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International

Attaque "massive" russe contre les infrastructures énergétiques

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Une pluie de missiles russes s'est abattue sur l'Ukraine (comme ici à Kharkiv le 8 février). (© KEYSTONE/AP/Vadim Belikov)

La Russie a mené vendredi une attaque "massive" avec des dizaines de missiles contre des sites énergétiques en Ukraine, selon Kiev. L'Ukraine affirme que deux projectiles ont traversé l'espace aérien de la Roumanie et donc de l'Otan, ce que Bucarest dément.

"L'Ukraine a perdu temporairement 44% de ses capacités de génération d'énergie nucléaire, 75% des capacités de ses centrales thermiques et 33% de celles de ses centrales de cogénération", a détaillé vendredi le Premier ministre ukrainien Denys Chmygal.

"La grande majorité des Ukrainiens ont toujours accès au chauffage, à l'eau et l'électricité (...) il y a assez de ressources pour passer l'hiver", a-t-il ajouté.

L'Agence internationale de l'énergie atomique (IAEA) a précisé dans un communiqué qu'un réacteur de la centrale atomique de Khmelnytskyi (NPP), dans l'ouest du pays, était à l'arrêt à cause des instabilités sur le réseau électrique.

A quelques jours du premier anniversaire de l'invasion russe, le 24 février, la Maison Blanche a par ailleurs fait savoir que le président Joe Biden comptait se rendre en Pologne voisine du 20 au 22 février.

Sa porte-parole, Karine Jean-Pierre, a précisé qu'il y rencontrera le président polonais Andrzej Duda "pour parler de notre coopération bilatérale et de nos efforts collectifs pour soutenir l'Ukraine et renforcer les capacités de dissuasion de l'Otan".

Bucarest dément

A Bucarest, le ministère roumain de la Défense a affirmé "qu'aucun missile" n'avait violé l'espace aérien de la Roumanie, contrairement à ce qu'avait assuré le chef de l'armée ukrainienne. Selon Bucarest, un missile est cependant passé à 35 kilomètres du territoire roumain, ce qui a justifié l'envoi de deux avions de chasse.

Le président ukrainien Volodmyr Zelensky a toutefois continué d'insister sur le fait que "plusieurs missiles ont traversé l'espace aérien de la Moldavie et de la Roumanie", évoquant un "défi à l'Otan" de la part de la Russie.

Plus d'armes

La Moldavie, qui avait dénoncé jeudi des activités russes de "déstabilisation" à son encontre, a de son côté convoqué l'ambassadeur russe pour dénoncer une "violation inacceptable" de son espace aérien.

Cette nouvelle salve de missiles russes contre l'Ukraine intervient après une tournée européenne de M. Zelensky qui, à Londres, Paris et Bruxelles, a exhorté ses alliés à fournir des missiles de longue portée et des avions de chasse, ce que ni les Européens ni les Américains n'ont à ce stade accepté, de crainte d'une escalade avec Moscou.

Les Britanniques ont ouvert la porte à de possibles livraisons "à long terme".

Kiev dit depuis plusieurs jours s'attendre à une offensive importante de l'armée russe, qui a accru la pression le long de la ligne de front dans l'Est, où ses forces grignotent du terrain.

"Progrès" russes

Un responsable prorusse, Denis Pouchiline, a ainsi revendiqué vendredi des progrès au nord de Bakhmout, épicentre des combats, où les troupes de Moscou auraient coupé une route d'approvisionnement ukrainienne, et à Vougledar, également cible d'une offensive.

Un porte-parole des forces ukrainiennes de l'Est du pays a cependant affirmé vendredi que les livraisons, notamment d'armes et de matériel, ainsi que les évacuations de blessés étaient toujours possibles à Bakhmout, malgré 124 attaques d'artillerie en 24 heures et un record de 54 affrontements sur la route de Bakhmout.

Selon les autorités ukrainiennes, l'armée russe a en outre tiré vendredi 71 projectiles, dont 61 ont été abattus. Il s'agissait de missiles de croisière Kh-101, Kh-555, Kalibr, ainsi que de drones explosifs Shahed de conception iranienne.

"En sécurité" dans le métro

Plusieurs explosions ont notamment été entendues à Kiev, selon des journalistes de l'AFP. Après que les sirènes anti-aériennes ont retenti dans la matinée, des habitants sont descendus dans le métro pour s'abriter.

"Nous devons continuer à travailler", peste Iryna, qui admet néanmoins être "en sécurité" dans les sous-sols du métro. D'autres habitants expriment leur lassitude face à ces fréquents allers-retours entre les sous-sols et l'air libre.

Depuis octobre et après plusieurs revers sur le terrain, Moscou vise fréquemment des sites d'infrastructures énergétiques en Ukraine, plongeant des millions d'habitants dans le froid et le noir en pleine période hivernale.

Au-dessus de Kiev, "10 missiles ont été abattus", a affirmé le maire Vitali Klitschko, indiquant qu'il n'y avait "pas de victimes", mais "des dégâts au réseau électrique".

