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Le mari de la principale opposante condamné à 18 ans de prison

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Le président bélarusse Alexander Loukachenko est contesté depuis 2020 dans la rue (archives). (© KEYSTONE/AP)

Un tribunal bélarusse a condamné mardi à de lourdes peines de prison plusieurs opposants au président Alexandre Loukachenko, notamment Sergueï Tikhanovski, mari de la pasionaria de l'opposition Svetlana Tikhanovskaïa.

Ce jugement été vivement dénoncé par l'Union européenne, l'Allemagne et les Etats-Unis. Le vidéo-blogueur de 43 ans a été condamné à 18 ans de prison pour "organisation de troubles massifs", "incitation à la haine dans la société", "troubles à l'ordre public" et "obstruction à la Commission électorale".

Autre figure majeure de l'opposition, Mikola Statkevitch, 65 ans, candidat à la présidentielle de 2010 ayant déjà passé plusieurs années en prison, a lui été condamné à 14 ans de détention. Autres coaccusés, Artiom Sakov et Dmitri Popov, qui travaillaient pour M. Tikhanovski, ont été condamnés à 16 ans de prison. Vladimir Tsyganovitch, Youtubeur critique du pouvoir, et Igor Lossik, journaliste d'opposition, sont condamnés à 15 ans.

"Le dictateur (M. Loukachenko) se venge publiquement de ses opposants les plus forts", a réagi sur Twitter Svetlana Tikhanovskaïa, 39 ans, contrainte à l'exil depuis l'été 2020 pour avoir inspiré une vague de contestation historique au Bélarus.

L'UE dénonce le verdict

"Nous ne nous arrêterons pas", a-t-elle prévenu, relevant que "le monde entier regarde" la répression au Bélarus. Interrogée par l'AFP à Bruxelles, l'opposante s'est dite déterminée à poursuivre le combat pour la démocratie dans son pays, proclamant aussi sa confiance en l'unité de l'Europe face au "dictateur" Loukachenko.

"Nous n'avons pas le temps de pleurer, ni de trop y penser", a-t-elle déclaré à propos de la condamnation de son mari, avec lequel elle assure ne pouvoir communiquer que via de courts messages transmis par son avocat. "Mon mari, un homme courageux, exceptionnel, est devenu un ennemi personnel de Loukachneko", a-telle affirmé, se disant persuadée qu'il ne purgerait pas la totalité de sa peine.

La nouvelle ministre allemande des Affaires étrangères Annalena Baerbock a dénoncé mardi des "verdicts scandaleux" contre ces opposants, qui "déshonorent l'Etat de droit et les obligations internationales du Bélarus".

L'Union européenne a elle dénoncé les condamnations "infondées" et "sévères" infligées aux figures de l'opposition, ajoutant qu'elle enviageait de nouvelles sanctions contre le Bélarus. Washington a de son côté exigé la fin de la "dure répression" dans ce pays.

Candidat à la présidentielle

Sergueï Tikhanovski était un Youtubeur connu pour ses vidéos éreintant Alexandre Loukachenko. Il a été arrêté en mai 2020 alors qu'il projetait de se présenter à la présidentielle du mois d'août. Sa femme Svetlana, sans expérience politique, l'avait remplacé au pied levé, mobilisant à la surprise générale des foules jamais vues contre Alexandre Loukachenko, une contestation que le régime a durement réprimée.

M. Tikhanovski et ses coaccusés étaient jugés depuis juin à huis clos. Presque aucune information n'a filtré sur ce procès. Les avocats de la défense ont été interdits de s'exprimer sous peine de perdre le droit d'exercer. "J'estime que (ces accusations) sont imaginaires et ont des motifs politiques", avait indiqué M. Tikhanovski dans une lettre fin mai au média allemand Deutsche Welle.

"J'ai refusé de participer à ce +procès+ me visant", a déclaré Mikola Statkevitch dans un courrier envoyé à sa femme Marina Adamovitch. Cette dernière a raconté mardi sur Radio Liberty que les condamnés n'avaient pas parlé lors du procès et s'est dite confiante "que ce verdict ne sera pas appliqué".

Forcée à l'exil

En 2021, la justice bélarusse avait déjà condamné l'ex-banquier et candidat à la présidentielle Viktor Babaryko et sa directrice de campagne, Maria Kolesnikova, à respectivement 14 et 11 ans de prison. Parmi les figures de l'opposition de premier plan, M. Tikhanovski a donc été condamné à la plus lourde peine.

