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Androcur et méningiome: Bayer, Sandoz, Viatris condamnés en France

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Le groupe Bayer, l'un des laboratoires condamnés, a annoncé qu'il fera appel car il est "en désaccord avec la décision du tribunal" qui "s'inscrit à rebours", selon lui, de rapports d'expertise ayant écarté "toute faut ou défaut d'information" sur l'Androcur. (image d'illustration). (© KEYSTONE/APA/APA/HANS KLAUS TECHT)

Une femme souffrant de méningiomes (tumeurs au cerveau), après avoir pris de l'Androcur durant deux décennies, a fait condamner au civil trois laboratoires fabriquant ce traitement hormonal et ses génériques, une première.

"Le tribunal déclare la SAS Bayer HealthCare, la SAS Sandoz, la SAS Viatris Santé (...) responsables des préjudices subis" par la patiente, écrivent les juges du tribunal de Poitiers dans leur décision consultée par l'AFP, sanctionnant un défaut d'information sur les risques du médicament.

Les laboratoires (à hauteur de 97%), ainsi que le médecin (2%) et le pharmacien de la victime (1%), sont condamnés à lui verser solidairement environ 325'000 euros, dont 20'000 EUR au titre du préjudice moral et 305'000 EUR au titre de la perte de chance. Cette indemnisation est assortie d'une exécution provisoire partielle, pour les laboratoires, à hauteur de 25%.

Le groupe Bayer, "en désaccord avec la décision du tribunal" qui "s'inscrit à rebours", selon lui, de rapports d'expertise ayant écarté "toute faute ou défaut d'information" sur l'Androcur, a annoncé qu'il ferait appel.

La plaignante âgée de 55 ans, qui a pris ce médicament puis ses génériques entre 1991 et 2013 pour traiter un syndrome des ovaires polykystiques, a développé plusieurs méningiomes, tumeurs non cancéreuses des membranes entourant le cerveau qui peuvent provoquer de graves handicaps neurologiques.

Multiplication des procédures

Souffrant aujourd'hui de troubles visuels et de la mémoire, ainsi que d'une fatigue importante, elle assure n'avoir jamais été prévenue des risques du traitement, alors qu'un article scientifique a évoqué dès 2008 un lien entre la molécule (acétate de cyprotérone) et l'apparition de méningiomes.

Le dommage né de la pathologie qu'elle a développée, tenant aux méningiomes diagnostiqués en 2013, "est bien le résultat des traitements médicamenteux à base d'acétate de cyprotérone qu'elle a continué à prendre" jusqu'à cette date, "notamment à compter de 2008", écrivent les juges.

Selon Me Romain Sintès, avocat de la quinquagénaire, cette décision ouvre la porte à "une multiplication des procédures" d'indemnisation. "On est en train de constituer 750 dossiers", dont "une centaine sont en cours d'expertise ou ont fait l'objet de premières requêtes et de premières procédures judiciaires", a confirmé Me Charles Joseph-Oudin, conseil d'une association de victimes, l'Amavea, saluant une décision "essentielle".

Des plaintes pénales ont également été déposées à Paris, selon le conseil, et une procédure engagée devant le tribunal administratif de Montreuil (Seine-Saint-Denis) vise à engager la responsabilité de l'État.

Changement de notice

L'Androcur a été prescrit, à partir de 1980, à de très nombreuses femmes comme pilule contraceptive, pour traiter des problèmes d'acné et de pilosité, ou pour soulager les symptômes de l'endométriose.

Après l'alerte de 2008, le risque de méningiome a été introduit dans la notice en 2011 par l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), avant que sa confirmation scientifique, dans un rapport remis en 2018 au ministère de la Santé, ne fasse chuter les prescriptions.

À l'audience en avril, Bayer avait rejeté la faute sur l'ANSM, qui a tardé selon lui à réagir, et sur les fabricants de génériques, la patiente n'ayant pris de l'Androcur que jusqu'en 2004, avant de poursuivre son traitement avec les produits de Sandoz et Viatris jusqu'en 2013.

Les juges ont cependant estimé que Bayer, qui n'a informé du changement de notice de l'Androcur que les médecins spécialistes et non les généralistes, ni les pharmaciens, a manqué à son devoir d'information des patients. Idem pour Viatris et Sandoz, qui n'ont changé la notice de leurs génériques qu'après 2013, date du diagnostic des méningiomes de la plaignante.

"En dépit de ce que nous racontaient les laboratoires, ils avaient les moyens de communiquer sur des effets secondaires particulièrement graves, invalidants et surtout irréversibles, qu'ils connaissaient depuis 2008", pointe Me Sintès.