Selon le ministère de l'Energie, des sites énergétiques ont été touchés dans six régions d'Ukraine, avec une situation particulièrement "difficile" dans celles de Zaporijjia (sud), Kharkiv (nord-est), en plus de Khmelnytskyï (ouest).

A Zaporijjia, "une partie de la ville est sans électricité", a indiqué sur Telegram le secrétaire du conseil municipal, Anatoly Kourtev.

Les dernières frappes russes d'ampleur remontaient à fin janvier, au lendemain de la décision des Occidentaux de livrer des chars lourds, essentiellement des Leopards allemands, à l'armée ukrainienne.

En Russie, où les livraisons d'armes occidentales sont suivies de près, le Kremlin a annoncé vendredi que le président Vladimir Poutine prononcerait le 21 février son discours sur l'état de la Nation, trois jours avant l'anniversaire de l'invasion.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Trump est arrivé au château de Versailles pour un dîner avec Macron

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Le président français Emmanuel Macron (à droite) et son épouse Brigitte Macron accueillent le président américain Donald Trump avant un dîner privé organisé pour célébrer le 250e anniversaire des États-Unis, au Château de Versailles, près de Paris, mercredi. (© KEYSTONE/AP/Michel Euler)

Donald Trump a été accueilli au château de Versailles mercredi soir par Emmanuel et Brigitte Macron, pour un dîner dans ce décor fastueux après le sommet du G7 à Evian.

Le président français est venu saluer son homologue américain dès sa sortie de voiture. Ils doivent visiter la Galerie des Glaces, avant un concert dans la chapelle royale et un passage par une galerie consacrée à la guerre d'indépendance des Etats-Unis, puis un dîner servi dans la Galerie basse.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Football

Le Portugal tenu en échec

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Cristiano Ronaldo n'a pas eu la vie simple (© KEYSTONE/AP/Karen Warren)

Le Portugal a dû se contenter du nul (1-1) lors du match d'ouverture du groupe K face à la RDC au NRG Stadium de Houston. Les Congolais ont parfaitement bloqué Ronaldo et ses coéquipiers.

Avec Cristiano Ronaldo titulaire, le Portugal a ouvert le score dès la 6e. Sur un centre venu de la gauche de Pedro Neto, c'est la star du PSG João Neves qui a parfaitement repris de la tête le ballon en dépit de ses 174 centimètres pour tromper le gardien congolais et lancer idéalement la Seleção.

Pour leur retour à la Coupe du monde après 52 ans d'absence, les Congolais ont choisi de laisser le ballon aux joueurs de Roberto Martinez et ces derniers l'ont confisqué pendant 80% du temps. Mais sans véritable danger pour les Africains.

Les Léopards ont su profiter d'une fin de mi-temps au cours de laquelle les Lusitaniens vont faire preuve d'un peu trop de laxisme. A la suite d'un corner, Masuaku a pu adresser un centre repris de la tête par Wissa pour faire chavirer de bonheur les supporters de la RDC.

Les Lusitaniens ont un peu plus pressé lors des 45 dernières minutes, mais les joueurs de Sébastien Desabre ont tenu bon. A la 91e, Bruno Fernandes a eu une opportunité à un peu moins de vingt mètres des buts, mais son envoi a terminé à côté.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

USA et Iran dévoilent leur accord avant la signature prévue

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Les Etats-Unis et l'Iran dévoilent le texte de leur accord à deux jours de la signature prévue. (© KEYSTONE/EPA/MOHAMMED BADRA)

Les Etats-Unis et l'Iran ont dévoilé mercredi le texte de leur protocole d'accord, qui pourrait être signé vendredi en Suisse, dans lequel Téhéran s'engage à diluer son uranium enrichi dans le cadre de futures négociations, en échange de la levée des sanctions.

Washington et Téhéran sont convenus cette semaine d'un accord pour mettre fin au conflit déclenché le 28 février par les Etats-Unis et Israël contre la République islamique, qui a fait des milliers de morts, principalement en Iran et au Liban.

L'Iran a indiqué examiner la possibilité que ce protocole d'accord, qui inclut le front libanais, soit signé par les présidents des deux pays, Massoud Pezeshkian et Donald Trump, ce dernier se trouvant en France pour le sommet du G7.

Le secrétaire général du Hezbollah chiite libanais pro-Téhéran, Naïm Kassem, a qualifié mercredi cet accord de "grande victoire" pour l'Iran, qu'il a remercié d'avoir insisté pour y inclure le front libanais.

Dans un message télévisé, il a appelé à "tirer profit" de cet accord pour "expulser Israël" du Liban. Le Liban a été entraîné dans le conflit lorsque le Hezbollah a tiré le 2 mars des roquettes contre Israël en soutien à l'Iran.

