International
Bisphénol A: sanctions pour 15 acteurs de l'agroalimentaire
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Quinze acteurs de l'agroalimentaire ont été sanctionnés en France de 19,5 millions d'euros par l'Autorité de la concurrence pour s'être entendus de 2010 à 2015 sur le fait de ne pas communiquer "sur la présence ou pas" de bisphénol A dans leurs conserves et canettes.
Ces pratiques sont jugées "très graves" par l'Autorité dans son communiqué jeudi "car elles ont privé les consommateurs de la faculté de choisir des produits sans bisphénol A, à une époque où de tels produits étaient disponibles et alors que cette substance était déjà, à l'époque, considérée comme dangereuse pour la santé".
Interdit en France depuis 2015 dans les contenants alimentaires, le bisphénol A est considéré par l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation (Anses) comme un perturbateur endocrinien et est soupçonné d'être lié à de multiples troubles et maladies (cancer du sein, infertilité, etc.).
L'Autorité de la concurrence indique avoir décidé de sanctionner trois organismes professionnels de conserveurs (Fiac, Adepale, Ania) et le syndicat des fabricants de boîtes (SNFBM) "pour avoir mis en oeuvre une stratégie collective visant à empêcher les industriels du secteur de se faire concurrence sur la question de la présence ou non de bisphénol A dans les contenants alimentaires (conserves, canettes, etc.)".
"La stratégie collective concernant la communication sur l'absence de Bisphénol A (BPA) a été initiée par les organisations professionnelles de conserveurs. Celles-ci ont ensuite cherché l'adhésion de l'ensemble de la chaîne de valeur", détaille l'Autorité.
"Ces pratiques, ensemble, constituent une infraction unique complexe et continue (IUCC) mise en oeuvre du 6 octobre 2010 au 21 juillet 2015, soit sur plus de quatre ans", est-il précisé.
"Mesure disproportionnée"
L'objectif de l'entente était d'"empêcher les industriels de communiquer sur l'absence de BPA dans leurs contenants alimentaires" et d'"inciter les industriels à refuser de livrer des boîtes sans Bisphénol A avant son interdiction en France, puis d'arrêter de commercialiser des conserves avec Bisphénol A après cette date", poursuit le communiqué.
Contactées par l'AFP, l'Association des entreprises de produits alimentaires élaborés (Adepale) et la Fédération des industries d'aliments conservés (Fiac) ont indiqué qu'elles allaient faire appel d'une décision qu'elles "contestent fermement", affirmant que "l'ensemble des acteurs visés ont agi en total respect du cadre et des objectifs fixés par la loi".
Mercredi, au micro de Radio Classique, le président de l'Association nationale des industries alimentaires (Ania) Jean-Philippe André avait évoqué la sanction à venir et indiqué "contester cette mesure", la qualifiant par avance de "disproportionnée et injuste".
"Ça remonte aux années 2012-2015, donc c'est très loin. L'Ania s'est simplement entendue ensemble avec ses adhérents sur comment je gère la communication sur le +sans+ (Bisphénol, ndlr). On est dans notre rôle. Notre job, ici, c'est de faire en sorte que nos produits contribuent à l'image de l'agroalimentaire en France, à la haute qualité des produits. On ne cessera pas de faire ça. On va contester tout cela", avait-il déclaré.
Sont également sanctionnées par l'Autorité de la concurrence "onze entreprises, poursuivies en qualité de membres de ces organismes" et pour leur "participation à l'entente".
Il s'agit des "conserveurs" Andros, Bonduelle, Charles et Alice, Cofigeo, Conserves France, D'Aucy, General Mills, et Unilever, ainsi que des "fournisseurs de boîtes" Ardagh, Crown et Massilly.
Les quatre organismes professionnels concernés ainsi que les onze entreprises sont sanctionnés pour un montant total de 19,55 millions d'euros. Les sanctions les plus importantes concernent Crown (4,2 millions d'euros), D'Aucy (3,08 millions), Bonduelle (2,8), l'Ania (2,7), Ardagh (1,6), Massily (1,5) et Unilever (1,3).
L'Autorité indique également que "l'extension de cette stratégie en aval auprès de la grande distribution a également été tentée, mais sans succès".
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp
Culture
Google dévoile ses lunettes connectées prévues pour cet automne
Google a dévoilé mardi le design de ses premières lunettes connectées grand public, annoncées pour cet automne et destinées à concurrencer Meta sur un marché qu'il avait lui-même tenté d'ouvrir il y a plus de dix ans, sans succès.
Dotées d'un microphone, d'une caméra et d'un haut-parleur discret, ces "lunettes audio" - comme les qualifie pour l'heure Google faute d'écran intégré dans le verre - permettront de passer des appels, d'écouter de la musique, de prendre des photos ou de converser avec l'assistant IA Gemini.
Le groupe, qui n'a pas donné de date de sortie exacte ni d'indication de prix, a présenté deux collections lors de sa conférence annuelle Google I/O, près de son siège de Mountain View (Californie): l'une signée de l'Américain Warby Parker, l'autre du designer sud-coréen Gentle Monster.
Samsung assure le développement technique. Elles seront compatibles avec les téléphones Android et Apple.
Pour Google, c'est un retour attendu de longue date dans un domaine où il a subi un échec retentissant: ses Google Glass, lancées en 2013 avec caméra intégrée, avaient été abandonnées après avoir suscité de vives inquiétudes sur la vie privée et le droit à l'image.
