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Air Liquide et Siemens Energy créent une coentreprise

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L'hydrogène constitue l'une des alternatives les plus prometteuses pour décarboner les transports, de la voiture individuelle aux trains. (archive) (© KEYSTONE/EPA/DAVID HECKER)

Les groupes français Air Liquide et allemand Siemens Energy ont annoncé jeudi la création d'une coentreprise dédiée à la production en série dans une usine à Berlin d'électrolyseurs destinés à fabriquer de l'hydrogène renouvelable.

Le début de la production est prévu au second semestre 2023 "avec une montée en puissance vers une capacité annuelle de trois gigawatts d'ici 2025", est-il précisé dans un communiqué conjoint.

Siemens Energy détiendra 74,9% de cette coentreprise et Air Liquide le quart restant.

Les deux groupes avaient annoncé début février la signature d'un protocole d'accord pour "unir leurs expertises" afin d'accélérer la production d'hydrogène "durable" et de la prochaine génération d'électrolyseurs.

Le coup d'envoi du partenariat a été donné avec le projet "Normand'hy" (création d'une usine en Seine-Maritime pour produire d'ici 2025 de l'hydrogène vert avec un électrolyseur d'une capacité de 200 mégawatts).

Les deux groupes avaient aussi annoncé il y a quelques semaines ce projet de construction en Allemagne.

Cette coentreprise "représente une étape majeure pour l'émergence d'un écosystème européen leader de l'hydrogène bas carbone et renouvelable", s'est félicité François Jackow, directeur général d'Air Liquide, cité dans le texte.

"Pour rendre l'hydrogène vert compétitif, nous avons besoin d'électrolyseurs adaptables et produits en série à faible coût. Nous avons également besoin de partenariats solides", a de son côté déclaré Christian Bruch, PDG de Siemens Energy.

Équipés de la technologie d'électrolyse à membrane échangeuse de protons (PEM), les modules produits à Berlin "présenteront un niveau d'efficience élevé et sont particulièrement adaptés à l'intermittence des énergies renouvelables", est-il précisé dans le texte.

Les deux groupes ajoutent vouloir affecter des ressources de recherche et développement spécifiques pour développer la prochaine génération d'électrolyseurs.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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L'obstacle Bautista Agut trop élevé pour Bellier

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Antoine Bellier éliminé en demi-finale à Majorque (© KEYSTONE/EPA/CATI CLADERA)

Antoine Bellier (ATP 303) n'a pas réussi à se qualifier pour la finale du tournoi de Majorque. Il s'est incliné face à Roberto Bautista Agut (ATP 20) 7-6 (7/5) 6-2.

Le parcours du Genevois s'est donc arrêté au stade des demi-finales. Mais Antoine Bellier n'a rien à se reprocher puisqu'il s'est incliné face au 20e joueur mondial, demi-finaliste à Wimbledon en 2019!

Le droitier de 34 ans n'a jamais tremblé. Il n'a ainsi concédé aucune balle de break au gaucher de Jussy. Si Bellier voulait avoir sa chance, il aurait dû la saisir lors du premier set qui s'est joué au tie-break. Mais alors qu'il menait 4-3 dans ce jeu décisif, le Genevois s'est heurté à un Espagnol très à son affaire qui a su remporter quatre des cinq derniers points.

La deuxième manche a parfaitement commencé pour le grand gaucher qui a rapidement pris les devants en breakant blanc son adversaire pour mener 2-0. Puis la lumière s'est éteinte avec six jeux consécutifs gagnés par un Bautista Agut bien plus précis que le Genevois. L'Espagnol a conclu sur sa première balle de match à la suite d'une erreur de Bellier sur un revers slicé.

Mais l'essentiel est ailleur pour le tennisman du bout du Léman. Après cette belle semaine aux Baléares, Bellier sera classé à la 215e place mondiale.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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La Cour suprême des Etats-Unis dynamite le droit à l'avortement

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La Cour suprême américaine a révoqué le droit à l'avortement, une volte-face historique. Les Etats sont désormais libres d'interdire les interruptions de grossesse. (archives) (© KEYSTONE/AP/Jose Luis Magana)

Dans une volte-face historique, la très conservatrice Cour suprême des Etats-Unis a enterré vendredi un arrêt qui, depuis près d'un demi-siècle, garantissait le droit des Américaines à avorter mais n'avait jamais été accepté par la droite religieuse.

Cette décision ne rend pas les interruptions de grossesse illégales mais renvoie les Etats-Unis à la situation en vigueur avant l'arrêt emblématique "Roe v. Wade" de 1973, quand chaque Etat était libre de les autoriser ou non.

