Économie
Allemagne: 5e recul d'affilée de l'excédent commercial en 2021
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L'excédent commercial de l'Allemagne a reculé en 2021 à 173,3 milliards d'euros (183,1 milliards de francs), pour la cinquième année d'affilée et en dépit d'un nouveau record d'exportations obtenu sur fond de pénuries.
La première économie européenne a conclu l'année sur une hausse de 14% des exportations par rapport à 2020 à 1375,5 milliards d'euros, établissant un nouveau record historique après celui de 2018 avec 1317 milliards d'euros facturés, , selon des données publiées mercredi par l'Office fédéral statistique
Mais les importations, notamment grevées par les coûts de l'énergie, ont grimpé plus vite, de 17%, pour s'établir à 1202,2 milliards d'euros, également un plus haut historique, pour in fine dégrader la balance des échanges de marchandises, selon Destatis.
Cette publication contraste fortement avec les chiffres publiés mardi par la France, qui a enregistré le pire déficit commercial de son histoire l'an dernier à 84,7 milliards d'euros.
L'excédent allemand est en recul depuis 2016, année record avec près de 249 milliards d'euros.
Pour le mois de décembre, l'excédent allemand est de 6,8 milliards d'euros en données corrigées des variations saisonnières, contre 10,9 milliards en novembre, décevant par ailleurs les attentes des analystes.
En données brutes, privilégiées par Destatis mais moins révélatrices d'une tendance de fond, le surplus commercial allemand a également baissé en décembre sur un mois, à 7,0 milliards d'euros.
Les exportations ont représenté 117 milliards d'euros sur la période, en hausse de 0,9% sur un mois, et les importations 110 milliards (+4,7%).
Etats-Unis premier débouché à l'export
Sur l'année 2021, les Etats-Unis ont confirmé leur première place comme destination d'exportations en ayant absorbé 122,1 milliards d'euros de marchandises en provenance de l'Allemagne, devançant la Chine (103,6 milliards d'euros) et la France (102,3 milliards d'euros).
En ajoutant les importations aux exportations, la Chine reste le premier partenaire commercial, avec un volume de 246 milliards d'euros d'échanges.
Le commerce extérieur allemand tire sa force de l'importante composante industrielle de son économie, avec les voitures et pièces automobiles, machines, produits chimiques, appareils informatiques/électriques et optiques "made in Germany" qui s'arrachent dans le monde entier.
La pénurie mondiale de composants industriels a toutefois grippé l'an dernier cette mécanique, conduisant à des arrêts de production sur le sol allemand, en particulier dans l'automobile.
Les exportations de voitures allemandes ont en conséquence chuté de 10% sur un an, à 2,38 millions d'unités, selon la fédération VDA début janvier.
Malgré le chiffre record des exportations en 2021, "les perturbations des chaînes d'approvisionnement mondiales et les coûts logistiques élevés pèsent toujours sur le commerce extérieur et entravent la production", tandis qu'"une amélioration à court terme n'est pas en vue", commente le lobby industriel BDI dans un communiqué.
Ce dernier plaide pour que l'Allemagne profite de sa présidence du G7 en 2022 pour travailler à des "accords commerciaux, par exemple avec les pays du Mercosur ou l'Australie", et pour "la réforme de l'Organisation mondiale du commerce (OMC)" dans un contexte de crise et de rivalités tenaces entre les deux premières puissances économiques mondiales, la Chine et les Etats-Unis.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp
Économie
OMC: échec de la ministérielle et le Brésil tient tête à Trump
La ministérielle de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) à Yaoundé s'est refermée sur un échec total. Au terme de la réunion lundi, le Brésil a tenu tête aux Etats-Unis et un moratoire important sur les transmissions électroniques arrive à échéance immédiatement.
Comme la Suisse, les Etats-Unis étaient venus à cette réunion camerounaise avec la volonté d'arracher une solution permanente sur cette question. Le moratoire, loin d'être anodin, évite de taxer des diffusions qui pourraient aller des streamings aux téléchargements en passant par des plans pour des objets en 3D ou même des courriels.
Les Etats-Unis avaient mis leur poids diplomatique parce qu'ils ne voulaient plus d'une extension de deux ans comme jusqu'à présent. Un compromis sur cinq ans était sur la table et semblait pouvoir être avalisé. Jusqu'à ce que le Brésil, souhaitant quelque chose sur l'agriculture, décide de le bloquer.
L'attitude américaine offensive depuis plusieurs semaines avant et pendant la ministérielle a été largement ciblée par la société civile et par plusieurs Etats. D'autres pays étaient venus en se demandant "que peut-on donner à Donald Trump ?", selon un membre d'une délégation occidentale.
Les Etats-Unis "voient le moratoire comme un test pour l'organisation", avait estimé auparavant à Keystone-ATS une diplomate occidentale. Certains faisaient remarquer que Washington se reconnectait à l'institution après que Donald Trump l'a conspuée ces dernières années.