Cette fois, le groupe mise sur le design pour convaincre, dans un marché où Meta a pris une longueur d'avance avec ses lunettes Ray-Ban, dont au moins 7 millions d'unités ont été vendues. La présence d'une caméra sur le modèle Google soulèvera sans doute les mêmes interrogations que chez son concurrent américain.
La démonstration de ces futures lunettes a été le point final des annonces distillées pendant les deux heures de conférence d'ouverture de Google I/O, dans un amphithéâtre en plein air de la Silicon Valley rempli de développeurs et journalistes.
Une présentatrice s'est avancée sur la scène: "je ne sors pas mon téléphone de ma poche, je n'ai qu'à demander" à Gemini de photographier l'audience et de retoucher la photo pour lui donner un style dessiné.
Quelques secondes après, l'image s'affichait sur les grands écrans. Démonstration réussie, contrairement à celle de Meta que son patron Mark Zuckerberg avait testé en personne. Mardi, Sundar Pichai, le patron de Google, n'a pas pris le même risque.
Google travaille également sur des lunettes avec écran intégré, comme dans le dernier modèle commercialisé par Meta depuis l'automne 2025. Ce modèle, déjà présenté comme prototype l'an dernier, a passé une nouvelle étape de sa phase de test auprès de développeurs, a annoncé Google, sans plus de précisions.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
International
Maison Blanche: visite de chantier de la future salle de bal
Donald Trump a fait visiter mardi le chantier de la future salle de bal de la Maison Blanche aux journalistes, en balayant les questions sur le financement de l'édifice ainsi que sur le coût de la vie.
"Ceci est un cadeau aux Etats-Unis d'Amérique" et "ce sera l'un des plus beaux bâtiments jamais construit dans le pays", a lancé le président américain, toujours très enthousiaste quand il évoque ses projets de construction ou rénovation.
Les travaux continuaient pendant qu'il s'exprimait, accompagnant ses déclarations de bruits sourds et du grondement des engins de chantier. "Tout ça c'est mon argent et celui de mes donateurs", a assuré l'ancien promoteur immobilier, en admettant toutefois que la "sécurité" de la structure serait financée sur des fonds publics.
Les républicains ont déposé un projet de loi qui prévoit un milliard de dollars pour le Secret Service, l'agence de protection des personnalités politiques aux Etats-Unis. Ce milliard doit être utilisé pour des infrastructures de sécurité liées au projet de salle de bal.
Donald Trump a exhibé des images des futures façades du bâtiment - l'une d'inspiration grecque, l'autre d'inspiration romaine, a-t-il dit - et livré une foule de détails sur l'épaisseur des vitres, l'installation d'une base anti-drones sur le toit, le titane et le béton utilisés.
Six ou sept mois
La salle de bal, en plus d'accueillir des réceptions, doit héberger un hôpital militaire et des salles de réunion, a assuré le président américain, jugeant que les travaux seraient finis dans "six ou sept mois".
Alors que la guerre en Iran fait flamber les prix de l'essence aux Etats-Unis et que les taux d'intérêt américains grimpent, Donald Trump a lancé: "Nous avons atteint des records en Bourse. Tout va bien."
"Je suis désolé mais nous avons dû (...) faire ce petit voyage" pour assurer que l'Iran n'ait "jamais l'arme nucléaire", a-t-il justifié, en répétant que la hausse du carburant était "temporaire".
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
International
Ganna survole le chrono, Vingegaard seulement 13e
Filippo Ganna a survolé le contre-la-montre de la 10e étape du Tour d'Italie, mardi à Massa. Jonas Vingegaard, seulement 13e, a déçu, même s'il se rapproche du maillot rose Afonso Eulalio.
Ganna (Netcompany Ineos) a avalé les 42 km du chrono à une moyenne ahurissante de 54,921 km/h, un record pour un contre-la-montre de cette distance sur un grand Tour. L'Italien décroche ainsi sa huitième victoire d'étape dans le Giro.
Sur un parcours rectiligne et totalement plat, l'ancien double champion du monde de la spécialité (2020, 2021), a devancé de près de deux minutes son coéquipier néerlandais Thymen Arensman (1'54), auteur de la bonne opération au général, et le Français Rémi Cavagna (1'59).
Jonas Vingegaard, pas avantagé par le tracé, a terminé 13e à trois minutes pile de Ganna, soit un moins bon temps que des leaders comme Derek Gee ou Ben O'Connor. C'est insuffisant pour ravir le maillot rose au Portugais Afonso Eulalio, qui garde la tête du classement général pour 27 secondes devant le Danois.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
International
Alcaraz également forfait pour Wimbledon
On ne verra pas non plus Carlos Alcaraz évoluer sur gazon cet été. Après Roland-Garros, le no 2 mondial déclare également forfait pour Wimbledon, a-t-il annoncé sur ses réseaux sociaux.
"Ma convalescence est sur le bon chemin et je me sens beaucoup mieux, mais malheureusement je ne suis pas prêt à jouer et je dois renoncer à l'étape sur gazon au Queen's et à Wimbledon", a écrit sur ses réseaux sociaux l'Espagnol de 22 ans, qui souffre d'une blessure au poignet droit.
Carlos Alcaraz s'était incliné l'an dernier en finale de Wimbledon contre l'Italien Jannik Sinner. Sa dernière apparition sur le circuit remonte à la mi-avril à Barcelone, où il avait déclaré forfait avant son 2e tour. Il avait auparavant été battu par Sinner en finale à Monte-Carlo.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
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