Compte tenu des fractures dans le pays, une moitié des Etats, surtout dans le Sud et le centre plus conservateurs et religieux, pourraient les bannir rapidement. Le Missouri est le premier à faire le pas, en annonçant dès vendredi l'interdiction des avortements.

"La Constitution ne fait aucune référence à l'avortement et aucun de ses articles ne protège implicitement ce droit", écrit le juge Samuel Alito au nom de la majorité. Roe v. Wade "était totalement infondé dès le début" et "doit être annulé".

"Il est temps de rendre la question de l'avortement aux représentants élus du peuple" dans les parlements locaux, écrit-il encore.

Cette formulation est proche d'un avant-projet d'arrêt qui avait fait l'objet d'une fuite inédite début mai, provoquant d'importantes manifestations dans tout le pays et une vague d'indignation à gauche.

Depuis le climat était extrêmement tendu autour de la Cour, où une imposante barrière de sécurité a été installée pour tenir les protestataires à distance. Un homme armé a même été arrêté en juin près du domicile du magistrat Brett Kavanaugh et inculpé de tentative de meurtre.

Vendredi, dès l'annonce de la décision, des manifestants ont afflué par centaines vers le temple du droit à Washington, avec des larmes de joie ou de tristesse.

Dans les rangs officiels, les réactions étaient également aux antipodes. La principale organisation de planning familial a promis de continuer à "se battre" pour garantir l'accès à l'avortement, l'ancien président démocrate Barack Obama a dénoncé une "attaque contre les libertés fondamentales de millions d'Américaines".

Mais l'ancien vice-président républicain Mike Pence, un fervent chrétien, a salué un arrêt qui "répare une erreur historique", tandis que le groupe d'opposants à l'avortement Pro-Life Campaign évoquait "une journée mémorable pour les droits humains".

Le président Joe Biden, fervent catholique qui a promis d'agir par décret pour protéger l'accès à l'interruption volontaire de grossesse, doit s'exprimer à 16h30 GMT (18h30 suisses).

Au bilan de Trump

L'arrêt publié vendredi "est l'un des plus importants de l'Histoire de la Cour suprême depuis sa création en 1790", remarque le professeur de droit de la santé Lawrence Gostin. "Il est déjà arrivé qu'elle change sa jurisprudence mais pour instaurer ou restaurer un droit, jamais pour le supprimer", dit-il à l'AFP.

La décision va à contre-courant de la tendance internationale à libéraliser les IVG, avec des avancées dans des pays où l'influence de l'Eglise catholique reste forte comme l'Irlande, l'Argentine, le Mexique ou la Colombie.

Elle couronne 50 ans d'une lutte méthodique menée par la droite religieuse, pour qui elle représente une énorme victoire mais pas la fin de la bataille: le mouvement devrait continuer à se mobiliser pour faire basculer un maximum d'Etats dans son camp ou pour essayer d'obtenir une interdiction au niveau fédéral.

Elle s'inscrit aussi au bilan de l'ancien président républicain Donald Trump qui, au cours de son mandat, a profondément remanié la Cour suprême en y faisant entrer trois magistrats conservateurs (Neil Gorsuch, Brett Kavanaugh et Amy Coney Barrett) signataires aujourd'hui de cet arrêt.

Concrètement, celui-ci porte sur une loi du Mississippi qui se contentait de réduire le délai légal pour avorter. Dès l'audience en décembre, plusieurs juges avaient laissé entendre qu'ils comptaient en profiter pour revoir plus fondamentalement la jurisprudence de la Cour.

Les trois magistrats progressistes se sont dissociés de la majorité qui, selon eux, "met en danger d'autres droits à la vie privée, comme la contraception et les mariages homosexuels" et "mine la légitimité de la Cour". La majorité "s'est émancipée de son obligation d'appliquer la loi de manière honnête et impartiale", dénoncent-ils dans un texte au ton acéré.

Le chef de la Cour, le conservateur modéré John Roberts, a pris dans un argumentaire distinct une "position plus mesurée": au nom de "la retenue judiciaire", il souhaitait donner raison au Mississippi et revoir les délais pour avorter sans faire tomber Roe v Wade.

Lois "zombies"

Selon l'institut Guttmacher, un centre de recherche qui milite pour l'accès à la contraception et à l'avortement dans le monde, 13 Etats disposent de lois dites "zombies" ou "gâchette": interdisant l'avortement, elles ont été rédigées pour entrer en vigueur quasi automatiquement en cas de revirement à la Cour suprême.

