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Arrestation de la nièce du guide suprême, selon son frère

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Arrêtée, la nièce du guide suprême Ayatollah Ali Khamenei est accusée d'avoir accusé le pouvoir de régime assassin. (© KEYSTONE/AP)

Les autorités iraniennes ont arrêté la nièce du guide suprême Ali Khamenei. Elles lui reprochent d'avoir dénoncé la répression du mouvement de contestation en Iran et qualifié le pouvoir de "régime assassin", a affirmé samedi son frère.

Connue pour son activisme contre la peine de mort en Iran, Farideh Moradkhani est la fille de la soeur d'Ali Khamenei, qui avait fui avec sa famille dans les années 1980 en Irak. Son père décédé en octobre, cheikh Ali Tehrani, était un opposant au chah d'Iran avant de devenir un critique de la République islamique d'Iran.

Farideh Moradkhani a été arrêtée mercredi après une convocation au bureau du procureur, a écrit son frère Mahmoud Moradkhani sur Twitter.

Vidéo accusatrice

Ce dernier a partagé sur YouTube une vidéo de sa soeur condamnant "l'oppression évidente" subie par les Iraniens et dénonçant l'inaction de la communauté internationale.

"Peuples libres, soyez à nos côtés! Dites à vos gouvernements de ne plus soutenir ce régime assassin et infanticide", y affirme Farideh Moradkhani. "Ce régime n'est pas fidèle à ses principes religieux et ne sait gouverner que par la force pour rester au pouvoir", accuse-t-elle.

Il n'est pas précisé quand cette vidéo a été filmée.

La nièce du guide suprême avait déjà été arrêtée début 2022 après avoir salué Farah Diba, la veuve du chah renversé par la révolution islamique en 1979.

L'ONG Human Rights Activists News Agency (HRANA), basée aux Etats-Unis, a confirmé l'arrestation de Mme Moradkhani, précisant qu'elle risque 15 ans de prison, sans préciser les accusations pesant sur elle.

Au moins 416 morts dans la répression

L'Iran est secoué par un mouvement de contestation déclenché le 16 septembre par la mort de Mahsa Amini, une Kurde iranienne de 22 ans décédée après son arrestation par la police des moeurs à Téhéran pour non respect du code vestimentaire strict pour les femmes en Iran.

Les autorités dénoncent ces protestations comme des "émeutes" encouragées selon elles par l'Occident.

Plus de 14'000 personnes ont été arrêtées depuis le début du mouvement selon l'ONU.

Au moins 416 personnes ont été tuées dans la répression, selon un dernier bilan de l'ONG Iran Human Rights (IHR), basé en Norvège: 290 lors des protestations contre la mort de Mahsa Amini et 126 dans la province du Sistan-Baloutchistan (sud-est) dont plus de 90 le 30 septembre dans la capitale provinciale Zahedan, lors de manifestations contre le viol d'une adolescente imputé à un policier.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Holocauste: "L'indifférence et la haine tuent", dit Zelensky

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Le président ukrainien Volodymyr Zenlensky a commémoré vendredi les victimes de l'Holocauste (Archives). (© KEYSTONE/EPA/UKRAINIAN PRESIDENTIAL PRESS SERVICE HANDOUT HANDOUT)

Volodymyr Zelensky s'est exprimé vendredi dans une vidéo à l'occasion de la journée internationale des victimes de l'Holocauste. "L'indifférence et la haine" continuent de tuer, a déclaré le président ukrainien, faisant allusion à l'offensive militaire russe.

"Aujourd'hui, comme à chaque fois, l'Ukraine honore la mémoire des millions de victimes de l'Holocauste. Nous savons, qu'ensemble, l'indifférence et la haine tuent", a déclaré M. Zelensky - lui-même juif - dans la vidéo diffusée sur les réseaux sociaux.

Il a appelé "les nations du monde à surmonter l'indifférence pour qu'il y ait moins de place pour la haine". Le président ukrainien s'est gardé cependant de citer la Russie et l'invasion de son pays.

