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Anniversaire de Tiananmen sous silence en Chine et à Hong Kong

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Le parc Victoria à Hong Kong, où se déroulaient les commémorations de la répression de Tiananmen, a été bouclé dès vendredi soir. (© KEYSTONE/AP/Rafael Wober)

La Chine vivait samedi l'anniversaire de la sanglante répression place Tiananmen à Pékin sous haute surveillance et sans la moindre commémoration publique. A Hong Kong, la police avait averti que tout rassemblement serait illégal.

Depuis 33 ans, Pékin fait tout son possible pour effacer l'épisode Tiananmen de la mémoire collective. Les manuels d'histoire n'en font pas mention et les discussions en ligne sur ce sujet sont systématiquement censurées.

Le 4 juin 1989, le régime communiste avait envoyé des chars et des troupes pour réprimer les manifestants pacifiques qui, depuis des semaines, occupaient l'emblématique place Tiananmen pour réclamer un changement politique et la fin de la corruption systémique. L'écrasement du mouvement avait fait des centaines de morts, plus d'un millier selon certaines estimations.

Samedi, les autorités chinoises ont installé des dispositifs de reconnaissance faciale dans les rues menant à la place. La police, déployée en grand nombre, procédait à des contrôles d'identité.

Cinq ans de prison

En Chine, évoquer les événements de 1989 a toujours été tabou. Hong Kong a fait exception jusqu'en 2020, année où Pékin a imposé à la région semi-autonome une loi draconienne sur la sécurité nationale destinée à étouffer toute dissidence après les gigantesques manifestations pro-démocratie de 2019. Depuis lors, les autorités locales s'efforcent d'effacer toute trace du souvenir de Tiananmen.

La police de Hong Kong a averti que toute participation à une "assemblée non autorisée" était passible de cinq ans de prison. Cette mise en garde concerne en particulier le parc Victoria, où une veillée aux chandelles rassemblait autrefois des dizaines de milliers de personnes le 4 juin.

Une grande partie de ce parc a été fermée dès vendredi soir. De nombreux agents patrouillaient sur place samedi matin. Les veillées avaient déjà été interdites en 2020 et 2021 au nom de la lutte contre le Covid-19. L'an dernier, la Hong Kong Alliance, qui les organisait, a été dissoute, son musée du 4 juin a été fermé et ses dirigeants arrêtés.

Sur Twitter, qui est bloqué en Chine, le secrétaire d'Etat américain Antony Blinken a rendu hommage aux "courageux manifestants" qui avaient "réclamé pacifiquement la démocratie sur la place Tiananmen" il y a 33 ans.

"Malgré la suppression des monuments commémoratifs et les tentatives d'effacer l'histoire, nous honorons leur mémoire en promouvant le respect des droits humains partout où ils sont menacés", a-t-il écrit.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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L'armée américaine dit mener des "frappes défensives" contre l'Iran

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Le ministre américain de la défense Pete Hegseth avait annoncé que les frappes américaines à venir contre l'Iran seraient "fortes" et "nettes" (archives). (© KEYSTONE/AP U.S. Central Command)

L'armée américaine a annoncé mercredi avoir commencé à mener des "frappes défensives" contre l'Iran. Des médias iraniens ont de leur côté rapporté des explosions sur la côte sud de l'Iran, près du détroit d'Ormuz

Des explosions ont été entendues sur l'île de Qeshm, à Minab, Sirik et dans le port de Bandar Abbas, selon ces médias.

"Les forces du commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (CENTCOM) ont lancé aujourd'hui à 17h15 [heure de Washington] de nouvelles frappes défensives contre plusieurs cibles en Iran", a écrit le CENTCOM, ajoutant que ces frappes "constituent une riposte à l'agression injustifiée et persistante de l'Iran".

Le ministre américain de la défense, Pete Hegseth, avait assuré peu avant que les bombardements américains à venir contre l'Iran seraient "forts" et "nets".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Léon XIV bénit la plus haute tour de la Sagrada Familia

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Léon XIV a aspergé d'eau bénite la tour de Jésus Christ, culminant à 172,5 mètres. (© KEYSTONE/EPA/Quique Garcia)

Le pape Léon XIV a béni mercredi soir la plus haute tour de la Sagrada Familia. Cette courte cérémonie s'est achevée sur un spectaculaire son et lumière sur le parvis de la célébrissime basilique de Barcelone, où il avait auparavant célébré une messe majestueuse.

Arrivé en début de soirée devant l'édifice, le souverain pontife y a célébré un office d'une heure et demie, accompagné notamment par un choeur de 500 adultes et 100 enfants, devant notamment le roi d'Espagne Felipe VI, la reine Letizia et le Premier ministre Pedro Sánchez.

Durant son homélie, Léon XIV a fait une incursion dans le champ de l'actualité. Il a estimé qu'il était impossible "de croire en Jésus et promouvoir la guerre", dans une allusion à peine voilée à l'administration Trump.

"Un phare sur la Méditerranée"

A l'issue de son office, le Saint-Père a béni la tour de Jésus Christ, achevée en février et culminant à 172,5 mètres, faisant officiellement de la basilique toujours inachevée la plus haute église du monde.