Pas de plan vers la réforme
Cet affrontement a fait s'effondrer les résultats de la ministérielle. Une vengeance brésilienne sur les tarifs douaniers, selon un spécialiste. "Le temps nous a fait cruellement défaut", a plutôt estimé le président de la ministérielle, le ministre camerounais du commerce Luc Magloire Mbarga Atangana.
Selon une étude d'il y a quelques années, sans lui, les pays riches pourraient perdre 0,5% de leur Produit intérieur brut (PIB). Et celui des pays en développement pourrait diminuer de 2,5%. Des Etats émergents estiment renoncer à des revenus importants. Mais l'application de taxes reste dans tous les cas incertaine, de nombreux pays n'ayant a priori pas les capacités pour les établir, selon des observateurs.
Symbole des discussions électriques de dimanche, des éclairs sont tombés sur Yaoundé au moment où l'échec était amorcé. Ce duel ferait presque oublier la question principale au menu, celle d'une feuille de route pour la réforme de l'OMC.
Dans un projet de déclaration ministérielle minimale, les 166 membres s'engageaient à poursuivre les négociations avec des rapports d'étape en juillet puis décembre et à deux reprises en 2027. Avec l'objectif d'aboutir à des recommandations concrètes pour 2028.
Avancées sur le commerce électronique
Le texte sur la table était loin du plan ambitieux que souhaitait l'UE, la Chine ou la Suisse. En revanche, l'administration de Donald Trump aurait pu presque obtenir la déclaration générale qu'elle cherchait. Les discussions se poursuivront à Genève. Pendant quatre jours, les membres ont abordé la possibilité ou non de davantage de plurilatérales dans les accords de l'OMC pour rendre plus flexible l'institution.
Ils ont aussi discuté des critères et avantages pour s'autoproclamer comme pays en développement. Et d'équité, alors que Pékin est ciblé par les Etats-Unis et l'UE pour son manque de "réciprocité" dans l'accès au marché et pour sa surcapacité qui alimente des exportations qui inondent notamment les pays européens.
Pour l'Afrique, les attentes sur un résultat sur le développement et l'agriculture étaient immenses pour cette ministérielle camerounaise. Symbole des difficultés liées au consensus, l'Inde a maintenu son refus pour arrimer l'accord sur la facilitation des investissements pour le développement aux règles de l'OMC. Celui-ci, validé par 129 Etats, pourrait faire augmenter de 9% les investissements et de 1% le PIB, surtout pour les Etats pauvres, sur dix ans.
En revanche, la Suisse et 65 autres membres, dont l'UE, ont ouvert une porte sur ce que pourrait être l'avenir de l'OMC en coalitions volontaires. Samedi, ils ont décidé d'avancer pour appliquer provisoirement leur accord sur le commerce électronique, qui réduit les barrières numériques notamment pour les PME, tout en continuant à chercher à le raccrocher aux règles de l'organisation.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Économie
Dernière ligne droite et marchandages à la ministérielle de l'OMC
La ministérielle de l'OMC entre dans sa dernière ligne droite à Yaoundé. Le marchandage a démarré, notamment pour le moratoire sur l'e-commerce. Sur la réforme, Washington reste encore opposé à une feuille de route. Et l'Inde bloque un accord sur le développement.
Vendredi soir, cinq pays avaient affirmé ne pas pouvoir soutenir le programme de travail pour la réforme de l'organisation, a affirmé à Keystone-ATS une source proche des discussions. Les Etats-Unis, l'Inde, opposés entre eux sur le fond, le Bangladesh, le Pakistan, le Paraguay figuraient parmi eux.
Le ministre britannique au commerce Chris Bryant, qui facilite le dialogue, a multiplié samedi les rencontres avec les récalcitrants. L'Union européenne (UE) a promis de se battre "jusqu'à la dernière minute" pour un plan ambitieux que souhaite aussi la Suisse.
Il ne faut pas être "maximaliste", avait toutefois admis vendredi à Keystone-ATS la secrétaire d'Etat à l'économie Helene Budliger Artieda. Alors que la ministérielle camerounaise de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) doit s'achever dimanche à la mi-journée, des observateurs ne croient déjà plus à une possible feuille de route pour du concret d'ici 2028.
Etats-Unis très offensifs sur le moratoire
Semblant anticiper un possible échec, la directrice générale Ngozi Okonjo-Iweala avait elle laissé entendre jeudi pour la première fois qu'un "fort signal" des ministres pourrait suffire. Les Etats-Unis souhaitent une feuille de route générale. Parmi les trois chantiers sur la table pour la réforme, ils menacent d'avancer avec des coalitions de volontaires si les plurilatérales dans l'OMC ne sont pas facilitées.