En Russie aussi, les victimes de l'Holocauste ont été commémorées vendredi. Toutefois, fait exceptionnel cette année, les représentants de la Russie n'ont pas été invités aux célébrations du 78e anniversaire de la libération du camp de la mort d'Auschwitz-Birkenau, dans le sud de la Pologne.

Vladimir Poutine s'est exprimé par voie de communiqué. Il a accusé "les néonazis en Ukraine" de commettre des crimes contre les civils.

"C'est contre ce mal que nos soldats se battent courageusement", a-t-il ajouté. Pour justifier l'intervention russe, Vladimir Poutine a à maintes reprises dénoncé "le génocide" selon lui des populations russophones de l'Est ukrainien, qualifiant le régime de Volodymyr Zelensky de "néonazi".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Ukraine: un parquet international peut être mis en place "rapidement", selon Bruxelles

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"Nous avons mis sur la table différentes propositions. Nous sommes en discussion avec les Etats membres, avec l'Ukraine", a indiqué ke commissaire européen à la justice Didier Reynders, ajoutant que le sujet serait évoqué la semaine prochaine lors d'une réunion à Kiev. (© KEYSTONE/EPA/JULIEN WARNAND)

Un parquet international chargé de rassembler des preuves du crime d'agression commis par la Russie en Ukraine peut être établi "rapidement", selon l'UE. Cela dans une "première étape" avant la mise en place d'un tribunal spécial.

Ce "centre international de coordination pour la poursuite du crime d'agression" serait installé à La Haye au siège d'Eurojust, l'agence de l'UE pour la coopération judiciaire en matière pénale, selon la Commission européenne.

En attendant que les discussions sur l'établissement d'un tribunal spécial chargé de juger le crime d'agression de la Russie en Ukraine recueillent un soutien international suffisant, "nous devons commencer avec une première étape", a souligné vendredi le commissaire européen à la Justice Didier Reynders., lors d'une réunion des ministres européens de la Justice à Stockholm.

Selon le commissaire belge, cette structure pourrait être constituée de l'"équipe commune d'enquête" qui associe déjà six Etats membres, l'Ukraine, le procureur de la Cour pénale internationale, Eurojust, et que les Etats-Unis devraient rejoindre "dans quelques semaines".

Réunion la semaine prochaine à Kiev

La mise en place d'un tel parquet peut être "très rapide", selon M. Reynders. "Nous avons mis sur la table différentes propositions. Nous sommes en discussion avec les Etats membres, avec l'Ukraine", a-t-il indiqué, ajoutant que le sujet serait évoqué la semaine prochaine lors d'une réunion à Kiev entre une partie de la Commission et le gouvernement ukrainien.

La Cour pénale internationale (CPI) n'est compétente que pour les crimes de guerre et les crimes contre l'humanité perpétrés en Ukraine, et non pour les "crimes d'agression" de la Russie, car Moscou et Kiev ne sont pas signataires du traité de Rome instituant cette juridiction.

Le crime d'agression est imputable aux plus hauts dirigeants politiques et militaires d'un pays.

Deux options

Fin novembre, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a proposé de travailler à la création d'un tribunal spécial "soutenu par les Nations unies" pour juger ces crimes d'agression, comme le réclame Kiev.

La Commission a soumis deux options: un tribunal international spécial, basé sur un traité multilatéral, ou une juridiction hybride, relevant du droit ukrainien mais comportant des juges internationaux.

Cette dernière solution est privilégiée par Berlin, qui doute que l'établissement d'un tribunal international spécial recueille le soutien nécessaire au sein des Nations unies. Mais plusieurs autres pays de l'UE y sont opposés, estimant qu'un tribunal de droit ukrainien ne permettrait pas de juger le président russe Vladimir Poutine et son entourage le plus proche.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Peter Sagan annonce sa retraite sur route en fin de saison

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Peter Sagan veut finir sa carrière en VTT. (© KEYSTONE/MAXIME SCHMID)

Le Slovaque Peter Sagan, 33 ans, a annoncé vendredi à San Juan, en Argentine, sa retraite sur route à la fin de la saison afin de se consacrer au VTT dans l'optique des Jeux olympiques 2024.

