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Bygmalion: Sarkozy condamné à un an de prison ferme, va faire appel
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Nicolas Sarkozy a été condamné jeudi à un an de prison ferme pour le financement illégal de sa campagne présidentielle perdue de 2012 dans le dossier Bygmalion, une décision à ses yeux "injuste" dont il va faire appel.
Il y a sept mois, il était devenu le premier ancien président de la Ve République à être condamné à une peine de prison ferme - trois ans dont deux avec sursis - pour corruption et trafic d'influence dans l'affaire dite "des écoutes". Il a également fait appel de ce jugement.
Sur son compte Twitter, l'ex-chef de l'Etat a jugé que le droit "a été une nouvelle fois bafoué" par cette décision, estimant avoir été déjà sanctionné dans ce dossier par le Conseil constitutionnel, qui avait rejeté ses comptes de campagne en 2013 et l'avait condamné à rembourser les dépenses supérieures au plafond légal.
"Je demande simplement que le droit soit appliqué pour moi comme pour n'importe quel autre justiciable", a poursuivi M. Sarkozy, en ajoutant qu'il avait fait appel du jugement et qu'il irait "jusqu'au bout".
L'ancien chef de l'Etat n'était pas présent pour entendre le jugement. Pendant les cinq semaines du procès en mai-juin, il ne s'était déplacé qu'une seule fois, le jour de son interrogatoire.
Un murmure général a parcouru la salle d'audience, pleine, au moment de l'annonce de sa peine, plus sévère que celle requise par le parquet (un an dont six mois avec sursis).
Le tribunal a demandé à ce qu'elle soit directement aménagée, à domicile sous surveillance électronique. Nicolas Sarkozy ne portera cependant pas de bracelet dans l'immédiat, la peine étant suspendue par l'appel et ne s'appliquera pas d'ici au second procès.
"Mieux qu'un autre"
Dans son jugement, le tribunal a estimé que l'ancien locataire de l'Elysée (2007-2012) avait "poursuivi l'organisation de meetings" électoraux, "demandant un meeting par jour", alors même qu'il "avait été averti par écrit" du risque de dépassement légal, puis du dépassement effectif.
"Ce n'était pas sa première campagne, il avait une expérience de candidat, une connaissance du droit", a insisté la présidente Caroline Viguier.
L'ex-chef de l'Etat "connaissait le montant légal du plafond" des dépenses autorisées. "Il a volontairement omis d'exercer un quelconque contrôle sur les dépenses engagées".
Elles se sont élevées à un total de 42,8 millions d'euros, près du double du plafond légal à l'époque.
Contrairement à ses 13 coprévenus - anciens cadres de la campagne et de l'UMP (devenue LR) et de la société Bygmalion qui a organisé les meetings, experts-comptables - M. Sarkozy n'était pas mis en cause pour le système de double facturation imaginé pour masquer l'explosion des dépenses de campagne autorisées en les attribuant à l'UMP.
Les autres prévenus ont tous été reconnus coupables de complicité de "financement illégal de campagne", et d'avoir pris part, à divers degrés, à la mise en place de la fraude. "Ils ont fabriqué de faux documents", "validé des fausses factures" ou "participé à l'élaboration d'un compte de campagne falsifié", selon le tribunal.
Pendant le procès, seuls quatre prévenus - trois ex-cadres de Bygmalion et Jérôme Lavrilleux, le directeur adjoint de la campagne - avaient reconnu une responsabilité. Les autres "n'avaient rien vu, rien su, rien entendu", avait moqué le parquet.
Ils ont été condamnés à des peines toutes plus lourdes que celles requises par l'accusation, de deux à trois ans et demi de prison dont une partie avec sursis.
Toutes les peines fermes seront directement aménagées, sous surveillance électronique à domicile, a précisé la présidente.
"Fatigué"
Jérôme Lavrilleux, condamné à trois ans de prison dont un an avec sursis, a annoncé qu'il ne comptait pas "pour l'instant" faire appel de sa condamnation. "Je suis fatigué de tout ça", a-t-il dit à la presse.