"C'est une grosse victoire", renchérit sa cliente, satisfaite des responsabilités imputées aux laboratoires, davantage qu'à son médecin et à son pharmacien. "J'avais peur qu'ils paient pour eux", a-t-elle dit à l'AFP, "plus que jamais prête" à poursuivre son combat en appel.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Sarah Mullally devient la cheffe spirituelle des anglicans

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Sarah Mullally a été confirmée mercredi dans son rôle d'archevêque de Canterbury mercredi. (© KEYSTONE/EPA/NEIL HALL)

Sarah Mullally a été confirmée mercredi dans son rôle d'archevêque de Canterbury lors d'une cérémonie à la cathédrale Saint-Paul à Londres. Elle devient officiellement la première femme cheffe spirituelle des anglicans.

Cette femme de 63 ans, une ancienne infirmière mariée et mère de deux enfants, est désormais la plus haute responsable religieuse de l'Eglise d'Angleterre et cheffe spirituelle de la communion anglicane, qui compte des fidèles à travers 165 pays. La cérémonie à Saint-Paul a été brièvement perturbée par les cris d'un homme dans l'assistance qui a été escorté hors de la cathédrale.

L'archevêque d'York, Stephen Cottrell, assurant l'intérim à la tête de l'Eglise d'Angleterre, a déclaré que "l'opportunité avait été donnée aux opposants" à cette nomination d'exprimer leurs objections mais qu'aucun ne s'était alors manifesté.

Sarah Mullally a promis de diriger l'Eglise anglicane avec "calme et compassion" dans une période "de division et d'incertitude", dans un communiqué.

Ordonnée prêtre en 2002, elle est devenue la première femme évêque de Londres en 2018, quatre ans après l'autorisation faite aux femmes d'accéder à la charge d'évêque, après de vifs débats internes au sein de l'Eglise d'Angleterre. Elle va devoir affronter de profondes divisions au sein des anglicans.

"Dévastatrice"

Sa nomination en octobre en tant qu'archevêque de Canterbury a été saluée par beaucoup comme une première historique mais aussi vivement condamnée par plusieurs archevêques en Afrique.

Elle a été qualifiée de "dévastatrice" par l'archevêque Henry Ndukuba de l'Église du Nigeria, estimant que "la majorité des anglicans" ne souhaitaient pas d'une femme à la tête de leur Eglise.

Sarah Mullally a exprimé mercredi dans une interview à des médias britanniques sa gratitude pour le "large soutien, y compris d'hommes" qu'elle a reçu.

Mais "il est juste de dire que j'ai, tant dans mes fonctions séculières qu'au sein de l'Eglise, parfois fait l'expérience de la misogynie", a-t-elle ajouté.

Elle succède à Justin Welby, qui avait été contraint à la démission en novembre 2024, après avoir été mis en cause pour sa gestion d'un scandale d'agressions physiques et sexuelles.

Elle-même a été éclaboussée pour sa gestion d'une affaire d'agression remontant à plusieurs années. Mais la plainte a été classée sans suite début janvier par le responsable par intérim de l'Eglise d'Angleterre.

Sarah Mullally prononcera son premier sermon en tant qu'archevêque de Canterbury lors d'une cérémonie en mars dans la cathédrale de cette ville du sud-est de l'Angleterre.

Elle devrait occuper ce poste jusqu'à ses 70 ans, âge de départ à la retraite de tous les évêques de l'Eglise d'Angleterre. L'archevêque de Canterbury officie notamment lors des grands événements royaux, comme les couronnements, mariages et obsèques.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Économie

Perquisitions chez Deutsche Bank, soupçons de blanchiment d'argent

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La police s'est invitée mercedi dans les bureaux de Deutsche Bank à Francfort et à Berlin. (archive) (© KEYSTONE/EPA/RONALD WITTEK)

Des perquisitions sont en cours dans les locaux de Deutsche Bank à Francfort et à Berlin pour des soupçons de blanchiment d'argent, a indiqué mercredi le parquet dans un message à l'AFP.

L'enquête concerne des "responsables non identifiés et employés de la Deutsche Bank pour des soupçons de blanchiment d'argent et d'autres manquements connexes au titre de la loi sur le blanchiment d'argent", a affirmé le parquet.

Selon des sources financières, le procureur s'intéresse à des événements survenus entre 2013 et 2018.

Selon le site d'information Der Spiegel, la perquisition à Francfort a commencé juste après 09H00 GMT et a mobilisé une trentaine d'enquêteurs en civil.

"La banque coopère pleinement avec le parquet", a indiqué dans un message à l'AFP la première banque d'Allemagne, qui n'a pas souhaité faire de commentaires supplémentaires.