"C'est ma dernière année sur route comme professionnel" a déclaré lors d'une conférence de presse le triple champion du monde (2015, 2016, 2017), qui a remporté durant sa carrière 12 étapes du Tour de France, le Tour de Flandres 2016 et le Paris-Roubaix en 2018.

"Je voulais toujours arrêter sur le VTT, là où tout a commencé. C'est important pour moi de passer du temps avec mon fils Marlon et ne plus voir seulement la vie sous le prisme d'un coureur cycliste. Cela n'a jamais été mon rêve de courir à 40 ou 50 ans", explique Sagan dans une vidéo.

Le Slovaque avait commencé sa carrière professionnelle en 2011 et compte jusqu'à aujourd'hui 121 victoires. Il a remporté à sept reprises le maillot vert du Tour de France. Il détient également le record de victoires au Tour de Suisse avec dix-huit bouquets entre 2011 et 2022.

Sagan dispute sa troisième saison sous les couleurs de l'équipe française TotalEnergies. Sa dernière victoire remonte en juin dernier avec le titre de champion de Slovaquie.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Démission du président de la Fédération française de rugby

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Bernard Laporte a fini par démissionner sous la pression. (© KEYSTONE/AP/CHRISTOPHE ENA)

Bernard Laporte, figure centrale du rugby français depuis plus de 20 ans, a démissionné vendredi de la présidence de la fédération (FFR), à sept mois du Mondial qui se déroulera en France.

Son départ a été annoncé en matinée par la ministre des Sports, Amélie Oudéa-Castera, aux médias présents devant le siège de la FFR à Marcoussis, près de Paris, dont l'AFP.

Depuis sa condamnation le mois dernier à deux ans de prison avec sursis pour corruption, la ministre poussait vers la sortie celui qui avait occupé ce même poste au gouvernement entre 2007 et 2009, après avoir été entraîneur des Bleus (2000-2007) et avant de s'emparer de la présidence de la Fédération fin 2016.

"Je peux vous confirmer la démission de Bernard Laporte", a déclaré Amélie Oudéa-Castéra devant les locaux de la FFR à Marcoussis, où se tient un important comité directeur.

Bernard Laporte a été condamné le 13 décembre à deux ans de prison avec sursis pour avoir noué un "pacte de corruption" avec l'homme d'affaires et président du club de Montpellier Mohed Altrad.

Ayant fait appel de la décision, sa peine, assortie d'une interdiction d'exercer son activité de président de la FFR, n'était pas immédiatement exécutoire.

Garde à vue

L'ancien sélectionneur des Bleus avait donc refusé de démissionner mais accepté, sous la pression conjointe de la ministre des Sports, de la Ligue nationale de rugby (LNR) et du comité d'éthique de la FFR, de se mettre en retrait derrière un président délégué jusqu'au procès en appel, qui ne devrait intervenir qu'après le Mondial 2023.

Mais sa position avait été encore fragilisée par sa garde à vue de quelques heures mardi, au lendemain de l'ouverture du vote, dans une affaire de blanchiment de fraude fiscale aggravée. Même s'il en était ressorti libre sans poursuite à ce stade.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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L'économie espagnole a fait de la résistance en 2022

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Au vu de la situation actuelle, l'Espagne s'en sort bien, surtout comparé aux autres grandes économies européennes. (Archives) (© KEYSTONE/EPA EFE/JAVIER LIZON)

Croissance robuste, chômage en baisse et fièvre inflationniste en voie de résorption: l'économie espagnole est parvenue l'an dernier à résister à la dégradation de la conjoncture mondiale.

Selon une première estimation publiée vendredi par l'Institut national des statistiques (INE), la croissance espagnole a atteint 5,5% en 2022, en raison notamment de la nette reprise du tourisme - un secteur stratégique pour Madrid - après deux ans de crise sanitaire.

