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International

Amazon condamné en France pour la surveillance de ses salariés

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Filiale du géant américain de la distribution en ligne, Amazon France emploie plus de 20.000 salariés en CDI. (Archives) (© KEYSTONE/AP/MICHEL SPINGLER)

La Cnil a tranché mardi, infligeant à Amazon France Logistique (AFL) une amende de 32 millions d'euros pour son système de surveillance des salariés "excessivement intrusif".

La pénalité équivaut à près de 3% du chiffre d'affaires de l'entreprise, un niveau "quasiment sans précédent", a précisé le gendarme français de la vie privée à l'AFP. Le maximum encouru est de 4%.

Au terme de quatre ans d'enquête et d'analyse juridique, la Cnil conclut qu'AFL a mis en place "un système de surveillance de l'activité et des performances des salariés excessivement intrusif" au regard du règlement général sur la protection des données (RGPD).

En 2021, le chiffre d'affaires d'AFL s'élevait à 1,135 milliard d'euros, pour un résultat net de 58,9 millions d'euros.

"Nous sommes en profond désaccord avec les conclusions de la Cnil qui sont factuellement incorrectes et nous nous réservons le droit de faire appel", a réagi un porte-parole d'Amazon par communiqué.

Filiale du géant américain de la distribution en ligne, Amazon France emploie plus de 20.000 salariés en CDI, dont une partie travaille pour Amazon France Logistique, qui gère les entrepôts de grande taille dont huit centres de distribution.

Recevant l'AFP le 16 janvier dans celui des environs de Douai (Nord), David Lewkowitz, le président d'AFL, avait insisté sur la nécessité d'avoir des outils de gestion de précision pour être performant dans le traitement des commandes.

Dans cet entrepôt moderne, plusieurs dizaines de milliers de colis griffés du fameux sourire sont traités par jour, passant de main en main et de machine en machine dans une organisation au cordeau.

Au sein de ces quelque 90'000 m2 sur plusieurs étages, s'affairent plusieurs centaines d'employés, chargés de réceptionner, identifier, entreposer, emballer, vérifier et expédier des marchandises.

Un outil est au centre de toute cette logistique: le scanner.

Mais pour la Cnil, qui a ouvert une procédure en 2019 à la suite d'articles de presse et de plaintes de salariés, Amazon France Logistique en abuse.

"Pression continue"

Elle lui reproche notamment de recueillir des données de productivité de manière massive via les scanners, en infraction avec le RGPD.

Une analyse contestée par Amazon, qui argue dans son communiqué que "l'utilisation de systèmes de gestion d'entrepôt est une pratique courante du secteur: ils sont nécessaires pour garantir la sécurité, la qualité et l'efficacité des opérations et pour assurer le suivi des stocks et le traitement des colis dans les délais et conformément aux attentes des clients".

Trois indicateurs enregistrés par ces scanners et transmis aux managers sont considérés "illégaux" par la Cnil.

Le premier, le "stow machine gun", note lorsqu'un article est scanné "trop rapidement", en moins de 1,25 seconde.

Le deuxième est l'"idle time", signale une période d'inactivité de plus de dix minutes.

Un autre indicateur, enfin, mesure le temps écoulé "entre le moment où l'employé a badgé à l'entrée du site" et celui où il a scanné son premier colis, a encore expliqué la Cnil à l'AFP.

L'instance juge que ce système conduit potentiellement les salariés à devoir justifier de toute interruption, même "de trois ou quatre minutes", de l'activité de son scanner, "(faisant) peser sur eux une pression continue".

Outre ces indicateurs, la Cnil reproche également à Amazon de conserver durant 31 jours ces données, ce qu'elle juge "excessif".

Amazon a indiqué à l'AFP avoir proposé à la Cnil de désactiver le "stow machine gun" et d'étendre à 30 minutes le temps de déclenchement de l'"idle time".

Elle assure que le premier indicateur vise à vérifier que chaque salarié prend le temps que chaque article soit correctement inspecté et qu'il n'adopte pas des postures propres à compromettre sa sécurité et sa santé.

Et que le second sert à identifier une défaillance continue et anormale (fournitures manquantes, machines défaillantes, etc.).