"Dans les prochains jours, semaines et mois, on devrait voir des cliniques fermer" dans ces Etats parfois très peuplés (Texas, Louisiane...), anticipe Lawrence Gostin.

Une douzaine d'autres Etats devraient suivre avec des interdits complets ou partiels.

Dans une partie du pays, les femmes désirant avorter seront donc obligées de poursuivre leur grossesse, de se débrouiller clandestinement notamment en se procurant des pilules abortives sur internet, ou de voyager dans d'autres Etats, où les IVG resteront légales.

Anticipant un afflux, ces Etats, le plus souvent démocrates, ont pris des mesures pour faciliter l'accès à l'avortement sur leur sol et les cliniques ont commencé à basculer leurs ressources en personnel et équipement.

Mais voyager est coûteux et la décision de la Cour suprême pénalisera davantage les femmes pauvres ou élevant seules des enfants, qui sont sur-représentées dans les minorités noires et hispaniques, soulignent les défenseurs du droit à l'avortement.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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L'énergie hydroélectrique victime de la sécheresse

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Le Pô, le principal fleuve d'Italie, est presque à sec, comme ici près de Piacenza. La sécheresse menace plus de 30% de la production agricole nationale, selon les experts. (© KEYSTONE/EPA/Pierpaolo Ferreri)

La production d'énergie hydroélectrique en Italie a chuté depuis le début de l'année en raison d'une forte sécheresse qui entraîne des restrictions d'eau et menace l'agriculture, ont indiqué vendredi des professionnels du secteur.

Les installations hydroélectriques, situées pour la plupart dans les massifs montagneux du nord du pays, fournissent près de 20% de la production énergétique de l'Italie.

Mais le manque de pluie a des conséquences déjà visibles, alors que l'Europe subit une vague de chaleur et que Rome tente de s'affranchir de sa dépendance au gaz russe en raison de la guerre en Ukraine.

"De janvier à mai 2022, la production hydroélectrique a chuté d'environ 40% par rapport à la même période en 2021", a indiqué à l'AFP un porte-parole d'Utilitalia, une fédération réunissant des compagnies distributrices d'eau.

"La production hydroélectrique est en baisse constante depuis juillet 2021", a-t-il ajouté, signalant une "grave pénurie d'eau, même à haute altitude".

Selon des estimations pour la première moitié de 2022, la production hydroélectrique à l'échelle nationale sera presque divisée par deux par rapport à la même période en 2021, a précisé à l'AFP une source professionnelle du secteur.

Centrale fermée

Le 21 juin, une centrale au sud-est de Milan a été fermée pour une durée indéterminée en raison des faibles niveaux du Pô qui l'alimente, a indiqué la compagnie énergétique Enel.

"Compte tenu de la sécheresse, d'autres centrales hydroélectriques ne fonctionnent pas à pleine capacité", a ajouté un porte-parole, sans plus de précisions.

Le Pô est le plus long fleuve d'Italie et son principal réservoir d'eau douce. Une grande partie de cette eau est utilisée par les agriculteurs, mais la plaine du Pô et le nord de la péninsule en général sont frappés par la pire sécheresse depuis 70 ans.

Selon le plus grand syndicat agricole d'Italie Coldiretti, la sécheresse menace plus de 30% de la production agricole nationale, et la moitié des élevages dans la plaine du Pô, où l'on produit notamment le jambon de Parme.

Dans le Piémont (nord-ouest), l'eau est rationnée dans plus de 200 municipalités, selon l'agence de presse Ansa.

Les lacs Majeur et de Garde affichent des niveaux d'eau inférieurs à la normale pour cette période de l'année, tandis que plus au sud, le niveau du Tibre qui traverse Rome a également baissé.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Les forces ukrainiennes cèdent le verrou stratégique Severodonetsk

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La Russie a intensifié depuis plusieurs jours son offensive sur la grande ville de Kharkiv, dans le nord-est. En image, un militaire ukrainien dans les ruines du complexe sportif de l'Université technique de la ville. (© KEYSTONE/AP/Andrii Marienko)

Les Ukrainiens ont donné l'ordre à leurs forces de se retirer vendredi de la ville stratégique de Severodonetsk, signe des avancées de Moscou vers son objectif de conquête totale du Donbass, au lendemain de la validation par l'UE de la candidature de Kiev.

Dans le sud sous contrôle russe, un fonctionnaire de l'administration d'occupation a été tué dans un attentat, selon les autorités prorusses. C'est la première fois qu'elles annoncent la mort d'un des leurs dans ce type d'attaques, qui se multiplient.