Selon l'ONG Viasna, le Bélarus compte actuellement 912 prisonniers politiques. Mais selon Svetlana Tikhanovskaïa, il y en aurait "beaucoup plus". Après sa campagne contre M. Loukachenko, le régime a forcé l'opposante à l'exil et, depuis, elle sillonne le monde, reçue par les leaders occidentaux, pour accroître la pression sur le président bélarusse.

Pour dénoncer la répression, l'UE, les Etats-Unis et d'autres pays occidentaux ont adopté plusieurs séries de sanctions contre des personnalités et entreprises liées au régime, qui s'est rapproché en contrepartie de Moscou, son principal allié.

Début décembre, les Occidentaux ont à nouveau sanctionné Minsk, accusé malgré ses dénégations d'avoir orchestré une crise migratoire à sa frontière avec la Pologne pour se venger et tenter de déstabiliser l'Union européenne.

M. Loukachenko peut compter, lui, sur le soutien de son homologue russe Vladimir Poutine.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Procès de Marine Le Pen: 5 ans d'inéligibilité requis en appel

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En première instance en mars 2025, Marine Le Pen avait été condamnée à cinq ans d'inéligibilité avec exécution immédiate. (© KEYSTONE/EPA/YOAN VALAT)

La confirmation de la peine de cinq ans d'inéligibilité a été requise mardi par l'accusation contre Marine Le Pen au procès en appel à Paris des assistants d'eurodéputés du Front national. Cette peine l'empêcherait de candidater à l'Elysée en 2027.

La décision de la cour d'appel, qui n'est pas tenue de suivre les réquisitions, doit être connue d'ici l'été.

Au terme de leur réquisitoire de près de six heures, les deux avocats généraux ont également demandé une peine de quatre ans d'emprisonnement, dont trois ans avec sursis. Ils ont réclamé une partie ferme légèrement réduite, de deux ans à un an, aménageable sous bracelet électronique, par rapport à la peine prononcée en mars en première instance.

"Marine Le Pen a été l'instigatrice, à la suite de son père, d'un système qui a permis pour le compte du parti de détourner 1,4 million d'euros", a déclaré l'avocat général Stéphane Madoz-Blanchet en conclusion du réquisitoire, dénonçant une "remise en question de façade" de sa part.

Le parquet général a également requis la confirmation de l'amende de 100'000 euros à laquelle elle avait été condamnée par le tribunal correctionnel.

Pas d'exécution provisoire

Le parquet général a demandé à la cour de ne pas assortir l'inéligibilité de l'exécution provisoire, c'est-à-dire de l'application immédiate. Mais cette question sera en toute hypothèse sans objet car la Cour de cassation, si elle est saisie par Marine Le Pen en cas de condamnation, devrait rendre sa décision avant la présidentielle.

Les représentants de l'accusation ont en outre réclamé la condamnation des onze autres mis en cause, dont le RN en tant que personne morale, coupables selon eux de détournement de fonds pour avoir mis en place un "système" entre 2004 et 2016, "assumé et piloté" et résumé ainsi: "les assistants parlementaires" des eurodéputés du mouvement d'extrême droite "travaillaient pour le parti, mais étaient payés par l'Europe".

"Quelle était la finalité ? Externaliser sur le budget des assistants parlementaires le coût des personnels que le parti voulait garder, mais qu'il ne pouvait financer eu égard à sa situation" bancaire, exsangue après plusieurs déroutes électorales.

Cette "organisation", d'abord décrite comme "artisanale" lors de sa mise en oeuvre par Jean-Marie Le Pen en 2004, avait ensuite été "professionnalisée" à partir de 2012 par Marine Le Pen, qui avait succédé un an plus tôt à son père à la tête du parti, ont martelé les deux avocats généraux, Thierry Ramonatxo et Stéphane Madoz-Blanchet.

"Stratégie de délégitimation"

Pour les autres prévenus, les avocats généraux ont globalement demandé la confirmation des peines prononcées en première instance, allant de six mois avec sursis pour l'actuel député RN Timothée Houssin à trois ans de prison, dont deux avec sursis, pour l'ex-trésorier Wallerand de Saint-Just.

Les représentants du ministère public ont commencé leur intervention en dénonçant les accusations de "politisation" de cette procédure par Marine Le Pen et les siens depuis le début, rallongée par une "défense collective, marquée par une forte contestation", avec "pas moins de 45 recours" soulevés par la défense.