"Dans le passé, Deutsche Bank entretenait des relations d'affaires avec des sociétés étrangères qui, dans le cadre d'autres enquêtes, sont elles-mêmes soupçonnées d'avoir été utilisées à des fins de blanchiment d'argent", a expliqué le parquet.

Les perquisitions en cours sur les sites de Deutsche Bank à Francfort et à Berlin ont pour objectif "d'éclairer davantage" les faits.

Selon des informations du quotidien allemand Süddeutsche Zeitung, l'enquête concernerait plus particulièrement l'oligarque russe et client de la Deutsche Bank Roman Abramovitch, qui a été sanctionné par l'Union européenne à la suite de l'invasion russe de l'Ukraine en mars 2022.

Deutsche Bank aurait tardivement transmis aux autorités une ou plusieurs déclarations de soupçons de blanchiment d'argent visant des sociétés de l'oligarque, selon le média allemand.

Interrogés par l'AFP à ce sujet, ni la banque ni le parquet de Francfort n'ont souhaité faire de commentaire.

Deutsche Bank présente jeudi ses résultats pour l'année 2025.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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International

Gaza: le Hamas prêt à un "transfert complet" de gouvernance"

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Le Hamas s'est dit prêt mercredi à un "transfert complet de la gouvernance" de la bande de Gaza (archives). (© KEYSTONE/EPA/HAITHAM IMAD)

Le Hamas est prêt à un "transfert complet de la gouvernance" de la bande de Gaza, a déclaré mercredi un porte-parole du mouvement islamiste palestinien. Il a insisté pour une réouverture totale du poste-frontière de Rafah avec l'Egypte, "sans entraves israéliennes".

"Des protocoles ont été préparés, des dossiers ont été finalisés et des comités sont chargés de l'opération (...) afin que nous ayons un transfert complet de la gouvernance de la bande de Gaza, dans tous les domaines" au Comité national pour l'administration de Gaza mis en place dans le cadre du plan américain pour mettre fin à la guerre, a déclaré Hazem Qassem, porte-parole du Hamas dans le territoire.

Mais pour cela il faut que les membres du Comité puissent se rendre dans la bande de Gaza, a ajouté M. Qassem en appelant à la réouverture complète, dans les deux sens, et "sans entraves israéliennes", du poste-frontière de Rafah entre le sud de la bande de Gaza et l'Egypte.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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UE/minorités: le rapporteur suisse à l'ONU cible un double standard

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Le rapporteur suisse de l'ONU Nicolas Levrat demande à l'UE davantage d'efforts pour pousser les Etats membres à protéger les minorités chez eux (archives). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

L'UE doit mettre un terme à son double standard pour la protection des minorités, selon le rapporteur spécial de l'ONU sur cette question, le Genevois Nicolas Levrat. Mercredi à Bruxelles, il a demandé une approche "plus courageuse".

L'UE "manque d'outils et de motivation pour répondre de manière efficace aux problèmes des minorités" au sein de l'Union, a-t-il affirmé au terme d'une visite de dix jours dans plusieurs pays européens. "Ce décalage doit être arrêté", a ajouté le Genevois.

Certes, la situation "n'est pas dramatique", a-t-il toutefois dit à la presse à Bruxelles. Une discrimination systémique peut être exclue mais l'UE doit se conformer à ce qui est prévu dans son fonctionnement institutionnel.

La Commission européenne n'est pas dotée de prérogatives claires sur les droits des minorités. Conséquence, l'UE ne peut approuver de directives, de politiques ou de mesures contraignantes pour garantir ceux-ci. Elle est en revanche plus active auprès des pays tiers.

Mais elle peut défendre auprès des Etats membres une approche pour qu'ils honorent ces valeurs fondamentales, insiste le rapporteur spécial, qui ne s'exprime pas au nom de l'ONU, mais est mandaté par le Conseil des droits de l'homme.

Manque de diversité dans l'UE

Il salue les dispositifs anti-discrimination qui couvrent notamment les migrants et leur famille. Mais il faut un cadre plus large, selon lui. S'il applaudit le soutien financier de l'UE aux initiatives de la société civile pour les minorités dans des pays tiers, il souhaite une avancée similaire dans les Etats membres.

Le Genevois se dit inquiet du manque de diversité parmi le personnel européen. Malgré des efforts récents, les minorités ethniques ne sont toujours pas suffisamment représentées dans les institutions européennes, ajoute-t-il.

Il a notamment mentionné la situation des roms. Certes, le système européen est complexe, mais il ne constitue pas une excuse, selon M. Levrat.

Et de saluer la nouvelle politique contre le racisme de l'UE. Mais les Etats membres doivent reconnaître davantage l'impact du passé colonial sur les minorités, dit-il. Il rendra un rapport en mars 2027 au Conseil des droits de l'homme.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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