Vendredi matin, Serguiï Gaïdaï, gouverneur de la province de Lougansk (est), où se situe Severodonetsk, a annoncé sur Telegram que les forces armées ukrainiennes avaient "reçu l'ordre" de se retirer de la ville.

Bombardée par les forces russes depuis des semaines, Severodonetsk est une étape cruciale dans leur plan de conquête de l'intégralité du Donbass, un bassin industriel de l'est de l'Ukraine déjà en partie tenu par des séparatistes prorusses depuis 2014.

"Cela ne fait plus aucun sens de rester sur des positions qui ont été constamment bombardées depuis des mois" à Severodonetsk, alors que la ville a été "presque réduite à l'état de ruines" par les bombardements continuels, a expliqué le gouverneur.

Severodonetsk et sa ville-jumelle Lyssytchansk, située juste de l'autre côté de la rivière Donets, sont aujourd'hui quasiment encerclées par les forces russes, qui grignotent chaque jour un peu plus de territoire alentours.

Mykolaïvka, ville située à une vingtaine de kilomètres au sud-ouest de Lyssytchansk, est "perdue" et aux mains de l'armée russe, a indiqué M. Gaïdaï, ajoutant que les Russes tentaient désormais de "conquérir Guirské", une commune voisine.

Mais dans le camp d'en face, un représentant des séparatistes prorusses, Andreï Marotchko, a indiqué vendredi sur Telegram que tous les villages de la zone de Guirské étaient déjà sous contrôle russe ou prorusse.

"L'été sera chaud"

Jeudi, des journalistes de l'AFP qui avaient quitté Lyssytchansk ont dû sauter par deux fois de leur voiture et s'allonger au sol sur la principale route d'accès à la ville, bombardée par les forces russes à coups de missiles Grad.

De nombreux véhicules se trouvaient alors sur la route: camions remorques chargés de tanks, véhicules blindés, jeeps et ambulances faisant des allers et retours.

Lyssytchansk semblait se préparer jeudi à l'arrivée des Russes. Le principal commissariat de police était fermé, après avoir été bombardé lundi. Les marches de l'entrée étaient pleines de débris et les murs très endommagés. "Les gens disent que tous les policiers sont partis", a déclaré à l'AFP un pompier interrogé dans la principale caserne municipale.

A l'entrée de la ville, en partie privée d'eau, de gaz et d'électricité, des soldats ukrainiens creusaient des tranchées, apparemment en préparation d'une assaut russe.

Autre signe des difficultés militaires ukrainiennes, Pavlo Kyrylenko, le gouverneur de Donetsk, l'autre province du Donbass, située plus au sud, a affirmé jeudi à l'AFP que plus "aucune ville" de la zone placée sous son administration n'était "sûre" pour ses habitants, les combats y étant trop violents.

A Kherson (sud), l'une des rares grandes villes du pays conquise par les Russes dans ce conflit, "le chef du département de la famille de la jeunesse et des sports, Dmitri Savloutchenko, est mort", a indiqué sur Telegram le chef adjoint de l'administration prorusse, Kirill Stremooussov, en dénonçant, comme Moscou, "un acte de terrorisme".

Selon l'administration locale, le responsable, tué dans l'explosion de sa voiture, a été victime d'une attaque "ciblée".

Ces dernières semaines, les forces ukrainiennes sont repassées à l'offensive dans la zone pour tenter de reprendre des territoires perdus depuis l'invasion du 24 février. Et les attaques visant des responsables de l'occupation, dont plusieurs ont été blessés, se sont multipliées en parallèle dans la région de Kherson et celle voisine de Zaporijjia.

La Russie a par ailleurs intensifié depuis plusieurs jours son offensive sur la grande ville de Kharkiv, dans le nord-est.

Une équipe de l'AFP sur place a entendu de fortes explosions dans le centre-ville dans la nuit, puis constaté vendredi matin que l'Institut polytechnique de Kharkiv avait été touché par plusieurs missiles. Toutes les vitres du bâtiment soviétique ont explosé et un immense gymnase en béton armé a été détruit. Son toit s'est partiellement effondré. Selon un militaire présent, il n'y a pas eu de victime.

Les Russes "ont pensé qu'il y aurait peut-être quelque chose de militaire là-dedans mais ce n'était pas le cas", a-t-il dit.

L'armée russe a affirmé vendredi avoir tué avec "des armes de haute précision" plus de 200 mercenaires étrangers et une centaine de nationalistes ukrainiens dans les région de Mykolaïv (sud) et Kharkiv.

