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International

Assaut du Capitole: chef d'une milice reconnu coupable de sédition

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Stewart Rhodes encourt 20 ans de prison (archives). (© KEYSTONE/AP/SUSAN WALSH)

Le fondateur des Oath Keepers, Stewart Rhodes, et un autre membre de cette milice d'extrême droite, sont devenus mardi les premiers participants à l'assaut du Capitole à Washington à être reconnus coupables de "sédition". Ils encourent 20 ans de prison.

Après deux mois d'un procès très suivi, les douze jurés ont, en revanche, écarté ce chef d'inculpation extrêmement rare pour trois autres membres de ce groupe radical. Ils ont tous été condamnés pour obstruction à une procédure officielle et seront fixés sur leur peine au printemps 2023.

Ce verdict nuancé, prononcé après trois jours de délibérations, représente une victoire pour les procureurs, qui enquêtent depuis bientôt deux ans sur l'attaque du 6 janvier 2021. Ce jour-là, une foule de partisans de l'ancien président américain Donald Trump avaient semé le chaos et la violence dans le siège du congrès, au moment où les élus certifiaient la victoire de son rival démocrate Joe Biden à la présidentielle.

Depuis ce coup de force, près de 900 personnes ont été arrêtées et une centaine a écopé de peines de prison, notamment les auteurs de violences contre les policiers. Mais, jusqu'ici, personne n'avait été reconnu coupable de "sédition".

Rebelles sudistes

Ce chef d'inculpation, qui émane d'une loi adoptée après la guerre de sécession pour réprimer les derniers rebelles sudistes, implique d'avoir planifié l'usage de la force pour s'opposer au gouvernement. Il se distingue de l'insurrection, au caractère plus spontané.

Difficile à prouver, il a été très peu utilisé. La dernière condamnation pour sédition a été prononcée en 1998 contre des militants islamistes responsables d'un attentat à la bombe contre le World Trade Center à New York cinq ans plus tôt.

Pendant le procès, les procureurs ont montré que Stewart Rhodes avait commencé à rallier ses troupes dès novembre 2020. "On ne va pas s'en sortir sans guerre civile", leur écrivait-il deux jours après la présidentielle sur une messagerie cryptée.

Dans les semaines suivantes, il a, selon eux, dépensé des milliers de dollars pour acheter des appareils de vision nocturne, des armes et des munitions et a stocké cet arsenal dans un hôtel de la banlieue de Washington.

Le 6 janvier, casqués et vêtus de tenue de combat, plusieurs membres des Oath Keepers avaient marché sur le Capitole. Certains avaient formé une colonne pour s'y introduire et avaient fait demi-tour après avoir reçu du gaz irritant. D'autres avaient pénétré dans son enceinte en formation militaire.

"Persécution"

Stewart Rhodes était lui resté à l'extérieur, mais selon les procureurs, il avait dirigé ses troupes avec une radio "comme un général sur le champ de bataille".

A la barre des témoins, ce tribun, reconnaissable à son cache oeil noir, a nié "avoir planifié" cette attaque. Il a soutenu que la "mission" des Oath Keepers était d'assurer la sécurité de la manifestation convoquée par Donald Trump pour dénoncer de prétendues "fraudes électorales".

Soutenant avoir été mis devant le fait accompli, il a estimé "stupide" que Kelly Meggs, qui dirige la section de Floride des Oath Keepers et a lui aussi été reconnu coupable de sédition, soit entré dans le Capitole. "Cela a ouvert la porte à notre persécution politique et voyez où nous en sommes", a notamment déclaré Stewart Rhodes.

Ancien diplômé en droit de l'université Yale, ce quinquagénaire au parcours sinueux a fondé les Oath Keepers en 2009, en recrutant d'anciens soldats ou policiers, initialement pour lutter contre l'Etat fédéral jugé "oppressif".

Comme d'autres groupes radicaux, cette milice a été séduite par le discours anti-élites de Donald Trump et a totalement adhéré aux allégations de fraudes électorales brandies, contre toute évidence, par le républicain.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Culture

Mort du couturier italien Roberto Cavalli à 83 ans

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Roberto Cavalli est resté actif très longtemps, ici encore il y a neuf ans à Milan. (© KEYSTONE/EPA ANSA/DANIEL DAL ZENNARO)

Le créateur de mode italien Roberto Cavalli, couturier de la jet set pendant des décennies grâce à ses peaux de python et ses imprimés flamboyants, est mort vendredi à l'âge de 83 ans, ont rapporté les médias italiens.

