Choeur Auguste développe depuis plusieurs années des créations hybrides mêlant théâtre, musique (Queen, Léonard Cohen, Patti Smith, Johnny Cash, Elvis Presley et dans le répertoire romand Jean Villard-Gilles ou la chanteuse française Camille) et performance scénique.
"C'est un milieu qui est en train de se transformer. C'est précisément le point de départ du Choeur Auguste. Mon travail de master portait sur la manière de renouveler le répertoire choral et de sortir des cadres habituels", explique encore le chef de choeur.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
Hommage à un forgeron et ses sonnailles décorées à Château-d'Oex
Le Musée du Pays-d'Enhaut et Centre suisse du papier découpé à Château-d'Oex (VD) rend hommage au forgeron damounais Paul Morier (1890-1961). Une septantaine de ses sonnailles décorées de gravures sont à découvrir dès le 30 mai et jusqu'au 31 octobre prochain.
Ses créations seront à admirer dans la partie "Art et Traditions" du bâtiment du musée, en parallèle à la collection de l'Association suisse du papier découpé. "C'est la première fois qu'une exposition est consacrée à ce forgeron de renom", relève Marina Andres, conservatrice et l'une des responsables de l'exposition.
"Non seulement il a contribué à remettre au goût du jour les sonnailles en tôle d'acier forgée, mais il a eu l'idée de personnaliser une partie de sa production avec des décorations gravées en lien avec des événements particuliers", explique-t-elle, citée dans un communiqué du musée.
"Montagnard au grand c½ur"
En collaboration avec Olivier Grandjean, responsable de la Maison de la cloche & de la mémoire populaire à Juriens, un appel a été lancé l'année dernière, lequel a permis de réunir 73 sonnailles réalisées par Paul Morier et ses collaborateurs, est-il précisé.
Mises à disposition par des collectionneurs passionnés issus pour beaucoup du monde paysan, ces "pièces uniques", dont certaines accompagnent encore chaque été les troupeaux, racontent "un savoir-faire exceptionnel". "Elles invitent non seulement à un voyage au coeur des traditions, mais dévoilent aussi tout un pan de l'histoire de la communauté, de ses institutions et groupements associatifs", soulignent les responsables du musée de Château-d'Oex.
Actif au début du 20e siècle dans son atelier de Rossinière, Paul Morier a poursuivi son oeuvre à Missy, puis à Morges. Le forgeron est resté néanmoins très attaché à sa région natale, comme en témoignent ses sonnailles, souvent offertes par leur créateur en soutien à des institutions et sociétés locales. Une générosité qui lui a valu, par ailleurs, le surnom de "montagnard au grand c½ur".
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
La Nuit des musées se met en "mouvement" pour sa 12e édition
La 12e Nuit des musées à Genève met le cap sur le "mouvement" et les "défis". Au total, 29 institutions culturelles accueilleront le public le samedi 30 mai dès 18h00 dans la ville.
Des escapes games, des jeux de piste ou encore des ateliers sont au menu en plus des expositions. Cette édition "reflète notre volonté de faire dialoguer les disciplines", a affirmé la conseillère administrative de la Ville de Genève Joëlle Bertossa, citée dans un communiqué.
Parmi les innovations, la Bibliothèque Braille romand et livre parlé prévoit trois animations pour que le public puisse se confronter au braille. Le Geneva Skateboard Museum fera voir ses oeuvres rares aux curieux à la lampe de poche. Pour la troisième année consécutive, des visites en langue des signes, traduites en français, sont attendues dans trois institutions.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
Dignité humaine à l'ère de l'IA: le pape publie un document majeur
Le Vatican publie lundi la première encyclique du pape Léon XIV, un document de premier plan très attendu consacré à la protection de la dignité humaine face à l'essor fulgurant de l'intelligence artificielle (IA) à l'échelle mondiale.
Signe de l'importance accordée au texte, intitulé "Magnifica Humanitas" (Humanité magnifique en latin), le pape participera lui-même à sa présentation à 11h30 - une première - aux côtés de hauts responsables du Saint-Siège et d'experts de l'IA, dont le co-fondateur de la start-up américaine Anthropic.