Mises à mal par la puissance de feu russe, les forces ukrainiennes fondent désormais leurs espoirs sur l'arrivée d'armements lourds réclamés sans relâche aux alliés occidentaux, comme les lance-roquettes multiples américains Himars, dont Kiev a annoncé l'arrivée jeudi en prédisant que "l'été sera chaud pour les occupants russes".

A la frontière, le nombre d'Ukrainiens qui arrivent en Pologne dépasse cette semaine celui des retours, renversant la tendance observée depuis plus d'un mois, a-t-on appris vendredi auprès des garde-frontières polonais.

Cette évolution survient alors que les forces russes poursuivent les bombardements des grandes villes et que la destruction de certaines grandes entreprises, telle la raffinerie de pétrole de Krementchouk, laissent des milliers de personnes sans travail, a déclaré à l'AFP la dirigeante de l'organisation ukrainienne en Pologne "Euromajdan Varsovie", Natalia Panchenko.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Deliveroo encore condamnée pour travail dissimulé

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La plateforme de livraison de repas Deliveroo a été une nouvelle fois condamnée en première instance pour travail dissimulé en France. (archives) (© KEYSTONE/EPA/CHRISTOPHE PETIT TESSON)

Deliveroo a été une nouvelle fois condamnée en première instance pour travail dissimulé, selon un jugement du conseil de Prud'hommes transmis vendredi à l'AFP, qui a requalifié le contrat de prestation de service de quatre coursiers en contrat de travail.

L'un des cas concerne pour la première fois des faits commis après 2017, au-delà de la période que le tribunal correctionnel de Paris avait de son côté examinée pour condamner Deliveroo le 19 avril.

Le délibéré du 3 juin du Conseil de Prud'hommes de Paris contraint la plateforme de livraison de repas à verser au total près de 240'000 euros (environ 242'200 francs) aux quatre livreurs, dont la somme record de 128'548 euros à l'un d'entre eux, employé de février 2016 jusqu'à avril 2019.

Pour la première fois, la condamnation de Deliveroo a été rendue en audience de jugement par les conseillers salariés et employeurs, sans avoir recours au départage confié à un magistrat professionnel.

L'autre dossier emblématique concerne un coursier embauché fin janvier 2018, qui plus est choisi par la plateforme pour la représenter en uniforme sur son site internet.

"Deliveroo contestera cette décision auprès de la Cour d'appel de Paris qui a rendu deux arrêts concernant Deliveroo, les deux lui étant favorables", a réagi la plateforme en assurant qu'il s'agit d'une "décision isolée" et que, depuis le 3 juin, "plus d'une dizaine de dossiers de requalification examinés sont allés en départage".

Le groupe y voit ainsi la preuve "qu'il n'y a pas de nouvelle jurisprudence du Conseil de Prud'hommes qui a donné raison à Deliveroo à de multiples reprises".

"Deliveroo a mis en oeuvre un pouvoir de contrôle de l'exécution de la prestation et de sanction des manquements constatés", explique dans son jugement le tribunal en reconnaissant "l'existence d'un contrat de travail".

"Deliveroo France était parfaitement conscient des dispositions légales en matière de salariat et du risque de requalification des livreurs de +faux indépendants+ en salariés", poursuit-il en précisant que la "géolocalisation" des livreurs était "permanente" et qu'ils subissaient à l'embauche "une véritable procédure de recrutement".

Prestataires indépendants

"La décision rendue porte sur un modèle contractuel ancien qui n'a plus cours aujourd'hui", assure encore Deliveroo.

La condamnation pour travail dissimulé en avril dernier par le tribunal de Paris des mauvaises pratiques de Deliveroo, qui a fait appel de cette décision et de l'amende de 375'000 euros qui lui a été infligée, concernait la période 2015-2017.

Selon Kevin Mention, l'avocat des livreurs, un "deuxième volet pénal est en cours pour la période 2018-2022".

Deliveroo n'avait jusque-là été condamné qu'en février 2020 par la justice prud'homale. L'appel n'a pas encore été examiné. En revanche, de nombreux livreurs ont été déboutés de leurs demandes de requalification de contrat et la Cour d'appel de Paris a également rendu en avril 2021 un arrêt favorable à Deliveroo.

"A six reprises, les juridictions civiles se sont à ce jour prononcées en faveur de Deliveroo, en reconnaissant que les livreurs partenaires étaient bien des prestataires indépendants et en aucun cas soumis à un lien de subordination juridique permanente", souligne encore Deliveroo.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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