L'agence italienne ANSA a précisé que le désigner était mort à son domicile dans sa ville natale de Florence (centre) après une longue maladie.

Couturier de stars des années 70 comme Brigitte Bardot ou Sophia Loren, pour lesquelles il créait des tenues dévoilant généreusement la peau et les formes, il a continué à séduire les célébrités de générations plus récentes, de Kim Kardashian à Jennifer Lopez.

Cavalli aimait les Ferrari, les gros cigares, et les chemises moulantes largement ouvertes sur un torse perpétuellement bronzé. Il avait épousé une finaliste de Miss Univers, possédait un hélicoptère violet et un vignoble en Toscane, et il était à tu et à toi avec le gratin d'Hollywood.

Né le 15 novembre 1940 à Florence, capitale mondiale de la peausserie, il était connu pour ses cuirs imprimés et ses jeans délavés.

En 2005, il avait redessiné les micro-tenues des Playboy Bunnies, avec une version en imprimé léopard.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Les députés adoptent une loi simplifiant le changement de genre

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Berlin, un jour de la Christopher Street Day, la parade LGBT (Photo d'illustration). (© KEYSTONE/EPA/TILL RIMMELE)

Les députés allemands ont adopté vendredi une loi simplifiant le changement de genre, un vote considéré comme une "étape majeure" en faveur des droits de la communauté LGBTQ+ et la modernisation du pays.

Le texte, un projet phare de la coalition de centre gauche d'Olaf Scholz, suscite néanmoins toujours la controverse, notamment dans les rangs conservateurs qui le jugent trop libéral.

Lors du vote au Bundestag, 374 députés ont voté en faveur de la loi, 251 contre et 11 se sont abstenus.

La loi peut ainsi entrer en vigueur, le Bundesrat, la chambre haute qui rassemble des représentants des régions, n'ayant pas à voter.

Elle remplace une législation datant des années 1980 qui considérait de facto la transidentité comme une maladie psychique, et qui avait été rejetée en parti par la Cour constitutionnelle.

L'Allemagne rejoint le club des pays qui ont adopté le principe de l'autodétermination, comme la Belgique, l'Espagne, l'Irlande, le Luxembourg ou encore le Danemark.

"Nous poursuivons ainsi la modernisation de notre pays. Cela implique de reconnaître les réalités de la vie, et de les rendre possibles par la loi", a réagi le chancelier dans un message sur son compte X.

Temps de réflexion

Désormais il suffira de remplir une déclaration auprès de l'état civil pour changer de prénom et de genre.

Pour les moins de 14 ans, les parents ou tuteurs devront effectuer la démarche, les adolescents de 14 à 18 ans pourront le faire eux-mêmes mais avec l'accord de leurs parents.

Un temps de réflexion est prévu: ce n'est qu'après trois mois que le changement sera validé dans l'état civil.

Une demande éventuelle pour rechanger de genre ne sera possible alors qu'après un an.

"Il était grand temps de remplacer les règles obsolètes et discriminatoires en matière de reconnaissance juridique du genre par une loi conforme aux droits de l'homme", a réagi Claude Beier d'Amnesty International dans un communiqué, la qualifiant "d'étape majeure" pour la communauté transgenre.

Sven Lehmann, le commissaire du gouvernement pour la défense des droits de la communauté, a rappelé "les nombreuses souffrances" infligées par la loi précédente, évoquant entre autres "des stérilisations, des divorces et examens psychiatriques".

"A partir d'aujourd'hui, tout cela est enfin fini", a-t-il dit.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Économie

Signa: le célèbre grand magasin KaDeWe acheté par Central Group

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Le modèle d'affaires du KaDeWe est à la peine, face à la vente en ligne et à la hausse des loyers dans des endroits prestigieux du centre-ville (archives). (© KEYSTONE/EPA/CLEMENS BILAN)

Le thaïlandais Central Group est devenu vendredi le seul propriétaire de l'emblématique grand magasin berlinois KaDeWe, après son rachat auprès du géant immobilier autrichien Signa, qui a déposé son bilan de manière retentissante l'an dernier.