Le marchandage est également intense sur le moratoire sur les transmissions électroniques et certains lient ces négociations à celles sur la réforme. L'Inde a dit ne pas s'opposer à une extension de deux ans, mais les Etats-Unis, comme la Suisse qui est moins offensive, poussent pour une solution permanente.
Plusieurs compromis, qui pourraient aller jusqu'à dix ans, sont en discussion. Selon une étude d'il y a quelques années, sans ce moratoire, les pays riches pourraient perdre 0,5% de leur PIB. Et celui des Etats en développement diminuerait de 2,5%.
L'Inde a aussi douché les espoirs de toute l'Afrique pour obtenir un succès sur le développement. Son ministre a affirmé continuer à s'opposer à arrimer l'accord sur la facilitation de l'investissement pour les pays en développement, validé par 129 pays, aux règles de l'OMC. Les effets de cet arrangement atteindraient des centaines de milliards de dollars.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Économie
Genève: 400 manifestants contre la spéculation immobilière
A Genève, environ 400 personnes ont manifesté samedi après-midi à la Place de Neuve contre la spéculation immobilière. A l'appel de collectifs d'habitants et de l'Asloca, ils ont crié leur colère contre les expulsions de locataires.
Les congés massifs de locataires se sont multipliés ces derniers mois à Genève, affirme l'Asloca. Sous couvert de nécessité de rénover pour des raisons énergétiques, de nombreux propriétaires ont envoyé des résiliations à leurs locataires. Dernier exemple en date, les résiliations des baux au Boulevard Carl-Vogt.
"Loyers trop chers, on ne va pas se laisser faire !" ou "Le logement est un droit ! Stop aux expulsions !", pouvait-on notamment lire sur les pancartes brandies durant le rassemblement, lequel s'est déroulé sans heurt. La police genevoise a estimé la participation à 400 personnes.
Les manifestants ont notamment appelé les autorités à faire appliquer la Loi sur les démolitions et les transformations (LDTR), qui existe pour protéger les locataires en cas de travaux de rénovation. Aucune tentative de détournement de ce cadre légal ne doit être tolérée, affirme l'Asloca.
"Ces congés sont d'autant plus scandaleux qu'à chaque fois, aucune solution de relogement n'a été proposée et que certains locataires habitent leur immeuble depuis plus de cinquante ans", ajoute l'association des locataires. Dans le cas de Carl-Vogt, la caisse de pension des fonctionnaires de Bâle-Ville (PKBS), propriétaire de l'immeuble, a réévalué le calendrier des rénovations, tout en maintenant la résiliation de baux.
A Genève, où la pénurie de logements sévit, ce sujet est devenu brûlant suite à la résiliation massive, révélée en janvier, des baux au boulevard Carl-Vogt. D'autres immeubles sont concernés, dont un bâtiment à la place des Augustins.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Économie
Réforme à l'OMC: l'UE promet d'oeuvrer "jusqu'à la dernière minute"
L'UE parle d'un "moment crucial " pour l'Organisation mondiale du commerce (OMC) à la ministérielle à Yaoundé. "Nous allons travailler dur jusqu'à la dernière minute" pour une feuille de route ambitieuse, a promis samedi le commissaire européen Maros Sefcovic.
Le monde a changé et l'OMC "non", a-t-il dit à la presse. Il a affirmé avoir eu une "très bonne discussion" avec le représentant américain au commerce Jamieson Greer à la fois sur la réforme de l'organisation et sur les questions bilatérales entre Washington et Bruxelles.
"Nous nous en tiendrons aux termes" de l'accord conclu l'année dernière entre le président américain Donald Trump et celle de la Commission européenne Ursula von der Leyen et qui vient d'être avalisé par le Parlement européen, a insisté M. Sefcovic. L'UE veut "des tarifs bas ou pas de tarifs du tout", a-t-il ajouté.
Mais il faut aussi répondre avec les autres principales économies avec une approche commune, selon lui. Notamment sur la surcapacité qui pousse plusieurs d'entre elles à appliquer des mesures de sauvegarde.
A Yaoundé, les Etats-Unis ne souhaitent pas une feuille de route trop précise sur la réforme au terme de la ministérielle camerounaise. "Je suis venu avec un agenda de réforme ambitieux mais indispensable", a rétorqué M. Sefcovic.
Les Vingt-Sept veulent davantage de flexibilité pour l'organisation. Il faut avancer de manière "multilatérale lorsque l'on peut et avec des plurilatérales lorsque nous le devons". Un moyen selon lui de répondre aux questions urgentes qui se posent à l'économie mondiale.
Et M. Sefcovic de réitérer aussi la volonté européenne d'une équité plus importante à l'OMC. "Le niveau de notification des subventions est extrêmement bas" et a abouti aux distorsions de l'environnement commercial international, a insisté le commissaire.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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