Depuis son élection il y a un an, le premier pape nord-américain de l'Histoire a multiplié les avertissements face aux dangers de l'IA, notamment son usage dans la sphère militaire, dénonçant au passage les "ravages environnementaux" de la "course effrénée" aux terres rares, essentielles à l'électronique moderne.
Selon les Nations unies, l'IA pourrait peser jusqu'à 4800 milliards de dollars d'ici 2033, soit une multiplication par 25 en une décennie, tout en concentrant ses bénéfices entre les mains d'un nombre limité d'acteurs. En 2025, l'ONU alertait sur un "vide dangereux" en matière de régulation.
En y consacrant une encyclique, le pape envoie un message fort: adressée à l'ensemble des fidèles, elle fixe une position de référence sur des questions sociales, morales, politiques ou théologiques et sert généralement de base à l'enseignement et aux débats à plus long terme.
Les experts estiment que l'impact de "Magnifica Humanitas" pourrait être comparable à celui de l'encyclique Laudato Si', manifeste du pape François sur l'écologie intégrale qui avait, dès sa publication en 2015, entraîné une vague de réactions politiques et associatives dans le monde.
"Signal d'alarme"
Le Vatican a tenu secret ce nouveau texte - dont même la longueur reste inconnue - consacré à la "protection de la personne humaine à l'ère de l'IA". Mais il l'inscrit dans la continuité de son enseignement social: il a été signé le 15 mai, date du 135e anniversaire de Rerum Novarum (1891), encyclique de Léon XIII qui a posé les fondements de la doctrine sociale de l'Eglise face à la révolution industrielle.
"La révolution industrielle a bouleversé le marché du travail, la vie des gens, l'hégémonie et les rapports de force. À l'époque, il fallait former les individus à l'utilisation des outils. Il en va de même aujourd'hui: il faut former et éduquer", explique à l'AFP Marijana Grbesa, professeure à l'université de Zagreb et intervenante à une conférence sur l'IA au Vatican.
Or "aujourd'hui, l'éducation n'est pas suffisante. C'est aussi quelque chose que le pape souligne dans son message", ajoute-t-elle. "C'est un signal d'alarme pour l'ensemble de la civilisation" afin de "faire preuve de rationalité lorsque nous utilisons ces outils."
Le chef de l'Eglise catholique a notamment souligné la nécessité d'une "alphabétisation numérique (...) pour comprendre comment les algorithmes modèlent notre perception de la réalité" et appelé à davantage de transparence dans ces systèmes qui régissent le fonctionnement des différents chatbot.
En décembre, Léon XIV avait dénoncé la course à l'IA dans le domaine militaire, voyant dans "la délégation aux machines des décisions concernant la vie et la mort des personnes humaines" une "spirale destructrice".
Longue réflexion
Pour certains experts, une autre question controversée est de savoir si les robots peuvent être considérés comme des "êtres numériques" dotés de droits.
"Je constate que de plus en plus de penseurs chrétiens, et d'autres confessions, expriment leur inquiétude à ce sujet", a déclaré Will Jones, expert du Future of Life Institute, un groupe de recherche sur les technologies transformatrices.
"Car les entreprises spécialisées en IA rendent de plus en plus difficile la distinction entre l'artificiel et l'humain", a-t-il expliqué à l'AFP.
La présence du co-fondateur d'Anthropic est également significative, la multinationale étant engagée dans un bras de fer avec l'administration Trump qui lui a imposé des sanctions après que l'entreprise eut refusé un accès militaire sans restriction, ce qui a conduit cette dernière à engager une action en justice.
"Humanité magnifique" parachève plusieurs années de réflexion par l'Eglise sur les technologies liées à l'IA: dès 2020, le Saint-Siège avait lancé, avec des entreprises du numérique et des institutions académiques, l'"Appel de Rome pour une éthique de l'IA", plaidant pour un développement des technologies respectueux de la dignité humaine.
Le pape François lui-même avait multiplié les prises de parole sur le sujet, appelant à encadrer ces technologies et à éviter qu'elles n'accentuent les inégalités.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
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