En Suisse, le groupe asiatique détient, déjà avec Signa, les grands magasins Globus, rachetés à Migros.

Central Group - qui possède des enseignes prestigieuses en Europe telles que Selfrigdes au Royaume-Uni, de Bijenkorf aux Pays-Bas ou Rinascente en Italie - a annoncé vendredi avoir "conclu un accord pour acquérir 100%" de ce grand magasin emblématique, situé au coeur commerçant de la capitale allemande et considéré comme l'un des plus grand et luxueux d'Europe.

Selon la presse allemande, le coût de cette transaction pourrait atteindre 1 milliard d'euros. Contacté par l'AFP, l'entreprise n'a pas souhaité faire de commentaire.

Cette annonce intervient plusieurs mois après que la société d'exploitation du magasin, KaDeWe Group, a entamé une procédure d'insolvabilité, évoquant des loyers trop élevés par rapport à ses bénéfices.

Le modèle du KaDeWe a du plomb dans l'aile depuis plusieurs années, sur fond de concurrence de la vente en ligne et de la désertion des centres-villes au profit des centres commerciaux situés en périphérie.

La société, qui gérait aussi l'exploitation de plusieurs centres commerciaux luxueux à Hambourg (nord) ou à Munich (sud), a aussi été touchée par la faillite du groupe autrichien Signa en septembre dernier.

Détenue par l'homme d'affaire autrichien René Benko, plombé par les dettes, Signa détenait en effet 49,9% de KaDeWe Group et était propriétaire des bâtiments. Le reste du capital de KaDeWe Group - 50,1% - était déjà propriété de Central Group.

"L'acquisition du bâtiment KaDeWe est la première étape importante dans notre tentative de restructurer la société d'exploitation de KaDeWe Group pour en faire une entreprise durable et financièrement viable", a déclaré Vittorio Radice, membre du conseil d'administration de Central Group Europe, cité dans un communiqué.

Ouvert au début du XXe siècle, le KaDeWe - pour "Kaufhaus des Westens", grand magasin de l'Ouest - est aussi un lieu emblématique de la guerre froide. Pendant la division de Berlin entre Est et Ouest, ses rayons richement achalandés symbolisaient le capitalisme de Berlin-Ouest face à la RDA communiste.

L'icône pop David Bowie en était un habitué, allant même jusqu'à citer en 2013 le KaDeWe dans sa chanson "Where Are We Now?" évoquant sa jeunesse dans le Berlin des années 1970.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Climat

Cuba enregistre un record de température, à 40,1 degrés

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Cuba a battu jeudi son record absolu de température; c'est habituellement en août qu'il fait le plus chaud dans cette île des Caraïbes (Photo prétexte). (© KEYSTONE/AP/RAMON ESPINOSA)

Cuba a enregistré jeudi un record de température à 40,1 degrés dans le sud-est de l'île, selon le Centre de prévisions de l'institut de météorologie. Habituellement, c'est le mois d'août qui est le plus chaud de l'année.

Jeudi "le record absolu de température maximale à Cuba a été battu", a indiqué le Centre, cité vendredi par les médias d'Etat. A 15h00 heures locales, a été enregistrée "une valeur de 40,1 degrés Celsius à la station météorologique de Jucarito dans la province de Granma", est-il ajouté.

Ce pic de chaleur dans cette partie de l'île est dû à l'influence marquée de hautes pressions, d'une forte radiation solaire, d'une faible nébulosité et de la faiblesse des vents, indiquent les spécialistes.

Le précédent record à Cuba avait été enregistré dans une autre station météorologique de la même province, à 39,7 degrés le 12 avril 2020.

Selon les météorologues, août est habituellement le mois le plus chaud de l'année sur l'île des Caraïbes.

Un rapport de l'ONU a confirmé fin mars que 2023 avait été l'année la plus chaude jamais enregistrée, avec une température moyenne à la surface du globe de 1,45°C au-dessus du niveau de référence de l'ère préindustrielle.

Selon ce rapport, il y a une "probabilité élevée" que 2024 affiche à son tour des températures inégalées.

La hausse de la température mondiale sur le long terme est due à l'augmentation de la concentration des gaz à effet de serre dans l'atmosphère. L'arrivée du phénomène El Niño au milieu de 2023 a contribué à la montée rapide des températures.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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