Les ex-cadres de Bygmalion et de l'UMP devront en outre verser au total plus de 80.000 euros au parti Les Républicains (ex-UMP) pour le préjudice subi.
A l'audience, le jour de son interrogatoire, M. Sarkozy avait tout nié en bloc.
"Il y a eu des fausses factures et des conventions fictives, c'est avéré" mais "l'argent n'a pas été dans ma campagne, sinon ça se serait vu", avait martelé l'ancien chef de l'Etat, estimant que Bygmalion - fondé par des très proches de son rival Jean-François Copé - s'était "goinfré" sur sa campagne.
Sa défense avait plaidé la relaxe.
L'absence de Nicolas Sarkozy à l'audience pendant la grande majorité du procès avait ulcéré le parquet, qui avait estimé qu'il se plaçait ainsi "au-dessus de la mêlée".
La "totale désinvolture" de celui qui "ne regrette visiblement rien" est "à l'image de la désinvolture dans sa campagne", avait lancé la procureure Vanessa Perrée.
Révélé deux ans après la défaite de M. Sarkozy, le scandale avait entraîné des déflagrations politiques en série à droite.
La condamnation de l'ex-président a suscité de nombreuses réactions dans son camp. Les deux candidats à la présidentielle de 2022 Valérie Pécresse et Xavier Bertrand lui ont exprimé leur "amitié" et le président du groupe LR au Sénat Bruno Retailleau regretté la "sévérité aussi inhabituelle qu'exorbitante" du jugement.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
International
Cdm: Alessandra Keller 3e à Leogang
La Suissesse Alessandra Keller s'est hissée au 3e rang dimanche lors de la troisième manche de Coupe du monde disputée à Leogang. La victoire est revenue à la Suédoise Jenny Rissveds.
Déjà troisième vendredi en short-track en Autriche, Keller a récidivé pour s'offrir un premier podium dans la catégorie olympique depuis son succès à Lenzerheide en septembre dernier. La Nidwaldienne de 30 ans n'a été devancée que par la championne du monde en titre Rissveds et par la Néerlandaise Puck Pieterse, respectivement de 1'14 et de 18''. Nicole Koller a terminé au pied du podium avec également 18''de retard sur sa compatriote.
Invaincue en short-track cette saison, la Zurichoise Sina Frei a chuté à plusieurs reprises en raison d'un sol boueux et d'un mauvais choix de pneus. Elle a terminé au 9e rang ce dimanche, et à cédé la tête du classement général de la Coupe du monde à Rissveds.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
International
Séisme aux Philippines: les fonds marins rehaussés de deux mètres
Le puissant séisme meurtrier qui a frappé le sud des Philippines au début de la semaine a fait monter le plancher océanique de jusqu'à deux mètres dans certaines régions côtières, a annoncé dimanche le ministère de l'Environnement.
L'élévation des fonds marins représente d'importants risques environnementaux, notamment pour les coraux, qui peuvent se retrouver exposés à l'air libre.
Le tremblement de terre survenu lundi, de magnitude 7,8, a fait au moins 61 morts, et 40 personnes restent portées disparues, selon le dernier bilan de l'agence nationale de gestion des catastrophes.
Des habitants de l'île de Mindanao (sud) ont rapporté un "soulèvement de la côte" deux jours après la puissante secousse, a expliqué le ministère, précisant que le littoral avait grignoté jusqu'à 200 mètres d'eau par endroits.
En cause: le déplacement de la fosse de Cotabato, à une cinquantaine de kilomètres de Mindanao, qui "a poussé vers le haut certaines parties des côtes du Sarangani et du Davao Occidental (...) faisant apparaître le fond de la mer auparavant submergé", a ajouté l'Institut de volcanologie et de sismologie philippin dans un communiqué.
"Le soulèvement cartographié est d'environ deux mètres", selon la même source.
Coraux et herbiers marins à l'air libre
Une équipe déployée sur place "a découvert que de longues portions du littoral, des récifs coralliens et des herbiers marins avaient été exposés" à la surface, selon le ministère.