Cette confrontation a culminé dans les menaces contre les juges de première instance, qui ont condamné le 31 mars Marine Le Pen à quatre ans d'emprisonnement dont deux ferme et 100'000 euros d'amende et cinq ans d'inéligibilité avec exécution immédiate.

"Il a été usé de la stratégie de délégitimation des contre-pouvoirs, et ici de la justice, dont l'objectif serait d'empêcher l'accession d'une cheffe de parti aux plus hautes fonctions de l'exécutif", a regretté Thierry Ramonatxo.

Or "laisser croire que la justice pourrait s'opposer à la volonté du peuple souverain est inexact, c'est oublier que le juge est le gardien de la loi, et qu'il ne fait que l'appliquer", a déclaré l'avocat général, en notant toutefois que les débats en appel se sont déroulés dans "un climat plus serein".

"Zone interdite"

Seule une éventuelle peine d'inéligibilité inférieure à deux ans, et l'absence d'une condamnation au port d'un bracelet électronique, perçu comme incompatible avec la possibilité de mener campagne, pourrait permettre à Marine Le Pen d'entrevoir à nouveau un avenir politique.

Mardi matin, les avocats du Parlement européen, partie civile, ont dénoncé dans leurs plaidoiries la "confiance (du Parlement dans les députés) trahie pendant des années, pour plusieurs millions d'euros", ainsi que celle "des contribuables de l'Union européenne".

Fustigeant le "positionnement de façade" des prévenus à l'audience, qui ont mis en avant des "zones grises" dans les règles du Parlement européen sur l'emploi d'assistants parlementaires, son autre avocate, Me Bérénice de Warren, a fait observer qu'"on n'est pas dans une zone grise, on est en zone interdite".

Marine Le Pen a dès l'entame du procès contesté toute "intention" de commettre une infraction, protestant de sa "bonne foi". Les avocats de la défense doivent plaider à partir de mercredi, jusqu'au 11 février.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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L'Otan a commencé à "planifier" sa mission de défense de l'Arctique

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Cette mission de l'Otan, sur le modèle de celles lancées en Mer Baltique ou sur le front oriental de l'Alliance, est l'une des options évoquées pour renforcer la sécurité en Arctique (image d'illustration). (© KEYSTONE/AP/Virginia Mayo)

L'Otan a commencé son travail de planification de la mission qu'elle compte lancer pour renforcer la sécurité dans l'Arctique, a affirmé mardi un porte-parole de l'Alliance, interrogé par l'AFP.

"La planification a démarré pour une activité de vigilance renforcée de l'Otan baptisée Arctic Sentry (sentinelle de l'Arctique)", a indiqué le colonel Martin O'Donnel, porte-parole du Shape, le commandement suprême des forces alliées en Europe.

"Cette activité renforcera encore davantage la posture de l'Otan dans l'Arctique et le Grand Nord", a-t-il ajouté, sans donner davantage de précisions sur la nature de cette planification.

Cette mission de l'Otan, sur le modèle de celles lancées en Mer Baltique ou sur le front oriental de l'Alliance, est l'une des options évoquées pour renforcer la sécurité en Arctique, une des raisons pour lesquelles Donald Trump a dit vouloir annexer le Groenland.

Le président américain a toutefois affirmé qu'il renonçait à s'emparer par la force de l'île arctique, territoire autonome du Danemark, pays membre de l'Otan.

Les menaces du président américain concernant le Groenland ont provoqué une des crises les plus graves de l'histoire de l'Alliance atlantique, depuis sa création en 1949.

Le dirigeant américain a indiqué avoir élaboré un "cadre" en vue d'un accord avec le secrétaire général de l'Otan Mark Rutte, en marge du Forum économique mondial de Davos en Suisse. Peu de détails concrets ont filtré sur son contenu.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Ski alpin: Kilde forfait pour les Jeux olympiques

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Aleksander Aamodt Kilde lors de la descente de Crans Montana (© KEYSTONE/AP/Pier Marco Tacca)

Le Norvégien Aleksander Aamodt Kilde, qui ne se sent "pas suffisamment compétitif", a annoncé son forfait pour les JO 2026 de Milan - Cortina. Il était sélectionné pour la descente et le super-G.