"Cette croix brille le jour, en reflétant la lumière du soleil, et brille la nuit, en illuminant la ville comme un phare ouvert sur la Méditerranée", avait-il salué pendant son homélie, évoquant la croix qui trône au sommet de la tour. Un spectacle en son et lumière a ensuite clos la soirée sur le parvis de la basilique pour marquer l'inauguration officielle de la tour.

La visite de Léon XIV, le troisième pape à se rendre dans ce chef d'oeuvre moderniste après Jean Paul II en 1982 et Benoît XVI en 2010, a eu lieu un siècle jour pour jour après la mort de son architecte Antoni Gaudí, un fervent catholique, fait "vénérable" l'an dernier, étape préalable à sa béatification.

Des milliers de personnes

Quelque 9000 personnes ont pu suivre les cérémonies depuis l'intérieur de la basilique ou sur son parvis. Mais au-delà du vaste périmètre de sécurité entourant la basilique, des dizaines de milliers de Barcelonais et de touristes se sont aussi pressés derrière des barrières pour tenter de suivre les cérémonies sur l'écran géant installé devant la Sagrada Familia.

"Toute notre vie, la Sagrada Familia a été en construction, et le fait que le pape vienne maintenant, c'est comme y mettre un point final", a estimé María José Sedano, une avocate de 30 ans, qui était présente des heures en avance sur le trajet prévu du souverain pontife vers la basilique pour espérer l'apercevoir.

La Sagrada Familia, dont la construction a été entamée il y a plus de 140 ans, avait été consacrée et élevée au rang de basilique par Benoît XVI en 2010. Elle pourrait être achevée d'ici une dizaine d'années.

"Jouer en équipe"

Mais l'achèvement de l'édifice est source de polémique autour de la façade de la Gloire et de ses quatre clochers. Sa construction selon les plans défendus par les architectes entraînerait la démolition de deux pâtés de maisons, ce à quoi les riverains s'opposent.

Mercredi, Léon XIV avait entamé son cinquième jour de visite en Espagne par une visite dans la prison de Brians, à 40 km de Barcelone, avant de se rendre en hélicoptère dans la spectaculaire abbaye de Montserrat.

Enfin, avant les cérémonies à la Sagrada Familia, il avait participé à une nouvelle rencontre placée sous le signe du social, dans le quartier populaire du Raval, en plein centre de Barcelone, y lançant un nouveau clin d'oeil aux fans de football, à la veille du début du Mondial, en appelant à "jouer en équipe", dans la vie comme sur les pelouses.

Après Madrid et Barcelone, Léon XIV achèvera sa visite de sept jours en Espagne sur les îles Canaries, au large des côtes africaines. Il y rendra hommage aux milliers de migrants morts en tentant de rejoindre l'archipel sur des embarcations de fortune.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Zelensky participera au G7 mardi, annonce Emmanuel Macron

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Le président ukrainien Volodymyr Zelensky participera mardi au G7 à Evian, a indiqué mercredi Emmanuel Macron (archives). (© KEYSTONE/EPA/VALDA KALNINA)

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky participera mardi matin à une session du sommet du G7 à Evian, a annoncé mercredi Emmanuel Macron. L'Egypte, l'Arabie saoudite, le Qatar et les Emirats arabes unis sont aussi invités.

La discussion sur l'Ukraine "est très important(e) pour nous parce qu'il faut recréer de la convergence au G7, en soutien à l'Ukraine sur les différents aspects évidemment de la guerre", y compris sur la nécessité de "négociations", a dit le président français lors d'un échange avec la société civile à l'Elysée. Il faisait allusion aux divergences entre les Européens et Donald Trump sur ce dossier.

Les dirigeants de l'Egypte, de l'Arabie saoudite, du Qatar et des Emirats arabes unis seront "associés" pour évoquer la guerre au Moyen-Orient.

La discussion portera sur la fermeture du détroit d'Ormuz qui a "un vrai impact pour nos économies" et sur les "négociations sur l'Iran", a expliqué M. Macron, jugeant "très important" d'essayer "de trouver des voies et moyens de coopération".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Trump annonce des coupes au sein du bureau de renseignement

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Bill Pulte, sans expérience dans le monde du renseignement, prendre ses fonctions de coordinateur par intérim des agences de renseignements américaines (archive). (© KEYSTONE/AP/Mark Schiefelbein)

Donald Trump a annoncé mercredi avoir demandé à Bill Pulte, futur coordinateur par intérim des agences de renseignement américaines, de mener des coupes au sein de son bureau. Les fonctionnaires seront "renvoyés dans leurs agences d'origine".

"Je lui ai demandé de procéder immédiatement à la réduction nécessaire de la taille du bureau, en renvoyant des fonctionnaires dans leurs agences d'origine", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social.

La nomination de Bill Pulte, sans expérience dans le monde du renseignement, à un poste qui chapeaute des agences comme la CIA, a ulcéré les démocrates et provoqué des réserves chez certains républicains.

Donald Trump a aussi affirmé qu'il était en train de chercher un "candidat permanent" avec "de l'expérience en matière de sécurité nationale" pour ce poste de directeur du renseignement, comme l'exige la loi.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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