L'entreprise a deux mois pour formuler un recours devant le Conseil d'Etat.

La Cnil a dit à l'AFP "se réserver la possibilité de faire de nouveaux contrôles".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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International

Iran: "pas de pendaison aujourd'hui ou demain", dit un ministre

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Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a affirmé qu'il n'y aurait pas de pendaison mercredi et jeudi. (© KEYSTONE/AP/Hussein Malla)

Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a déclaré mercredi qu'il n'y aurait "pas de pendaison aujourd'hui ou demain" en Iran. Il s'est exprimé dans une interview accordée à la chaîne américaine Fox News.

A la question "allez-vous procéder à la pendaison de certains des manifestants ?", le ministre a répondu qu'il n'y aurait "pas de pendaison aujourd'hui (mercredi) ou demain (jeudi)". "Je peux vous dire, je suis confiant dans le fait qu'il n'y a pas de projet de pendaison", a-t-il ajouté.

Donald Trump menace d'intervenir militairement en Iran pour mettre fin à la répression du mouvement de contestation, l'un des plus importants depuis la proclamation de la République islamique en 1979. Le président américain a déclaré plus tôt dans la journée avoir été informé par "une source fiable" qu'il n'y avait "pas de projet d'exécution" en Iran, sans donner plus de détails.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Culture

X annonce des mesures pour empêcher l'IA Grok de "déshabiller"

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L'intelligence artificielle Grok ne permettra plus de déshabiller des personnes réelles. (© KEYSTONE/EPA/FAZRY ISMAIL)

Le réseau social X d'Elon Musk a annoncé mercredi avoir déployé des mesures pour "empêcher" son outil d'intelligence artificielle Grok de "déshabiller" des "personnes réelles". Ces mesures concernent aussi les abonnés payants.

Cette mesure a été prise en réponse à une vague d'indignation mondiale et à la pression d'autorités de plusieurs pays.

"Nous avons mis en place des mesures technologiques pour empêcher le compte Grok de permettre l'édition d'images de personnes réelles dans des tenues révélatrices, comme des bikinis", indique le réseau social d'Elon Musk dans un message publié sur la plateforme.

"Cette restriction s'applique à tous les utilisateurs, y compris les abonnés payants", est-il ajouté dans le message.

Bien que X affirme imposer des restrictions à "tous les utilisateurs", la plateforme ajoute ensuite avoir mis en place un blocage géographique là où la loi l'exige, laissant planer une incertitude sur l'universalité ou non de ces mesures techniques.

Comme depuis le 9 janvier, la génération d'images avec Grok, l'assistant IA développé par xAI, reste limitée aux abonnés payants, confirme la communication de X.

Début janvier, la plateforme avait affirmé "prendre des mesures contre les contenus illégaux", notamment pédopornographiques, "en les supprimant, en suspendant définitivement les comptes et en collaborant avec les autorités locales".

Mais elle était restée silencieuse ensuite malgré la multiplication des protestations officielles et l'ouverture d'enquêtes judiciaires ou administratives.

Elon Musk, qui s'exprime publiquement tous les jours sur X, dénonce régulièrement les mesures de régulation prises par les gouvernements, les accusant de vouloir "supprimer la liberté d'expression".

Il affiche sa volonté d'offrir une intelligence artificielle "anti-woke", libérée du politiquement correct, renvoyant la responsabilité sur les utilisateurs.

Toute personne utilisant Grok pour "créer du contenu illégal subira les mêmes conséquences que si elle mettait en ligne du contenu illégal", s'était-il défendu la semaine dernière dans un message posté sur X.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Minneapolis: la famille de la victime lance une enquête civile

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La mort de Renee Nicole Good, tuée par un agent de l'Immigration fera l'objet d'une enquête civile. (© KEYSTONE/EPA/WILL OLIVER)

La famille de l'Américaine de 37 ans tuée la semaine dernière à Minneapolis par un policier de l'immigration a annoncé mercredi le lancement d'une enquête civile. Il s'agira de faire la lumière sur les circonstances de cette mort qui a suscité une vague d'indignation.

Le cabinet d'avocats Romanucci & Blandin, qui représente notamment la veuve de Renee Nicole Good et ses enfants, a déploré dans un communiqué que les autorités ne faisaient preuve d'"aucune transparence" dans cette affaire.

