International
Bélarus - Nouvelle manifestation de l'opposition, la pression augmente
- Share
- Tweet /home/clients/a0d505b655321b17f8ff9c921bca9d03/lfm/wp-content/plugins/mvp-social-buttons/mvp-social-buttons.php on line 72
https://www.lfm.ch/wp-content/uploads/2020/08/424272023_highres-1000x600.jpg&description=Bélarus - Nouvelle manifestation de l'opposition, la pression augmente', 'pinterestShare', 'width=750,height=350'); return false;" title="Partager sur Pinterest">
Des milliers de partisans de l'opposition au Bélarus se sont rassemblés lundi soir pour une nouvelle manifestation qui a suivi une journée tendue pour le président Alexandre Loukachenko, chahuté dans une usine et confronté à un mouvement de grève qui s'amplifie.
Au moins 5000 personnes ont manifesté dans la soirée à Minsk, la capitale, aux cris de "Va-t-en !" adressés au chef de l'Etat, au pouvoir depuis 1994 et réélu pour un sixième mandat avec 80% des voix lors d'une élection présidentielle très contestée le 9 août dernier.
L'opposition, qui a tenu dimanche le plus grand rassemblement de l'histoire du pays avec plus de 100'000 participants, dénonce des fraudes massives et réclame que le pouvoir soit transféré à sa cheffe de file Svetlana Tikhanovskaïa, réfugiée en Lituanie. Elle s'est dite lundi prête à "assumer ses responsabilités".
Les manifestants rassemblés lundi soir à Minsk ont scandé le nom de "prisonniers politiques" devant l'un des centres de détention de la capitale, exigeant leur libération.
Ils ont aussi exprimé leur soutien à Pavel Latouchko, ancien ministre de la Culture et directeur du théâtre académique d'Etat, limogé lundi pour avoir appelé publiquement à de nouvelles élections et au départ de M. Loukachenko. Selon les médias bélarusses, plusieurs membres de sa troupe ont démissionné par solidarité.
Les grèves se multiplient
Les soutiens aux revendications de l'opposition se sont multipliés toute la journée de lundi, surtout à travers des grèves dans plusieurs entreprises et dans des secteurs industriels vitaux pour l'économie du pays. "Nous appelons tous les collectifs de travailleurs à se joindre à la grève illimitée exigeant la démission d'Alexandre Loukachenko", a déclaré l'équipe de campagne de Mme Tikhanovskaïa.
Un face-à-face tendu a opposé M. Loukachenko aux ouvriers de l'importante usine de fabrication de tracteurs (MZKT) de Minsk, qui lui criaient "Pars !" alors qu'il prononçait un discours puis répondait à des questions.
Devant l'usine MZKT, où M. Loukachenko était arrivé en hélicoptère, un rassemblement avait réuni plusieurs centaines de protestataires, brandissant le drapeau rouge et blanc de l'opposition et lançant des slogans hostiles.
Les grèves ont aussi touché l'emblématique usine de tracteurs MTZ, dont la production est exportée dans toute l'ex-URSS et qui fait la fierté du pays, et le producteur de potasse Belaruskali, source de revenus majeure pour le Bélarus.
Défiant, M. Loukachenko a répété qu'il ne comptait pas abandonner le pouvoir. "Jamais je ne ferai quoi que ce soit sous pression", a-t-il déclaré: "Tant que vous ne me tuerez pas, il n'y aura pas d'élections".
Il a nuancé en se disant prêt à organiser une nouvelle élection après l'adoption d'une nouvelle Constitution, sans donner de détails: "Soumettons-la par référendum, adoptons la Constitution et je vous transmettrai le pouvoir (...) Mais pas sous la pression et pas par la rue".
L'OSCE propose une médiation
Depuis le scrutin du 9 août qui l'a vu jeter en prison plusieurs de ses concurrents, empêcher l'accès des bureaux de vote aux observateurs indépendants puis brutalement réprimer les manifestations, M. Loukachenko a de nombreuses fois rejeté l'idée d'un départ.