"J'ai fait tout mon possible pour être prêt pour les JO, mais je ne me sens pas suffisamment compétitif ni dans mon corps ni dans ma tête. C'est extrêmement difficile de prendre cette décision", a déclaré le Norvégien, vice-champion olympique du combiné à Pékin en 2022, qui a dans la foulée mis fin à sa saison.

"Ce n'était pas ainsi que je comptais terminer ma saison, mais je suis déjà fier de mon retour sur le circuit. Je suis toujours déterminé à gagner des courses et cela demande que je prenne mon mal en patience", a ajouté le skieur âgé de 33 ans et fiancé de la championne américaine Mikaela Shiffrin.

Vice-champion du monde en super-G et en descente en 2023, Kilde peine à retrouver son meilleur niveau après sa lourde chute lors de la descente de Wengen en janvier 2024. Opéré d'un genou et d'une épaule, il avait pu reprendre l'entraînement quelques mois plus tard, mais avait dû être réopéré en raison d'une grave infection à l'épaule. Très affaibli, il avait dû renoncer totalement à l'hiver 2024/25.

Le Norvégien, vainqueur du globe de la descente en 2022 et 2023, a effectué son retour en Coupe du monde fin novembre à Copper Mountain, mais sans briller. Son meilleur résultat est une 11e place en sept courses cet hiver. Il avait déjà renoncé aux étapes de Coupe du monde à Wengen et Kitzbühel, avant de finir 42e de la descente de Crans Montana dimanche.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Ski alpin: Vonn sera en lice avec une attelle au genou

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Lindsey Vonn va skier malgré un genou blessé (© KEYSTONE/AP/Fatima Shbair)

L'Américaine Lindsey Vonn (41 ans) participera bien aux Jeux olympiques de Milan - Cortina. Elle skiera malgré une rupture totale du ligament croisé antérieur du genou gauche.

"J'ai confiance dans le fait que je pourrais courir dimanche (jour de la descente olympique, NDLR)", a expliqué Vonn, l'une des stars attendues de ces Jeux, lors d'une conférence de presse à Cortina d'Ampezzo. L'Américaine s'est blessée vendredi en chutant lourdement lors de la descente de Crans-Montana.

Déséquilibrée à la réception d'un saut, la championne a chuté, puis a glissé sur plusieurs dizaines de mètres avant d'être stoppée par des filets de sécurité. Après une longue pause, elle a pu rallier l'aire d'arrivée sur ses skis, avant d'annoncer qu'elle était blessée au genou gauche sans donner plus de précisions.

Avec une attelle

"Lors de ma chute à Crans-Montana, je me suis complétement rompu mon ligament antérieur croisé, je me suis abimé le ménisque, on ne sait pas si c'est dû à la chute elle-même", a-t-elle détaillé. "Nous avons fait beaucoup de soins, nous avons consulté des médecins, je suis allée à la salle et aujourd'hui, j'ai skié, mon genou tient bon, je me sens forte", a poursuivi la championne olympique 2010 de descente qui a précisé qu'elle porterait une attelle.

"Je ne suis pas dans la situation dans laquelle j'aurais aimé être, mais je serai au départ (...) C'est dur pour moi de perdre confiance en moi, ce n'est pas la première fois que ce genre de choses m'arrive", a insisté Vonn qui avait été victime d'une blessure similaire avant les JO 2014 auxquels elle n'avait pas pu participer.

Vonn a indiqué qu'elle ne savait pas si elle allait prendre au combiné par équipes le 8 février et au super-G le 12 février: "Mon intention est de courir toutes ces courses, mais on en saura plus après la descente".

Prothèse en titane

Lindsey Vonn est revenue à la compétition spécialement pour les JO 2026 qui se déroulent sur l'"Olimpia delle Tofane", l'une des ses pistes préférées. Elle s'y est imposée à douze reprises durant sa carrière sur un total de 84 victoires en Coupe du monde.

L'Américaine, quadruple lauréate du globe de no 1 mondiale, avait mis un terme à sa carrière en 2019, en raison notamment de douleurs insupportables au genou droit, plusieurs fois blessé. Mais après la poste d'une prothèse en titane, la skieuse de Vail a fait l'hiver dernier à la surprise générale un retentissant retour à la compétition.

Cette saison, Vonn a disputé neuf courses, en a remporté deux et n'a jamais quitté le podium sauf lors du super-G de St Moritz (4e) et à Crans-Montana donc.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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