"A Minneapolis comme dans tout le pays les gens se soucient profondément de ce qui est arrivé à Renee Good le 7 janvier 2026, et veulent comprendre comment elle a pu être tuée dans la rue après avoir déposé son enfant à l'école", avance l'avocat Antonio Romanucci, cité dans le communiqué.

Dans cette affaire, les élus démocrates locaux déplorent que la thèse officielle de la légitime défense, défendue par l'ensemble de l'appareil d'Etat, Donald Trump en tête, rende l'enquête du FBI totalement biaisée.

Se basant sur de nombreuses vidéos prises pendant les faits, ils jugent qu'à aucun moment la victime - tuée dans sa voiture alors qu'elle participait à une action pour gêner la police de l'immigration (ICE) - ne représentait un danger pour le policier qui l'a abattue.

Jusqu'à présent, ce dernier, Jonathan Ross, n'a fait l'objet d'aucune poursuite ni suspension.

Le cabinet d'avocats est le même que celui qui représentait la famille de George Floyd, un Afro-Américain dont la mort en 2020 lors d'une arrestation par la police avait provoqué un large mouvement de protestation partout dans le pays.

La procédure annoncée, une enquête civile indépendante, est une première étape pour une éventuelle action ultérieure contre l'Etat fédéral.

Les avocats suivront "une procédure quelque peu différente de celle consistant à engager une action civile contre une ville ou un Etat afin de tenir un service de police pour responsable. Les agissements d'agents fédéraux imposent une voie juridique distincte", expliquent-ils.

"Aussi souvent que possible, notre équipe communiquera rapidement et en toute transparence les informations que nous découvrirons", promettent-ils.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Le premier ministre du Québec démissionne

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Le premier ministre du Québec Francois Legault était6 en poste depuis 2018. (© KEYSTONE/AP/Jacques Boissinot)

Le premier ministre du Québec François Legault a annoncé mercredi sa démission, fragilisé dans les sondages à moins d'un an d'élections qui pourraient porter un parti souverainiste au pouvoir dans la province francophone canadienne.

"Pour le bien de mon parti et surtout pour le bien du Québec, j'annonce aujourd'hui que je vais quitter mon poste de premier ministre du Québec", a déclaré François Legault devant des journalistes.

Visiblement ému, cet ancien chef d'entreprise de 68 ans, qui était en poste depuis 2018, n'a pas précisé les raisons de son départ et a quitté la salle sans répondre aux questions de la presse.

Il y a quelques semaines, il assurait pourtant vouloir demeurer en poste jusqu'au scrutin provincial d'octobre.

Cette annonce survient après des mois difficiles pour François Legault, devenu récemment l'une des personnalités "les plus mal aimées" des Québécois selon des sondages.

Son parti, la Coalition Avenir Québec (CAQ, centre-droit) était en recul constant dans les intentions de vote.

Besoin de changement

Le plus récent sondage, datant de lundi, le plaçait avant-dernier parmi les cinq partis politiques, loin derrière le Parti Québécois (PQ, indépendantiste) de Paul St-Pierre Plamondon, donné favori depuis plusieurs mois et qui s'est engagé à tenir un référendum sur l'indépendance du Québec.

"Je vois bien qu'actuellement beaucoup de Québécois souhaitent du changement, entre autres un changement de premier ministre", a reconnu M. Legault.

Son gouvernement a récemment été ébranlé par le départ de ministres, sur fond de controverses notamment liées à la réforme de la rémunération des médecins et à des dépassements de coûts importants pour l'implantation d'une plateforme numérique gouvernementale.

Avant son entrée en politique, François Legault a cofondé en 1986 la compagnie aérienne Air Transat, qu'il a dirigée à Montréal jusqu'en 1997.

L'année suivante, il se faisait élire pour la première fois à l'Assemblée nationale du Québec, où il a notamment été ministre de l'Éducation et de ministre de la Santé et des Services sociaux.

"Etre premier ministre a été le plus grand honneur de ma vie", a souligné M. Legault, qui restera en poste jusqu'à ce que le parti choisisse une personne pour lui succéder.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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