Mais les grèves touchant les usines d'Etat sont un signe que la base électorale habituelle du président âgé de 65 ans s'ébrèche.
Lundi, Mme Tikhanovskaïa a assuré dans une vidéo être prête à devenir "le leader national" et à gouverner le pays, rappelant son ambition d'organiser une nouvelle élection présidentielle libre si elle accède au pouvoir.
Mme Tikhanovskaïa a aussi appelé les autorités à libérer tous les manifestants interpellés la semaine dernière, à retirer les forces antiémeutes des rues et à enquêter sur ceux qui ont ordonné la répression.
Après l'élection, quatre soirées de manifestations ont été matées par les forces antiémeutes, faisant au moins deux morts, des dizaines de blessés et plus de 6700 arrestations. Selon le ministère de l'Intérieur, 122 personnes étaient toujours en détention lundi.
La pression monte aussi à l'étranger. Le Royaume-Uni a annoncé à son tour qu'il comptait "sanctionner les responsables" de la répression, tandis que le président des Etats-Unis Donald Trump a dit "suivre de très près" la situation. Le Canada demande la tenue d'élections libres et équitables.
La présidence de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) a proposé lundi une médiation au gouvernement du Bélarus afin d'instaurer un "dialogue ouvert et constructif", selon un communiqué publié sur son site internet.
"Nous réitérons nos préoccupations concernant le déroulement de l'élection présidentielle du 9 août 2020, qui n'a pas pu être observée par l'OSCE, ainsi que concernant l'usage disproportionné de la force à l'encontre des manifestants pacifiques, les détentions généralisées et les allégations de torture par les forces de sécurité", a ajouté l'OSCE.
Un sommet extraordinaire des 27 dirigeants de l'UE sur la situation au Bélarus doit avoir lieu mercredi. L'Allemagne, qui assure la présidence tournante de l'Union, a menacé d'étendre les sanctions déjà décidées la semaine dernière après les violences.
Minsk a en revanche reçu le soutien de la Russie, allié historique malgré des tensions récurrentes et dont l'attitude sera cruciale pour l'issue de la crise.
International
Venezuela: des tirs autour du palais présidentiel à Caracas
Des tirs ont été entendus autour du palais présidentiel de Miraflores de Caracas lundi vers 20h00, selon plusieurs témoins contactés par l'AFP. Mais la situation est sous contrôle, a affirmé une source proche du pouvoir, qui a évoqué des vols de drones.
Selon cette source, des drones non identifiés ont volé près du palais, déclenchant des tirs des équipes de sécurité. Ces tirs surviennent un peu plus de deux jours après la capture du président vénézuélien Nicolás Maduro par des troupes américaines au terme d'une attaque spectaculaire sur la capitale.
"C'est arrivé après 8 heures du soir. Cela sonnait comme des détonations, très rapprochées, comme 'po po po'. Cela ne sonnait pas fort comme ce qui s'était passé auparavant [comme samedi avec des explosions, ndlr]", a expliqué à l'AFP sous le couvert de l'anonymat un habitant vivant à cinq pâtés de maisons du palais.
"La première chose qui m'est venue à l'esprit a été de voir s'il y avait des avions qui survolaient, mais non. J'ai seulement vu deux lumières rouges dans le ciel. Ça a duré environ une minute. Tout le monde regardait par la fenêtre pour voir s'il y avait un avion ou ce qui se passait", a-t-il indiqué.
Sur des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux, on peut voir ce qui ressemble à des balles traçantes s'envoler vers le ciel vers une cible invisible. L'incident a mobilisé de nombreuses forces de l'ordre autour du palais, selon des vidéos.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
International
Tuerie d'Uvalde: un policier américain jugé pour son inaction
Le procès d'un policier jugé pour son inaction lors de la tuerie d'Uvalde, durant laquelle 19 enfants et deux professeurs ont été massacrés dans une école du Texas en 2022, s'est ouvert lundi. Il avait fallu attendre 77 minutes pour que le tireur soit neutralisé.