Le chef du Hezbollah a également appelé le gouvernement libanais à arrêter les négociations directes avec Israël engagées depuis avril sous l'égide de Washington. Le président libanais Joseph Aoun avait auparavant assuré que le processus était "indépendant" de l'accord américano-iranien.

Période de négociations de deux mois

Le texte du protocole d'accord, lu par un haut responsable américain à des journalistes, prévoit que les Etats-Unis suspendent, dès sa signature, leurs sanctions sur la vente de pétrole iranien, puis lèvent l'ensemble de leurs sanctions contre Téhéran en cas de conclusion d'un accord définitif, au terme d'une période de négociations de 60 jours.

Au cours de ces deux mois, les deux pays discuteront d'un mécanisme permettant de traiter les stocks iraniens "en recourant, au minimum, à une méthode de dilution sur place sous la supervision de l'AIEA (Agence internationale de l'énergie atomique)", a souligné ce responsable, voulant y voir une "victoire majeure" pour Washington.

De son côté, selon la même source, l'Iran devra permettre dans un délai de 30 jours le plein rétablissement de la circulation maritime dans le stratégique détroit d'Ormuz, dont le blocage persistant pèse sur l'économie mondiale.

Les Etats-Unis s'engagent par ailleurs, en cas d'accord définitif, à faciliter "avec leurs partenaires régionaux", notamment du Golfe, le déblocage d'un fonds de 300 milliards de dollars pour la reconstruction et le développement économique de l'Iran, sans que cela implique une quelconque participation financière américaine.

L'Iran a publié mercredi de son côté le texte de l'accord, via l'agence de presse gouvernementale Irna.

"Opportunité historique"

L'accord doit être formellement signé en Suisse vendredi, en principe par le vice-président américain JD Vance et le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf.

"Concernant la signature du mémorandum d'entente, l'une des idées est qu'elle soit effectuée par les présidents des deux pays, ce qui est actuellement à l'étude", a indiqué le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaeil Baqaei.

Mais "en principe cela se ferait à distance", a-t-il précisé.

Au sommet du G7, Donald Trump a déclaré que ce protocole serait signé "bientôt", "peut-être" jeudi ou vendredi, mais a semblé exclure de le faire lui-même.

Les pays membres ont salué dans une déclaration commune "une opportunité historique d'empêcher l'Iran d'acquérir toute arme nucléaire et de s'attaquer aux menaces liées à ses activités régionales et balistiques".

La Chine a de son côté estimé "essentiel" que "toutes les parties" appliquent scrupuleusement cet accord et évitent les "ingérences" extérieures, lors d'un entretien téléphonique de son ministre des Affaires étrangères, Wang Yi, avec son homologue iranien, Abbas Araghchi, selon Pékin.

Le chef de la diplomatie chinoise, dont le pays est largement dépendant des importations de pétrole du Golfe, a insisté sur la nécessité que la navigation dans le détroit d'Ormuz soit "correctement gérée, en répondant avec prudence aux vives préoccupations de la communauté internationale".

Les cours du pétrole ont brièvement bondi de 5% mercredi, le marché affichant sa nervosité avant la signature de l'accord, mais le baril de Brent, référence mondiale du brut, se maintenait autour des 80 dollars.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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UE: protéger les réfugiés ukrainiens sans priver Kiev de soldats

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La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen propose de prolonger la protection des réfugiés ukrainiens dans l’UE, tout en prévoyant des limitations afin de ne pas priver l’Ukraine de combattants dans sa guerre contre la Russie. (photo prétexte) (© KEYSTONE/DPA/SEBASTIAN KAHNERT)

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a proposé mercredi de prolonger la protection accordée aux réfugiés ukrainiens dans l’Union européenne. Elle souhaite toutefois introduire des limites afin de ne pas priver l’Ukraine de combattants

"Nous offrirons une protection aux Ukrainiens aussi longtemps que nécessaire, tout en soutenant l'Ukraine dans sa détermination à se défendre contre l'agression russe", a-t-elle écrit aux Vingt-Sept dans une lettre consacrée à l'immigration.

"Par conséquent, la Commission proposera de prolonger la protection temporaire accordée aux personnes fuyant la guerre en Ukraine, tout en limitant son champ d'application afin de garantir qu'une nouvelle prolongation ne porte pas atteinte à la capacité légitime de l'Ukraine à se défendre", a-t-elle ajouté, dans ce courrier diffusé à la veille d'un sommet européen à Bruxelles.

La mesure pourrait consister à exclure de ce statut protecteur des hommes en âge d'être appelés sous les drapeaux ou qui ont quitté l'Ukraine illégalement.

Un statut unique dans l'UE

Les Ukrainiens fuyant le conflit avec la Russie bénéficient depuis mars 2022 d'un statut unique leur permettant de séjourner, de travailler et d'accéder à des aides dans l'Union européenne.

Ils sont actuellement environ 4,3 millions dans ce cas, répartis principalement en Allemagne, Pologne et République tchèque.

Ce statut doit être reconduit chaque année et est actuellement en vigueur jusqu'en mars 2027.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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