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Économie

Allemagne: le moral des entrepreneurs poursuit sa chute

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L'industrie allemande, moteur de l'économie outre-Rhin, est particulièrement touchée par l'envolée des prix de l'énergie (archives). (© KEYSTONE/EPA/ERIK S. LESSER)

Le moral des entrepreneurs a reculé en septembre en Allemagne, pour le quatrième mois consécutif, sur fond de craintes de récession cet hiver en raison de la crise énergétique, selon le baromètre IFO publié lundi.

L'indicateur, réalisé via un sondage mensuel auprès de 9000 entreprises allemandes et donnant un avant-goût de l'actualité économique, recule de 4,3 points à 84,3 points, a indiqué l'institut dans un communiqué.

Il s'agit du quatrième mois consécutif de chute pour l'indicateur.

La composante du baromètre mesurant la confiance dans la situation actuelle atteint 94,5 points, en baisse de 3,0 points.

"Le pessimisme à l'égard des prochains mois s'est accru considérablement" et "l'économie allemande tombe en récession", commente Clemens Fuest, président de l'institut IFO, dans un communiqué.

Si une récession est "inévitable", cependant, contrairement aux chutes précédentes du PIB comme pendant la crise financière ou la pandémie, "l'économie allemande ne semble pas tomber comme une pierre mais plutôt glisser dans une longue récession hivernale", commente Carsten Brzeski, économiste chez ING.

Selon l'IFO, une récession technique pourrait en effet se produire dès le premier trimestre 2023 avec une chute de 0,4% du PIB, après un recul de 0,2% au quatrième trimestre de 2022, alors que les usines risquent d'être à court d'énergie.

Le géant russe Gazprom a réduit drastiquement ses livraisons de gaz ces derniers mois vers l'Allemagne, à travers le gazoduc Nord Stream, avant de les arrêter totalement début septembre, sur fond de bras de fer entre Moscou et l'Union Européenne concernant la guerre en Ukraine.

L'Allemagne, qui s'approvisionnait à 55% en Russie avant la guerre, doit donc se fournir ailleurs, à des prix beaucoup plus élevés.

L'industrie, moteur de l'économie allemande, est particulièrement touchée. Le moral des entrepreneurs du secteur a ainsi plongé à -14,2 points, contre -6,8 le mois dernier.

"Les attentes (des entrepreneurs) sont en mode panique (...). Il est grand temps que la politique prenne des mesures de stabilisation", commente Jens Oliver Niklash, analyste pour LBBW.

Le gouvernement prépare un nouveau paquet de mesures mais d'une ampleur qui ne sera "pas comparable à celles (octroyées) pendant la pandémie", selon le ministre des Finances Christian Lindner.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Économie

Gunvor condamnée en lien avec des actes de corruption en Equateur

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Gunvor est reconnue pénalement responsable de corruption active d’agents publics étrangers (archives). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Le Ministère public de la Confédération (MPC) condamne Gunvor pour sa responsabilité pénale en lien avec des actes de corruption en Equateur. L'entreprise genevoise devra payer un montant de près de 86,7 millions de francs, dont 4,3 millions d'amende.

L’instruction conduite par le MPC a permis d’établir que la société de négoce de matières premières "n’a pas pris toutes les mesures d’organisation raisonnables et nécessaires afin d’empêcher la commission en son sein, à tout le moins entre février 2013 et février 2017, d’infractions de corruption active d'agents publics étrangers en lien avec ses activités dans le secteur pétrolier en Équateur", indique l'autorité vendredi soir dans un communiqué.

Cette condamnation intervient dans le cadre d'une issue coordonnée avec les autorités américaines, précise le MPC. Ce dernier avait ouvert en juin 2021 une instruction pénale contre inconnu pour soupçons de corruption d’agents publics étrangers. L'instruction a été étendue à Gunvor en janvier 2023.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Accord sur la connexion ferroviaire de l'aéroport Bâle-Mulhouse

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L'EuroAirport est un aéroport franco-suisse situé aux alentours de Bâle. Il n'est actuellement pas accessible par le train (Photo d'illustration). (© KEYSTONE/GEORGIOS KEFALAS)

Un accord de financement a été trouvé entre la Suisse, la France et l'Allemagne pour le projet de création d'une nouvelle liaison ferroviaire, exclusivement sur sol français, vers l'aéroport Bâle-Mulhouse, a annoncé vendredi la préfecture de région Grand-Est.

Un comité de pilotage transfrontalier dédié à ce projet, qui doit voir le jour à l'horizon 2034-2035, a validé, en janvier, "l'accord de principe de financement négocié entre la Suisse, la France, le Land Bade-Wurtemberg (en Allemagne) et l'EuroAirport", a indiqué la préfecture dans un communiqué.