Ce chiffre, supérieur aux prévisions du gouvernement (4,4%), mais aussi de la Banque d'Espagne (4,6%), place l'Espagne, à moins d'un an des législatives, dans le peloton de tête des pays les plus dynamiques de l'UE, où la Commission européenne s'attend à une croissance moyenne de 3,3%.

"Au vu de la situation actuelle, l'Espagne s'en sort bien", surtout comparé aux "autres grandes économies européennes", souligne auprès de l'AFP Rafael Pampillon, professeur d'économie à l'université Ceu San Pablo de Madrid.

Signe de cette bonne santé: le chômage a légèrement reculé pour atteindre 12,87% de la population active l'an dernier, avec une forte progression des emplois en CDI (+1,6 million), dopés par une réforme du marché du travail en vigueur depuis janvier.

Contrairement à ce que prédisaient les "prophètes de l'apocalypse, nous avons aujourd'hui une croissance économique forte, l'inflation la plus faible d'Europe et un emploi record", s'est félicité sur Twitter le Premier ministre socialiste Pedro Sanchez.

"Exception ibérique"

Voilà un an, la situation semblait pourtant mal engagée pour la quatrième économie de la zone euro - l'une des plus affectées par la crise sanitaire, avec un recul historique de son produit intérieur brut (PIB) de 10,8% en 2020.

L'Espagne a en effet été l'un des premiers pays touchés par la flambée de l'inflation, en raison de son manque de connexions électriques avec le reste de l'Europe, qui a empêché la concurrence de jouer sur les prix de l'énergie. En juillet, un pic record de 10,8% a même été atteint.

Mais Madrid a réussi depuis à dompter cette poussée de fièvre. En décembre, l'inflation a ainsi ralenti à 5,7%, le chiffre le plus faible de la zone euro.

Ceci grâce au régime d'"exception ibérique" accordé par Bruxelles à Madrid et Lisbonne, qui a permis depuis l'été de plafonner les prix de l'électricité, mais aussi aux nombreux plans d'aide annoncés par le gouvernement de gauche pour soutenir le pouvoir d'achat.

Ces mesures, concentrées notamment sur les carburants et les loyers, et d'un coût global de 50 milliards d'euros, "ont permis à la consommation de se reporter sur d'autres secteurs" et de "soutenir l'activité", souligne Rafael Pampillon.

D'autant que l'Espagne a bénéficié en parallèle de nombreux investissements, grâce aux fonds du plan de relance européen - dont elle est l'un des principaux bénéficiaires - et à l'appétit mondial pour les énergies renouvelables, en plein boom en Espagne.

"Bon pied"

Tout n'est pas rose pour autant. Selon les économistes, une partie de ces résultats s'explique en effet par un rattrapage, l'Espagne ayant tardé plus que les autres à récupérer de la crise du Covid: d'après le FMI, Madrid ne retrouvera d'ailleurs son niveau d'avant-crise qu'en 2024.

L'économie du pays a en outre connu un net ralentissement depuis l'été. Selon l'INE, la croissance a ainsi plafonné à 0,2% aux troisième et quatrième trimestres. Et d'après la Banque d'Espagne, elle devrait rester atone début 2023.

Enfin, l'argent dépensé pour soutenir le pouvoir d'achat pèse sur les finances publiques alors que le pays a déjà l'un des endettements les plus élevés d'Europe (116% du PIB).

Pour le gouvernement, soucieux de mettre en avant ses bons résultats en vue des législatives de fin 2023, les voyants sont néanmoins au vert: l'Espagne "entame l'année 2023 du bon pied", a assuré récemment la ministre de l'Economie Nadia Calviño.

Selon l'exécutif, le PIB devrait grimper de 2,1% cette année. Une hypothèse jugée optimiste par nombre d'organismes économiques - comme le FMI qui prévoit 1,1% - qui saluent néanmoins la "résilience" de l'Espagne. L'Espagne devrait cette année encore "faire mieux que la plupart des autres pays de la zone euro", prévoit ainsi la banque ING.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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