Interrogé par l'AFP, un responsable n'était pas en mesure d'apporter de détails à ce stade sur l'ampleur du phénomène en raison de la grande taille de la zone à analyser.
Sur des images diffusées par le bureau régional du ministère de l'Environnement, on peut voir du corail à l'air libre, jonché de cadavres de poissons et d'autres créatures marines.
Les habitants ont contacté les autorités de crainte que les émanations de faune et de flore en décomposition soient dangereuses pour leur santé.
"Ces coraux et herbiers marins exposés ont commencé à mourir avec leurs organismes résidents tels que des poissons de récif, des anguilles, des palourdes et des coquillages", a encore expliqué le ministère.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
International
La Cadillac de Louis Deletraz en tête, une autre abandonne
Sept heures avant l'arrivée de l'épreuve d'endurance dantesque du Mans, une Hypercar Cadillac mène la course. Mais la 2e voiture de la marque américaine a dû abandonner face à BMW et Toyota en embuscade.
La Cadillac no 12 pilotée par le Genevois Louis Deletraz, le Britannique Will Stevens et le Français Norman Nato a pris la place de sa jumelle no 38 au sommet de la hiérarchie des 24 Heures du Mans, course centenaire à la renommée mondiale que des pilotes comparent à "l'ascension de l'Everest".
Le Français Sébastien Bourdais, qui a maintes fois tenté de gagner à domicile échoue une nouvelle fois en abandonnant avant 08h00 sur casse de la direction de sa Cadillac numéro 38, avec ses coéquipiers d'infortune, le Néo-Zélandais Earl Bamber et le Britannique Jack Aitken.
En 21 participations au Mans, Bourdais a terminé au mieux à la 2e place à trois reprises (2007, 2009, 2011).
On se dirige donc vers un affrontement final entre Cadillac, Toyota et BMW, les trois voitures étant les dernières dans le même tour, après 17 heures de course.
Buemi en embuscade
La Toyota no 8 du Vaudois Sébastien Buemi, du Néo-Zélandais Brendon Hartley et du Japonais Ryo Hirakawa devance la BMW no 20 du Néerlandais Robin Frijns, de l'Allemand Rene Rast et du Sud-Africain Sheldon van der Linde.
Au petit matin, alors que des spectateurs avaient passé hagards une nuit fraîche dans les tribunes, des Hypercars filant à 340 km/h dans un vacarme assourdissant ont commis des erreurs de pilotage qu'elles ont chèrement payées.
La BMW no 15, partie en pole position samedi devant 400'000 personnes sous un soleil caniculaire, s'est accrochée avec un retardataire, a dû passer au stand pour réparer et a dégringolé au classement.
Cadillac, qui avait comme Ferrari trois voitures en piste, est en quête d'une première victoire au Mans, visant à renverser la marque italienne de voitures de sport et le géant japonais Toyota qui se partagent tous les titres depuis 2018.
Ce serait une première pour une marque américaine depuis la victoire historique de Ford contre Ferrari en 1966.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
International
Trump assure qu'un accord sera signé dimanche avec l'Iran
Donald Trump a affirmé que les Etats-Unis signeraient dimanche un accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et prévoyant la réouverture immédiate du détroit d'Ormuz, une information non confirmée à ce stade par Téhéran.
A l'issue d'une semaine marquée par de nouvelles attaques entre la République islamique d'une part et les Etats-Unis et Israël d'autre part, faisant craindre un nouvel embrasement régional, les deux pays ont indiqué avoir réalisé d'importants progrès vers un compromis.
Mais les informations qui ont fuité sur ce possible accord initial, qui ouvrirait la voie à des négociations sur les détails techniques très contestés, présentent encore des divergences, tandis que le calendrier même reste incertain.
L'agence de presse Fars, réputée proche des milieux conservateurs, a assuré dimanche que l'Iran n'avait "pas encore pris ni annoncé sa décision finale" sur une signature, alors que la possibilité d'un tel règlement suscite l'opposition de certains ultraconservateurs. Samedi soir, Fars avait diffusé une vidéo montrant des dizaines de manifestants hostiles au ministre des Affaires étrangères.
Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, dont le pays joue le rôle de médiateur dans ce conflit, a indiqué samedi s'attendre à la "finalisation" de cet accord "dans les prochaines 24 heures", et se préparer à sa "signature électronique" avant des "discussions techniques" la semaine prochaine.
Le président américain, qui a déjà annoncé de nombreuses fois qu'un accord était imminent sans que cela ne se concrétise, a ensuite assuré que la signature était "prévue" pour dimanche, jour de ses 80 ans.
"Dès qu'il aura été signé, le détroit d'Ormuz sera OUVERT À TOUS", a écrit M. Trump sur son réseau Truth Social, ajoutant que les Iraniens "ne voulaient plus d'arme nucléaire".
La diplomatie iranienne a de son côté évoqué samedi un accord dans "les prochains jours" mais pas dimanche, selon l'agence de presse gouvernementale Irna.
En attendant, une délégation du Qatar, autre pays participant aux efforts de médiation, est arrivée dimanche à Téhéran selon les médias iraniens et un diplomate. Cette visite est destinée à "examiner les derniers développements liés au processus diplomatique", a affirmé l'agence Tasnim.
Trump au G7
Sous pression dans son pays pour sortir d'un conflit impopulaire, Donald Trump sera aussi confronté dans les jours à venir aux dirigeants des grandes puissances, certains n'ayant pas caché leur mécontentement de subir les conséquences d'une opération à laquelle ils n'ont pas été associés.
Le milliardaire républicain doit participer de lundi à mercredi à un sommet du G7 en France qui s'annonce largement dominé par le conflit déclenché par des frappes américano-israéliennes le 28 février. La guerre a embrasé le Moyen-Orient, fait des milliers de morts, principalement en Iran et au Liban, et ébranlé l'économie mondiale.
Depuis l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu le 8 avril, Washington et Téhéran cherchent un accord mais les négociations ont achoppé sur de nombreux points: programme nucléaire iranien, contrôle du détroit d'Ormuz (crucial pour le commerce mondial d'hydrocarbures ou d'engrais agricoles), levée des sanctions visant Téhéran ou encore inclusion du Liban.
Selon le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, le texte discuté prévoit la levée du blocus américain des ports iraniens et une nouvelle gestion du détroit d'Ormuz, contrôlé par Téhéran depuis le début de la guerre.
L'agence de presse iranienne Mehr avait publié vendredi un texte présenté comme une ébauche de protocole en 14 points, comprenant le droit à l'enrichissement d'uranium et le déblocage rapide de 24 milliards de dollars de fonds iraniens gelés à l'étranger, demande clé de la République islamique asphyxiée par les sanctions.
Tirs de drones sur Israël
Selon Donald Trump samedi, les Iraniens, qui démentent vouloir se doter de l'arme atomique comme les en accusent les Etats-Unis et Israël, "ne veulent plus d'arme nucléaire". Les Etats-Unis iront "quand tout sera calme (...) récupérer la poussière nucléaire, enfouie profondément" afin de la diluer et de la détruire "en Iran ou aux Etats-Unis", a-t-il ajouté.
Concernant le Liban, un haut responsable américain a indiqué vendredi qu'il était bien inclus dans l'accord en discussion, comme réclamé par Téhéran. Washington avait auparavant dit vouloir dissocier ce dossier.
Le Liban a été entraîné dans la guerre le 2 mars, quand le Hezbollah a visé le territoire israélien en soutien à l'Iran. Depuis, Israël pilonne son voisin, disant vouloir "éliminer" le mouvement chiite, qui cible lui ses positions et son territoire.
L'armée israélienne a annoncé dimanche que le territoire israélien avait été touché par trois drones tirés depuis le Liban, qui n'ont pas fait de victimes. Deux ministres d'extrême droite ont appelé à riposter en visant la banlieue sud de Beyrouth, fief du mouvement chiite.
L'armée a aussi émis deux ordres d'évacuation visant une trentaine de villages du sud du Liban, avant des frappes prévues contre le Hezbollah. Les frappes israéliennes ont fait plus de 3.700 morts depuis début mars, selon Beyrouth.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
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