Cette connexion ferroviaire nécessitera la construction d'une nouvelle voie ferrée, d'une longueur de 6 kilomètres, à double sens, en déviation de la ligne existante reliant Strasbourg à Mulhouse-Bâle. "Une halte ferroviaire au contact immédiat de l'aérogare" est prévue.

L'opération nécessitera des investissements estimés à 475 millions d'euros à l'horizon 2035, compte tenu de l'inflation prévisionnelle. Une demande de cofinancement européen a aussi été déposée dans le cadre d'un appel à projets, dont les résultats sont attendus "à l'été", a précisé la préfecture.

L'EuroAirport pas accessible en train

Les correspondances "permettront de desservir un vaste territoire trinational couvrant le sud du pays de Bade, le nord-ouest de la Suisse, l'Alsace et le nord de la Franche-Comté", a-t-elle détaillé.

Actuellement, l'EuroAirport n'est pas directement accessible en train. Des navettes, notamment par bus, ont été mises en place depuis les gares de Saint-Louis et Bâle.

La plateforme aérienne franco-suisse a enregistré l'an dernier un trafic de 8,1 millions de passagers. Il s'agit du troisième aéroport de Suisse, après Zurich et Genève, et de l'un des plus importants de province en France.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Économie

Le commerce de détail poursuit sa progression en janvier

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Les revenus liés aux denrées alimentaires, boissons et tabac ont pris 1,9% en termes nominaux (archives). (© KEYSTONE/VALENTIN FLAURAUD)

Les chiffres d'affaires du commerce de détail, après avoir augmenté en décembre, ont continué de croître en janvier en termes nominaux et en tenant compte du renchérissement.

Sur un an, ils ont progressé de 0,6% en termes nominaux (non corrigé de l'inflation) et de 0,3% en termes réels (en tenant compte de l'inflation), indique vendredi l'Office fédéral de la statistique (OFS) dans ses résultats provisoires.

Corrigées de l'effet des jours ouvrables et fériés, les recettes du commerce de détail, stations-service mises à part, se sont vu hausser de 0,8% en termes nominaux en janvier sur un an (0,4% en termes réels).

Les revenus liés aux denrées alimentaires, boissons et tabac ont pris 1,9% en termes nominaux (1,5% en termes réels) et ceux du secteur non alimentaire ont progressé de 0,6% en termes nominaux (idem en termes réels).

Corrigés des variations saisonnières, les chiffres d'affaires en termes réels ont avancé de 0,8% en janvier sur un mois.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

Le taux référence des loyers reste inchangé

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La perspective d'une nouvelle hausse des loyers s'éloigne (archives). (© KEYSTONE/DPA/CHRISTOPHE GATEAU)

Un répit pour les locataires. Après deux hausses en juin et décembre 2023, le taux d'intérêt de référence applicable aux contrats de bail est resté inchangé à 1,75%, annonce vendredi l'Office fédéral du logement (OFL).

La perspective d'une nouvelle hausse des loyers à court terme est ainsi écartée. Le taux d'intérêt moyen pondéré des créances hypothécaires s'établissait au 31 décembre - jour de référence - à 1,72%, contre 1,69% un trimestre auparavant.

Pour que le taux de référence évolue, il faut que le taux moyen pondéré constaté pour les hypothèques franchisse 1,87% ou s'affaisse sous 1,63%. Étant donné qu'il n'a pas subi de modification suffisante par rapport au trimestre précédent, il ne donne pas droit à de nouvelles prétentions de diminution ou de hausse de loyer.

Les locataires peuvent encore demander une baisse de loyer si celui-ci est fondé sur un ancien taux de référence de 2% ou davantage, rappelle l'OFL, signalant que le contrat de bail ou la dernière notification d'adaptation du loyer mentionne le taux de référence en fonction duquel il a été établi.

Ce statu quo s'explique par la récente détente des taux hypothécaires, que l'OFL surveille comme le lait sur le feu. Une inflation en décrue et l'espoir d'une prochaine baisse du taux directeur par la Banque nationale suisse (BNS) favorisent cette tendance, selon des observateurs du marché interrogés par AWP.

La nouvelle constitue un soulagement pour les locataires en Suisse qui ont subi deux hausses de 25 points de base l'année dernière, le taux d'intérêt de référence étant passé à 1,75%, de 1,25%.

Certains bailleurs en ont profité pour augmenter sensiblement les loyers depuis, parfois de plus de 10%, en répercutant aussi partiellement l'inflation. Le renchérissement peut toutefois toujours être pris en compte à hauteur de 40% sur le prix des loyers, note l'OFL.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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