Ce massacre, perpétré par un jeune de 18 ans armé d'un fusil d'assaut, reste aujourd'hui comme la pire tuerie en milieu scolaire commise aux Etats-Unis depuis 15 ans. Il a marqué la mémoire collective américaine au fer rouge, à cause du jeune âge des enfants décédés - ils avaient entre 9 et 10 ans - mais aussi en raison des lenteurs de la police pour réagir.
Malgré la mobilisation de près de 400 agents issues de multiples forces - shérif local, police d'Etat, police municipale -, il avait fallu attendre 77 minutes et l'arrivée d'une unité spécialisée pour que le tireur soit neutralisé.
Les forces de l'ordre avaient pourtant reçu de nombreux appels de personnes se trouvant dans les salles de classe touchées, dont celui d'une enfant implorant: "S'il vous plaît, envoyez la police maintenant".
"Cascade d'échecs"
Près de quatre ans après ce fiasco, Adrian Gonzales, policier du district scolaire d'Uvalde qui était parmi les premiers agents sur les lieux, est désormais jugé pour mise en danger d'enfants. L'acte d'accusation lui reproche de "ne pas avoir engagé, distrait ou retardé le tireur", selon les médias américains.
La sélection des jurés a débuté lundi. Le juge a déclaré qu'il s'attendait à ce que le procès, qui se déroule à Corpus Christi, à 320 kilomètres d'Uvalde, dure environ deux semaines, a rapporté ABC News.
L'ancien chef de la police du district scolaire d'Uvalde, Pete Arredondo, est également poursuivi pour abandon et mise en danger d'enfants, mais il sera jugé séparément. M. Gonzales et M. Arredondo plaident chacun non coupable.
En janvier 2024, un rapport du ministère de la justice avait identifié une "cascade d'échecs de commandement" dans la tuerie d'Uvalde. "Quelques minutes après être arrivés à l'intérieur de l'école, les agents sur place ont basculé du traitement d'une situation de tireur en action à celle d'un forcené. C'est l'échec le plus conséquent", soulignait ce document.
Lors de la sortie de ce rapport, plusieurs parents de victimes avaient expliqué souhaiter des condamnations judiciaires.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Football
Raphaël Wicky nommé entraîneur de Sporting Kansas City
Raphaël Wicky (48 ans) est de retour en Major League Soccer (MLS). Le Valaisan a signé un contrat de deux ans et demi avec Sporting Kansas City, avec option pour une saison supplémentaire.
L'ancien international n'arrive pas en terrain inconnu. Il avait en effet dirigé Chicago Fire de fin 2019 à fin septembre 2021. Après son retour en Suisse, il est devenu entraîneur des Young Boys en juillet 2022 et a mené le club bernois au doublé en 2023. YB l'avait limogé en mars 2024.
Sporting Kansas City a gagné deux fois le titre en MLS, la dernière fois en 2013. La saison dernière, l'équipe a manqué les play-off et a fini au dernier rang de la Conférence ouest avec 28 points en 34 matches.
"Je suis convaincu que le club a toutes les clés en main pour retrouver les sommets: une direction grandiose, d'excellentes installations, une académie talentueuse et un magnifique stade avec des fantastiques supporters", a déclaré Wicky dans un communiqué de sa nouvelle équipe. La nouvelle saison de MLS sera lancée le 21 février.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Climat
La neige perturbe les transports en France, Royaume-Uni et Pays-Bas
Vols retardés ou annulés dans les principaux aéroports européens, Eurostar à l'arrêt, poids lourds bloqués... la neige, tombée en abondance lundi, perturbe les transports en France, en Grande-Bretagne et aux Pays-Bas.
En raison de la poudreuse tombée sur les pistes des deux grands aéroports parisiens, Charles-de-Gaulle - le premier aéroport français - et Orly, les compagnies aériennes ont été appelées à réduire de 15% le nombre de leurs vols lundi.
Des mesures nécessaires pour permettre les opérations de "déneigement des pistes et (de) dégivrage des avions", a expliqué le ministre français des Transports, Philippe Tabarot. La neige a provoqué lundi des retards dans les aéroports parisiens, selon la Direction générale de l'aviation civile (DGAC).
Dans la capitale française, plus aucun bus ne circulait dans l'après-midi et les traditionnels embouteillages de fin de journée en région parisienne, à l'heure de la sortie de bureau, ont atteint un niveau record: 1020 km.
15 centimètres en Normandie
"Ici on est pas dans un pays du tiers monde! Le Canada a des températures de -40°C et ils s'en sortent parce qu'ils prennent les devants, ils s'équipent contrairement à nous", s'agace Stéphanie Anoh, 51 ans, rencontrée à la gare Saint-Lazare à Paris. Secrétaire dans un hôpital parisien, elle tente de regagner son domicile d'Herblay, à une trentaine de kilomètres au nord-ouest de la capitale, mais son train de retour a du retard.
Dans l'ouest du pays, où la neige a atteint jusqu'à 15 cm sur les hauteurs en Normandie, des poids lourds bloqués en travers des voies empêchaient la circulation sur l'autoroute A 28, entre Rouen et Abbeville.
Au total, 26 départements du nord-ouest de la France jusqu'en région parisienne étaient placés lundi soir en vigilance orange neige-verglas, soit le niveau 3 sur 4, selon Météo-France.
Un demi-mètre en Ecosse
Dans le grand aéroport d'Amsterdam-Schiphol aux Pays-Bas, ce sont près de 700 vols qui ont été annulés, soit plus de la moitié des vols (environ 1200) prévus au départ ou à l'atterrissage lundi. Des annulations de vols sont également à prévoir dans les prochains jours.
Le trafic ferroviaire a également été fortement perturbé, en particulier dans la région d'Amsterdam et les trains Eurostar reliant les Pays-Bas, Paris et Londres ne circulent plus. Tous les trajets sont annulés jusqu'à lundi soir, a annoncé la société de chemins de fer NS.
Au Royaume-Uni, les températures sont descendues jusqu'à -10,9°C à Shap, dans le nord-est de l'Angleterre et la couche de neige a atteint 52 cm à Tomintoul dans le nord de l'Ecosse, selon le Met Office.
Le trafic a été suspendu à l'aéroport d'Aberdeen en Ecosse, et la piste de l'aéroport de Liverpool fermée pendant une partie de la journée en raison de la neige et du verglas. Des vols ont été aussi annulés au départ et à l'arrivée des aéroports de Belfast et Manchester.
Ecoles fermées
Comme dans le centre des Pays-Bas à Utrecht, où plusieurs écoles primaires seront fermées mardi, la rentrée des vacances de Noël a été compromise pour des milliers d'élèves dans le nord de l'Ecosse, en Irlande du Nord et au pays de Galles, où des centaines d'écoles sont restées portes closes.
Et l'épisode neigeux n'est pas terminé. Flocons et verglas sont prévus par le Met Office jusqu'à mardi soir en Irlande du Nord, en Ecosse, dans une partie du pays de Galles, du sud-ouest de l'Angleterre et sur la côte est.
En France, la vigilance orange est valable jusqu'à mardi matin et une nouvelle prolongation pourrait être annoncée dans la journée. Aux Pays-Bas, l'institut météorologique national prévoit de nouvelles chutes de neige en abondance mercredi.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
-
SuisseIl y a 3 jours
Stéphane Ganzer: "Quelqu'un a commis une erreur" à Crans-Montana
-
Suisse RomandeIl y a 2 jours
La Confédération prévoit une journée de deuil national le 9 janvier
-
SuisseIl y a 3 jours
Les corps de huit victimes identifiés et remis à leurs familles
-
SportIl y a 3 jours
Une instruction ouverte contre les gérants du bar à Crans-Montana
-
SuisseIl y a 2 jours
Seize nouvelles victimes de l'incendie de Crans-Montana identifiées
-
SuisseIl y a 1 jour
Crans-Montana: toutes les victimes décédées sont identifiées
-
Suisse RomandeIl y a 3 jours
Les blessés du bar de Crans-Montana: brûlés, écrasés, asphyxiés
-
Suisse RomandeIl y a 2 jours
Message d'espérance lors de la messe à Crans-Montana


